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Fonds Ramsar de petites subventions -- Rapport sur les subventions 1997


Fonds Ramsar de petites subventions pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides (FPS)

Rapport sur les subventions 1997     [English version] [version en español]

Rappel

La Conférence des Parties contractantes à la Convention de Ramsar a établi le Fonds Ramsar de petites subventions (FPS) dans le but d’apporter une assistance en matière de conservation et d’utilisation durable des zones humides aux pays en développement et aux pays en transition. Le concept d’utilisation rationnelle a été défini comme: «utilisation durable des zones humides au bénéfice de l’humanité, d’une manière qui soit compatible avec le maintien des propriétés naturelles de l’écosystème». Les Principes opérationnels du FPS pour la période triennale de 1997 à 1999 mettent l’accent sur l’application du Plan stratégique Ramsar 1997-2002. Il en ressort que l’objectif (les objectifs) des projets doit (doivent) correspondre aux objectifs généraux et opérationnels du Plan stratégique. Au titre du Fonds, une aide d’urgence peut être apportée à des sites Ramsar qui ont subi des dommages ou risquent de subir des dommages de manière imminente. Les pays qui ont signalé leur intention d’adhérer à la Convention peuvent demander une aide préparatoire à l’appui des activités nécessaires à l’inscription de leur premier site sur la Liste des zones humides d’importance internationale.

Subventions de 1997

La dernière Conférence des Parties contractantes (Brisbane, Australie, 1996) a décidé que tous les pays figurant sur la «liste des bénéficiaires d’une aide» établie par le Comité d’aide au développement (CAD) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), sont éligibles à l’assistance du FPS Ramsar. Le nombre de pays bénéficiaires ayant considérablement augmenté, un nombre record de 83 projets ont subi une évaluation technique menée par le personnel politique et technique du Bureau d’après le Formulaire d’évaluation des propositions de projets approuvé par le Comité permanent à sa réunion de 1996 et, dans la plupart des cas, avec la contribution d’experts indépendants d’organisations partenaires et/ou de membres ou de membres suppléants du Groupe Ramsar d’évaluation scientifique et technique (GEST). Cinquante-cinq projets ont été jugés recevables et le Bureau a transmis son analyse et ses recommandations au Comité permanent, pour approbation à sa 20e réunion, du 29 septembre au 3 octobre 1997. La priorité a été accordée aux Parties contractantes et le Comité permanent a décidé de ne financer qu’un seul projet par pays. En 1997, les ressources disponibles ont suffi à financer 29 projets dans un nombre égal de pays, pour un montant total de CHF 1 104 840. Le financement de ce grand nombre de projets a été possible grâce à une augmentation de l’attribution au budget central et, surtout, aux contributions volontaires généreuses de l’Allemagne, du Danemark, de l’Islande, des Pays-Bas, de la Suède et de la Suisse.

Description résumée des projets approuvés

Algérie

La subvention de CHF 40 000 financera des campagnes d’éducation en matière d’environnement et de sensibilisation du grand public, des écoles, des autorités locales et autres parties s’intéressant au lac des Oiseaux. Tout en n’étant pas un site Ramsar, ce site, qui fait partie des zones humides d’El Kala, est un habitat important pour les oiseaux d’eau et d’autres espèces de la faune et de la flore. De nombreux oiseaux – parmi lesquels quelques espèces rares – nichent dans la région. Les activités prévues comprennent des réunions, des programmes télévisés et la mise au point de matériel pédagogique et d’affiches en collaboration avec les autorités du Parc national d’El Kala et de l’unité de conservation de la forêt d’El Tarf. Le lac des Oiseaux a souffert d’une dégradation permanente par le déversement d’eaux usées, la construction d’une route et une utilisation sauvage du site comme zone de loisirs par les habitants des environs. L’objectif ultime serait la création d’une Association des amis du lac des Oiseaux qui ferait campagne en faveur de l’utilisation rationnelle du lac, avec la participation de toutes les personnes concernées.

Arménie

Le projet arménien a été doté de CHF 35 000 pour la restauration et la remise en état du site Ramsar du lac Sevan. Depuis 1991, l’augmentation artificielle de l’écoulement d’eau a gravement perturbé les caractéristiques écologiques du bassin de ce lac. La plupart des habitats des oiseaux d’eau – petits lacs, étangs et marais – ont été drainés et le nombre d’oiseaux a décru en conséquence. Plus de la moitié des espèces ont cessé d’y nicher et les habitats restants sont également menacés. La subvention du FPS aidera à déterminer les régions les plus importantes pour la nidification des oiseaux d’eau et à élaborer un plan d’action visant à leur remise en état et à leur restauration qui comprendra l’utilisation rationnelle du lac par une gestion efficace de la pêche. On prévoit aussi des programmes de sensibilisation et d’éducation du public. Un plan de gestion détaillé, s’appuyant sur les Lignes directrices Ramsar, est en préparation et servira de cadre aux activités relevant du FPS.

