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La
Convention sur les zones humides
Les
marais du Sudd : deuxième site Ramsar du Soudan

Le Secrétariat
Ramsar est heureux de faire savoir que, lors de cérémonies
qui se sont déroulées à Khartoum le 5 juin 2006,
Journée mondiale de l'environnement, le ministre de l'Environnement
et de l'Aménagement du territoire du Soudan, M. Ahmed Babikar Nehar,
a annoncé l'inscription des marais du Sudd comme deuxième
zone humide d'importance internationale du pays, après le Parc
national de Dinder qui est à la fois un site Ramsar et une Réserve
de biosphère de l'UNESCO.
Selon le résumé
rédigé par Lucia Scodanibbio
de Ramsar, d'après la Fiche descriptive Ramsar qui accompagnait
l'inscription, le Sudd (5 700 000
hectares, 07°34'N - 30°39'E) est une des plus vastes zones humides
tropicales du monde, située dans le sud du Soudan, sur le cours
inférieur de Bahr el Jebel, nom que porte le Nil blanc lorsqu'il
remonte vers le nord. Du point de vue écologique, la zone humide
du Sudd se compose de différents écosystèmes : eaux
libres et végétation submergée, végétation
flottante le long des berges et zones boisées saisonnièrement
inondées, prairies alimentées par les pluies et par le fleuve
et zones arbustives de la plaine d'inondation. C'est un lieu d'hivernage
pour des oiseaux importants pour la conservation aux niveaux international
et régional tels que Pelecanus onocrotalus, Balearica pavonina,
Ciconia ciconia et Chlidonias nigra ; c'est aussi l'habitat
de certaines espèces endémiques de poissons, d'oiseaux,
de mammifères et de plantes ainsi que de la gazelle de Mongalla
(Vulnérable), de léléphant dAfrique et
du bec-en-sabot du Nil. Les mammifères migrateurs dépendent
de la zone humide pour leur subsistance en saison sèche.
Sur le plan hydrologique
la zone humide du Sudd est considérée comme un filtre géant
qui contrôle et normalise la qualité de l'eau et comme une
éponge géante qui stabilise les flux. C'est une source d'eau
capitale pour les besoins domestiques, ainsi que pour les troupeaux et
la faune sauvage et c'est une source de poissons importante. Dans le Sudd
et la région alentour vivent presque exclusivement des Dinka, des
Nuer et des Shilluk. Les activités socio-économiques et
culturelles de ces peuples du Nil sont totalement tributaires de la zone
humide du Sudd ainsi que de ses crues et de ses pluies annuelles qui régénèrent
les herbages de la plaine d'inondation pour le bétail. Au début
de la saison sèche, ces populations quittent leurs établissements
permanents sur les hauts plateaux pour les terres intermédiaires
(toich) qui servent au pâturage de saison sèche puis
retournent vers les hauts plateaux en mai-juin, lorsque commence la saison
des pluies. Le site est notamment menacé par la prospection pétrolière
le Sudd possède les plus grandes réserves de pétrole
du Soudan et le projet de canal de Jonglei, actuellement à
l'arrêt mais qui réduirait les flux de saison humide et sèche
de 20 et 10 % respectivement, avec des conséquences pour l'écologie
des zones humides et, du même coup, pour les populations locales.
Il y a trois aires protégées dans le Sudd, mais ni mesure
de protection spéciale ni plan de gestion ne sont en place.
Il y a quelques photos
du site à l'adresse http://ramsar.org/wn/w.n.sudan_sudd.htm.
et des photos
de la cérémonie de la Journée mondiale de l'environnement
ainsi que le texte du discours prononcé par Denis Landenbergue
du WWF International au nom du Conseiller principal de Ramsar pour l'Afrique,
Abou Bamba, à l'adresse http://ramsar.org/wn/w.n.sudan_sudd_wed.htm.



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photos courtesy of Sudan's Higher Council for Environment and Natural
Resources
Pour
tout renseignement, contactez: Secrétariat de la Convention
de Ramsar, Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41
22 999 0170, fax +41 22 999 0169, e-mail ).
Publié le 11 juillet 2006, Dwight Peck, Ramsar.
 
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