Le Maroc inscrit deux nouveaux Sites Ramsar

Le Maroc inscrit deux nouveaux Sites Ramsar

1 février 2018
Maroc

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Merja de Fouwarate

À l’occasion de la Journée mondiale des zones humides, le Maroc inscrit deux nouvelles zones humides d’importance internationale.

La Merja de Fouwarate (Site Ramsar n° 2324) est un marécage peu profond qui serait un vestige du vaste complexe de zones humides qui couvrait autrefois la plaine du Gharb, dans le nord-ouest du Maroc. Il offre un habitat de nidification, de repos et d’hivernage à environ 60 espèces d’oiseaux d’eau qui sont parfois plus que 20 000 dans les périodes d’hivernage et de migration. L’hydrologie s’est considérablement améliorée depuis le début du 21e siècle, favorisant l’expansion des plantes aquatiques qui occupent maintenant 30% de la superficie au moins et procurent un abri où nichent de nombreux oiseaux d’eau. Des tamaris, des acacias et des eucalyptus attirent aussi les reproducteurs.

On trouve dans le site plusieurs espèces rares comme l’érismature à tête blanche Oxyura leucocephala en danger, la sarcelle marbrée Marmaronetta angustirostris vulnérable et le fuligule nyroca Aythya nyroca quasi menacé, la barge à queue noire Limosa limosa et le courlis cendré Numenius arquata. La localisation périurbaine du site et le drainage, le remblaiement et l’urbanisation associés, ainsi que la pollution urbaine et agricole ont entraîné une perte de superficie.

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Sebkhat Imlili

La Sebkhat Imlili (Site Ramsar no. 2323) est une relique d’un système aquatique saharien ancien et témoigne du passé tropical récent de l’extrême sud marocain. La sebkha (étendue salée) se trouve dans une zone de précipitations limitées et irrégulières, à plus de dix kilomètres de l’Atlantique. On trouve plus de 160 poches d’eau permanentes dans la partie nord. L’eau est salée ou hypersalée, mais les poches abritent une flore et une faune aquatiques de milieux marins, d’eau douce stagnante et d’eau douce courante. Il y a notamment un poisson endémique local de la famille des Cichlidae apparenté au tilapia de Guinée Coptedon guineensis, et quelques espèces de plantes rares. Environ 50 espèces d’oiseaux visitent le site plus ou moins régulièrement, en particulier des migrateurs attirés par la verdure et les éléments liés à l’eau.