Brésil

Le Parc marin d’Etat de Parcel de Manuel Luís, dans l’Etat du Maranhao a été créé pour protéger certains des récifs coralliens néotropicaux les plus méridionaux. Depuis 1993, le Bureau d’Etat de l’environnement et des ressources aquatiques élabore et mène des activités de recherche dans la région avec l’appui de l’Université fédérale du Maranhao. C’est ainsi que l’on a dressé la carte des récifs coralliens qui ont été classés et que l’on a décrit les facteurs géographiques, environnementaux et biologiques. L’attribution de CHF 40 000 aux mesures de gestion du Parc marin d’Etat de Parcel de Manuel Luís permettra de réaliser deux objectifs principaux: le premier vise à décrire le récif de façon plus précise afin d’établir les normes et règles qui seront incluses dans le plan d’aménagement de cette unité de conservation; le deuxième prévoit d’entamer des études sur les liens unissant la zone de récifs coralliens de Parcel de Manuel Luís et les régions de mangroves du site Ramsar de Reentrancias Maranhenses, afin d’agrandir la superficie de ce dernier pour y inclure la zone de récifs coralliens.

Bulgarie

CHF 35 000 ont été accordés à l’élaboration et l’application d’un plan d’aménagement pour le lac Srebarna. Le lac, en raison de sa diversité biologique exceptionnelle, avait déjà été classé Réserve naturelle intégrale en 1948. Le lac Srebarna est l’un des quatre sites de nidification du pélican frisé en Europe et c’est aussi l’habitat de cinq espèces d’oiseaux menacées au plan mondial. Il est devenu site Ramsar en 1975 et Réserve de biosphère en 1977. En 1983, il a été désigné bien du patrimoine mondial et en 1989 classé Zone importante pour l’avifaune. Le lac Srebarna est inscrit au Registre de Montreux depuis 1993 en raison de changements survenus dans le régime hydrologique et de la succession végétale non contrôlée. Depuis lors, des efforts considérables ont été déployés pour restaurer et remettre en état cette importante réserve naturelle. Le Plan national pour les zones humides prévoit l’élaboration, de manière prioritaire, d’un plan d’aménagement qui comprendrait la surveillance continue et des activités de restauration. L’objectif principal du projet est de retirer le site du Registre de Montreux.

Burkina Faso

Le Burkina Faso recevra du FPS CHF 20 000 avec une contribution de contrepartie de CHF 20 000 versée par l’institution «Oiseaux migrateurs du Paléarctique occidental – OMPO», en vue de renforcer la gestion durable des zones humides du pays. La subvention du FPS entre dans le cadre d’un vaste projet dont l’objectif principal est la formation de 30 animateurs/recenseurs choisis dans les communautés locales concernées afin de créer un capital de ressources humaines qui viendra renforcer les efforts déployés par les autorités pour appliquer la Convention de Ramsar. Ce groupe de base réalisera le comptage annuel des oiseaux et s’occupera des questions écologiques dans les trois sites Ramsar du Burkina Faso et sept autres zones humides. Une méthode de gestion décentralisée des zones humides, à laquelle participeront les communautés locales, sera mise à l’essai dans le but d’établir une meilleure politique d’utilisation rationnelle des ressources naturelles. Le projet prévoit également d’organiser des campagnes de sensibilisation du public.

Chili

Le Chili a reçu une subvention de CHF 28 300 afin d’élaborer une stratégie nationale de conservation des zones humides. Sept sites chiliens sont actuellement inscrits sur la Liste Ramsar des zones humides d’importance internationale. En 1994 a été créé un Conseil national pour les zones humides qui comprend des représentants d’organes gouvernementaux et non gouvernementaux ainsi que d’universités. Sa tâche principale consiste à analyser et appliquer les recommandations de la Convention de Ramsar, à élaborer des projets de gestion des zones humides et une stratégie nationale pour la conservation des zones humides. Il est devenu urgent d’organiser un atelier en vue de rédiger cette stratégie. Les participants viendront d’horizons politiques, techniques et scientifiques et l’on espère que l’atelier aboutira à la production d’un document pouvant être inclus dans les politiques nationales et locales pour la conservation et la gestion des ressources naturelles du Chili.

Chine

La Réserve naturelle nationale de Dongzhaigang dans la province de Hainan est l’un des six sites Ramsar de la Chine. C’est en raison de l’importance de sa diversité biologique – forêts de mangroves et zones humides intertidales – qu’elle est devenue Réserve naturelle provinciale au début des années 80, puis site Ramsar en 1992. Il est probable qu’il s’agisse de la dernière et plus importante zone de forêts de mangroves à maturité de Chine, d’importance primordiale pour les oiseaux d’eau migrateurs et hivernants, notamment des espèces menacées au plan mondial telles que la petite spatule, l’aigrette chinoise et la mouette de Saunders. Elle fournit aussi d’importantes ressources à plus de 4000 familles qui résident autour de la baie. En mars 1997, un groupe international d’experts a évalué l’état des forêts de mangroves et leur gestion. La réserve est principalement gérée pour l’écotourisme, mais peu de ressources sont investies dans la formation du personnel, la protection et la gestion en général. Les CHF 40 000 qui ont été attribués aideront à renforcer les capacités du Bureau des forêts de Hainan de concevoir et réaliser la conservation et l’utilisation rationnelle à Dongzhaigang par la formation, l’information des communautés et la participation locale; à assurer la formation du personnel, qui fait cruellement défaut, en matière de gestion et d’utilisation rationnelle; à aider à l’élaboration d’un plan de gestion quinquennal; à mener des campagnes de sensibilisation du public et à mettre à jour l’information sur le site Ramsar.

