Le delta du fleuve Tana fait son entrée sur la Liste de Ramsar

Le delta du fleuve Tana fait son entrée sur la Liste de Ramsar

13 octobre 2012
Kenya

Le Secrétariat a le grand plaisir d’annoncer que le Kenya vient d’inscrire le delta du fleuve Tana sur la Liste des zones humides d’importance internationale. Selon le résumé rédigé par Mme Ako Charlotte Eyong, du Secrétariat Ramsar, d’après la FDR d’accompagnement, le Site Ramsar du delta du fleuve Tana (163 600 hectares, 02°27’S-40°17’E), une Zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO) située dans la Province de la côte, est le deuxième plus important écosystème estuarien et deltaïque d’Afrique de l’Est. Il comprend une diversité d’habitats d’eau douce, de plaine d’inondation, estuariens et côtiers avec des réseaux de mangroves vastes et  divers, des zones intertidales d’eau douce, saumâtre et marine, des plages intactes et des zones marines peu profondes, formant ensemble des écosystèmes productifs et interconnectés sur le plan fonctionnel.

Cette diversité dans les habitats favorise de nombreuses fonctions hydrologiques et une riche diversité biologique, avec des crevettes, des bivalves et des poissons marins, cinq espèces de tortues marines menacées et des espèces terrestres comme l’éléphant d’Afrique Loxodonta africana et le mangabey à crête ou mangabey de la Tana Cercocebus galeritus, inscrites sur la Liste rouge de l’UICN, ainsi que le colobe Procolobus rufomitratus rufomitratus et le cercopithèque à diadème Cercopithecus mitis albotorquatus. Plus de 600 espèces végétales ont été répertoriées, notamment Cynometra lukei et Gonatopus marattioides en danger.

Le delta étant l’un des seuls sites d’estuaire de repos sur la voie de migration Asie de l’Ouest- Afrique orientale côtière, c’est un lieu de nourrissage et d’hivernage d’importance critique pour plusieurs espèces d’oiseaux d’eau migrateurs comme les échassiers, les goélands et les sternes. Les principales activités humaines sont la pêche, une petite agriculture familiale, l’exploitation du bois des mangroves, l’élevage, l’exploitation de l’eau, le tourisme et la recherche (la recherche est en cours sur la protection et le suivi des tortues qui viennent pondre dans le site et sur la conservation des dugongs).

Le Kenya a, actuellement, six Sites Ramsar couvrant une superficie de 265 449 hectares.