Les Seychelles inscrivent leur 2e site Ramsar à l’occasion de la JMZ 2010

Les Seychelles inscrivent leur 2e site Ramsar à l’occasion de la JMZ 2010

28 janvier 2010
Seychelles
Le gouvernement des Seychelles a inscrit une petite zone humide de l'île de Mahé qui sera officiellement placée sur la Liste des zones humides d’importance internationale le 2 février 2010, à l’occasion de la Journée mondiale des zones humides. La semaine prochaine, lors des cérémonies de la JMZ aux Seychelles, des représentants de Ramsar remettront aux autorités nationales le certificat d’inscription du site pour l'atoll d'Aldabra (annoncé ici en novembre 2009) et pour les zones humides d’eau douce de haute altitude de la Mare aux Cochons (04°38'S 055°25'E). La Mare aux Cochons, qui fait partie du Parc National du Morne Seychellois, a officiellement sur la Liste une superficie de 1 hectare, du fait de notre pratique de l’arrondi à l’hectare supérieur, mais avec ses 0,315 ha, ce marais d’eau douce est en fait le deuxième plus petit site Ramsar du monde.
 
Cynthia Kibata de Ramsar note qu’en tant que seule et unique zone humide de la plus grande île des Seychelles, et que l'une des trois zones humides intérieures de l'archipel, ce site joue un rôle dans le maintien de la biodiversité de l'écorégion de l'océan Indien occidental. Plusieurs espèces préoccupantes au plan mondial se trouvent dans ce site, y compris le petit-duc scieur (Otus insularis), menacé d’extinction, la plante en danger critique d’extinction Vateriopsis seychellarum, ainsi que la grenouille des Seychelles (Soglossus sechellensis) et la rainette des Seychelles (Tachycnemis seychellensis), deux espèces vulnérables. Bien qu’il ait été relativement peu étudié, ce site a été reconnu comme une aire de reproduction des grenouilles arboricoles susmentionnées.
 
Étant donné que le site se trouve dans le Parc National du Morne Seychellois, les activités commerciales y sont rares. Les principales sources de revenus proviennent de conservation, de la restauration et de l'écotourisme. Les plantes et les animaux envahissants sont les principales menaces pesant sur les espèces indigènes d’invertébrés et de petits vertébrés, ainsi que pour la propagation des plantes indigènes dans ces zones. La Mare aux Cochons, qui relève de l'État, est couverte par la législation nationale relative à la conservation de protection de la nature mais il n'existe pour l’heure aucun plan de gestion spécifique au site.
 
Les 159 Parties que compte aujourd’hui la Convention ont inscrit 1886 zones humides d'importance internationale, couvrant une superficie totale de 185.156.612 d’hectares (1,85 millions de kilomètres carrés).