Comores

Le projet des Comores, qui a pour but à long terme de remettre en état le lac Dziani Boudouni, seul site Ramsar du pays, au moyen d’un plan d’aménagement, a été approuvé et doté de CHF 20 000. A ce jour, c’est l’absence de ressources financières et d’équipement qui a empêché les autorités nationales de veiller à la surveillance continue et à la protection de ce lac important menacé par le défrichement pour l’agriculture, la coupe des arbres et le surpâturage par le bétail propriété des paysans du village d’Itasamia, situé sur les berges du lac. L’objectif principal de ce projet consiste à élaborer et appliquer un plan d’aménagement visant à l’utilisation rationnelle des ressources naturelles de la région et à encourager les communautés locales, en particulier les femmes, à participer activement au processus intégral de restauration et de conservation de cette zone humide et de maintien de ses caractéristiques écologiques. La participation du secteur privé sera également encouragée. Il convient de souligner que des associations de villageois pour la protection de l’environnement, appelées «Ulangua» ont autrefois mené des activités importantes en faveur de la protection du lac Dziani Boudouni, mais qu’elles ont été découragées par l’absence d’appui de la part des autorités concernées. Les activités comprendront également la surveillance continue du site, l’élaboration de matériel d’information pour la sensibilisation du public et pour les touristes, la mise en place de panneaux d’information et la construction d’un sentier botanique dans la forêt.

Costa Rica

Une somme de CHF 40 000 a été accordée pour l’élaboration d’un plan d’aménagement en vue de la protection de la zone humide de la Mata Redonda et de son inscription sur la Liste de Ramsar. La Mata Redonda est un Refuge national de faune sauvage depuis 1992 et fait partie d’un écosystème de zone humide complexe situé dans le bassin inférieur du Tempisque et dont fait partie le site Ramsar de Palo Verde. Les communautés locales mènent paître leurs troupeaux dans la zone humide de la Mata Redonda – comme elles le faisaient à Palo Verde – et cette activité, grâce au piétinement et à la consommation de végétation, préserve des espaces d’eaux ouvertes qui attirent les oiseaux. Les poissons et les invertébrés sont abondants et le site est vital pour des oiseaux qui nichent en colonie dans la région ainsi que pour des espèces hivernantes/migratrices. Afin de garantir une protection réelle de la Mata Redonda, il convient de prendre les mesures juridiques et concernant l’infrastructure voulues, ce qui nécessite une évaluation écologique de la région; une analyse de la situation juridique du Refuge et des zones environnantes; la révision du statut juridique en rapport avec le régime de propriété; la préparation de matériel audiovisuel en collaboration avec les communautés locales et les autorités nationales et l’organisation d’ateliers pour la sensibilisation du public.

Équateur

En 1995, l’Équateur a reçu une subvention pour préparer l’inventaire des zones humides de deux provinces côtières. Un rapport final a été préparé. La subvention de 1997, d’un montant de CHF 34 700, permettra de passer à la deuxième étape de l’inventaire national des zones humides dans les provinces de Guayas et d’El Oro. Ces zones humides continentales subissent de fortes pressions dues au drainage, à la surexploitation des ressources et à la pollution. L’inventaire fournira de nouvelles informations sur leur état de conservation actuel et contribuera à élaborer et appliquer des politiques et activités de gestion. Comme pour le projet de 1995, lorsque toutes les nouvelles données auront été compilées, des ateliers réunissant des spécialistes nationaux seront organisés afin de déterminer les zones humides d’importance nationale et/ou celles qui par leur importance internationale satisfont aux critères Ramsar. Ces zones humides seront alors évaluées par la nouvelle Direction des aires protégées et de la faune, selon des critères de conservation pratiques, et inscrites au réseau national d’aires protégées et/ou sur la Liste de Ramsar. Les résultats du projet seront publiés et largement distribués aux institutions locales, régionales et nationales.

Égypte

Les zones humides d’Égypte sont diverses, des lacs septentrionaux de Manzala, Bardawil et Burullus (les deux derniers étant des sites Ramsar) jusqu’au sud, en passant par le Nil. Des projets de développement ambitieux, des projets de drainage pour l’agriculture et la pisciculture et la construction d’une grande route longeant la côte méditerranéenne de l’Égypte auront des répercussions sur les sites Ramsar. Une subvention de CHF 40 000 a été accordée en vue de l’application d’une technique d’évaluation des zones humides au lac Bardawil, et des informations concernant les modes d’utilisation et les ressources de la région seront rassemblées. Il s’agit de données sur la pêche, le tourisme et la chasse, les ressources biologiques telles que les oiseaux, les mammifères, les poissons, les plantes aquatiques et des données hydrauliques et hydrologiques (niveaux et débits d’eau), ainsi que des données sur la composition des écosystèmes. L’analyse de toutes les données rassemblées fournira une évaluation des fonctions et valeurs du lac Bardawil en vue de l’application d’une technique d’évaluation. Il convient également de souligner qu’une Procédure consultative sur la gestion sera menée au lac Bardawil, en 1998, dans le but ultime de retirer le site du Registre de Montreux.

