La Convention sur les zones
humides
Compte rendu de la 21e réunion du Comité permanent
(19-24 octobre 1998, Gland, Suisse)
Compte rendu de la 21e réunion du Comité permanent
Première journée, 21 octobre 1998
Point 1 de lordre du jour: Remarques de bienvenue
1. La Hongrie (Présidente)souhaite la bienvenue aux participants et constate que les neuf représentants régionaux au Comité permanent (CP) sont présents ainsi que presque tous les membres suppléants. Elle prend note, avec satisfaction, de la présence dun grand nombre de pays observateurs, signe de lintérêt croissant porté à la Convention. Elle ajoute que cette réunion est particulièrement importante puisquil sagit de la dernière réunion ordinaire du CP avant la 7e Session de la Conférence des Parties (COP7). Elle salue les organisations partenaires et se réjouit de pouvoir bénéficier de leur expertise durant la réunion. Elle félicite le Bureau pour tout le travail de préparation de la documentation.
2. La Présidente fait observer que les quatre sous-groupes du CP se sont réunis durant les deux jours précédents pour préparer les décisions qui seront examinées par le CP. Elle souligne que, dans les débats, les participants doivent avoir à lesprit la mission de la Convention: «la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides par des mesures prises au plan national et par la coopération internationale comme moyens de parvenir au développement durable dans le monde entier».
Point 2 de lordre du jour: Adoption de lordre du jour
3. Lordre du jour proposé est adopté par consensus.
Point 3 de lordre du jour: Admission des observateurs
4. Il est indiqué que les pays observateurs sont habilités à assister à la réunion et quil nest donc pas nécessaire de statuer sur leur admission. La formalité dadmission des organisations observatrices est adoptée par consensus.
Point 4 de lordre du jour: Déclarations des organisations partenaires
5. M. David McDowell, Directeur général de lUICN Union mondiale pour la nature,en saluant les participants déclare que cest un privilège pour lUICN daccueillir dans ses locaux lun des traités de lenvironnement les plus dynamiques. Il fait observer que lUICN célébrera son 50e anniversaire à Fontainebleau dici deux semaines et que ce sera aussi loccasion de célébrer des partenariats tels que celui-ci. Il confirme limportance de cette dernière réunion du CP avant la COP7 qui tracera la voie de la Convention dans le siècle prochain. Il se félicite de lintérêt croissant que la Convention porte à la crise mondiale de leau, aux effets des changements climatiques sur les écosystèmes deau douce et côtiers et sur la diversité biologique dans les pays en développement; il constate que depuis trois ans, la convention a beaucoup plus évolué quelle ne lavait jamais fait en cessant de sintéresser essentiellement aux espèces indicatrices pour devenir un partenaire de premier plan dans les efforts déployés en faveur de la diversité biologique mondiale. Il se réjouit des nouvelles alliances nouées avec la Convention sur la diversité biologique (CDB), le Partenariat global sur leau, le Conseil mondial de leau, etc. et souhaite que dautres protocoles dentente soient bientôt conclus avec la Convention sur la lutte contre la désertification (CLD) et la Convention-cadre sur les changements climatiques (FCCC). Il se déclare impressionné par le premier lien à long terme établi entre Ramsar et le secteur privé, cest-à-dire avec le Groupe Danone, dans le but de renforcer les activités de communication et de formation.
6. M. McDowell promet que les organisations partenaires relèveront le défi pour contribuer aux nouvelles activités et, note que la documentation préparée pour la 21e réunion du CP montre à lévidence toutes les contributions récentes des ONG. La Convention de Ramsar est unique en raison des contributions que les ONG apportent à son travail, citant le Forum mondial sur la diversité biologique qui doit se tenir sous légide de lUICN avant la COP7. Le FMD sest révélé un instrument mondial important et dans le cadre du FMD les experts pourront discuter des avis quils donneront aux mille délégués et plus à la COP. Il remercie la Présidente et le Secrétaire général pour les excellentes relations de travail instaurées depuis trois ans.
7. La Hongrie (Présidente) remercie M. McDowell pour ses remarques et lui transmet les meilleurs vux du CP pour sa carrière future, après son départ de lUICN.
8. M. John OSullivan, BirdLife International, déclare que BirdLife est heureux dêtre associé aux travaux de la Convention en cette époque où celle-ci est en train de se doter de nouveaux instruments et prévoit que la COP ajoutera sans doute de nouvelles structures aussi importantes pour la Convention que le furent les Amendements de Regina. BirdLife appuie résolument la nouvelle «Vision pour la Liste de Ramsar». Il est convenu depuis longtemps que les obligations découlant de la Convention de Ramsar ne se limitent pas à linscription dun site sur la Liste de Ramsar mais jamais les autres obligations nont été définies et il souhaite que le réseau BirdLife de Zones importantes pour les oiseaux puisse être utile à cet égard. À son avis, il ny a jamais eu autant de possibilités de créer de nouveaux instruments et il estime quil importe de les relier les uns aux autres.
9. M. OSullivan fait remarquer que BirdLife International a toujours attaché beaucoup dimportance aux Rapports nationaux (RN) et se réjouit des Rapports de synthèse régionaux Ramsar qui sont proposés; il espère que lon ny fera preuve daucune indulgence au cas où il apparaîtrait que les obligations ne sont pas respectées. Il se réjouit de la publication des Rapports nationaux sur Internet et félicite les Parties contractantes qui ont déjà soumis leur Rapport national tout en priant les autres Parties contractantes de le faire de toute urgence il est désormais possible de repérer celles qui auront omis de fournir un Rapport national rigoureux. Il prie tous les participants dintervenir pour obtenir la soumission de Rapports nationaux complets et le prompt paiement des contributions à la Convention.
10.La Hongrie (Présidente) reprenant les commentaires de M. OSullivan relatifs aux Rapports nationaux souhaite que le Bureau reçoive tous les Rapports nationaux comme pour Brisbane, mais à temps pour permettre dévaluer lapplication du Plan stratégique en vue de la COP7. Elle compte sur lappui fidèle de BirdLife International.
11. Cassandra Phillips, WWF International, observe que le WWF a 10 ans de plus que Ramsar, a joué un rôle dans sa création et continue de promouvoir activement la Convention. Ayant maintenant des bureaux dans quelque 50 pays, le WWF peut apporter une vaste expérience du terrain. Elle reprend à son compte les commentaires de BirdLife en ce qui concerne les Rapports nationaux. Le WWF suit actuellement lapplication du Plan stratégique et des résolutions de Brisbane à différents égards, par exemple a) dans ses contributions au GEST et aux Parties contractantes auxquelles il donne des avis sur les menaces de pollution des zones humides par des produits toxiques, b) par la contribution du Service des politiques sociales du WWF sur lintégration de valeurs socio-économiques dans les lignes directrices sur la gestion, c) par ses contributions sur les espèces exotiques/envahissantes et d) en ce qui concerne la Résolution VI.3 sur les populations autochtones et locales. À la COP7, le WWF suivra de près les progrès concernant la «Vision pour la Liste de Ramsar» et estime quil sagit dune initiative extrêmement intéressante.
12. Mme Phillips fait observer que le WWF prépare un rapport pour la COP7 contenant une réflexion sur les premiers 27 ans de la Convention et des recommandations pour lavenir qui serviront de base aux interventions futures du WWF. Elle fait observer que la Présidente du Groupe dévaluation scientifique et technique, Mme Yaa Ntiamoa-Baidu est, depuis peu, membre du personnel dencadrement du WWF International.
13. M. Michael Moser, Wetlands International, à la lecture de la documentation préparée pour cette réunion, exprime sa satisfaction de constater le dynamisme de la Convention: de nouvelles Parties contractantes, de nouveaux partenariats stratégiques et de nombreux instruments nouveaux émergent dune démarche fortement analytique. Il approuve le projet de programme de travail du Bureau pour 1999 et fait remarquer que ce programme est en résonance étroite avec les accords de coopération que Ramsar a déjà conclus avec Wetlands International. Il se réjouit de la mise au point de la «Vision pour la Liste de Ramsar».
14. M. Moser mentionne que Wetlands International tiendra la réunion de son Conseil à Dakar, Sénégal, en novembre 1998, parallèlement à la 2e Conférence internationale sur les zones humides et le développement appuyée par les secrétariats de cinq conventions et pour laquelle on attend 450 participants de plus de 90 pays. La réunion du Conseil examinera lévolution de Wetlands International depuis sa création il y a trois ans. Dans lannée écoulée, le siège régional pour lAsie et le Pacifique a subi une crise de croissance mais la nouvelle identité de lorganisation sest établie sans heurt. Wetlands International dispose dun nouveau siège splendide à Wageningen grâce à lappui généreux du gouvernement des Pays-Bas et lorganisation a enregistré des réalisations positives aux niveaux mondial et régional. Scott Frazier fera rapport sur lévolution de la Banque de données Ramsar. Le projet dévaluation mondiale des ressources des zones humides, financé par le Royaume-Uni, promet de fournir de nouvelles informations intéressantes. Wetlands International continue daider à lélaboration de stratégies nationales pour les zones humides et dinitiatives semblables dans de nombreux pays.
15. M. Moser annonce quil va bientôt quitter son poste de Directeur de Wetlands International (AEMO) pour des raisons personnelles et remercie le CP, les partenaires et le personnel du Bureau pour 10 années extraordinaires durant lesquelles il a assisté à toutes les réunions du Comité permanent, depuis 1988. Il est heureux de quitter la Convention de Ramsar en si bonne forme et espère pouvoir continuer de travailler avec la famille Ramsar dans son nouvel état dexpert indépendant.
La Hongrie (Présidente)
16. souhaite à M. Moser tout succès pour lavenir et se déclare ravie quil ne disparaisse pas totalement de lhorizon. Elle ajoute que le Bureau prévoit de participer à la réunion de Dakar.
Point 5 de lordre du jour: Questions issues de la 20e réunion du Comité permanent
17. Aucune question émanant du CP20 nest signalée qui ne soit couverte ailleurs dans le présent ordre du jour.
Point 6 de lordre du jour: Questions émanant des réunions régionales
Le Secrétaire général
18. fait observer quaprès examen des rapports des réunions paneuropéenne, panafricaine et panaméricaine, la seule question restée en suspens est celle de la réunion panafricaine qui recommande à la COP denvisager 1) dentamer une procédure pour changer le nom de la Convention en anglais en «Convention on Wetlands» et en français en «Convention sur les zones humides» et 2) délaborer un protocole sur leau dans le cadre de la Convention. Ce sont deux questions importantes mais il faudrait quelles fassent lobjet dun suivi pour la COP.
LOuganda
19. déclare que les Parties contractantes africaines sont en train de discuter de ces questions et pourraient les proposer à la COP en vue dun débat. La Présidente rappelle le délai de 60 jours pour soumettre des projets de décisions avant la COP.
