Le Burkina Faso inscrit son 21e Site Ramsar

Le Burkina Faso inscrit son 21e Site Ramsar

22 janvier 2019
Burkina Faso

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Complexe d’Aires Protégées Pô-Nazinga-Sissili

Le Burkina Faso vient d’inscrire le Complexe d’Aires Protégées Pô-Nazinga-Sissili sur la Liste des zones humides d’importance internationale (Site Ramsar no 2366). Le site couvre plus de 300 000 hectares de la savane ouest-soudanienne, dans les secteurs centre-sud et centre-ouest; c’est une des plus vastes régions du pays pour la conservation de la biodiversité.

Les différents types de savane sont riches d’une flore et d’une faune diverses comprenant des mammifères, des oiseaux et des reptiles. Le complexe, qui porte aussi le nom de « CAP/PONASI », abrite de grands herbivores comme le buffle, l’hippotrague noir et le cobe. C’est aussi l’habitat d’espèces menacées comme l’éléphant de savane d’Afrique Loxodonta africana et les arbres Afzelia africana et Vitellaria paradoxa.

Le site est un corridor écologique qui permet à de grands mammifères comme l’éléphant de migrer depuis des écosystèmes semblables situés dans le nord du Ghana (à savoir la région de la rivière Morago et le Parc national Mole). Pendant l’hiver européen, c’est une étape sur la voie de migration de certains oiseaux du Paléarctique occidental comme les cigognes.

Le Site Ramsar compte de nombreux lieux culturels. Malgré l’absence d’un plan de gestion, il dispose de structures d’accueil telles que des tours d’observation et des observatoires pour enrichir l’expérience des touristes. Le complexe est menacé par le morcellement de son écosystème par les activités d’élevage et d’agriculture, l’exploitation du bois, la fabrication de charbon de bois, le braconnage et les conflits entre l’homme et les éléphants. Ces conflits ont un effet négatif sur la sécurité alimentaire et les moyens d’existence des populations touchées, ce qui explique leur attitude hostile vis-à-vis des animaux sauvages présents autour de leurs communautés.