Ramsar logoLa Convention sur les zones humides

L'Ouganda inscrit son deuxième site Ramsar


Lake Nabugabo wetland system
(«système de zone humide du lac Nabugabo»)

Le Secrétariat a le grand plaisir d’annoncer que l’Ouganda vient d’inscrire sa deuxième zone humide d’importance internationale après le lac George inscrit il y a 15 ans. La nouvelle inscription, un site extrêmement intéressant en lui-même est également opportune, au moment où l’Ouganda se prépare à accueillir la 9e Session de la Conférence des Parties contractantes à la Convention, en novembre 2005. C’est en outre une décision très pertinente puisque l’Ouganda est depuis longtemps un chef de file en matière de politique pour les zones humides en Afrique et qu’il s’est doté d’une des premières politiques nationales pour les zones humides du monde fondée sur les principes de Ramsar (en 1995, après le Canada et la Nouvelle-Zélande).

Comme le décrit Nassima Aghanim de Ramsar, d’après la FDR compilée par Paul Mafabi, correspondant national de l’Ouganda pour la Convention, le «système de zone humide du lac Nabugabo» (22 000 ha; 00°24'S-31°54'E) est un lac d’eau douce peu profond de 8,2 km de long sur 5 km de large, avec trois lacs plus petits séparés du lac Victoria par une barre de sable d’environ 2 km de large; il n’y a pas d’exutoire de surface des lacs, seul un écoulement à travers la barre de sable. Les lacs, séparés du lac Victoria depuis 3700 ans, sont très intéressants pour leurs poissons et leur évolution: on y trouve plusieurs espèces de poissons endémiques qui ont été décimées ou ont disparu du lac Victoria depuis l’introduction de la perche du Nil.

Les lacs sont des sites d’arrêt ou de destination importants pour les oiseaux migrateurs. Parfois, durant l’année, le site (inscrit comme une zone importante pour l’avifaune) accueille plus de 15% de la population mondiale de l’hirondelle bleue et cinq espèces menacées ou quasi menacées à l’échelle mondiale: l’hirondelle bleue Hirundo atrocaerulea, le bec-en-sabot Balaeniceps rex, la bécassine double Gallinago media, le busard pâle Circus macrourus, et le gonolek des Papyrus Laniarius mufumbiri. Le système entretient une grande diversité de plantes, notamment des insectivores de la famille des Droseraceae. Les lacs sont importants depuis longtemps pour les communautés locales auxquelles ils fournissent des moyens de subsistance, du poisson commercial, des sources d’eau et du matériel d’artisanat. Sous la pression démographique, l’agriculture et l’élevage laitier augmentent. Il existe plusieurs centres de vacances et de conférences tandis que la plaisance et la natation sont des sports tout particulièrement populaires sur le lac qui a la réputation d’être libre de schistosomiase (bilharziose). En vertu de la constitution nationale (1995), toutes les zones humides appartiennent au peuple bien que certaines fermes et lieux de villégiature disposent de baux à long terme. Site Ramsar No 1373.

Actuellement, la Convention a 138 Parties contractantes qui ont inscrit 1368 zones humides couvrant 119 611 720 hectares (1,2 million de kilomètres carrés) sur la Liste des zones humides d’importance internationale. (À noter que le numéro assigné est actuellement supérieur de cinq au nombre réel de sites Ramsar.)


Pour tout renseignement, contactez: Secrétariat de la Convention de Ramsar, Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41 22 999 0170, fax +41 22 999 0169, e-mail ramsar@ramsar.org ). Publié le 23 février 2003, Dwight Peck, Ramsar.