Point 7 de lordre du jour: Le rapport du Secrétaire général
Le Secrétaire général
20. évoquant le document DOC. 7.1 souligne deux omissions concernant le financement apporté par le Royaume-Uni à des réunions régionales et les travaux du Comité des ONG américaines pour Ramsar. Il rappelle les progrès accomplis depuis la dernière réunion du Comité permanent avec ladhésion de 18 nouvelles Parties contractantes - ce qui rapproche de lobjectif «dadhésion universelle» fixé dans le Plan stratégique - et plus 70 millions dhectares inscrits sur la Liste de Ramsar. Il réitère limportance des relations de travail établies avec les organisations partenaires et exprime sa gratitude à la Lettonie, au Costa Rica et à lOuganda qui ont accueilli les réunions régionales ainsi quaux Parties contractantes qui ont aidé à financer le voyage de certains participants. Il remercie également les hôtes des deux prochaines réunions régionales, la Nouvelle-Zélande et les Philippines. Il se déclare tout particulièrement reconnaissant envers le gouvernement de la Suède pour son don généreux qui permettra de garantir la participation de délégués à ces réunions et il remercie le gouvernement de la République islamique dIran qui a offert daccueillir une réunion sous-régionale dans le but dencourager les pays de sa région à adhérer à la Convention.
21. Le Secrétaire général souligne les progrès accomplis par la Convention dans le domaine de la communication et les nouveaux moyens électroniques mis en place, en particulier le site daccueil de la Convention sur Internet qui, en août, a enregistré plus de 6000 utilisateurs qui ont consulté plus de 22 000 pages. Il exprime ses remerciements à Dwight Peck qui a contribué à cet effort. Il attire également lattention sur le nouveau Directory of Wetland Management Training Opportunities et espère que la première édition conduira à de nouvelles améliorations à lavenir.
Le Coordonnateur régional pour lEurope, Tim Jones,
22. attire lattention sur le paragraphe 46 du rapport du Secrétaire général concernant létude des Politiques nationales européennes pour les zones humides, menée par Maryse Mahy et Anett Zellei qui lui a succédé en collaboration avec les Parties contractantes, afin dévaluer la mise en uvre des Politiques nationales pour les zones humides. Il espère quun rapport sera prêt à être diffusé sur Internet dici la fin de lannée. Mentionnant le nombre relativement faible de nouveaux sites inscrits par les pays dEurope - à lexception de lUkraine et du Royaume-Uni - depuis la 20e réunion du CP, pour des raisons qui ne sont pas très claires. Il souhaite que de nouveaux sites soient inscrits avant la COP7.
La Coordonnatrice régionale pour la Région néotropicale, Montserrat Carbonell,
23. fait observer que le gouvernement du Guatemala a approuvé le rapport de la Procédure dorientation sur la gestion pour la Laguna El Tigre, qui sera bientôt diffusé. Elle mentionne un intérêt croissant pour la Convention dans la sous-région des Caraïbes, notamment en raison dune réunion régionale récente et des efforts déployés par la Trinité-et-Tobago et les Bahamas pour promouvoir les avantages de ladhésion pour les petits États insulaires en développement. Elle exprime sa satisfaction pour lintérêt que les missions, à Genève, de la Région néotropicale manifestent envers la promotion de la Convention.
Le Coordonnateur régional pour lAfrique, Anada Tiéga,
24. attire lattention sur le fait quune dizaine de pays africains sont en train de terminer leurs formalités dadhésion à la Convention et remercie les organisations partenaires qui ont apporté leur soutien à ce processus.
La Coordonnatrice régionale pour lAsie, Rebecca DCruz,
25. remercie les Philippines et la République islamique dIran qui ont offert dorganiser une réunion régionale et une réunion sous-régionale et fait état des progrès vers ladhésion à la Convention de la RDP lao, du Kazakhstan, du Liban et de lArabie saoudite. Elle donne la priorité à la coopération avec les instruments bilatéraux et multilatéraux dans la région, recherche laide des Parties contractantes de la région et remercie celles-ci pour laide quelles ont apportée à ce jour.
La Hongrie (Présidente)
26. sinterroge sur le passage du rapport du Secrétaire général qui mentionne une «adhésion» possible du Bureau Ramsar au Comité consultatif et technique pour lAsie du Sud-Est du Partenariat global sur leau alors que la 20e réunion du Comité permanent na manifesté que peu dintérêt pour une telle adhésion. Il est répondu que le texte fait uniquement référence à des discussions relatives à la reconnaissance de Ramsar en tant que partenaire dans une relation de travail avec le Comité consultatif et technique pour lAsie du Sud-Est.
La République islamique dIran
27. remercie le Bureau pour la documentation et pour le site Internet et exprime la nécessité dattribuer davantage de ressources financières à la mise en valeur des ressources humaines notamment pour 1) appuyer la participation dadministrateurs et de planificateurs des zones humides à des programmes de formation aux technologies de pointe, 2) former des techniciens des zones humides bien quil soit difficile de mobiliser des ressources financières pour ce faire et 3) rechercher et rassembler des données.
Point 7.2 de lordre du jour: Le programme de travail du Bureau pour 1998
LAustralie
28. sinterroge sur les références, dans le paragraphe 3.2.5 concernant lOcéanie, à «Worlds Greatest Wetlands» (Les plus belles zones humides du monde) et à un site dAustralie non nommé. Le Bureau explique quil na pas été possible, faute de ressources, de faire progresser ce nouvel instrument et que le libellé provient du Programme de travail du Bureau pour 1998. Le Bureau assure que si le projet est poursuivi, les Parties contractantes pertinentes seront consultées.
La Hongrie (Présidente)
29. fait remarquer que la coopération du Bureau avec dautres instruments de lenvironnement, notamment dans le cadre des protocoles dentente avec la CDB et la CMS, éventuellement avec la FCCC et la CLD et avec des groupes régionaux absorbe une part supplémentaire des ressources du Bureau.
Point 7.3 de lordre du jour: Projet de programme de travail pour 1999
Le Secrétaire général
30. fait remarquer que le personnel du Bureau est bien peu nombreux pour mener à bien ce programme si ambitieux mais que celui-ci est réalisable avec laide des Parties contractantes et des ONG partenaires.
La Hongrie (Présidente)
31. demande si le projet de programme de travail suscite des commentaires et fait remarquer que le Bureau a beaucoup de travail supplémentaire à faire en préparation de la COP7. Il est possible que le programme soit modifié ultérieurement pour tenir compte des questions qui émaneront de la COP7.
Le Secrétaire général,
32. faisant référence au programme de travail pour la région Asie, indique quune répartition sous-régionale a été incluse par inadvertance et sera retirée. Il reconnaît aussi que cette répartition présente Taiwan comme un État souverain, quil sagit également dune erreur et que cela ne signifie en aucune manière que la Convention reconnaît Taiwan comme État souverain.
Israël
33. sinterroge sur la déclaration du Secrétaire général concernant lintégration dIsraël dans le Groupe régional de lAsie. Le Secrétaire général répond quil na fait aucune affirmation mais a simplement mentionné que la question était à létude.
LAustralie
34. exprime le vu de soumettre des commentaires par écrit sur la partie concernant lOcéanie dans le programme de travail, ce que la Présidente approuve.
Décision SC21.1: Le projet de programme de travail du Bureau pour 1999 est approuvé par consensus.
Point 8 de lordre du jour: Découpage régional
La Hongrie (Présidente)
35. présente la question et rappelle les discussions de la 20e réunion du CP, sur lAction 8.1.3 du Plan stratégique concernant le rôle et les responsabilités du Comité permanent et lAction 8.1.2 sur la représentation régionale au Comité permanent qui sont traitées ici ensemble. Le CP, à sa 20e réunion na pas terminé la discussion de ces sujets en raison des préoccupations manifestées à propos des régions; un sous-groupe a été créé et chargé de traiter de lensemble de la question. Le Canada, la Hongrie (présidence), la République islamique dIran, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Sénégal et lUruguay ont siégé au Sous-groupe avec laide de lAllemagne. Un document de travail a été envoyé aux membres du groupe pour commentaire mais seuls deux membres ont répondu. Un document résumé a été distribué lors des réunions régionales qui ont eu lieu à ce jour et envoyé à toutes les autres Parties contractantes pour commentaires mais il y a eu très peu de réponses. La Présidente sest sentie obligée de préparer le document pour lordre du jour comprenant le projet de décision et les propositions contenues dans le document DOC. 8.1. Elle résume les principales nouveautés: 1) six groupes régionaux, 2) les pays qui ne sont pas encore Parties contractantes sont déjà assignés à des régions, 3) ce sont les groupes qui nomment les Parties contractantes qui siègent au Comité permanent, 4) instauration dun système proportionnel pour la participation au Comité permanent et 5) élimination de la catégorie de "membres suppléants".
36. Elle poursuit en expliquant les résultats de la réunion du Sous-groupe tenue lundi: différentes conventions utilisent différentes répartitions administratives régionales et le Sous-groupe a estimé que la méthode utilisée par la CITES était celle qui convenait le mieux à Ramsar. Le modèle de la CITES permet une certaine souplesse, de façon que les Parties contractantes proches des limites des régions puissent choisir à quelle région elles souhaitent appartenir. La Russie a demandé le statut dobservateur permanent à toutes les réunions régionales de lAsie et le Sous-groupe recommande que cette requête soit examinée à la prochaine réunion de lAsie. La proposition contient une annexe qui répartit les pays dans chaque région et la République islamique dIran, soulevant une objection, propose dautres catégories régionales.
37. Le Sous-groupe a trouvé un consensus sur tous les paragraphes du projet de décision à lexception des paragraphes 4 et 5. En conséquence, le présent projet contient à la fois la proposition originale et la proposition de la République islamique dIran. LIran a également rédigé une autre annexe contenant des listes de pays correspondant à sa propre proposition. Le Sous-groupe, nayant pas réussi à statuer sur les paragraphes 4 et 5, demande au Comité permanent dexaminer lensemble de la question.
La République islamique dIran
38. remercie la Présidente pour son rapport objectif sur les conclusions du Sous-groupe et affirme que la proposition de lIran na aucune motivation politique; elle suit la pratique adoptée par dautres conventions et respecte la tradition de lONU. Lintention de la deuxième proposition nest pas politique alors que le projet original lest. Les groupes établis par la CITES ne constituent quune liste indicative émanant du Secrétariat, qui na jamais été adoptée par décision dun organisme intergouvernemental et ne peut donc servir de modèle. La proposition de lIran est identique à celle quont adoptée beaucoup dautres conventions sur lenvironnement.
La Hongrie (Présidente)
39. fait observer que différentes conventions suivent différentes pratiques et quil ny a pas de règle générale. Toutes les règles adoptées par Ramsar tendent à rapprocher la Convention de conventions relatives à la diversité biologique telles que la CITES et cest la raison pour laquelle les cas de la FCCC et de la Convention de Bâle nont pas été examinés.
LItalie
40. est davis que toute comparaison avec dautres conventions doit être guidée par la notion de territoire (qui correspond à Ramsar et à la CMS, par exemple) et estime donc que la CITES nest pas un bon modèle. Lobjectif devrait être détablir des réseaux à lintérieur de régions biogéographiques dont la délimitation nest pas influencée par des préoccupations politiques ou administratives.
LAllemagne
41. appuie le texte original du projet de décision qui se justifie du point de vue géographique.