Estonie

Une subvention de CHF 32 000 a été approuvée pour l’intégration de la conservation et de l’utilisation rationnelle dans la gestion du site Ramsar de la zone humide de Matsalu. Les valeurs naturelles de la zone humide viennent aussi bien de son caractère sauvage que de communautés semi-naturelles. La flore comprend environ 700 espèces dont 50% sont inscrites au Livre rouge de la région baltique. Plus de 260 espèces d’oiseaux nichent ou migrent dans la région dont environ 150 sont inscrits au Livre rouge. Les berges de la baie de Moonsund et Matsalu comprennent plus de 3000 hectares de prairie côtière formée par l’interaction entre les conditions hydrologiques et les activités humaines. Les forêts de la zone humide sont principalement d’anciennes prairies boisées; de petites parcelles de prairies boisées sont encore utilisées et afin de préserver la très haute diversité biologique, cette utilisation doit se poursuivre. Les objectifs du projet comprennent l’intégration de la conservation et de l’utilisation rationnelle des ressources naturelles de la région par la poursuite du fauchage traditionnel; le développement et la planification locale avec la participation active des communautés locales et du secteur privé; le maintien des caractéristiques écologiques de ce site Ramsar et l’application pleine et entière du plan d’aménagement.

Hongrie, Roumanie, Slovaquie, Ukraine

CHF 25 000 ont été attribués pour établir une zone humide Ramsar transfrontière dans la région de la haute Tisza. Le projet concerne environ 15 000 km2 s’étendant sur les territoires frontaliers de ces quatre pays. Le projet a été préparé par le Tisza Klub pour l’environnement et la nature en Hongrie qui est également responsable de son application et a été approuvé par les quatre autorités administratives Ramsar respectives. Les écosystèmes de montagne de la région comprennent des forêts vierges, des prairies alpines, des formations de grottes, des cours d’eau, des cascades, des tourbières, des marais d’altitude et des sources minérales. Les habitats typiques des plaines comprennent plaines d’inondation, eaux dormantes, hauts fonds, forêts-galeries, marais et prairies marécageuses. Les régions de montagne sont parmi les plus importants sites d’occupation traditionnelle des sols. Dans l’intérêt de la protection de la nature, du maintien de la diversité biologique et de l’amélioration de la coopération internationale, le projet a les objectifs suivants: 1) nouvelles propositions d’inscription de sites par les parties intéressées (étude et évaluation des données existantes dans chaque pays; création de cartes et de banques de données informatisées; préparation de deux Fiches descriptives Ramsar supplémentaires par la Slovaquie et l’Ukraine; publication d’un ouvrage en anglais contenant des Fiches descriptives Ramsar et des informations sur les conditions écologiques de la haute Tisza); 2) campagnes de sensibilisation du public (conférences de presse; distribution générale de l’ouvrage susmentionné; affiches en quatre langues; nombreux articles pour les journaux locaux, nationaux et internationaux). Après réunion du matériel de référence, celui-ci sera communiqué aux institutions gouvernementales compétentes pour leur permettre de prendre les mesures officielles en vue de l’établissement du Site Ramsar transfrontière.

Israël

La Réserve naturelle de Hula est l’un des deux sites Ramsar d’Israël. Une subvention de CHF 40 000 a été accordée pour la conservation de l’aigle impérial et de l’aigle criard menacés d’extinction qui hivernent dans la vallée de Hula. Dans les années 50, la vallée a été drainée aux fins de l’agriculture. Seule une petite superficie a été préservée et classée en Réserve naturelle de Hula. Depuis quelques années, la vallée subit un développement agricole intensif tout en étant devenue une destination touristique recherchée. En 1992, une cinquantaine d’hectares ont été réinondés et actuellement, la vallée de Hula, qui comprend la réserve naturelle et la zone réinondée, est l’un des sites de migration et d’hivernage les plus importants de la région pour plus de 200 espèces d’oiseaux dont plusieurs sont menacées d’extinction. La subvention du FPS améliorera les mesures de conservation de l’aigle impérial et de l’aigle criard qui hivernent dans les zones humides de Hula. Les besoins écologiques des deux espèces seront étudiés ainsi que les effets de l’agriculture intensive et du tourisme sur les populations hivernantes. Les agriculteurs et les décideurs locaux participeront au projet et l’on mettra sur pied un programme d’éducation pour la jeunesse locale. Ultérieurement, un plan d’aménagement sera élaboré en coopération avec les autorités locales, les propriétaires terriens et les promoteurs.

