La
Convention sur les zones humides
Identifier, préparer et rédiger une proposition de projet
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Identifier, préparer et rédiger une proposition de projet
Alain Lambert/ Bureau Ramsar
Introduction
Les présentes lignes directrices devraient fournir aux lecteurs des informations de base sur la manière idéale didentifier, de préparer et de rédiger des projets relatifs à la conservation et à lutilisation rationnelle des zones humides, destinés à être financés par des organismes internationaux de développement. Certains concepts ne seront peut-être pas familiers pour tout le monde et peuvent être difficiles à saisir, mais ce document ne prétend pas remplacer, au besoin, une formation plus formelle. Ces lignes directrices ne concernent pas la gestion de projets, qui fera peut-être un jour lobjet dun autre document du Bureau Ramsar. Néanmoins, lutilisation du cadre logique comme outil de gestion est évoquée brièvement, afin que les lecteurs comprennent bien son importance pour lensemble du cycle de projet: identification, préparation, rédaction, mise en uvre, et suivi/évaluation.
Les organismes et les fonds internationaux de développement/protection de lenvironnement reconnaissent que nombre didées de projets quils reçoivent sont bonnes et pourraient remplir les conditions nécessaires à un financement, tout en déplorant que souvent, ces propositions ne démontrent pas comment elles sintègrent dans le contexte élargi du développement du pays ou de linstitution dont elles émanent. Ces organismes déplorent aussi que, trop souvent, le contenu et/ou la forme des propositions de projets quils reçoivent laissent à désirer et quils sont obligés de renvoyer de nombreux projets pour des motifs techniques.
Cela étant, les présentes lignes directrices se concentrent sur trois éléments important du cycle de projet: (I) inscrire un projet dans son contexte élargi; (II) améliorer le contenu dun projet; et (III) améliorer la présentation dune proposition de projet. Elles expliquent en outre limportance de la méthode du cadre logique (IV) et son utilisation (V). Enfin, elles proposent un format-type pour les projets (VI) et pour les ateliers (VII).
I. Inscrire un projet dans son contexte élargi
Les idées de projets ne devraient pas venir incidemment, mais devraient être une composante dun programme national nettement plus large ou dune stratégie de gestion des zones humides pour le pays ou la région. Idéalement, un projet devrait renforcer un programme ou une stratégie existants et non pas sy substituer. En labsence dun tel programme ou stratégie, le projet devrait innover et essayer de définir, damorcer, voire délaborer un tel programme.
Trop souvent, les projets sont considérés comme un remède à un manque de programmes nationaux, régionaux, voire municipaux. Rien nempêche de mettre en uvre un projet hors programme, mais il aura fort peu de chances dêtre durable, et plus que probablement les activités disparaîtront à la fin du projet et ses éventuels résultats se dissiperont avec le temps.
La préparation dune politique nationale et dun programme daction pour les zones humides est donc une condition indispensable à la durabilité et à la réussite à long terme dun projet. Cet exercice difficile exige une approche bien structurée. Nous souhaitons ici renvoyer le lecteur intéressé au Manuel Ramsar No 2 « Élaboration et application de politiques nationales pour les zones humides » pour approfondir ce sujet.
II. Améliorer le contenu dun projet
Le contenu dun projet renvoie aux moyens didentifier les problèmes et de rechercher des solutions. La qualité première dun projet est le réalisme. Un projet ne devrait pas viser à résoudre tous les problèmes dun pays ou dun secteur. Un sérieux exercice détablissement des priorités simpose par conséquent, ainsi quune décision quant aux principales tâches à accomplir et aux personnes réellement susceptibles de les assumer. Les auteurs des propositions doivent en outre évaluer qui est techniquement en mesure dassumer la gestion dun projet important.
On prendra difficilement au sérieux une petite organisation non gouvernementale (ONG) ou une modeste institution publique qui soumettra une proposition de projet très sophistiquée, portant sur plusieurs millions de dollars ou dEuro. Les organismes de développement la refuseront probablement sur-le-champ en disant quelle manque de réalisme et risque de souffir de sérieux problèmes de gestion.
Dautre part, les organismes et les fonds de développement naiment pas les projets de trop petite taille car la charge administrative que représentent leurs approbation, suivi et évaluation est la même que celle des projets de plus grande envergure.
