La République de Corée inscrit un Site Ramsar composé de riches étendues à marée

La République de Corée inscrit un Site Ramsar composé de riches étendues à marée

22 septembre 2011
République de Corée
Le Secrétariat a le grand plaisir d’annoncer que la République de Corée a inscrit sa 17e zone humide d’importance internationale, « Jeungdo Tidal Flat » (Étendue à marée de Jeungdo) [3130 hectares, 34°58’30”N 126°10’16”E], une aire protégée de zones humides qui fait aussi partie de la Réserve de biosphère de l’UNESCO de Shinan Dadohae.
 
Comme le décrit Saber Masoomi du Secrétariat Ramsar, d’après la Fiche descriptive Ramsar, les étendues à marée riches et diverses sur le plan écologique et biologique, qui entourent les îles du sud-ouest du pays, servent de frayères pour les poissons et contribuent à la diversité des macro-organismes benthiques.  Le site offre aussi des zones de nourrissage et de repos aux échassiers et aux oiseaux migrateurs qui fréquentent les lieux pour se reproduire et hiverner. On y trouve cinq espèces en danger au plan mondial : l’aigrette de Chine Egretta eulophotes, la sarcelle élégante Anas Formosa, le courlisde Sibérie Numenius madagascariensis, la spatule blanche Platalea leucorodia (Annexe II CMS) et le faucon pèlerin Falco peregrines (Annexe I CITES). Jeungdo a une longue tradition de la pêche qui revêt, pour la population locale, une importance culturelle, sociale et traditionnelle majeure. On y trouve le gobie amphibie Boleophthalmus pectinirostris dont l’utilisation commerciale est négligeable ainsi que Periophthalmus modestus un autre poisson amphibie de la famille des gobiidés.
 
La région faisait partie de la « route maritime de la soie » une ancienne voie vers la mer pour les échanges commerciaux et culturels entre la Chine et d’autres pays. Avec ses plages de sable et ses superbes paysages, le site attire de nombreux touristes et des personnes qui viennent étudier le milieu soumis aux marées. La construction d’un quai pour les péniches avec ses installations, de même que de la route « Nodoo », entrave le flux marin. Le site dispose d’un plan de gestion quinquennal mis en place fin 2010.