Malaisie

Les Parties asiatiques à la Convention de Ramsar ont activement encouragé la coopération régionale et infrarégionale pour l’application effective de la Convention dans la région. Depuis 1991, plusieurs réunions régionales ont été organisées qui ont contribué à la coopération internationale et aidé à mettre sur pied des cadres d’action nationale. Ces réunions ont également permis de faire progresser les différentes priorités adoptées lors de conférences des Parties contractantes. Il a donc été proposé d’instaurer un mécanisme, dans la région Asie, en vue d’une application effective des résultats de la Conférence des Parties de Brisbane (1996) et en particulier, du Plan stratégique Ramsar. Les CHF 40 000 qui ont été attribués contribueront à la coordination et à l’appui de cet objectif par l’intermédiaire des représentants régionaux de toutes les Parties à la Convention de Ramsar afin de les aider à préparer un plan national d’application du Plan stratégique. Une réunion régionale des Parties contractantes d’Asie aura lieu afin de discuter des progrès accomplis au plan national, d’élaborer une stratégie de coopération internationale en matière d’application et de conception et de promouvoir des activités pilotes. Des échanges d’information et des programmes d’information conjoints sur la Journée mondiale des zones humides seront élaborés et un mécanisme sera mis sur pied pour surveiller les progrès et faire rapport à la réunion de 1998 du Comité permanent et à la Conférence des Parties en 1999.

Mauritanie

En 1991, la Mauritanie fut l’un des premiers pays à bénéficier d’une subvention Ramsar (CHF 45 000) dans le cadre du Fonds pour la conservation des zones humides (devenu Fonds de petites subventions), pour une étude en vue du développement d’un écotourisme compatible avec la conservation dans le Parc national du Banc d’Arguin. Ce projet s’est terminé avec succès en 1996 et a donné lieu à une stratégie d’écotourisme adapté à la configuration du Parc et aux besoins des communautés locales. Le projet de 1997, financé à hauteur de CHF 40 000, est un suivi du premier projet. Son but est le développement de l’écotourisme dans le Parc national du Banc d’Arguin. Parmi les activités qui auront lieu, on note des excursions pilotes avec des agents de voyage qui ont l’habitude de collaborer dans le domaine des aires protégées; l’accompagnement des communautés locales pour les aider à trouver un rôle participatif actif dans les domaines de la surveillance continue, de la réception des touristes et de la gestion des ressources; un atelier sur l’écotourisme avec toutes les personnes concernées; des ateliers de formation dans les villages du Parc dont les habitants seront les acteurs principaux de ce projet; un programme d’investissement pour l’acquisition de l’équipement - de nouvelles tentes, des bateaux d’observation, des étalages pour la vente de produits et d’articles de couture, d’artisanat et de pêche, par exemple . Une personne compétente sera engagée afin d’animer et de coordonner les activités les plus urgentes, avec l’appui d’un réseau de personnes de chaque communauté.

Mongolie

La Mongolie est le seul pays n’étant pas Partie contractante qui ait bénéficié d’une subvention cette année; toutefois, la Mongolie a, depuis, adhéré à la Convention. La somme de CHF 25 000 aidera la Mongolie à promouvoir les objectifs et activités de la Convention, notamment pour sélectionner des sites qui pourraient être inscrits sur la Liste des zones humides d’importance internationale. La Mongolie, malgré de faibles précipitations est riche en ressources aquatiques: lacs froids, profonds et extrêmement oligotrophes ou lacs salins tempérés et de nombreuses grandes plaines d’inondation dans trois bassins de drainage. Ces zones humides sont l’habitat de poissons, notamment plusieurs espèces endémiques et de quelque 50 espèces nidificatrices d’oiseaux d’eau, notamment le pélican frisé menacé, quatre espèces de grues, la mouette relique et 35 oiseaux migrateurs. Un atelier national a eu lieu en septembre 1997 en vue d’évaluer l’état actuel de la diversité biologique des zones humides de Mongolie. Les objectifs principaux du projet consistent à entreprendre une évaluation précise de la distribution des oiseaux d’eau, de leurs populations et des priorités de conservation dans la Dépression des grands lacs, notamment dans le Parc national Hars Us Nuur, afin de confirmer qu’il est éligible en tant que site Ramsar; à renforcer les capacités du personnel du Parc national en ce qui concerne les techniques d’inventaire des zones humides/oiseaux d’eau par une formation en cours d’emploi et en élargissant cette formation à des étudiants de l’université de Hovd qui est située à proximité; et de compléter la Fiche descriptive Ramsar du Parc national de Hars Us Nuur en vue de son inscription sur la Liste de Ramsar.

Namibie

Une subvention de CHF 40 000 a été accordée pour réaliser un inventaire, une classification et des plans de gestion pour les zones humides de Namibie. Aucun des quatre sites Ramsar actuel n’a de plan de gestion et l’on ne prend des mesures que lorsque c’est jugé nécessaire. Il importe donc, de toute urgence, de rédiger des plans d’aménagement afin de garantir une gestion cohérente des zones humides avec des objectifs précis. Le projet comprendra deux phases qui coïncideront: une phase «bureau» et une phase «terrain». Des projets de plans seront rédigés en consultation avec toutes les parties intéressées et affectées et discutés lors de réunions avec les administrateurs des sites. Simultanément, des missions auront lieu dans les sites afin d’obtenir des données de première main et de mettre les cartes à jour. Il devrait en résulter des plans de gestion contenant chacun un «guide de terrain» et un guide référence avec des informations détaillées sur tous les aspects du site telles que des listes d’espèces, un historique, etc., ainsi que des cartes et du matériel d’information d’intérêt public qui seront revus et mis à jour tous les trois ans.