Les États-Unis
42. sont du même avis que lAllemagne et lItalie et sont favorables à la proposition dorigine qui sappuie sur des régions biogéographiques, semble raisonnable et napporte pas de changement radical aux pratiques adoptées jusquici par Ramsar. Les États-Unis approuvent vigoureusement la proposition dorigine de la Présidente.
La Hongrie
43. rappelle les avis exprimés par les réunions paneuropéennes à propos du regroupement de lEurope de lEst et de lOuest et estime que, dans ce contexte, la proposition de lIran est inacceptable.
LUruguay
44. exprime lopinion des Parties contractantes de la Région néotropicale qui privilégient la proposition originale sappuyant sur des régions biogéographiques, pour ce qui est du paragraphe 4. À propos du paragraphe 5, le Représentant régional estime quil a besoin de consulter les Parties contractantes de la Région néotropicale pour savoir si elles préfèrent la version originale sans la clause de souplesse. À la réunion panaméricaine, les Parties contractantes de la région des Caraïbes ont souhaité étudier les autres possibilités concernant la représentation régionale qui correspondrait le mieux à leur sous-région.
La Malaisie
45. déclare quil ny a pas de consensus sur le découpage des régions et estime que ce qui est important cest la manière dont la décision affecte la région dAsie. Avant de poursuivre la discussion, la question devrait être dabord examinée par la région dAsie. La région dAsie pourrait prendre position à la réunion régionale de février, aux Philippines, et sa décision serait communiquée à la COP7.
Le Sénégal
46. rappelle les discussions de la réunion panafricaine sur le sujet, en juillet 1998, qui ont démontré une préférence nette pour les six régions de la proposition dorigine. Sil ny a pas de consensus, la question devrait être discutée par la COP.
LÉgypte
47. est du même avis que la Malaisie, à savoir que toute décision affectant une région doit dabord être prise par cette région car il ne serait pas raisonnable dimposer un regroupement arbitraire à une région.
LAustralie
48. appuie le regroupement dorigine fondé sur des considérations biogéographiques et appuie le groupe Océanie. LAustralie prend ses obligations régionales très au sérieux et, avec Wetlands International, appuie le Chargé de liaison Ramsar pour lOcéanie qui cherche à obtenir ladhésion des nations du Pacifique Sud. LAustralie appuie la proposition originale.
La République islamique dIran
49. apporte une précision concernant les déclarations des autres groupes régionaux qui soutiennent le projet original. Le Représentant se déclare certain que lUruguay na pas proposé que la Région néotropicale devait décider pour lAsie; que lAllemagne ne soutenait que le regroupement des deux régions européennes en une seule; que les États-Unis voulaient dire quils soutenaient la proposition dorigine concernant la région nord-américaine; que lAfrique ne voulait pas dire quelle souhaitait décider pour lAsie mais que seule la COP devait prendre cette décision; que lAustralie soutenait un groupe océanien et il appuie lopinion de la Malaisie selon laquelle il faut laisser au groupe asiatique le soin de décider de la question pour lui-même.
50. LIran demande quel est lobjectif des regroupements régionaux? Cest de promouvoir les objectifs du Plan stratégique par la coopération régionale au sein dorganisations régionales. Si le regroupement régional est tellement artificiel quil ny contribue pas, il faut le réviser. Si les membres des différentes régions ne peuvent pas travailler ensemble, cela ne contribue pas aux objectifs; le Traité sur linterdiction des essais nucléaires est resté inactif dans la région dAsie pendant près de deux ans car il était impossible dorganiser des réunions. Ce qui compte dans les regroupements régionaux, cest laspect pratique, réalisable et la possibilité de servir les objectifs de la Convention.
La Hongrie (Présidente)
51. se dit convaincue que tous les orateurs précédents se référaient à lannexe contenant la liste des pays qui ne peut être séparée du projet de décision. Il est vrai que les Parties contractantes dAsie nont pas eu loccasion de discuter de cette question en réunion régionale, mais elle attire lattention sur le fait que cest au Comité permanent et à la COP que le Plan stratégique donne mandat de réviser la représentation au Comité permanent et non aux régions elles-mêmes. Cest le Comité permanent qui doit faire une recommandation à la COP. Elle fait remarquer que lobjectif de la Convention est la conservation des zones humides et leur utilisation durable ce qui est très différent de lobjectif du Traité sur linterdiction des essais nucléaires et quil importe de garder cela présent à lesprit.
La République islamique dIran
52. précise que ce quelle a voulu dire cest que les orateurs précédents navaient pas lintention de décider quoi que ce soit pour le Groupe dAsie et ne sétaient exprimés quà propos de leurs régions respectives.
Les États-Unis
53. font observer que pour lIran, les régions doivent décider elles-mêmes de leur composition. Les Etats-Unis soulignent quil y a conflit entre cela et le projet de paragraphe 5 qui organise les régions et contient la clause de souplesse permettant aux Parties contractantes proches des limites de différentes régions dexercer leur droit de souveraineté afin de choisir leur région dappartenance et indiquent que le Sous-groupe a appuyé la clause de souplesse mais na pas approuvé lidée selon laquelle les régions pourraient décider pour elles-mêmes.
Israël
54. appuie la remarque des États-Unis et soutient la majorité des orateurs et la proposition originale. Israël, en tant que membre de la région dAsie a tout à fait lintention de participer à la réunion régionale de lAsie, qui aura lieu aux Philippines. Le Représentant est davis que la deuxième proposition a pour seul objectif dexclure Israël de la région. Israël exprime sa gratitude à la Présidente pour son rapport objectif et au Bureau pour la documentation. Israël résistera à toute tentative de politiser la Convention de Ramsar. La proposition de lIran est étrangère à la tradition Ramsar de regroupement biogéographique. Israël a le sentiment quil sagit uniquement disoler Israël et de lempêcher de contribuer à la Convention de Ramsar et se méfie des motifs qui ont conduit lIran à présenter cette proposition. Israël demande à Ramsar de ne pas se politiser et de laisser les questions politiques à lAssemblée générale des Nations Unies. Israël respectera toute décision de la réunion régionale de lAsie mais uniquement si le consensus est celui des Parties contractantes de Ramsar en Asie et non du Groupe de lAsie aux Nations Unies.
La Malaisie
55. trouve intéressante lopinion des États-Unis sur la contradiction qui existe entre le fait que les régions décident pour elles-mêmes et le droit souverain des Parties contractantes à décider. La Malaisie appuie lopinion de lIran selon laquelle les pays dAsie doivent décider de la composition de la famille dAsie. Ne pas le faire reviendrait à laisser entrer quelquun chez soi sans quil ait frappé à la porte. Le Représentant demande que les Parties contractantes dAsie décident elles-mêmes en février et présentent une recommandation à la COP pour décision finale, afin que les Parties contractantes dAsie qui ne sont pas présentes ici puissent donner leur avis. Il soulève la question de lefficacité ne pas se laisser aller à un regroupement artificiel imposé, mais procéder à un regroupement qui fera avancer les objectifs de la Convention de Ramsar.
La Hongrie (Présidente)
56. demande aux participants dexaminer les dispositions du projet de décision, à lexception des paragraphes 4 et 5 et répond aux questions sur la suppression des représentants suppléants au Comité permanent pour pouvoir augmenter le nombre de membres, sur les raisons de fonder la représentation proportionnelle sur 12 et sur le retrait de lobligation, pour le ministère des Affaires étrangères, de notifier les noms des représentants individuels au Comité permanent, proposition jugée trop lourde. Grâce à lintervention de lOuganda et de lÉgypte, on a choisi le nouveau libellé qui demande une notification des autorités administratives «par voie diplomatique».
Le Secrétaire général
57. propose de mentionner, en plus des représentants des pays en développement, les représentants des pays à léconomie en transition, conformément à la Résolution VI.6 de la COP6 qui élargit léligibilité au Fonds de petites subventions à la liste du Comité daide au développement de lOCDE. Il assure à lÉgypte que le fait dintégrer les économies en transition naffectera en rien lappui apporté aux pays en développement et il est convenu dajouter «pays en transition».
La Hongrie (Présidente)
58. fait remarquer quun consensus a été trouvé sur tous les projets de décisions pour la COP à lexception des paragraphes 4 et 5, y compris lannexe II.
Le Panama
59. demande que le rapport à la COP mentionne que le Panama préfère une représentation proportionnelle basée sur un représentant pour 10 plutôt que 12 Parties contractantes.
La Hongrie (Présidente)
60. reprenant la discussion sur les paragraphes 4 et 5 qui restent non résolus, fait remarquer que le CP doit présenter une proposition à la COP.
Les États-Unis
61. proposent, pour satisfaire le vu de lÉgypte et de la Malaisie qui souhaitent organiser une discussion de lAsie avant la COP, dorganiser un comité au début de la COP.
La Hongrie (Présidente)
62. fait remarquer que les organes de la Convention de Ramsar ont toujours pris des décisions par consensus mais quil semble quaucun consensus ne soit maintenant possible et quil faudra pour la première fois dans lhistoire de Ramsar, recourir à un vote.
La République islamique dIran
63. ne souhaite pas rompre avec la tradition du consensus en créant un précédent par un vote sur la question mais ny ferait pas objection et si la Présidente insiste pour organiser un vote, lIran a dautres commentaires à faire.
La Malaisie
64. réitère son point de vue selon lequel la famille dAsie doit pouvoir décider de sa propre composition. Le Représentant demande instamment que la question ne soit pas décidée par un vote, ce qui créerait un dangereux précédent. Il recommande de suivre la voie du consensus pour que les Parties dAsie puissent décider de ce qui est bon pour elles.
La Hongrie (Présidente)
65. exprime sa préférence marquée pour le consensus, mais le Plan stratégique exige une décision sur cette question et, en labsence de consensus, un vote semble nécessaire.
LItalie
66. signale quelques problèmes inhérents à la proposition de lIran, par exemple le regroupement régional de la Grèce avec la Nouvelle-Zélande. Mais le véritable problème, cest que les regroupements sont viables sils se font en fonction de critères biogéographiques qui associent des Parties ayant les mêmes préoccupations en groupes qui coopèrent.
La Hongrie (Présidente)
67. rappelle que lArticle 5 de la Convention demande la coopération en toute circonstance et pas seulement au sein des régions.
La République islamique dIran
68. se déclare peinée davoir à remettre en question linterprétation juridique de lArticle 14 du Règlement intérieur donnée par la Présidente et demande un avis juridique. LArticle 14 prévoit le vote de décisions et non de projets de décisions. La question devrait être renvoyée à la COP7. Le Représentant regrette de contester mais se sent obligé de le faire parce que la Présidente a une attitude partiale sur la question.
La Hongrie (Présidente)
69. fait remarquer que la décision concerne le choix du projet de décision qui sera présenté à la COP; en conséquence, établir une distinction entre des décisions et des projets de décisions, serait faire assaut de subtilité.
La République islamique dIran
70. soulève un point de procédure, remet en cause linterprétation de la Présidente et demande un avis juridique.
Le Secrétaire général
71. fait remarquer que la Convention na pas de conseiller juridique car elle nen a jamais eu besoin jusquà présent et estime, comme la Présidente, que le Comité permanent ne fait que décider de «transmettre des documents à la COP7» et non de la substance de la question du regroupement elle-même. Cest une décision qui est demandée au Comité permanent et que le Comité permanent est habilité à prendre.
