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La
Convention sur les zones humides
Le
Bénin a
inscrit deux nouveaux sites Ramsar
 

Le
Bénin porte la superficie totale des sites Ramsar à plus
de 150 millions d'hectares
Le Secrétariat
Ramsar a le très grand plaisir d'annoncer que l'Agence Béninoise
pour l'Environnement, au nom du gouvernement du Bénin, a inscrit
deux nouveaux sites Ramsar, à l'occasion de la Journée mondiale
des zones humides 2007. Le Site Ramsar du Complexe
W (895 480 hectares, 11°50'N-02°30'E) est un vaste
complexe de zones humides comprenant le Parc national W du Bénin
et les aires protégées voisines le long des frontières
avec le Burkina Faso et le Niger, dont une bonne partie, appelée
" région 'W' ", est intégrée à la
Réserve de biosphère transfrontière du Programme
de l'UNESCO sur l'homme et la biosphère. La Zone
humide de la rivière Pendjari (144 774 hectares, 11°37'N-01°40'E),
qui est aussi un parc national et une réserve de biosphère
de l'UNESCO, est un des écosystèmes humides les plus importants
de la zone subsahélienne, en Afrique de l'Ouest, caractérisé
par des forêts-galeries, la savane et des prairies marécageuses,
des plaines alluviales, des marigots, des cours d'eau et des forêts
denses sèches dans des plaines d'inondation.
Evelyn Parh Moloko,
Conseillère assistante pour l'Afrique au Secrétariat Ramsar
a préparé de brèves descriptions des deux nouveaux
sites d'après les données fournies par les autorités
du Bénin. Désormais, le Bénin a quatre sites Ramsar
couvrant au total 1 179 354 hectares. Les deux nouveaux sites béninois
ont fait franchir à la Convention le cap des 150 millions d'hectares
: Ramsar compte maintenant 1653 zones humides d'importance internationale
couvrant, au total, 150 782 100 hectares.
Site Ramsar du
Complexe W. 02/02/07 ; Alibori ; 895 480 ha ; 11°50'N-
02°30'E. Parc national, partie de la Réserve de biosphère
transfrontière de l'UNESCO. Comprend le Parc national 'W' du Bénin
et d'autres aires protégées ainsi que la zone libre entre
le parc et le fleuve Niger (protégée par l'État et
sur laquelle les habitants ont un droit d'usage). Il est prolongé,
au Burkina Faso, par le complexe Arli-W-Singou et, au Niger, par le Parc
national W. Son paysage diversifié présente un relief déchiqueté
avec des cours d'eau, des marigots, des prairies et des plaines d'inondation,
des forêts-galeries et la savane. Le site accueille la plus grande
population de savane de l'éléphant d'Afrique (Loxodonta
Africana) en Afrique de l'Ouest, des populations de guépards
(Acinonyx jubatus) et de lamantins d'Afrique de l'Ouest (Trichechus
senegalensis). On y trouve des oiseaux d'eau en grand nombre et les
plaines d'inondation des fleuves Niger, Mékrou et Alibori sont
des frayères et des voies de passage pour des espèces de
poissons telles que Alestes baremoze, Distichodus rostratus, Labeo
senegalensis et Citharinus citharinus. Le site est un point
de réception pour les eaux de ruissellement de surface et joue
un rôle important pour l'infiltration de l'eau, la recharge des
eaux souterraines, le piégeage des sédiments et la maîtrise
des crues : il contribue, en conséquence, à améliorer
la qualité des eaux dans la région. Le site est également
important pour le tourisme, l'éducation à l'environnement
et la production de poissons et l'on y trouve des sites sacrés
traditionnels tels que les chutes de Koudou. Parmi les menaces, il y a
le braconnage, l'agriculture illicite, la pêche avec des produits
toxiques et les feux de brousse. Une nouvelle loi sur la gestion des aires
protégées, qui privilégie la gestion participative,
a été élaborée et soumise à l'Assemblée
nationale pour adoption. Site Ramsar no. 1668. FDR la plus récente
: 2007.
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photos de M. Aziz Issa, Directeur du Parc national W.







Zone humide de
la rivière Pendjari. 02/02/07 ; Atacora ; 144 774 ha
; 11°37'N-01°40'E. Parc national, Réserve de biosphère
de l'UNESCO. Couvre une partie du Parc national de la Pendjari à
la frontière entre le Bénin et le Burkina Faso ; sa principale
caractéristique est la plaine alluviale de la rivière Pendjari
dans le bassin de la Volta. Il s'agit d'un des écosystèmes
humides les plus importants de la zone subsahélienne, en Afrique
de l'Ouest. Il se caractérise par des forêts-galeries, la
savane et des prairies marécageuses, des plaines alluviales, des
marigots, des rivières et des forêts denses et sèches
sur les plaines d'inondation. Ce mélange d'écosystèmes
explique que le site accueille des lions, des éléphants
d'Afrique, des guépards et beaucoup d'espèces d'oiseaux.
Les marigots sont des points de rétention de l'eau en saison sèche
et attirent donc animaux et touristes. Le site joue un rôle important
pour la rétention des sédiments et la stabilisation des
berges. Les principaux groupes ethniques sont les Bialbe, Gourmantchés
et Wama qui vivent dans la zone tampon de la Réserve de biosphère
de la Pendjari et ont le droit d'utiliser ses ressources naturelles ;
leurs activités principales sont l'agriculture, l'élevage,
la pêche et la chasse. L'importance historique et archéologique
du site est illustrée par les zones archéo-métallurgiques
que l'on y trouve. L'élevage transhumant est une source d'introduction
d'agents pathogènes dans la région. Un plan de gestion a
été rédigé pour la Réserve de biosphère
qui dispose aussi d'un plan d'activités avec pour objectif le tourisme
durable. Un comité communal et départemental Ramsar est
en train d'être formé. Site Ramsar no. 1669. FDR la plus
récente : 2007.

Pour
tout renseignement, contactez: Secrétariat de la Convention
de Ramsar, Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41
22 999 0170, fax +41 22 999 0169, e-mail ).
Publié le 2 mai 2007, Dwight Peck, Ramsar.
 
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