Panama

CHF 40 000 ont été attribués au Panama pour la surveillance continue et la protection des populations de crevettes dans la zone humide de Punta Patiño (site Ramsar) et les régions environnantes de la province de Darién. Ce projet a pour objectif d’obtenir des informations en vue de l’évaluation de la situation actuelle de la pêche à la crevette dans toute la région afin de garantir la conservation et la gestion rationnelle de cette ressource marine d’importance commerciale vitale. La pêche dans la Réserve naturelle de Punta Patiño et les régions environnantes est à la fois industrielle et traditionnelle; il n’y a cependant aucune information disponible sur le cycle vital et la structure des populations des espèces de crevettes exploitées non plus que sur les espèces, le volume, les méthodes et les traditions de la pêche, le nombre de bateaux, de pêcheurs, les points de vente des crevettes et les variations saisonnières. Des cartes seront préparées afin de montrer la distribution des espèces de crevettes aux différentes phases de leur cycle de vie. La participation active des communautés locales est un objectif important et la formation à la conservation et à l’utilisation rationnelle des ressources naturelles sera assurée afin de rendre les communautés locales conscientes de leur rôle en tant qu’entités ayant un impact et une influence sur l’environnement.

Papouasie-Nouvelle-Guinée

On a calculé qu’un tiers au moins de la Papouasie-Nouvelle-Guinée pouvait être considéré comme zone humide. Outre différents types de zones humides, la Papouasie-Nouvelle-Guinée possède de nombreuses espèces des zones humides, en particulier des oiseaux d’eau, des poissons endémiques et des coraux. Les zones humides procurent de nombreux avantages tels que des recettes d’exportation, un revenu personnel et la subsistance de la population locale mais ces zones humides sont aujourd’hui confrontées à des menaces provenant de changements dans le bassin versant, de la pollution, de l’exploitation minière et des espèces exotiques. Le Département de l’environnement et de la conservation est l’organisme chargé de la conservation et de la promotion de l’utilisation rationnelle des zones humides de Papouasie-Nouvelle-Guinée, mais il dispose de moyens techniques et de ressources insuffisants pour ce faire. L’allocation de CHF 40 000 améliorera les capacités du Département, au moyen d’une formation «dans les bureaux» et sur le terrain, de s’acquitter d’autres obligations découlant de la Convention de Ramsar et procurera des avantages tangibles. Le projet devrait aboutir à doter une équipe chargée des zones humides au sein du Département de compétences accrues, notamment dans les domaines des techniques d’évaluation sur le terrain et de gestion; une capacité améliorée de gestion des projets et une capacité améliorée de la Papouasie-Nouvelle-Guinée d’appliquer le Plan stratégique Ramsar.

Pérou

Pour contribuer à l’élaboration en collaboration du Plan magistral du site Ramsar de la Réserve nationale de Junín, CHF 36 000 ont été attribués au Pérou. Après le lac Titicaca, le lac de Junín est le deuxième plus grand lac du Pérou. En 1974, la région est devenue Réserve naturelle nationale pour protéger la faune, la flore et le paysage; elle a été inscrite en janvier 1997 sur la Liste de Ramsar. La Réserve nationale de Junín n’est pas seulement importante en tant qu’habitat de l’avifaune (avec environ 125 espèces dont le grèbe de Taczanowski, endémique de Junín) mais c’est, depuis toujours, une source de travail et d’existence pour les populations rurales des environs (pâturage du bétail, culture d’espèces andines, fourrage et plantes médicinales). En outre, le lac Junín est un exemple particulièrement représentatif d’une zone humide naturelle ou quasi naturelle avec des paysages et des modes de vie caractéristiques du milieu aquatique de la région andine. La pollution minière, la surexploitation des ressources, le pâturage intensif et l’extraction des espèces menacent actuellement la faune et la flore indigènes. Bien que le site soit une réserve naturelle protégée depuis plus de 20 ans, il ne dispose d’aucun plan d’aménagement et l’élaboration d’un tel plan magistral, avec la participation active des communautés locales et d’autres parties intéressées, est de la plus haute importance. Il est également extrêmement urgent d’engager du personnel administratif et des gardiens pour préserver cet important site Ramsar.

Roumanie

En 1996, le ministère des Eaux, des Forêts et de la Protection de l’environnement adoptait la «Stratégie nationale pour la conservation de la diversité biologique en Roumanie». L’étude des zones humides roumaines en vue de l’inscription de nouveaux sites Ramsar pour laquelle CHF 25 000 ont été accordés vient compléter cette stratégie, notamment sa section sur la gestion des données en vue de la prise de décision et de l’utilisation rationnelle des zones humides étudiées. La Stratégie nationale a également conclu que le classement de nombreux sites protégés était subjectif et le projet du FPS fournira un instrument objectif de prise de décision pour choisir les régions qui satisfont aux critères nationaux ou internationaux. Grâce à la banque de données qui sera mise sur pied, on pourra décider, dès la fin des études de terrain, de la nécessité de conduire d’autres études et de désigner des aires protégées. Ainsi, les décisions administratives concernant l’inscription de sites sur la Liste Ramsar des zones humides d’importance internationale seront facilitées et activées.