Les États-Unis
72. appuient linterprétation de la Présidente et du Secrétaire général. Le Représentant déclare quil lui a semblé, lors de la réunion du Sous-groupe, que la République islamique dIran nétait pas opposée au consensus avec mention des réserves émises par lIran et considère quil ny a aucun problème juridique.
La Malaisie
73. demande de préserver le principe du consensus et propose que les deux projets soient mis entre crochets et présentés pour décision à la COP. Les Parties contractantes dAsie auraient ainsi le temps de discuter et cela éviterait que des groupes travaillent les uns contre les autres.
LOuganda
74. suggère que le Comité permanent transmette à la COP le texte ayant réuni le consensus avec le projet de lIran en annexe; bien que cela puisse sembler retarder une décision, ce serait préférable à un vote.
La Hongrie (Présidente)
75. fait la distinction entre 1) appeler à un vote sur une version et 2) parvenir à un consensus sur la communication à la COP de versions entre crochets avec une explication dans le rapport de la Présidente du Comité permanent à la COP7.
Autres commentaires
76. La Malaisie est favorable à la communication de propositions entre crochets. Le Canada préférerait envoyer les deux options sous forme de décision prise par consensus, en mentionnant que la majorité appuie une des propositions et quun membre du Comité permanent soutient lautre. La République islamique dIran ne voit aucune objection à mentionner que lautre proposition émane de lIran. LAustralie estime que lOcéanie préférerait communiquer les deux options accompagnées dune note indiquant de quel appui bénéficie chaque proposition. LUruguay approuve la communication des deux options entre crochets indiquant que recueille davantage dappuis que lautre. LÉgypte, bien que nayant pas le droit de vote, soutient la proposition de lOuganda qui consiste à envoyer les propositions entre crochets.
Décision CP21.2: Le Comité permanent décide de communiquer à la COP7 le projet de décision sur les catégories régionales tel que modifié par le Sous-groupe sur les catégories régionales et comprenant les deux propositions entre crochets, lune soutenue par la majorité des membres et lautre par la République islamique dIran, ainsi quune Annexe I pour chaque version et une Annexe II.
El Salvador
77. annonce quEl Salvador a signé les documents dadhésion à la Convention le 14 mai, que la signature a été ratifiée le 2 juillet et forme le vu quEl Salvador puisse participer à la COP7 en tant que Partie contractante. Le délégué rend hommage à la coopération entre les représentants des gouvernements et les ONG qui a permis cette adhésion.
La Hongrie (Présidente)
78. accueille chaleureusement cette nouvelle et souhaite que le processus dadhésion soit terminé avant la COP7.
Points 8.3 et 8.4 de lordre du jour: Composition et membres du GEST
Le Secrétaire général adjoint
79. rappelle les deux questions examinées: 1) recommander à la COP7 les membres du prochain GEST et 2) modifier le modus operandi du GEST. La Résolution VI.7 demandait au GEST de servir de nud dans un réseau dexperts mais cela ne sest pas fait; les membres du GEST ne sont pas du tout en cause mais cela signifie que le GEST ne peut tourner dans le vide. Il faut des mécanismes pour que le GEST puisse fournir ce que demande la COP. Le Bureau demande que des points focaux soient établis dans chaque Partie contractante pour assurer la liaison avec le GEST, et constituer un réseau mondial maintenant un dialogue sur des questions pour lesquelles le GEST a besoin de la participation dexperts plus nombreux afin daméliorer le courant dinformation. Le projet de décision demande aux organisations partenaires de devenir membres à part entière du GEST pour faciliter un meilleur accès à leurs groupes de spécialistes et demande également un statut dobservateur réciproque auprès des organes experts équivalents ou conventions avec lesquels Ramsar a soit un protocole dentente, soit un protocole de coopération.
80. Le Sous-groupe recommande, outre les nouvelles dispositions, de sen tenir à lorganisation traditionnelle (membres et suppléants) en attendant que le débat sur les régions soit résolu.
Mme Yaa Ntiamoa-Baidu, Présidente du GEST
81. approuve le contenu du projet de révision du GEST; la proposition du Bureau amènera davantage dexperts et un meilleur courant dinformation. Elle prie instamment le Comité permanent daller dans ce sens même sil semble nécessaire de conserver la structure actuelle pour une autre période triennale. Elle fait trois autres suggestions:
- Il est nécessaire détablir clairement les procédures et déclaircir les relations entre le GEST et le Bureau: quel est le degré dindépendance du GEST? Quelle influence, quel contrôle le Bureau doit-il exercer sur le GEST?
- Le CP devrait envisager daccorder au GEST un budget indépendant sur lequel le Président du GEST aurait un certain contrôle. Le GEST pourrait alors décider de la fréquence des réunions, recruter les experts nécessaires, etc.
- Le CP devrait envisager détablir un budget de fonctionnement pour que le Président du GEST puisse organiser les travaux du GEST à moins que ce Président ne vienne dune organisation suffisamment riche.
La Hongrie (Présidente)
82. fait observer que le Sous-groupe a essayé dexaminer les questions du GEST et de la régionalisation ensemble et que cela a abouti à la question: la structure du GEST devrait-elle être le reflet de celle du CP du point de vue de la représentation régionale? Le Sous-groupe a approuvé le réseau de points focaux, reconnaissant que le GEST ne peut être tenu de résoudre tous les problèmes lui-même et prie instamment les partenaires de devenir membres à part entière.
83. Lidée dun budget indépendant pour le GEST est techniquement réalisable mais improbable compte tenu de la prudence exercée par le Sous-groupe des finances concernant le budget proposé pour la prochaine période triennale et si lon considère que la Présidente du Comité permanent elle-même ne dispose pas dun budget indépendant.
Mme Ntiamoa-Baidu
84. explique quil ny a actuellement ni problème ni conflit dans les relations entre le GEST et le Bureau mais que la question doit un jour être posée du degré dindépendance du GEST dans le cadre du mandat du CP et de la COP, en ce qui concerne le choix des questions à traiter, des priorités, etc.
La Hongrie (Présidente)
85. prie le GEST et le Bureau de continuer de travailler dans un esprit de coopération et prend note de la demande davis de Mme Ntiamoa-Baidu sur cette question pour les futurs GEST. La Présidente demande que ces commentaires soient enregistrés pour référence.
Suite de la discussion
86. La Hongrie (Présidente) suggère daccepter, en principe une composition du GEST qui reflète celle du CP. LUruguay, le Canada et lAustralie sont favorables à cette opinion mais certains proposent de recommander une liste traditionnelle de noms au cas où lon ne parviendrait pas à résoudre la question des régions. La France propose la représentation par domaine dexpertise plutôt que par région et note quaucun spécialiste des sciences humaines na été choisi dans la liste de candidats proposés. Le Secrétaire général demande de préserver la simplicité dans la recommandation à la COP, cest-à-dire dadopter simplement le principe de «représentation reflet» en promettant de proposer des noms par la suite. La Présidente note que lon a essayé de fonder le choix sur le domaine dexpertise mais que lon na pu éviter le critère régional de sélection pour le GEST.
Décision SC21.3: Le Comité permanent décide, par consensus, que la représentation au Groupe dévaluation scientifique et technique doit être le reflet de la composition du Comité permanent et adopte le texte du projet de décision à transmettre à la COP sans y joindre les noms des candidats suggérés. Ceux-ci seront recommandés à la COP7 par le Comité de la Conférence.
Point 9 de lordre du jour: Programme dinformation
Le Secrétaire général adjoint
87. indique que les différentes parties de ce programme seront examinées séparément mais quil faut aussi les voir comme faisant partie du programme global.
Point 9.1 de lordre du jour: Prix pour la conservation des zones humides
Le Canada
88. fait rapport sur lexamen par le Sous-groupe du processus concernant les prix: 74 candidatures ont été reçues; le Bureau a établi un processus de sélection rigoureux et a transmis au Sous-groupe une sélection de noms, documents à lappui en suggérant des principes de travail. Le Sous-groupe a écarté lidée dattribuer un prix «In Memoriam» mais a décidé quil conviendrait dexplorer un autre moyen de reconnaître des réalisations à titre posthume, à loccasion de la COP7. Le Sous-groupe a recommandé cinq lauréats en choisissant des colauréats pour deux des trois catégories et a recommandé dadopter la proposition de remettre un «objet dart peu onéreux» qui a été immédiatement dévoilé.
LItalie
89. demande que non seulement le nom des lauréats mais aussi les raisons pour lesquelles ils sont couronnés soient largement diffusés dans les médias et le Secrétaire général décrit le plan prévu pour tirer profit, dans la presse, de la remise des prix afin de promouvoir la Convention dans le cadre dentretiens écrits et sur vidéo, de présentations à la COP7, etc.
Décision SC21.3 bis: Le Comité permanent décide de remettre le prix Ramsar pour la conservation des zones humides conjointement au professeur Vitaly G. Krivenko (Fédération de Russie) et à M. Victor Pulido (Pérou) dans la catégorie «individuelle», conjointement à Lake Naivasha Riparian Association (Kenya) et à la Société pour la protection de Prespa (Grèce) dans la catégorie des ONG et enfin au Pacific Estuary Conservation Program (Canada) dans la catégorie des organisations gouvernementales et dadopter le diplôme et lobjet dart proposés par le Bureau, qui seront remis à chacun des lauréats.
Le Secrétaire général
90. fait part de sa satisfaction pour le travail accompli par Mireille Katz qui sest occupée du projet de prix pour la conservation des zones humides, au prix dun énorme effort de travail pour assurer le suivi des candidatures, négocier lobjet dart et préparer les procédures de sélection.
Point 9.2 de lordre du jour: Nouvelle identité graphique
Le Secrétaire général
91. décrit le contexte de la recherche dune nouvelle identité graphique afin dexprimer lidée que la Convention ne sintéresse plus surtout aux habitats des oiseaux deau mais consacre ses efforts aux questions plus générales de lutilisation durable des ressources des zones humides. Cest en grande partie parce que la Convention a pris de lexpansion dans les pays en développement où les questions relatives aux zones humides englobent fréquemment les questions relatives à la subsistance de la population quil est devenu nécessaire dadopter un point de vue plus large. La vingtième réunion du Comité permanent avait demandé de préserver le logo original mais cela sest révélé impossible. Le Bureau a demandé à cinq agences publicitaires professionnelles de proposer des concepts et a choisi celui que présentait Saatchi et Saatchi, qui met laccent sur le nom de «Ramsar» plutôt que sur un élément graphique qui naurait aucune souplesse en petites dimensions.
Saatchi et Saatchi
92. présente, à laide du programme PowerPoint, lévolution de la recherche dune nouvelle identité graphique et explique le raisonnement conceptuel et artistique qui sous-tend le nouveau logo proposé, ainsi que sa souplesse dutilisation.
