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La
Convention sur les zones humides
Troisième
zone humide d'importance internationale pour le Cameroun
 

Troisième
zone humide d'importance internationale pour le Cameroun
Le troisième
site Ramsar du Cameroun, inscrit à l'occasion de la Journée
mondiale des zones humides 2008, se nomme "Partie
camerounaise du fleuve Sangha" (6200 hectares, 01°50'N-16°02'E):
c'est une partie du Parc national de Lobéké situé
dans le sud-est du Cameroun, en bordure du Parc national Dzanga-Sangha,
en République centrafricaine (RCA) et du Nouabale-Ndoke en République
du Congo. Evelyn Parh Moloko, du Secrétariat
Ramsar, apporte quelques précisions, d'après la Fiche descriptive
Ramsar qui accompagnait l'inscription.
La rivière
Sangha est un affluent du Congo. Elle trouve sa source au Cameroun, arrose
la RCA et le Congo et coule au milieu de forêts humides équatoriales
qui ont une grande valeur écologique pour les trois pays. Le site
comprend la rivière Sangha, ses affluents, les parties terrestres
submergées et les marais boisés, les forêts de raphias
et les prairies. En raison de son éloignement des grandes villes,
conjugué à la richesse de la flore et de la faune, aux essences
de bois précieux et aux ressources minérales, le site est
un foyer de ressources exploitées par la population du voisinage
(réserve d'eau douce, source de poissons et d'autres ressources
d'eau douce) ainsi qu'un havre pour des espèces végétales
et animales rares.
La région
est connue pour son importance historique et culturelle pour les pygmées
Baka dont l'existence est étroitement associée à
celle de la forêt. La densité élevée de plantes
de la famille des Marantaceae est accueillante pour l'éléphant
et le gorille vulnérables. On y trouve aussi, entre autres, un
oiseau endémique et en danger, le tisserin de Bates, ainsi que
le colobe noir, vulnérable.
Le site bénéficiera
des plans de gestion proposés pour les réserves voisines
de Dja et Boumba-Bek et Nki, cette dernière étant actuellement
gérée dans le cadre d'un projet du FEM, en collaboration
avec le gouvernement du Cameroun, le WWF et la GTZ dans le but de conserver
la biodiversité par des activités intégrées
de conservation et de développement. L'exploitation non réglementée
des ressources est considérée comme une menace potentielle.





Pour
tout renseignement, contactez: Secrétariat de la Convention
de Ramsar, Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41
22 999 0170, fax +41 22 999 0169, e-mail ).
Publié le 6 février 2008, Dwight Peck, Ramsar.
 
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