Fédération de Russie

Une somme de CHF 35 000 a été accordée pour élaborer et appliquer des plans de gestion pour trois zones humides d’importance internationale (sites Ramsar) dans les deltas de la Volga et du Kuban. A ce jour, les 32 sites Ramsar inscrits en septembre 1994 ne bénéficient d’aucune protection adéquate. Il n’existe aucune politique nationale pour les zones humides en Russie et aucun plan de gestion complet pour aucun site. Le projet est conçu comme un programme pilote visant à élaborer des plans de gestion pour un site Ramsar du delta de la Volga et deux sites du delta du Kuban qui serviront de régions modèles pour la planification de la gestion des zones humides russes. Ces trois zones humides ont été beaucoup étudiées depuis quelques années et la quantité d’informations rassemblées permet une compilation détaillée de toutes les parties des plans. Un réseau d’experts des zones humides établi pour mener un travail d’inventaire sera chargé de l’évaluation des fonctions et valeurs des zones humides, de l’identification des caractéristiques importantes, de la formulation d’objectifs de gestion à long et à court terme, etc. Des plans d’action pour l’utilisation rationnelle des ressources des zones humides devraient être élaborés sur la base d’un système d’incitation économique à promouvoir l’utilisation durable et de mesures dissuasives en ce qui concerne une utilisation non durable des zones humides. Les résultats seront diffusés et appliqués dans d’autres sites Ramsar de Russie.

République Slovaque

L’objectif de ce projet est la restauration des zones humides le long de la Morava, avec une subvention de CHF 35 000. Les plaines d’inondation de la Morava constituent l’un des sept sites Ramsar slovaques. Elles protègent un système unique de lacs de méandres, de prairies humides et de forêts de plaine d’inondation à la forte diversité biologique (par exemple, environ 30 espèces d’oiseaux d’importance européenne, 6 amphibiens rares et 3 espèces de reptiles). Le territoire s’est vu accorder une protection juridique à partir de 1989. Toutefois, de grands travaux hydrauliques entamés au 19e siècle et qui ont atteint leur apogée dans les années 1960 (par exemple, changement du régime de l’eau pour l’amélioration et l’irrigation des terres, y compris la construction de nouveaux canaux) n’a pas pris en considération les fonctions écologiques fondamentales des cours d’eau en tant que biotopes naturels. Il en est résulté une perte tant de la diversité biologique que paysagère ainsi que d’atouts économiques tels que le poisson, le gibier, le miel, le matériel de vannerie, etc. La situation s’est améliorée depuis quelques années grâce au système régional territorial de stabilité écologique approuvé en 1994 et au projet de protection de la diversité biologique du FEM mis en œuvre en 1993 dans toute la région de Záhorie qui comprend la Morava. La restauration de cette zone humide améliorera les habitats (quantité et qualité) de nidification et d’hivernage des oiseaux d’eau d’importance européenne.

Slovénie

Les zones humides slovènes ont subi de nombreux changements induits par l’homme et figurent parmi les écosystèmes les plus menacés du pays. Toutefois, les zones humides sont l’un des habitats prioritaires à conserver dans le cadre général de la conservation de la nature en Slovénie. L’information sur ces régions est dispersée entre de nombreuses organisations qui s’intéressent aux zones humides de différentes perspectives. En conséquence, il n’existe pas d’inventaire complet des zones humides de Slovénie et l’on n’a jamais envisagé de politique pour les zones humides. Le principal objectif de ce projet auquel une subvention de CHF 35 000 a été accordée consiste à fournir l’inventaire national des zones humides le plus complet et sera la phase de départ d’un programme intégré pour les zones humides. Il convient, de toute urgence, de déterminer les sites prioritaires, de mettre en place des programmes de planification, de gestion et de surveillance continue afin de disposer d’une cartographie systématique des zones humides slovène nécessaire à l’application réussie d’une politique de conservation des zones humides.

Sri Lanka

La subvention de CHF 40 000 sera utilisée pour améliorer les locaux d’accueil des visiteurs et la sensibilisation dans le Sanctuaire de Bellanwila-Attidiya, qui se trouve en périphérie sud-est de Colombo. La région est réputée pour le grand nombre et la diversité de la faune sauvage, en particulier des oiseaux et c’est un site de perchage important pour les hérons et les aigrettes. Le marais a été inclus dans le Directory of Asian Wetlands en 1989 et a donc obtenu, à titre officieux, le statut de «zone humide d’importance internationale». Bien qu’il ne s’agisse pas d’un site Ramsar, il est réputé pour sa très grande diversité biologique et a été classé Sanctuaire en 1990. La dégradation écologique de la région provient de la pollution de l’eau, du déversement de déchets, de remblais, de services d’accueil des visiteurs inadéquats et d’une absence générale de sensibilisation du public. Un groupe de travail a été créé pour déterminer les priorités. Pour attirer des visiteurs dans le Sanctuaire, il convient d’améliorer, de toute urgence, les services et la sensibilisation du public aux valeurs du marais ainsi que de développer le potentiel de la région pour l’écotourisme. Le projet proposé sera intégré dans le Plan de gestion pour la conservation du Sanctuaire de Bellanwila-Attidiya et mené par le groupe de travail, en coopération avec le Département de la conservation de la faune sauvage et avec l’aide du Bureau national de l’UICN à Sri Lanka.