Le Canada, président du Sous-groupe
93. remercie Saatchi et Saatchi pour leur travail et recommande le logo proposé quil juge excellent pour promouvoir la nouvelle identité de la Convention, attirer lintérêt des gouvernements et des entreprises. La contrepartie est la perte de 25 ans de tradition, avec un logo utilisé dans le monde entier, mais il existe des exemples de changement de logo qui démontrent que cela peut se faire sans heurts et avec beaucoup deffet. Le Sous-groupe est «raisonnablement satisfait» du logo proposé et recommande au CP de ladopter.
Michael Moser, Wetlands International
94. est invité à parler du changement de logo de Wetlands International et explique que dans ce cas il était impossible de conserver lancien logo. En fait, les logos ne peuvent être adoptés par des comités et Ramsar a choisi une voie intelligente en recherchant un avis dexperts; il recommande de ne pas laisser à chacun le soin de modifier le logo mais de laccepter ou de le rejeter tout simplement. Il recommande de faire la transition vers le nouveau logo rapidement et radicalement.
Le Secrétaire général
95. propose daccepter le nouveau logo et de le lancer à partir du 1er janvier1999. Il ne voit pas de conséquences financières importantes à ce changement.
Décision SC21.4: Le Comité permanent adopte le nouveau logo Ramsar conçu par Saatchi et Saatchi et décide que le Bureau le lancera le 1er janvier 1999 par les moyens appropriés.
La Colombie
96. souhaite quil soit versé au procès-verbal quà son avis le nouveau logo représente très bien lélément aquatique mais que lon ny trouve pas lélément flore et faune qui est très important.
La Hongrie (Présidente)
97. prend note de cette préoccupation mais ajoute quil est impossible de faire plaisir à tout le monde. Elle est satisfaite de voir que le mot «Ramsar» est à nouveau souligné.
Point 9.4 de lordre du jour: Journée/Semaine mondiale des zones humides
Le Secrétaire général adjoint
98. note le succès croissant du concept de JMZ, plus de 50 pays ayant informé le Bureau de leurs activités menées au niveau national et au niveau local pour la JMZ 1998. Le thème suggéré pour la JMZ 1999 est le même que celui de la COP: «Lhomme et les zones humides: un lien vital». Le Bureau, une fois encore, préparera des documents de référence simples et une déclaration du Secrétaire général pouvant être citée; il prie les Parties contractantes de réfléchir, dès maintenant, à la meilleure manière de promouvoir ce thème de la population locale gérant ses zones humides. Il estime que la JMZ est un «phénomène en plein essor».
LOuganda
99. estime que la JMZ est très utile pour mobiliser lappui du gouvernement et lappui local aux activités et mentionne les activités très réussies organisées par lOuganda en 1998. Le Représentant demande si des progrès ont été faits pour officialiser la Journée mondiale des zones humides auprès des Nations Unies et sur le processus de choix des thèmes à lavenir.
Le Secrétaire général
100. explique quavec laide généreuse offerte lété dernier par la mission de Malaisie auprès des Nations Unies à New York, le Bureau a préparé des documents demandant la reconnaissance de la JMZ par les Nations Unies mais la demande a été présentée trop tard pour être examinée dans le cycle actuel. Depuis, le Bureau na pas pu assurer le suivi de cette question. En ce qui concerne les thèmes futurs de la JMZ, la question figurera à lordre du jour de la 22e réunion du CP.
La Malaisie
101. offre généreusement de demander à sa mission à New York de sinformer sur les progrès du processus et, au besoin, de demander au Bureau tout documentation utile.
La Hongrie (Présidente)
102. demande aux Parties contractantes dutiliser la Journée/Semaine mondiale des zones humides pour promouvoir la Convention et sensibiliser le public aux valeurs dutilisation rationnelle prônées par Ramsar.
Point 9.6 de lordre du jour: Projet de Centre Ramsar au Panama
Le Panama
103. à laide du programme PowerPoint, présente son projet de création dun Centre Ramsar, dans le cadre de sa Cité des connaissances installée sur les terrains dune ancienne base militaire américaine:
Très brièvement, lexposé décrit laptitude unique du Panama à accueillir un Centre régional Ramsar, du point de vue de son potentiel biologique et de son infrastructure technique et indique que le Centre régional sera un mécanisme important pour la coordination, la formation, la recherche et dautres échanges en rapport avec la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides. Le Centre régional Ramsar pour lhémisphère occidental, situé dans la ville de Panama, appuiera lapplication de la Convention de Ramsar par des travaux de recherche et des études sur la gestion et lutilisation rationnelle des zones humides en accordant une attention à la diversité biologique et aux avantages que les zones humides offrent à la population. Les objectifs de la Convention seront promus dans le cadre de séminaires, conférences et réunions régionaux qui établiront des liens entre les Parties contractantes afin de faciliter lapplication de la Convention par la coordination et léchange entre lhémisphère occidental et dautres régions du monde.
Le gouvernement de la République de Panama sengage à accorder une concession au Centre régional Ramsar en tant que centre international de recherche scientifique dans la Cité des connaissances, assorti de toutes les incitations conférées par le Gouvernement aux membres de ce complexe international académique et scientifique situé dans lancienne base militaire de Clayton, au bord du canal de Panama. Le Gouvernement sengage également à participer au cofinancement des salaires, de lappui et des dépenses de services.
La mission du Centre sera la suivante: «contribuer à limmense tâche de Sauver la Planète» et promouvoir le bien-être de lhomme par la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides dans lhémisphère occidental en uvrant au développement durable par la promotion dactivités scientifiques et pédagogiques spécifiques. Le Centre est conçu comme une entité autofinancée qui négociera ses services et recevra des dons afin délaborer des programmes.
LUruguay,
104. qui représente la Région néotropicale remercie le Panama de son initiative et des efforts consentis en vue de son application et rappelle que la réunion régionale panaméricaine a soutenu très vigoureusement cette initiative.
Le Honduras
105. sexprimant au nom du Belize, du Costa Rica, de la République dominicaine, dEl Salvador, du Guatemala, du Honduras et du Nicaragua (GRUCA), affirme lappui de ces pays au projet de Centre régional Ramsar, appui qui a déjà été exprimé par les ministres de lEnvironnement et du Développement lors de leur 19e réunion au Belize en avril dernier et par la réunion régionale panaméricaine Ramsar qui a eu lieu en juin dernier à San José. Lobjectif de cette initiative est de renforcer les activités de formation et de recherche sur les zones humides dimportance internationale dans lhémisphère occidental. GRUCA est davis que linitiative panaméenne sera bénéfique non seulement à Ramsar mais à la région dans son ensemble et apportera un appui précieux aux études de recherche futures semblables à celles quappliquent le Caddo Lake Institute et les Amis de la Terre dans les Amériques.
LArgentine et le Venezuela
106. soutiennent fermement linitiative panaméenne.
Le Sénégal
107. soutien linitiative panaméenne et espère quun projet semblable pourrait un jour être entrepris en Afrique.
LEspagne
108. soutien linitiative panaméenne et demande dinstaurer des liens officiels de coopération dans lespoir que lEspagne puisse aider de manière plus tangible à établir le Centre régional Ramsar.
Les États-Unis
109. soutiennent linitiative panaméenne de tout cur et font remarquer que lInitiative États-Unis/Ramsar Wetlands for the Future partage un bon nombre dobjectifs semblables et quil conviendrait dexplorer les possibilités daction conjointes avec le Centre Ramsar proposé.
La Malaisie
110. félicite le Panama pour son initiative et soutient la proposition.
Décision SC21.5: Le Comité permanent soutient linitiative du gouvernement du Panama de créer, dans la Cité des connaissances, le Centre Ramsar pour la formation et la recherche dans lhémisphère occidental; accueille favorablement lappui manifesté par les pays de la région et hors de la région; demande aux Parties contractantes dapporter encore leur appui et demande au Secrétaire général de soutenir le Panama dans la réalisation de linitiative.
LAmbassadeur du Panama, Son Excellence Kam Binns
111. exprime la satisfaction de son gouvernement pour lappui reçu à cette réunion. Il souligne que, pour son gouvernement, cette initiative fait partie de son engagement envers les zones humides dimportance internationale qui sont au nombre de quatre au Panama. Avec cette initiative, le Panama réaffirme sa tradition historique de point de rencontre et espère redevenir un centre dinnovations. Il remercie tout particulièrement les délégués dAmérique latine et des Caraïbes qui ont apporté constamment leur appui mais il est reconnaissant de lappui apporté par les Parties contractantes dautres régions et souligne que cette initiative leur sera également ouverte.
Deuxième jour, 22 octobre 1998
Point 9.3 de lordre du jour: Programme dinformation
Le Secrétaire général adjoint
112. fait référence au projet de document DOC.13 pour la COP7 sur le Programme dinformation qui est proposé et qui fait appel aux efforts du Bureau en matière déducation, de sensibilisation du public et de communication et comprend quelques mesures pour les Parties contractantes. Le Programme est issu de lObjectif général 3 du Plan stratégique. Le document qui est communiqué est un extrait du document DOC.13 qui résume le Programme du point de vue des Parties. Le Secrétaire général adjoint fait remarquer que lon sest efforcé, dans ce document, de déterminer des groupes cibles et déclare que le Sous-groupe a demandé davantage dinformations sur les comportements à changer dans chaque groupe.
113. Il attire lattention sur le paragraphe 12, consacré aux programmes de renforcement des capacités des communautés, qui est essentiellement le fruit dun Atelier spécialisé sur léducation, la sensibilisation du public et la communication, organisé au Bureau en septembre 1998, avec lappui du projet dÉvian. Le Domaine II du Programme concerne la stratégie de communication demandée par le Plan stratégique et la COP6. Il sagit, pour la première fois, dune tentative de fournir à la Convention de nouvelles orientations en matière déducation et de sensibilisation du public (ESP) et de donner à ces activités une plus grande priorité dans les préoccupations de la Convention.
Le Canada
114. indique que le Sous-groupe a discuté du Programme de manière approfondie et félicite le Bureau qui la conçu. Il rappelle les mesures demandées aux Autorités administratives, que lon trouve dans le résumé, en particulier la mise en place dun réseau de points focaux nationaux et de points focaux pour les ONG. Dans les États fédéraux, lautorité nationale est souvent moins apte à entrer en contact avec les paliers inférieurs de gouvernement. Il attire lattention sur le rôle de Wetlands Link et les délais, précisés dans le document pour soumettre les rapports. Le Sous-groupe recommande au CP dapprouver le document DOC.13 pour la COP7 sous sa forme de projet.
Le Secrétaire général adjoint
115. fait observer que le document DOC.13 sera discuté lors de la séance technique (ST) III de la COP7 et quun projet de décision pourrait être préparé avec la contribution du Comité permanent pour être présenté par lintermédiaire de la séance technique. LAtelier sur léducation, la sensibilisation du public et la communication a suggéré de présenter le Programme à la COP7 sous le parrainage de lAustralie et, éventuellement, dautres Parties contractantes et dutiliser Waterwatch Australia comme modèle.
