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La Convention sur les
zones humides
Journée
mondiale des zones humides - Gabon
Discours
de la Ministre de l'Environnement

REPUBLIQUE GABONAISE ---------------------- UNION TRAVAIL JUSTICE
MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT,
DE LA PROTECTION DE LA NATURE,
ET DE LA VILLE
----------------------------------
SECRETARIAT GENERAL
DE LA VICE PRIMATURE
______________________
Discours
télévisé de Son Excellence
Madame Georgette KOKO,
Vice Premier Ministre,
Ministre de l'Environnement,
de la Protection de Nature et de la Ville
A l'occasion de la célébration
de la JOURNEE MONDIALE
DES ZONES HUMIDES
Libreville, le 02 Février 2007
Chers Concitoyens,
Mesdames et Messieurs,
A
l'instar de la Communauté Internationale, le Gabon célèbre
le 02 Février de chaque année, la Journée Mondiale
des Zones Humides.
Pour l'année
2007, le thème retenu par les Nations Unies s'intitule : "
Les zones humides et la pêche", avec pour slogan : " Du
poisson pour demain ".
Beaucoup d'entre
nous ne sont pas familiers du vocable " zones humides ", et
ne savent surtout pas les enjeux socioéconomiques de ces espaces
pourtant en abondance dans notre pays.
En effet, les zones
humides sont des milieux naturels qui se caractérisent par la présence
d'une eau permanente ou temporaire, douce, saumâtre ou salée,
en surface ou en profondeur dans le sol.
Elles jouent un
rôle écologique capital, en particulier pour la qualité
des eaux et la biodiversité que l'on y observe.
Sur le plan économique,
les zones humides servent de support à des activités les
plus diverses : la pêche, l'agriculture, le tourisme, etc.
Les problématiques
traitées en vue de la réduction de la pauvreté et
l'amélioration du cadre de vie se retrouvent donc au cur
des réflexions menées pour une utilisation rationnelle et
durable des zones humides.
Ainsi défini,
au regard du contexte climatique et du réseau hydrologique dense
de notre pays, il n'est pas exagéré de dire que le Gabon
est une immense zone humide.
Notons également
que la décision historique prise par le Président de la
République, Chef de l'Etat, S.E. EL HADJ OMAR BONGO ONDIMBA, de
créer un réseau de 13 parcs nationaux, a permis de déterminer,
en plus des sites déjà existants, des parcs dont la configuration
répond parfaitement aux critères définis pour les
zones humides.
C'est pourquoi, il
me plaît de dire toute la détermination du Gouvernement conduit
par son Excellence Jean EYEGUE NDONG, Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
à promouvoir une utilisation rationnelle de ces milieux dont dépendent
la vie et le travail de milliers de Gabonaises et de Gabonais.
Chers Concitoyens,
Mesdames et Messieurs,
A travers le thème
retenu cette année, la Communauté Internationale nous interpelle
sur l'importance des zones humides pour la pêche afin de mieux les
protéger. Elle nous invite, par ailleurs, à placer les milieux
humides au cur des stratégies devant garantir un bien-être
durable. L'enjeu étant de promouvoir des activités saines
en prise directe avec les besoins des populations.
La lutte contre la
pauvreté dont le Chef de l'Etat a décidé de faire
son cheval de bataille, passe par l'amélioration du cadre de vie.
Et l'eau, omniprésente sur notre territoire, constitue pour cela
un atout majeur, comme elle peut également se révéler
un vecteur de maladies de toutes sortes.
En effet, les atteintes
à l'environnement trouvent d'abord leurs racines dans la situation
de pauvreté et de précarité du plus grand nombre.
La pression urbaine qui s'exerce sur le littoral n'est pas sans incidence
sur l'environnement.
Le milieu urbain
constitue aujourd'hui un excellent observatoire de la dégradation
et de la disparition de plusieurs pans de notre riche biodiversité,
notamment à travers la destruction des mangroves autour des centres
urbains.
N'oublions pas que
les mangroves constituent des milieux naturels de reproduction des ressources
halieutiques, source d'une partie de protéines animales dont la
consommation est vitale pour notre santé et notre vie.