Il importe par conséquent de trouver un juste équilibre et, éventuellement, de sassocier à des partenaires plus expérimentés dinstitutions nationales ou internationales, ou encore, dONG.
Lidéal serait détablir un lien entre le projet et les politiques du secteur public. En labsence de politiques publiques relatives à la gestion des zones humides ou des bassins versants, lun des objectifs prioritaires du projet pourrait être daider à définir et à appliquer des politiques de gestion rationnelle des zones humides. Un projet qui nest pas soutenu par des politiques publiques adéquates ou, au moins, par les pouvoirs publics, est souvent voué à un échec à long terme. Pour les organismes et les fonds de développement, un engagement public solide constitue toujours un facteur positif. Cest pourquoi les organes de gestion nationaux Ramsar devraient être informés et, si possible, associés aux projets liés à lexécution des objectifs de la Convention de Ramsar.
Une autre qualité essentielle dune proposition de projet est de présenter les objectifs, les résultats escomptés et les activités nécessaires pour atteindre ces résultats, sous la forme dune séquence logique. Si votre projet a trait à la préparation dun plan de gestion pour une zone humide particulière, il nest pas très logique, par exemple, de commencer par définir le type dactivités qui sera exécuté dans le site avant davoir délimité ce même site. Il est tout aussi illogique dentamer une procédure participative aprèd que léquipe de gestion du projet ait fixé les priorités daction pour le site. Informer la population locale de décisions qui ont déjà été prises nest pas une approche participative de la gestion des sites.
Un autre problème commun à nombre de projets est limportance exagérée accordée à léquipement. Bien quil soit souvent nécessaire, léquipement ne devrait pas, selon les organismes internationaux de développement, dépasser 20% du budget global. De plus, ces organismes hésitent souvent à financer des travaux daménagement dinfrastructure.
III. Améliorer la présentation dune proposition de projet
La présentation dun document de projet est tout aussi importante. Le document de projet est un instrument servant à montrer que le projet a été correctement et logiquement préparé. Si le document est mal rédigé ou mal structuré, lagent de développement en charge de lévaluation du projet aura de la peine à examiner la proposition et à comprendre la raison dêtre du projet. La manière dont le projet est présenté est en outre un bon indicateur de la capacité technique et de gestion des auteurs de la proposition.
Il convient, là aussi, de suivre une séquence logique. Les auteurs de la proposition ne devraient pas parler des activités dun projet avant de mentionner lobjectif de ce dernier ou les résultats escomptés à la fin du projet.
Le bon usage de la terminologie est un exercice qui permet déviter bien des malentendus; il est donc essentiel dutiliser la terminologie adéquate si lon veut que tout le monde « parle la même langue ». La terminologie dusage en la matière peut varier légèrement dun organisme de développement à un autre. Vous trouverez, ci-après, un rappel de la signification des termes les plus couramment utilisés:
Logique dIntervention: stratégie de base sous-jacente au projet, qui couvre toutes les mesures à prendre dans le cadre du projet afin de contribuer à lObjectif de Développement (OD).
Indicateurs Objectivement Vérifiables (IOV): mesures destinées à classer les Objectifs de Développement et les Objectifs du Projets (OP), ainsi que les Résultats dun projet. Ces indicateurs devraient , dans la mesure du possible, être quantifiables et, bien entendu, vérifiables. Exemples dIOV: x km de mangroves replantées sur 3 ans; diminution de 10% des ufs doiseaux prélevés sur un an; x réunions avec la population locale pour discuter de la gestion dune zone humide sur 4 ans; x séances de formation prévues pour les fonctionnaires sur 2 ans.
Sources de vérification: les éléments (résultats dune enquête, rapports, photos, etc.) fournissant les données nécessaires pour comparer les résultats aux indicateurs de réussite (IOV). Si le résultat escompté est de restaurer des zones humides côtières dans un site Ramsar, lIOV pourrait être de replanter 10 km de mangroves sur le rivage dune zone humide. Les photographies aériennes constitueront une excellente source de vérification pour démontrer que lindicateur a bien été atteint.
Hypothèses: facteurs extérieurs au projet sur lesquels le chef de projet na aucun contrôle mais qui sont néanmoins susceptibles dinfluencer considérablement les résultats du projet: guerre civile, restrictions de déplacement, temps, etc.