La Hongrie (Présidente)
116. sinterroge sur lutilisation du mot «outreach» en anglais qui convient, certes, en anglais mais pas en hongrois et peut-être pas dans dautres langues. Elle sinterroge sur «general community» (communautés en général) comme groupe cible car tous les membres appartiennent également à des groupes plus resserrés et la phrase «landowners and wetland managers» (propriétaires terriens et administrateurs de zones humides). La Présidente estime que des informations supplémentaires sur les groupes cibles sont nécessaires ainsi que sur leffet souhaité sur ces groupes. Elle propose dajouter «ONG nationales» au Groupe C.3 et se demande si laction I.1, dans le paragraphe 12, qui établit les programmes nationaux est réaliste pour les zones humides et sil ne serait pas préférable de demander que laccent soit mis sur les zones humides dans le cadre defforts plus larges déducation, de sensibilisation du public et de communication (ESP) comme pour la diversité biologique.
LItalie
117. estime que le document DOC.13 est un bon document, complet et demande dajouter «agriculture» au paragraphe D) 2. À son avis, le mot «outreach» ne pose pas de problème en anglais et en français. Il souhaite que davantage dattention soit accordée aux utilisateurs des zones humides et de leau en soi. LItalie est daccord avec lidée de points focaux nationaux, ce serait aux Parties contractantes dy réfléchir et de choisir les personnes qui ont suffisamment dexpérience de Ramsar et sont capables dinfluer sur dautres institutions de leur pays.
Le WWF International
118. estime que de bons points précis ont été soulevés dans le document DOC.13 mais se demande quel peut être le volume des efforts dESPC consacrés uniquement aux zones humides Ramsar plutôt quaux ressources deau douce, par exemple. La représentante du WWF serait davis, dans le cadre de Ramsar, de ne pas se servir de lESPC comme dune fin en soi mais den faire un instrument. Cependant, globalement, le WWF est satisfait du travail consacré au projet de document DOC.13 pour la COP7.
LItalie
119. a déployé des efforts particuliers pendant la saison des oiseaux et estime que les mesures devraient être spécifiques et entrer dans le cadre de campagnes déducation plus larges, notamment pour les écoliers.
Les États-Unis
120. font remarquer que les Comités nationaux Ramsar ne sont pas mentionnés dans ce document et se demandent comment les intégrer.
Le Secrétaire général adjoint
121. convient que le Bureau est conscient de la nécessité de renforcer le rôle des Comités nationaux Ramsar dans le Programme. Les Comités existant devraient comprendre le point focal pour lESP et cela figurera dans le projet de décision.
Décision SC21.6: Le Comité permanent décide dapprouver en principe le Programme dinformation sous forme de projet de document DOC.13 pour la COP7, afin quil soit affiné pour la Séance technique III de la COP7 et approuve lidée de demander aux Parties contractantes détablir des points focaux nationaux en ESPC.
La Hongrie (Présidente)
122. exprime la satisfaction du Comité pour les efforts accomplis par tous ceux qui ont travaillé au projet de document sur linformation.
Point 9.5, 9.7 et 9.8 de lordre du jour: Projet dÉvian, renforcement de la capacité Internet et document dinformation
Le Secrétaire général adjoint
123. fait le point sur la situation du Projet dÉvian signé en janvier 1998, la première grande initiative Ramsar à laquelle participe le secteur privé, dans ce cas le Groupe Danone (France). Le document DOC.9.5 résume les progrès des thèmes daction du projet dÉvian. Il cite létude menée par le Bureau sur la capacité de communication électronique des Autorités administratives et décrit les premiers efforts déployés par le Bureau pour fournir à certaines Parties contractantes un accès à lInternet et au courrier électronique. Il souligne que des traductions du dossier dinformation Ramsar sont en train dêtre réalisées en chinois, en arabe et en farsi et quune traduction existante en russe est actuellement mise à jour.
Le Canada, président du Sous-groupe sur linformation,
124. indique que le Sous-groupe a étudié les documents et se réjouit des efforts décrits mais quaucune décision nest demandée.
Le Secrétaire général
125. évoque la Rencontre dÉvian qui aura bientôt lieu. Il sagit de la première des tables rondes de haut niveau à laquelle participeront dabord les pays de la Région néotropicale puis les pays francophones dAfrique de lOuest et puis lAsie; il y aura une réunion par année. La plupart des Parties contractantes invitées délèguent des personnes de rang relativement élevé qui participent rarement aux affaires concernant Ramsar. La rencontre commencera à Évian puis se rendra en Camargue afin de prendre connaissance dactivités relatives à la restauration des zones humides et à la recherche menées avec laide de la Station biologique de la Tour du Valat.
126. Il ajoute quil étudie la possibilité de conclure des accords de partenariat avec Shell et que sil existe suffisamment dintérêt, il entamera des négociations sur les avantages mutuels qui pourraient être recherchés. Il espère pouvoir présenter une proposition ferme à la réunion du CP de lannée prochaine.
LAustralie
127. se félicite des efforts de renforcement de lInternet déployés par le Bureau étant donné la très grande importance de ce moyen de communication et se réjouit de constater que la Papouasie-Nouvelle-Guinée est sur la liste des pays qui recevront une aide prioritaire.
La Hongrie (Présidente)
128. demande ce quil en est de lidée de réaliser louvrage de prestige «Jewels in the Crown» (Joyaux de la Couronne) dont il a été question à la 20e réunion du Comité permanent et le Secrétaire général indique que la Suisse a généreusement offert une partie du financement mais quil na pas encore été possible dobtenir le reste du financement. Living Earth (Royaume-Uni) a mentionné la possibilité de produire louvrage meilleur marché au Royaume-Uni. Cette proposition reste à létude mais ne donnera pas de résultat à temps pour la COP7.
La Hongrie (Présidente)
129. déclare que le Comité permanent prend note des progrès réalisés dans tous ces domaines, bien quaucune décision ne soit nécessaire et exprime la satisfaction du Comité permanent pour le travail de tous ceux qui ont participé au Projet dÉvian.
Point 9.9 de lordre du jour: Site Ramsar virtuel
Le Secrétaire général adjoint
130. fait remarquer que le document DOC.9.9 du 21e Comité permanent a pour objet dinformer le Comité permanent sur les progrès de création du site Ramsar virtuel par un Centre déducation sur les zones humides de Sydney Harbor, parallèlement aux Jeux olympiques 2000. Avec un appui généreux du Gouvernement fédéral australien, dautres sources australiennes et un financement provenant du Bureau, le projet est en bonne voie et possède maintenant un site daccueil sur lInternet. Dautres ressources seront nécessaires, cependant, mais les organisateurs ont beaucoup despoir. Le Secrétaire général adjoint se rendra à Sydney au moment de la réunion régionale de lOcéanie et pourra aider à motiver des donateurs potentiels.
La Hongrie (Présidente)
131. exprime les vux du Comité permanent pour la réussite du projet.
Point 10.1 de lordre du jour: Préparatifs de la COP7
Le Secrétaire général
132. indique que selon le Sous-groupe, les préparatifs sont en bonne voie mais quaucune recommandation nest nécessaire.
Le Costa Rica
133. décrit linfrastructure prévue pour la COP7 et les excursions qui seront proposées aux délégués avant, pendant et après la Conférence. Tous les détails figureront dans le courrier qui sera communiqué le mois prochain aux Parties.
Le WWF international
134. demande si les organisations partenaires devront également payer leur espace dexposition. Bien que la chose nait pas été examinée, le Secrétaire général estime que de lespace pourrait être mis à la disposition des partenaires en raison des liens particuliers mais que sils ont besoin de beaucoup despace, il faudra sans doute quils paient. Lidée de vendre de lespace vise à aider le Costa Rica à couvrir les frais de la COP par tous les moyens possibles. La Présidente attire lattention sur la brochure de réservation dhôtel préparée par lagence de voyages MKI Travel qui sera également insérée dans le courrier. Le site Internet de MKI propose des logements à prix encore plus bas que ceux qui sont inclus dans la proposition officielle.
La discussion
135. qui sensuit révèle que les séances techniques, dont la répartition sera régionale, auront lieu dans la salle des plénières, qui sera divisée par des partitions, et dans lhôtel qui se trouve de lautre côté du parking. Le transport sera assuré à partir et vers tous les hôtels le matin et le soir. Linformation concernant les visas sera communiquée dès quelle sera connue et le Bureau et le Comité dorganisation collaborent avec les autorités dimmigration dans lespoir dobtenir des dispenses spéciales pour faciliter lobtention de visas, par exemple pour que les visas puissent être délivrés à larrivée à San José.
LEspagne
136. déclare que le succès de la COP7 lui tient à cur et quelle souhaite établir des liens de coopération avec le Costa Rica pour veiller à la participation des délégués dAmérique latine. Le Représentant fait état des enseignements tirés de la catastrophe récente survenue à Doñana, dans laquelle lEspagne a souffert des conséquences dune mauvaise coordination. La Politique nationale de lEspagne pour les zones humides sefforcera de coordonner les politiques dans le secteur de leau et pourrait servir de modèle à dautres. Elle sera présentée à la Séance technique I de la COP7.
Le Costa Rica
137. exprime sa gratitude à lEspagne pour son offre daide généreuse à la COP7.
La Hongrie (Présidente)
138. déclare que le Comité permanent prend note des progrès des préparatifs de la COP7, remercie le Costa Rica pour les efforts déployés à ce jour et demande au Bureau et aux autorités du Costa Rica déclaircir la question des visas en temps voulu.
Point 10.2 de lordre du jour: Révision du Règlement intérieur de la COP
Le Secrétaire général
139. rappelle que la COP6 a demandé une révision du Règlement intérieur pour laligner sur celui dautres conventions, en particulier la CDB et ladapter aux besoins de Ramsar le cas échéant. Le Sous-groupe a examiné les articles proposés et les recommande au CP avec quelques amendements. En particulier, lArticle 21.3 prévoyant que le président de la COP devrait être Président du Comité permanent doit être éliminé; le Président du Comité permanent doit continuer dêtre élu par les nouveaux membres du Comité permanent.
Discussion
140. Des changements spécifiques du libellé sont reflétés dans le Règlement intérieur révisé joint au présent rapport mais les Parties ont exprimé les idées suivantes. Le Sénégal espère que tous les documents présentés seront distribués dans les trois langues mais le Secrétaire général indique que dans des cas exceptionnels, lorsque les propositions sont faites en séance, linterprétation simultanée doit suffire car une traduction écrite retarderait beaucoup trop la procédure. Les Philippines et les États-Unis suggèrent dinclure une formule empêchant que la procédure soit arrêtée pour des raisons techniques afin de préserver la souplesse et empêchant la présentation inattendue de nouvelles propositions. À la disposition prévoyant que toute Partie contractante peut demander un vote au scrutin secret le Sous-groupe recommande dajouter un texte précisant que celui-ci doit être approuvé par une majorité simple des Parties présentes et votantes, au risque de voir une seule Partie retarder la procédure en demandant des votes au scrutin secret. Dautres propositions damendement du texte de plusieurs articles portent sur la question de savoir qui peut demander un vote et comment. La demande de présentation prompte des pouvoirs, au début de la COP, est légèrement assouplie. Les États-Unis font observer que les questions budgétaires sont absentes de la liste des points de lordre du jour dune COP contenue à lArticle 9; le Secrétaire général explique que le texte de la Convention fait déjà obligation à la Conférence des Parties de traiter des questions budgétaires.
