Ramsar logoLa Convention sur les zones humides

Le Tchad inscrit une partie du lac Tchad dans le cadre d'un projet de plus grande envergure

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Le Bureau Ramsar a le plaisir d'annoncer que le Tchad a inscrit la très grande portion du lac Tchad qui lui appartient le 11/01/02. Cette inscription attendue depuis longtemps et officiellement dénommée «Partie tchadienne du lac Tchad» (1 648 168 hectares, 14°20'N-13°37'E) entre dans le cadre de la coopération étroite établie entre le gouvernement du Tchad, la Commission du bassin du lac Tchad, le Bureau Ramsar, le WWF (Fonds mondial pour la nature), l'UICN-Union mondiale pour la nature, le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), la Banque mondiale et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUD).

Après la publication du communiqué final du dixième Sommet de la Commission du bassin du lac Tchad, en juillet 2000, qui a exprimé l'intention des chefs d'État de faire du lac un site Ramsar transfrontière, le Programme du WWF pour les eaux vivantes a aidé les gouvernements membres de la Commission (Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Niger et Nigéria et - bientôt - Soudan) à préparer leur adhésion à la Convention et à inscrire leurs portions du bassin versant du lac en tant que zones humides d'importance internationale, dans le contexte du Projet de la Commission/FEM intitulé «lutte contre la dégradation de l'eau et des terres dans l'écosystème de la Commission du bassin du lac Tchad». Actuellement, le Tchad, le Niger et le Nigéria sont Parties contractantes à la Convention et le Cameroun et la République centrafricaine devraient bientôt le devenir. Le projet du FEM a pour objet d'élaborer un plan de gestion viable pour le bassin entier, dans ce contexte de collaboration transfrontière.

La « Partie tchadienne du lac Tchad » est une vaste étendue d'eau bordée au nord-ouest par un cordon de dunes, au nord-est par un erg de dunes de sable mobiles et au sud par des plaines. Le lac Tchad est partagé entre le Cameroun, le Niger et le Nigéria et la partie tchadienne comprend une grande diversité de types de zones humides, notamment des eaux libres, des îlots et des berges sableuses, des polders, des oasis et des étangs de natron ou alcalins temporaires ou permanents. Le lac endoréique, seule étendue d'eau d'une telle ampleur dans le Sahara, revêt une importance immense pour toute la vie de la région et remplit la plupart des Critères Ramsar. Le site accueille des oiseaux d'eau en nombre d'importance internationale et joue un rôle essentiel pour environ 150 espèces de poissons. C'est le seul lieu du pays qui entretient l'espèce endémique Boeuf Kouri menacée d'extinction en raison de la consanguinité. Le lac sert aussi de régulateur de la variabilité des apports d'eau annuels, recharge la nappe phréatique et contribue à la maîtrise des crues. Sur les 300 000 pêcheurs que compte le Tchad, plus de la moitié vivent près du lac et la production de spiruline et de natron est d'importance économique, de même que l'élevage de bovins et dromadaires et l'agriculture dans une certaine mesure. Le dessèchement et l'ensablement sont considérés comme les principales menaces.

Le bureau du WWF au Cameroun a joué un rôle particulièrement crucial en aidant le Tchad à préparer cette inscription importante sur la Liste de Ramsar. Le diplôme pour le site Ramsar est remis aujourd'hui, 14 janvier, par Anada Tiéga du Bureau Ramsar au cours de cérémonies qui ont lieu dans le cadre de la réunion ministérielle de la Commission du bassin du lac Tchad.

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Pour tout renseignement, contactez: Bureau de la Convention de Ramsar, Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41 22 999 0170, fax +41 22 999 0169, e-mail ramsar@ramsar.org ). Publié le 13 février 2002, Dwight Peck, Ramsar.