Suriname

Une subvention d’aide préparatoire de CHF 25 000 a été accordée au Suriname pour appuyer les préparatifs de l’élaboration d’un système de gestion rationnelle des zones humides du Nord Coronie. Environ 90% de la population du Suriname vit dans la région côtière qui est menacée par le développement économique (expansion de l’exploitation pétrolière, de la riziculture, etc.) et la région du Nord Coronie est particulièrement vulnérable en raison de son littoral fragile. Une utilisation inadaptée des terres et une transformation des zones humides côtières pourraient entraîner la rupture des fonctions naturelles de protection de cet écosystème telles que la protection contre les tempêtes et la maîtrise des crues. Il n’existe pas de plan de gestion pour le district du Nord Coronie qui se compose d’habitats de zones humides entremêlés de crêtes sableuses étroites. L’eau douce des vastes marécages se déverse, via des canaux spécialement construits, directement dans l’océan Atlantique ce qui empêche un mélange adéquat de l’eau douce et de l’eau de mer et diminue en conséquence les fonctions de site de nourrissage/ reproduction de l’estuaire. Les fonds du FPS donneront aux autorités locales et aux communautés locales les moyens de mettre en place un plan d’aménagement, de préparer des lignes directrices pour l’occupation des sols et le développement économique et, enfin, de recommander que cette partie du district de Coronie soit classée zone gérée aux fins d’utilisation multiple. Par la suite, les régions adéquates satisfaisant aux critères Ramsar seront inscrites sur la Liste des zones humides d’importance internationale.

Tunisie

La Réserve naturelle de la tourbière de Dar Fatma, dans la région nord-ouest de la Tunisie a été créée en 1993. La Réserve, située dans le domaine forestier est unique en Tunisie, car ce biotope rare est l’habitat d’espèces de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens et d’insectes ainsi que de 150 espèces de plantes environ, notamment certaines plantes que l’on ne trouve nulle part ailleurs en Tunisie. La tourbière est menacée par la dégradation de son infrastructure et le surpâturage du bétail dans le voisinage, qui contribue à un changement de ses caractéristiques écologiques. Un million d’oiseaux d’eau passent l’hiver en Tunisie et beaucoup utilisent la zone humide de Dar Fatma comme site d’hivernage idéal en raison de la flore abondante, de l’eau et de la situation géographique. Cependant, le site n’est plus à même de recevoir des oiseaux d’eau migrateurs européens tels que les oies, les canards, les flamants et les foulques de sorte qu’il convient de prendre, de toute urgence, des mesures pour garantir la conservation de toute la région et maintenir ses caractéristiques écologiques. La gestion de cette zone humide, qui se trouve dans une zone forestière, doit tenir compte de plusieurs principes de base en vue d’une utilisation durable et rationnelle des ressources naturelles des écosystèmes. La subvention approuvée de CHF 40 000 aidera à conserver et protéger ce biotope rare et à permettre la construction d’un centre d’information et de recherche pour les chercheurs et le grand public.

Zambie

La Wildlife Conservation Society of Zambia, avec l’aide du Service des parcs nationaux et de la faune, établira un programme pilote d’information sur les zones humides dans les plaines de la Kafue, l’un des deux sites Ramsar de Zambie. La région comprend des parcs nationaux, des zones de gestion du gibier et des zones ouvertes. Le Programme d’information sur les zones humides, auquel CHF 38 400 ont été accordés, s’intéressera tout particulièrement à la promotion de la sensibilisation locale et de l’action concernant les valeurs culturelles, écologiques et économiques des zones humides. Il n’y a actuellement aucun programme adéquat d’éducation et de sensibilisation sur les zones humides de Zambie, leur fonctionnement et leur rôle dans l’objectif plus général du développement durable. Le Programme comprend des visites d’étude guidées dans la région, la production de matériel pédagogique, le lancement d’un programme radiodiffusé, l’organisation de réunions et d’ateliers de formation et la compilation d’un inventaire des activités génératrices de revenu qui ont un impact sur les ressources naturelles de la région. Ce programme servira de base à la promotion de la participation et des activités communautaires dans le cadre du développement durable et de la restauration de l’environnement, par exemple en stimulant la discussion sur les problèmes de l’environnement, en développant l’écotourisme au niveau local et en atténuant la pauvreté dans les communautés. Il y aura un suivi sous forme de programme d’information sur les zones humides appuyé par les communautés et le secteur privé dans les domaines de l’écotourisme, des services communautaires et de la production d’information pour le public. 

-- rapport préparé par Annette Pavlic,
Assistante de programme
Fonds Ramsar de petites subventions (FPS)


Pour tout renseignement, veuillez contactez: Le Bureau de la Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971), Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (tél. +41 22 999 0170, téléc. +41 22 999 0169, courriel ).  Posted le 4 février 1998, Dwight Peck.

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