Objectif de Développement: parfois appelé « Objectif global » ou « But de Développement ». Il sagit de lobjectif global auquel le projet est censé contribuer. Il doit être compatible avec les Stratégies nationales de conservation existantes ou toute autre stratégie de développement officielle. Par définition, cet objectif est large et ne sera pas atteint par le seul travail du projet.
Objectifs de Projet: on les appelle « Objectifs Immédiats ». Il sagit de ce que le projet est censé réaliser. Attention: ne pas confondre lObjectif Immédiat du projet avec ses résultats ou ses activités. Si vous avez trop dobjectifs de projet, le projet risque dêtre ambigu et difficile à réaliser.
Résultats: résultats concrets de lintervention (le projet). Les résultats matériels sont ceux que lon peut effectivement toucher ou voir: une infrastructure aménagée, un plan de gestion établi, un processus de consultation réussi, une nouvelle législation en vigueur, les limites dun site tracées sur une carte, un inventaire mené à bonne fin, etc. Les résultats non matériels sont plus difficiles à évaluer et sont donc souvent sous-estimés mais néanmoins très importants: changements positifs dans les politiques, personnel mieux formé, nouvelle mentalité ou nouvelle approche des problèmes, comportements plus positifs, hommes politiques et communautés locales plus conscients de limportance des zones humides. Un erreur courante consiste à définir un résultat en commençant par un verbe, le transformant ainsi en activité!
Activités: travail qui doit être accompli pour atteindre les résultats escomptés. Les activités peuvent être nombreuses mais doivent absolument être réalistes et être associées aux Ressources et aux Coûts. Chaque activité devrait également être associée à un résultat. Une activité commence toujours par un verbe: acheter, engager, appliquer, faire, visiter, distribuer, former, etc.
IV. La Méthode du cadre logique (MCL) en tant quinstrument analytique pour la préparation des projets
La réussite dun projet est tributaire de toute une série de facteurs: bonne planification, capacité institutionnelle adéquate, équipes de projet compétentes et motivées, parties intéressées remplissant leurs engagements, etc. Mais la condition essentielle est sans aucun doute que le projet sattaque au problème réel. Pour être certain davoir identifié et véritablement saisi le problème réel à résoudre, nous vous conseillons dappliquer la "méthode du cadre logique" (MCL) avant de formuler lidée de projet dans une proposition complète. Le but de la MCL est de parvenir à une analyse claire et bien documentée du contexte dans lequel se situe le projet proposé. Cette méthode permet de définir les problèmes qui seront traités par le projet et, sur cette base, énoncer clairement les objectifs, les résultats et les activités du projet. La MCL, quil convient donc dappliquer avant de rédiger le Document de projet (proposition), est indispensable à la préparation dun projet bien argumenté.
Principales étapes du processus danalyse du cadre logique:
1. Arbre à problèmes
Pour analyser la situation, commencez par énoncer le problème principal et ensuite, fractionnez-le en plusieurs aspects. Cette arborescence vous aidera à établir des relations de cause à effet entre les aspects négatifs dune situation existante. Elle sera, si possible, préparée lors dune réunion ou dun atelier rassemblant les personnes les plus directement concernées par la situation et bien au fait des problèmes.
Il est important de tenir compte des aspects techniques, économiques, culturels et sociaux dun problème lorsquon en étudie les causes. Cet exercice est extrêmement important car il vous servira de base pour choisir les activités de projet.
Exemple darbre à problèmes:
Effets
Causes
2. Arbre à objectifs
Une fois terminée lanalyse du problème, vous pouvez commencer à réfléchir aux moyens de résoudre les "causes", afin déliminer le problème ou de latténuer. Vous pouvez le faire au moyen dune arborescence dobjectifs, qui traitera essentiellement les "problèmes" (causes et effets) en les transformant en "réalisations positives" (fin et moyens), la "fin" étant létat souhaité à lachèvement du projet.