LUruguay
141. demande de laisser lArticle 46.2 en suspens et de le reprendre après le débat sur les «décisions» sous le point 10.3 de lordre du jour.
Le Secrétaire général
142.verse au compte rendu lopinion des États-Unis stipulée à la réunion du Sous-groupe, selon laquelle lArticle 40, sur ladoption du budget ne doit pas être interprété comme signifiant que les Parties contractantes nayant pas encore accepté les Amendements de Regina se verraient imposer des contributions obligatoires.
Le Royaume-Uni
143. mentionne des imprécisions dans lArticle 4.3 sur les moyens dobtenir lappui dun tiers des Parties contractantes pour tenir une réunion extraordinaire et dans lArticle 13 sur les moyens de communiquer les documents; le Représentant du Royaume-Uni est invité à proposer des amendements au Bureau.
La Hongrie (Présidente)
144. estime que lArticle 3.2 qui prévoit la réunion de la COP dans le pays hôte du Bureau en labsence dinvitation, devrait être discuté avec la Suisse. La Suisse promet de consulter son gouvernement sur la question. Il est remarqué que le terme «accueillir» la COP naurait pas, dans cette situation, les conséquences financières habituelles; le financement devrait provenir dautres sources. La Présidente se demande qui, dans ce cas, paierait pour la réunion et le Secrétaire général fait remarquer quil sagit dune particularité de la Convention de Ramsar qui, à la différence dautres traités, na aucune disposition budgétaire portant sur lorganisation des COP; si aucun pays hôte nest prêt à financer une bonne partie des frais de réunion de la COP, il ny a pas de solution toute prête. Les Pays-Bas font remarquer que la CMS nayant reçu aucune invitation à réunir sa COP a pu tenir celle-ci dans les locaux de lOrganisation des Nations Unies à Genève et imputer les coûts à son poste budgétaire prévu pour les conférences des Parties.
Discussion
145. Le CP discute de lopportunité de disposer dun lexique de noms équivalents pour les ministères chargés des relations extérieures/affaires étrangères; les articles qui demandent la signature du «ministère des Affaires étrangères» risquent dêtre utilisés pour exclure des délégués de Parties contractantes qui donnent dautres noms à ces ministères. En ce qui concerne lArticle 7.1 sur les qualifications demandées aux délégués dONG présentes à titre dobservateurs, il sagit simplement, pour le Bureau de prendre des informations sur les ONG qui ne sont pas suffisamment connues du personnel. Selon lArticle 7.1, le président de la COP ne serait pas obligé douvrir personnellement la prochaine COP; un compatriote serait automatiquement présent comme membre du CP. Les membres du Comité permanent se montrent réticents à ouvrir le Comité de la Conférence à des observateurs trop nombreux, de peur dalourdir le débat mais cet article ne fait référence quaux relations spéciales avec les partenaires et laisse ouverte la possibilité de les faire participer selon les besoins. Il est entendu que chaque délégué, pour pouvoir voter, doit être dûment accrédité auprès de la COP par son gouvernement. La Malaisie demande à quel moment les projets darticle entreront en vigueur; il est entendu quils entreront en vigueur dès la présentation du point de lordre du jour que la COP à la Convention de Ramsar examine au début de chaque session: «Adoption du Règlement intérieur». La Malaisie et lOuganda sinterrogent sur la légalité du changement de Règlement intérieur en cours de session, mais le Secrétaire général estime que cest une pratique commune dadopter le Règlement au début de la session et de lappliquer.
Le Panama
146. nest pas satisfait par les dispositions de lArticle 50 sur le tirage au sort en cas de ballottage et préfère que le vote se poursuive jusquà ce quil y ait élection. Le texte suggéré par le Panama pour lArticle 50 est accepté par consensus.
La Hongrie (Présidente)
147. propose de prendre une décision sur le projet de Règlement intérieur modifié.
Décision SC21.7: Le Comité permanent adopte le projet de Règlement intérieur avec les amendements acceptés. (Le texte approuvé est joint au présent compte rendu).
La Hongrie (Présidente)
148. exprime la gratitude du CP aux collègues qui ont travaillé au projet de Règlement intérieur.
Point 10.3 de lordre du jour: Décisions de la COP
Le Secrétaire général
149. annonce que le Sous-groupe a adopté la recommandation contenue au paragraphe 7 du document DOC. 10.3 de la 21e réunion du CP 21, à savoir que toutes les résolutions et recommandations devraient désormais être appelées «décisions».
LUruguay
150. souligne que les avis juridiques obtenues sur le sujet ne sont pas en faveur de cette conclusion, ne coïncident pas et en fait se contredisent. Il semble quil conviendrait de parvenir à une solution différente. Les résolutions et les recommandations sont une tradition pour Ramsar bien quil y ait parfois quelque confusion à leur sujet. Mais il existe une différence du point de vue de leur caractère contraignant les résolutions ont un caractère contraignant. Adopter lappellation «décision» pourrait prêter à confusion quant aux intentions des mesures prises précédemment. LUruguay est davis quil convient de garder la distinction actuelle tout en lutilisant avec plus de circonspection et suggère de transmettre une nouvelle proposition à la COP7 contenant des définitions des mots «résolution», «recommandation» et «décision».
Les États-Unis
151. font remarquer que de lavis de lOffice of Legal Affairs du Département dÉtat américain, tout comme de lUNESCO, le mot ne peut être changé sans amendement au texte de la Convention. Les États-Unis estiment, comme lUruguay, quil convient de continuer dutiliser la terminologie traditionnelle: «résolution» et «recommandation». LArticle 6 du traité stipule que la COP fait des «recommandations» aux Parties contractantes et il y a là une intention. Les résolutions doivent être utilisées pour des questions de procédure, les recommandations pour demander aux Parties contractantes et à dautres parties de prendre des mesures.
Discussion
152. Le Panama appuie la recommandation de lUruguay. La République tchèque estime que la distinction résolution/recommandation est suffisamment claire tandis que lutilisation du terme «décision» effacerait cette distinction. Le Sénégal explique la différence, déclarant que les résolutions concernent les Parties contractantes qui ont accepté volontairement les obligations de la Convention et les recommandations sadressent à ceux qui nont pas accepté ces obligations. Dautres font remarquer que les Parties qui ont le droit de vote peuvent «prendre la résolution» de faire quelque chose mais peuvent seulement «recommander» à dautres de faire quelque chose. LOuganda et la Hongrie demandent que les termes soient définis dans le Règlement intérieur.
Décision SC21.8: Le Comité permanent décide que la Convention continuera détablir une distinction entre résolutions et recommandations dans la terminologie officielle et peut utiliser le terme générique «décisions» dans le Règlement intérieur pour se référer aux résolutions et aux recommandations.
Point 10.4 de lordre du jour: Rapports nationaux et préparation des Rapports de synthèse régionaux
Le Secrétaire général
153. annonce que le Sous-groupe a examiné et accepté sans amendement la méthode proposée par le Bureau pour rassembler et présenter les Rapports de synthèse régionaux à la COP7, à savoir, les représentants régionaux présenteront chaque Rapport de synthèse régional puis chaque Coordonnateur régional fera un exposé résumé à laide du programme Power Point.
Décision SC21.9: Le Comité permanent adopte la méthode proposée par le Bureau pour créer et présenter les Rapports de synthèse régionaux à la COP7 daprès les Rapports nationaux.
La Hongrie (Présidente)
154. invite instamment les Parties contractantes qui ne lont pas encore fait à soumettre leur Rapport national.
Le Secrétaire général
155. propose de regrouper les rapports de synthèse pour lEurope de lEst et lEurope de lOuest en une seule présentation et invite les Représentants de ces régions à donner leur avis à ce sujet.
Point 10.5 de lordre du jour: Étude de faisabilité du WCMC concernant une infrastructure de gestion de linformation harmonisée pour les cinq conventions relatives à la diversité biologique
Le Secrétaire général
156. indique que le Sous-groupe a accepté les recommandations du Bureau sur le suivi de létude du WCMC qui a été commanditée et financée par cinq conventions relatives à la diversité biologique (Ramsar, la CDB, la CITES, la CMS et la Convention du patrimoine mondial), et invite le Comité permanent à approuver la participation du Bureau à ce projet comme mentionné dans le paragraphe 9 du document DOC. 10.5.
Le Secrétaire général adjoint
157. indique que des représentants des cinq conventions susmentionnées ont assisté à deux ateliers, le premier, à Genève, au niveau politique auquel il a participé lui-même et le second, plus récent à Bonn, au niveau technique, auquel a participé M. Peck; il ajoute que les choses avancent. Les participants aux deux ateliers ont été davis de présenter le rapport final du WCMC aux organes de chaque Convention, homologues du Comité permanent Ramsar. Latelier technique a arrêté des moyens pour appliquer rapidement les recommandations, à peu de frais, par exemple louverture dune page daccueil commune sur Internet pour les cinq conventions, et a chargé le WCMC de présenter des propositions concrètes pour les aspects plus coûteux. Les estimations de coûts ont été faites par le premier atelier avec des propositions pour obtenir, avec lappui du PNUE, une aide du FEM, entre autres. Les premières étapes disposent de budgets plus faibles. Il nest absolument pas envisagé de faire appel au budget central de la Convention pour appliquer les recommandations contenues dans le paragraphe V.2 du rapport du WCMC.
Les Pays-Bas
158. estiment que ces efforts sont extrêmement importants même sils coûtent cher et que les délais fixés semblent longs. Le Représentant pense quils permettront déconomiser de largent à long terme. Il considère létude du WCMC comme une analyse des lacunes, le véritable travail dharmonisation restant à faire. Il invite à faire une distinction entre létablissement de rapports au niveau international et au niveau national. Il se demande pourquoi la Convention de Berne na pas été invitée alors quelle a beaucoup de préoccupations identiques.
Le Secrétaire général
159. pense que labsence de la Convention de Berne provient de sa nature régionale et surtout du fait que son Secrétariat a décidé de ne pas contribuer au financement de létude.
LItalie
160. estime que la Convention de Berne est importante en Europe et quil conviendrait de senquérir de sa participation tant auprès du Secrétariat de Berne que du WCMC. La Présidente charge le Bureau de senquérir de la participation éventuelle de la Convention de Berne.
Le Panama
161. demande si la FCCC et la CLD ont lintention de présenter létude du WCMC à leurs prochaines COP et le Secrétaire général répond quil est en réalité du ressort du WCMC et non de Ramsar de sinformer à ce sujet.
Décision SC21.9 bis: Le Comité permanent approuve lintention du Bureau de poursuivre sa coopération aux propositions du WCMC pour lélaboration dun réseau harmonisé de ressources dinformation et denseignement pour les conventions et approuve, en principe, les recommandations du WCMC sur la simplification des Rapports nationaux. Le Comité charge le Bureau de préparer un document pour lordre du jour et un projet de décision pour la COP7 sur le suivi du projet dharmonisation du WCMC et demande que la Convention-cadre sur les changements climatiques et la Convention sur la lutte contre la désertification et, éventuellement, la Convention de Berne soient encouragées à participer au projet. Le Comité autorise la Présidente à approuver le projet de décision parrainé par le Comité permanent pour la COP7 une fois que le Bureau aura communiqué le projet de décision à tous les membres du Comité permanent pour commentaire.
