Le Bénin

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2 mai 2007
Bénin


Le Bénin porte la superficie totale des sites Ramsar à plus de 150 millions d'hectares

Le Secrétariat Ramsar a le très grand plaisir d'annoncer que l'Agence Béninoise pour l'Environnement, au nom du gouvernement du Bénin, a inscrit deux nouveaux sites Ramsar, à l'occasion de la Journée mondiale des zones humides 2007. Le Site Ramsar du Complexe W (895 480 hectares, 11°50'N-02°30'E) est un vaste complexe de zones humides comprenant le Parc national W du Bénin et les aires protégées voisines le long des frontières avec le Burkina Faso et le Niger, dont une bonne partie, appelée " région 'W' ", est intégrée à la Réserve de biosphère transfrontière du Programme de l'UNESCO sur l'homme et la biosphère. La Zone humide de la rivière Pendjari (144 774 hectares, 11°37'N-01°40'E), qui est aussi un parc national et une réserve de biosphère de l'UNESCO, est un des écosystèmes humides les plus importants de la zone subsahélienne, en Afrique de l'Ouest, caractérisé par des forêts-galeries, la savane et des prairies marécageuses, des plaines alluviales, des marigots, des cours d'eau et des forêts denses sèches dans des plaines d'inondation.

Evelyn Parh Moloko, Conseillère assistante pour l'Afrique au Secrétariat Ramsar a préparé de brèves descriptions des deux nouveaux sites d'après les données fournies par les autorités du Bénin. Désormais, le Bénin a quatre sites Ramsar couvrant au total 1 179 354 hectares. Les deux nouveaux sites béninois ont fait franchir à la Convention le cap des 150 millions d'hectares : Ramsar compte maintenant 1653 zones humides d'importance internationale couvrant, au total, 150 782 100 hectares.

Site Ramsar du Complexe W. 02/02/07 ; Alibori ; 895 480 ha ; 11°50'N- 02°30'E. Parc national, partie de la Réserve de biosphère transfrontière de l'UNESCO. Comprend le Parc national 'W' du Bénin et d'autres aires protégées ainsi que la zone libre entre le parc et le fleuve Niger (protégée par l'État et sur laquelle les habitants ont un droit d'usage). Il est prolongé, au Burkina Faso, par le complexe Arli-W-Singou et, au Niger, par le Parc national W. Son paysage diversifié présente un relief déchiqueté avec des cours d'eau, des marigots, des prairies et des plaines d'inondation, des forêts-galeries et la savane. Le site accueille la plus grande population de savane de l'éléphant d'Afrique (Loxodonta Africana) en Afrique de l'Ouest, des populations de guépards (Acinonyx jubatus) et de lamantins d'Afrique de l'Ouest (Trichechus senegalensis). On y trouve des oiseaux d'eau en grand nombre et les plaines d'inondation des fleuves Niger, Mékrou et Alibori sont des frayères et des voies de passage pour des espèces de poissons telles que Alestes baremoze, Distichodus rostratus, Labeo senegalensis et Citharinus citharinus. Le site est un point de réception pour les eaux de ruissellement de surface et joue un rôle important pour l'infiltration de l'eau, la recharge des eaux souterraines, le piégeage des sédiments et la maîtrise des crues : il contribue, en conséquence, à améliorer la qualité des eaux dans la région. Le site est également important pour le tourisme, l'éducation à l'environnement et la production de poissons et l'on y trouve des sites sacrés traditionnels tels que les chutes de Koudou. Parmi les menaces, il y a le braconnage, l'agriculture illicite, la pêche avec des produits toxiques et les feux de brousse. Une nouvelle loi sur la gestion des aires protégées, qui privilégie la gestion participative, a été élaborée et soumise à l'Assemblée nationale pour adoption. Site Ramsar no. 1668. FDR la plus récente : 2007.

-- photos de M. Aziz Issa, Directeur du Parc national W.

 


Zone humide de la rivière Pendjari. 02/02/07 ; Atacora ; 144 774 ha ; 11°37'N-01°40'E. Parc national, Réserve de biosphère de l'UNESCO. Couvre une partie du Parc national de la Pendjari à la frontière entre le Bénin et le Burkina Faso ; sa principale caractéristique est la plaine alluviale de la rivière Pendjari dans le bassin de la Volta. Il s'agit d'un des écosystèmes humides les plus importants de la zone subsahélienne, en Afrique de l'Ouest. Il se caractérise par des forêts-galeries, la savane et des prairies marécageuses, des plaines alluviales, des marigots, des rivières et des forêts denses et sèches sur les plaines d'inondation. Ce mélange d'écosystèmes explique que le site accueille des lions, des éléphants d'Afrique, des guépards et beaucoup d'espèces d'oiseaux. Les marigots sont des points de rétention de l'eau en saison sèche et attirent donc animaux et touristes. Le site joue un rôle important pour la rétention des sédiments et la stabilisation des berges. Les principaux groupes ethniques sont les Bialbe, Gourmantchés et Wama qui vivent dans la zone tampon de la Réserve de biosphère de la Pendjari et ont le droit d'utiliser ses ressources naturelles ; leurs activités principales sont l'agriculture, l'élevage, la pêche et la chasse. L'importance historique et archéologique du site est illustrée par les zones archéo-métallurgiques que l'on y trouve. L'élevage transhumant est une source d'introduction d'agents pathogènes dans la région. Un plan de gestion a été rédigé pour la Réserve de biosphère qui dispose aussi d'un plan d'activités avec pour objectif le tourisme durable. Un comité communal et départemental Ramsar est en train d'être formé. Site Ramsar no. 1669. FDR la plus récente : 2007.