Exemple darbre à objectifs:
Fin
Moyens
3. Stratégie
Une fois terminé larbre à objectifs, vous choisirez une stratégie que vous exprimerez sous la forme dun ensemble dactions réalisables qui devraient permettre datteindre la situation souhaitée à la fin du projet. Vous déciderez quels sont les moyens identifiés dans larbre à objectifs que vous aborderez dans le cadre du projet. Chaque acteur devrait se concentrer sur ce quil connaît le mieux et ce pour quoi il possède un avantage comparatif. Il y a peu de chances quun ministère de la Pêche soit linstitution la mieux placée pour promouvoir des instruments économiques; mieux vaudrait confier cette tâche au ministère des Finances, de lÉconomie ou de la Planification. A défaut, on pourrait créer une unité économique spéciale au sein du ministère de la Pêche à cet effet.
Les choix concernant ce qui doit effectivement être accompli doivent très méthodiques et tenir dûment compte de la hiérarchie des objectifs, ainsi que de la relation de cause à effet figurant dans larbre à objectifs. Vous devrez prendre en considération des facteurs clés tels que: compétences spéciales de votre institution, intérêts des bailleurs de fonds, chances de succès, importance des hypothèses et budget disponible. Durant lélaboration du projet, vous vous rendrez peut-être compte quil vaudrait mieux que certains autres problèmes de sélectionné dans larbre à problèmes soient traités par dautres projets de votre institution ou éventuellement dune autre institution (doù limportance de la coordination entre les bailleurs de fonds et les acteurs sur le terrain).
La stratégie est importante non seulement durant létape de lélaboration des projets mais aussi durant celle la phase de mise en uvre, et ne devrait donc pas être envisagée comme un instrument rigide. Lors de sa mise en uvre, le projet sera confronté à des situations imprévues, et la stratégie devra peut-être être adaptée en conséquence. Un bon suivi de projet permettra au chef de projet davoir des informations en retour sur lefficacité et la pertinence de la planification stratégique.
4. Planification
Planifier signifie organiser selon un plan. Un plan est un projet élaboré, comportant une séquence logique dopérations destinées à atteindre un objectif clairement défini.
Une fois la situation analysée, il convient de planifier lintervention. La phase de planification est facilitée par létablissement dun cadre logique sous la forme dun tableau en quatre colonnes verticales et quatre horizontales, qui doit être concis et facile à utiliser. Elle doit également servir pour la rédaction des rapports du projet.
Sil est effectué avec soin, cet exercice crucial permettra au chef de projet déconomiser énormément de temps durant la phase de mise en uvre. Il facilitera grandement le suivi et lévaluation du projet, tout en permettant de se faire une bonne idée du processus global en cours. Inutile de préciser quil sagit dun instrument essentiel pour la planification et la gestion de projets.
Méthode du cadre logique (exemple)
| Cadre logique | (1) Logique de lintervention | (2) Indices objectivement vérifiables | (3) Sources de vérification | (4) Hypothèses |
| (5) Objectif de développement |
Gestion améliorée des zones humides pour fournir des services utiles à la communauté | Existence dun plan de gestion, mise en uvre dapproches participatives | Bureau Ramsar, experts indépendants | |
| (6) Objectifs de projet |
|
Augmentation de x % du nombre, de la taille et de la variété de poissons et de plantes | Rapports indépendants | Soutien politique des instances gouvernementales |
| (7) Résultats |
1.1. Existence dinciants pour une pêche durable | Nombre et type de mesures juridiques prises | Questionnaire rempli par la population | Les autorités et le gouvernement veulent appliquer ces mesures |
| 1.2. Pollution par les effluents sous contrôle | Nombre de m3 deaux usées non traitées rejetées dans le cours deau | Rapport du ministère de lenvironnement et de la municipalité | Aucune barrière culturelle | |
| 1.3. Législation pertinente et efficace en place | Nombre et qualité des lois et réglementations | Rapport du Centre du droit de lenvironnement de lUICN. Code civil et lois municipales | Participation du parlement et des organes législatifs locaux | |
| 2.1. Pratiques agricoles durables en place | Nombre et type dengrais utilisés dans la région. Variété des cultures, surface érodée | Étude, rapports indépendants | ||
| 2.2. Pratiques délevage durables en place | Nombre et emplacement des pâturages. Densité du bétail. | Photos aériennes, rapports indépendants, étude | ||
| (8) Activités |
1.1.1. Établissement dun fonds pour financer les incitations, former les fonctionnaires aux instruments axés sur le marché. | Moyens 120 mois-personne 3 véhicules |
Coûts (en CHF X 1000) 1200 60 |
Bonnes relations avec les autorités locales; bonne participation de la population locale et sentiment dappropriation du projet |
| 1.2.1. Évaluer les
sources de pollution 1.2.2.Discuter avec les entreprises polluantes 1.2.3. Prévoir des subventions pour technologie appropriée |
4 bureaux fonds pour dépenses courantes |
120 100 Total 1480 |
Pas de conflit armé dans la région; liberté de déplacement à lintérieur du pays | |
| 1.3.1. Engager des
spécialistes du droit de lenvironnement pour conseiller le gouvernement 1.3.2. Préparer des documents pertinents pour le Parlement |
Un gouvernement démocratique reste en place | |||
| 1.3.3. Former juristes et spécialistes du terrain; préparer des "briefings" pour les parlementaires |
V. Comment utiliser la Méthode du cadre logique au-delà de létape de lélaboration des projets
(Cette étape dextension de la MCL ne sapplique quaux grands projets)
Calendrier
Une fois la MCL menée à terme, toutes les activités prévues dans le cadre logique devraient être énumérées par ordre chronologique.