On observe également
des comportements déviants de la part de nombreux concitoyens qui
ont décidé de transformer la façade maritime en dépotoirs
par le déversement non contrôlé des tas d'immondices
qui affectent le milieu marin.
De même, certains
concitoyens foulent au pied le cadre législatif et réglementaire
en vigueur dans notre pays, notamment sur le respect du repos biologique
pour permettre la reproduction des espèces ou sur l'interdiction
faite quant à l'utilisation des produits et matériels de
pêche non conformes qui détruisent à la fois la ressource
et son milieu.
Face à cela,
il est important que l'aménagement de l'espace soit garant d'un
développement harmonieux qui tient compte des ressources naturelles
disponibles, des besoins vitaux des populations et des paramètres
économiques.
La mise en place
d'un Observatoire des zones humides pourrait contribuer à résoudre
cette problématique, en apportant des éléments de
compréhension et de réponse aux problèmes posés
par le recul des milieux humides, lié notamment aux activités
anthropiques de l'homme.
Chers Concitoyens,
Mesdames et Messieurs,
Les zones humides
sont des systèmes écologiques complexes qui font aujourd'hui
l'objet d'une attention toute particulière au plan mondial, en
vue de leur restauration ou de leur conservation dans le cadre de la Convention
de Ramsar, ratifiée par le Gabon en 1987.
Aussi, me plaît-il
de vous informer, ce jour, que 6 sites gabonais sont désormais
inscrits sur le Registre de la Convention de Ramsar sur les zones humides.
Il s'agit des sites suivants : Akanda, Pongara, Monts Birougou, Sette-Cama,
Petit Loango et Wonga-Wongué.
En sa qualité
de partie contractante à la Convention de Ramsar sur les zones
humides, notre pays entend réaliser les activités de conservation
et d'utilisation durable de ces espaces dans le cadre des objectifs du
Millénaire pour le Développement.
On constate, par
ailleurs, qu'en plus de ces aires protégées inscrites sur
la liste des sites Ramsar, le Bassin de l'Ogooué qui draine 4/5
de notre territoire, la mer, les lacs, les lagunes et les marais, constituent
également un ensemble d'écosystèmes écologiques
remarquables par la richesse de leur biodiversité.
L'évaluation
des fonctions des zones humides et la mise en uvre d'actions de
protection ou de restauration ainsi que la réalisation des plans
d'aménagement, nécessitent des opérations préalables
d'inventaires ; lesquelles soulèvent un ensemble de difficultés
dont la faiblesse des moyens affectés aux services compétents
de l'Etat.
Pour ce faire, il
est impérieux que la Communauté Internationale, en particulier
le Fonds Mondial pour la Nature, aide notre pays à améliorer
la connaissance du potentiel écologique de ses zones humides afin
de mieux les protéger.
C'est ici également
le lieu, pour moi, de louer l'action du Conseil National des Parcs Nationaux
et celle de l'ensemble des ONG nationales et internationales qui oeuvrent
pour la valorisation de nos aires protégées et contribuent,
par-là même, à la préservation des milieux
humides.
Je souhaite particulièrement
une prise de conscience citoyenne des différents opérateurs
économiques et des populations dont les activités sont tributaires
de l'eau ou qui les exercent directement dans les zones humides, afin
qu'ils prennent des dispositions salutaires pour éviter une dégradation
encore plus accrue du milieu qui conditionne à la fois le développement
de leurs activités et l'état de santé ainsi que la
vie de l'homme.
Je ne terminerai
pas mon propos sans remercier le Fonds Suisse pour l'Environnement pour
l'aide précieuse qu'il apporte à notre pays pour la mise
en uvre de la Convention de Ramsar sur les zones humides.
Vive la Journée
Mondiale des zones humides
Vive le Gabon
Je vous remercie.
Pour
tout renseignement, contactez: Secrétariat de la Convention
de Ramsar, Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41
22 999 0170, fax +41 22 999 0169, e-mail ).
Publié le 5 April 2007, Dwight Peck, Ramsar.
 
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