Dispositions relatives à lexécution
Comme indiqué plus haut, lutilité de la méthode du cadre logique ne se limite pas à lélaboration ou à la préparation dun projet. Pour les projets de très grande envergure (plus dun million dEuro) comportant de nombreuses activités, le cadre logique peut être utilisé comme outil de gestion, en attribuant au personnel de projet des responsabilités pour chaque activité. Le cadre logique est alors subdivisé en plusieurs sous-cadres logiques, décrivant chacun les composantes du cadre logique principal. Lobjectif immédiat du cadre logique principal devient alors lobjectif de développement du sous-cadre logique, et ainsi de suite.
Ce système est extrêmement précieux pour faire ressortir la cohérence des composantes dun programme ou dun projet, ainsi que pour développer chacune de ces composantes en détail. Toutefois, vu sa complexité, cet exercice devrait être fait par un personnel de projet dûment formé et expérimenté.
| Programme | Projet | Composantes du projet | ||
| Objectif de développement | ||||
| Objectifs de projet | Objectif de développement | |||
| Résultats | Objectifs de projet | Objectif de développement | ||
| Activités | Résultats | Objectifs de projet | ||
| Activités | Résultats | |||
| Activités |
Suivi et évaluation
Suivre les réalisations ou lévolution dun projet signifie surveiller certains paramètres ou certaines activités sur une base régulière
Le cadre logique, quil sagisse du cadre logique principal ou des sous-cadres logiques, est également très utile pour suivre et évaluer les réalisations et les progrès accomplis par le projet. Les sous-cadres logiques, en particulier, permettront au fonctionnaire chargé du suivi ou à lévaluateur de repérer facilement quel objectif na pas été réalisé ou quelle activité na pas été mise en uvre. Il pourra aussi identifier facilement et rapidement qui avait été chargé de cette activité et devrait rendre compte de cet échec.
VI. Proposition de présentation de projet
| Les propositions de projet devraient refléter les conclusions du processus de MCL. Le niveau de détail et la taille du document de projet dépendront bien entendu de lampleur du projet lui-même. En dautres termes, un projet onéreux devra être beaucoup plus élaboré quun simple séminaire. Les principales rubriques dun document de projet présentées ci-après suivent lapproche générale de la structure du cadre logique. |
Résumé
Un bref résumé est toujours utile pour les donateurs potentiels.
A. Introduction
Décrire le contexte dans lequel se déroulera le projet, y compris:
B. Justification
Expliquer les raisons pour lesquelles le projet est entrepris, ainsi que le choix de lapproche, y compris:
C. Objectif de développement et objectifs de projet
Expliquer lobjectif à long terme auquel le projet va contribuer et énumérer les objectifs particuliers que le projet va réaliser.
D. Résultats et activités de projet
Les résultats de projet décriront les réalisations particulières attendues dun projet pour atteindre les objectifs visés. Les activités de projet décriront les activités prévues pour atteindre les résultats attendus. Les projets ne devraient pas viser des résultats trop nombreux mais peuvent comporter autant dactivités que nécessaire. Si les résultats que vous visez sont trop nombreux, mieux vaut mettre sur pied plusieurs projets.
E. Apports (Inputs)
F. Hypothèses/risques
Cette section devrait recenser les facteurs importants pour la réussite du projet mais qui sont hors de sa portée. Vous y examinerez les risques importants susceptibles de se présenter lors de la mise en uvre du projet et de retarder ou dempêcher l'accomplissement des résultats/objectifs escomptés, par exemple: saison des pluies exceptionnelle paralysant les activités de terrain; troubles civils; grèves générales; changement politique sérieux; etc.
G. Obligations et conditions préalables
Décrire toute mesure ou information requise avant que le projet puisse démarrer, par exemple, construction dune route; formation spéciale du personnel local; législation particulière adoptée par le parlement; site Ramsar désigné officiellement; etc.
H. Dispositions relatives à la mise en uvre
Décrire la façon dont le projet sera mis en uvre, en établissant clairement les rôles et responsabilités de tous les acteurs, y compris ceux qui font partie du Comité national Ramsar.
I. Examens, rapports et évaluations relatifs aux projets
Décrire les rapports, techniques et financiers, qui doivent être préparés, et en préciser la périodicité. Il convient également de préciser qui est responsable de la préparation de tel ou tel rapports et pour qui.
Décrire la procédure à suivre pour lévaluation (interne et externe) de projets.
J. Budget
Le budget inclura trois types de poste principaux: temps de travail du personnel (local et international), équipement et formation (y compris réunions, formation officielle ou non, etc.). Il inclura également les ressources financières destinées aux activités opérationnelles (téléphone, impression, affranchissement, location des bureaux, visites de terrain, déplacements, etc.). On accepte normalement une imputation de 10 à 15 % sur le budget global.
Un modèle de tableau budgétaire est présenté en annexe.
Annexes
La nature des annexes dépendra de la nature et de la complexité du projet. Toutes les propositions importantes comporteront néanmoins lArborescence des problèmes, lArbre à objectifs et le Cadre logique.
VII. Structure simplifiée pour ateliers et séminaires
| La documentation de projet destinée aux ateliers et séminaires exige en principe moins danalyse préliminiare et de planification quun grand projet de terrain. La version simplifiée de document de projet présentée ci-après peut donc être utilisée pour de telles réunions |
Historique et Justification
Cette rubrique comportera une brève explication de la situation que latelier ou le séminaire va traiter, ainsi que du contexte dans lequel cet atelier/séminaire se déroulera. Par exemple: normalisation des critères de sélection des sites Ramsar; normalisation des rapports nationaux en vertu de la Convention de Ramsar; potentiel économique des zones humides et mécanismes dutilisation rationnelle; protection des oiseaux; pollution des sols, etc.
A titre dexemple, la justification pourrait être: préparatifs en vue de la prochaine COP; mise en uvre de la résolution X; échange dexpérience; leçons tirées dautres expériences régionales; etc.
1. Le Projet
2. Rapports, Évaluation et Suivi
Une personne sera chargée de préparer les rapports et, éventuellement, de recueillir et publier le compte rendu de latelier. Une évaluation rapide de la pertinence et de lefficacité de latelier/du séminaire devrait être effectuée. Le moyen le plus simple consistera à distribuer un questionnaire à tous les participants à la fin de la réunion. Cette fois encore, le niveau de détail de lévaluation dépendra de limportance, de lampleur et de la durée de latelier/du séminaire.
Si lobjectif de latelier/du séminaire est de confier des tâches aux participants, une personne sera désignée pour assurer le suivi de ce travail.
3. Budget
Le budget dun atelier consiste essentiellement en frais de déplacement (indemnités de subsistance et frais de voyage), dépenses dorganisation (location des installations et services, frais de communication, temps de travail du personnel, impression et publication, affranchissement, etc.). Dans certains cas, il conviendra de prévoir des honoraires pour les orateurs invités.
Pour
tout renseignement, contactez: Bureau de la Convention de Ramsar,
Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41 22 999 0170, fax +41 22 999
0169, e-mail
).
Traduit de l'anglais par Catherine Lokschin. Publié le 29 mars 2001, Dwight
Peck, Ramsar.