Point 10.6(a) de lordre du jour: Rapport du Comité permanent à la COP7
Le Secrétaire général
162. indique que le Sous-groupe recommande que le Comité permanent approuve le rapport du Comité permanent.
Décision SC21.10: Le Comité permanent accepte que le projet de rapport du Comité permanent soit peaufiné et transmis à la COP.
Point 10.6(b) de lordre du jour: Rapport du Groupe dévaluation scientifique et technique (GEST)
Mme Yaa Ntiamoa-Baidu, Présidente du GEST,
163. décrit les progrès du GEST et indique que les membres du GEST, pour la période triennale sont Makoto Komoda, Mihály Vegh, Roberto Schlatter, Allan Smith, Keith Thompson, François Letourneux et elle-même, et ajoute que le membre suppléant, Max Finlayson, a assisté à toutes les réunions en raison de son expertise pour toutes les questions concernées. M. Smith a démissionné après la première année et a été remplacé par Mauricio Cervantes Abrego. Le GEST a reçu laide des organisations partenaires et Mme Ntiamoa-Baidu remercie tout particulièrement David Pritchard et John OSullivan de BirdLife International, Scott Frazier et Nick Davidson de Wetlands International, Jean-Yves Pirot de lUICN et un certain nombre dexperts du WWF.
164. Mme Ntiamoa-Baidu indique que les tâches du GEST lui ont été confiées par la COP6 et le Plan stratégique et que le Bureau a aidé à déterminer 10 domaines prioritaires. À la première réunion, le GEST a modifié la priorité et sest attelé aux quatre questions identifiées comme les plus importantes: 1) les Critères Ramsar, 2) la surveillance continue et les caractéristiques écologiques, 3) les lignes directrices relatives aux plans de gestion et 4) la restauration et la remise en état.
165. En ce qui concerne les critères, le GEST estime que, dans lensemble, les critères existants sont rigoureux mais recommande leur réorganisation en deux groupes: représentativité et caractère unique, dune part, et diversité biologique, dautre part. Le GEST recommande dinclure les valeurs dutilisation pour lhomme dans les lignes directrices sur les critères plutôt que dans les critères eux-mêmes. Le CP a demandé au GEST de réexaminer cette recommandation avec deux représentants des sciences sociales et, à sa réunion suivante, le GEST a abouti à la même conclusion, à savoir réorganiser les critères en deux groupes, réviser le texte pour exclure les ambiguïtés et étoffer les lignes directrices. Madame Ntiamoa-Baidu attire lattention sur la contribution de Bronwen Golder au GEST, qui préconise linscription de sites à la Convention sur la base des sciences naturelles et, lorsque les sites sont inscrits, daccorder une attention particulière aux questions socio-économiques afin de gérer correctement les sites; à cet effet, il serait bon détoffer les principes dutilisation rationnelle. Elle craint que lon ne perde lessentiel de vue et que lon ne diminue leffet de linscription des zones humides dimportance internationale si lon ajoute des critères sur lutilisation par lhomme.
166. Le GEST a précisé les définitions des caractéristiques écologiques et des changements dans les caractéristiques écologiques et propose un nouveau texte pour les moderniser et exclure les ambiguïtés.
167. Makoto Komoda et Roberto Schlatter ont mené une étude sur lefficacité des Lignes directrices Ramsar relatives aux plans de gestion et nont trouvé aucune raison de leur apporter des modifications substantielles.
168. En ce qui concerne la restauration, le GEST a reçu un rapport complet de Mihály Végh. Un rapport complet sur toutes les questions abordées par le GEST sera préparé pour la COP7.
Le Sénégal
169. demande que lon sintéresse davantage aux questions dutilisation par lhomme. Il compare les discussions du Comité permanent sur lutilisation par lhomme à un dialogue de sourd et ne peut croire que tous les sites Ramsar ne soient inscrits que sur la base des sciences naturelles.
Mme Ntiamoa-Baidu
170. répond que le GEST ne conteste pas limportance extraordinaire des zones humides pour la population et ajoute quétant elle-même dorigine ghanéenne, elle nignore rien de cette question dans le contexte africain. Mais ce qui fait limportance dune zone humide, ce qui lui donne son caractère, ce nest pas lutilisation quon en fait. Cest son état écologique qui détermine son caractère de zone humide dimportance internationale et cest là le rôle des critères.
LOuganda
171. demande pourquoi les valeurs hydrologiques ont été retirées des critères et Mme Ntiamoa-Baidu explique que lexistence de chaque zone humide est tellement interdépendante de son hydrologie que les valeurs hydrologiques sont inhérentes au premier critère et seront explicitées dans les lignes directrices.
LItalie
172. fait remarquer que la discussion lui rappelle les conflits entre les parties prenantes et les protecteurs, purs et durs, de la nature. Depuis le début, Ramsar a élargi le champ de ses préoccupations et tient compte aujourdhui des réalités socio-économiques. Lécologie doit être vue dans une perspective large. Le document est moderne et tient compte de la nécessité de mesurer limpact sur les valeurs des zones humides pour déterminer la durabilité. Il reconnaît que les aires protégées ne peuvent pas être des îles.
Les États-Unis
173. approuvent lopinion du GEST selon laquelle les critères existants ont des incidences sur les préoccupations sociales et économiques. En revanche, les États-Unis estiment quil devrait être possible délaborer des critères fondés sur les systèmes hydrologiques transfrontières. Par exemple, le Pantanal qui appartient à plusieurs États a des liens avec de nombreux facteurs sociaux tels que la maîtrise des crues, le commerce et le transport.
La Hongrie (Présidente)
174. fait remarquer que lune des séances techniques de la COP7 traitera de toutes ces questions, que le GEST fera rapport à la COP7 et que lon prépare un projet de décision. Elle demande que le Comité permanent laisse la COP examiner lensemble de la question; le CP ne peut pas, pour linstant, prendre position à ce sujet mais tous les commentaires seront enregistrés. Chacun des produits du GEST qui ont été mentionnés fait lobjet dun point différent de lordre du jour de cette réunion. Elle remercie les membres du GEST pour leur travail et félicite Mme Ntiamoa-Baidu qui a présidé le Groupe avec tant defficacité. Elle encourage les membres du GEST à poursuivre leur travail de préparation des documents pour la COP.
Point 10.6(c) de lordre du jour: Rapport du Secrétaire général ou du Bureau Ramsar
Le Secrétaire général
175. indique que le Sous-groupe accepte la présentation du rapport pour la COP7 et souhaite que le rapport comprenne un rapport dactivité sur lapplication du Plan stratégique.
Décision SC21.11: Le Comité permanent approuve la présentation proposée pour le Rapport du Bureau à la COP qui devrait être présenté en tant que Rapport du Secrétaire général.
Point 10.7(a) de lordre du jour sur les projets de décisions en préparation: Règles concernant lacceptation des ONG partenaires
Le Secrétaire général
176. indique que le Sous-groupe recommande le projet de décision au Comité permanent mais a modifié lArticle 4 de manière à stipuler que toutes les caractéristiques doivent être remplies et pas uniquement lune ou lautre dentre elles. Les articles proposés ont été modifiés dans le cas des organisations non gouvernementales pour comprendre également les organisations intergouvernementales. Il ajoute que les quatre partenaires ont tous suggéré des modifications au projet présenté lannée dernière par le Canada et que toutes ces modifications ont été incorporées. La COP doit approuver le statut de tout nouveau partenaire.
Le Canada
177. estime que les obligations inscrites à lArticle 4 sont beaucoup trop strictes et recommande de retirer le mot «all» (toutes) et de remplacer «most» (la plupart) par «many» (de nombreuses). Il estime que ce projet est voué à léchec car il empêchera ladhésion de nouveaux partenaires au lieu de lencourager.
Le Secrétaire général
178. est du même avis et fait remarquer que certains des participants au processus craignaient que le projet namène à accueillir trop de nouveaux partenaires sans discrimination.
Les États-Unis
179. sont du même avis que le Canada et le Secrétaire général et espèrent que Ramsar encouragera ladhésion de nouveaux partenaires, éventuellement par un protocole dentente pour une période dessai de deux ans, par exemple. Les articles mentionnés sont intimidants. Une nouvelle catégorie pourrait être ajoutée, par exemple «associés» au lieu de «partenaires».
LItalie
180. se félicite de louverture de la Convention de Ramsar à la coopération et espère quelle restera réceptive à de nouveaux partenariats. De jeunes groupes sans beaucoup dexpérience mais avec beaucoup de bonne volonté devraient être encouragés à participer.
LAustralie
181. préfère une catégorie unique de partenariat et propose de changer lobligation de remplir «la plupart des» caractéristiques pour «de nombreuses» dans lArticle 4.1 et de modifier lArticle 4 pour le texte suivant «tenant compte des caractéristiques suivantes». La Malaisie appuie la proposition australienne.
Décision SC21.12: Le Comité permanent décide dadopter le projet de décision proposé pour la COP7 ainsi que les nouvelles règles régissant lacceptation de nouvelles organisations partenaires, avec les amendements apportés au libellé par lAustralie.
Point de lordre du jour: La Banque de données Ramsar
Scott Frazier, Responsable des sites Ramsar/zones humides, Wetlands International AEMO,
182. fait rapport sur létat de la Banque de données Ramsar et observe que la qualité des données continue de saméliorer. Alors quà la réunion doctobre 1994 du Comité permanent 62% des sites seulement avaient des Fiches descriptives Ramsar (FDR), 76,5% en ont aujourdhui et seuls 7% ne disposent pas de données suffisantes; 4% nont pas de cartes, 24% ont des cartes de mauvaise qualité, 28% de bonnes cartes ce qui est une légère amélioration par rapport à lannée dernière. Wetlands International a fourni des rapports pour cinq réunions Ramsar dans lannée écoulée et a participé à trois dentre elles. La programmation permettant une saisie simplifiée des données est presque terminée. Wetlands International Afrique-Europe-Moyen-Orient a trouvé un financement pour ouvrir un site Internet pour la Banque de données; il sagit actuellement dun «profil graphique» et un nouveau profil sur lapplication des critères a récemment été ajouté pour sept régions. La prochaine étape consiste à permettre aux utilisateurs davoir accès à la Banque de données mais cela ne commencera quaprès la COP7. Lutilisateur pourra poser un certain nombre de questions et chercher une carte interactive dune région ou dun pays ou dun site individuel.
183. M. Frazier fait remarquer quil est prévu de mettre complètement à jour le Répertoire des zones humides dimportance internationale pour la COP7. Il sera disponible sous format traitement de texte ou texte pur plutôt que sous forme imprimée. Le délai pour intégrer les données dans le Répertoire est fixé à la fin de lannée. Le gouvernement des Pays-Bas, dans le cadre de RIZA, apporte un financement à lédition révisée de la Vue densemble des sites Ramsar et le 31 décembre a été fixé comme délai pour introduire des données dans cette publication.
La Hongrie (Présidente)
184. remercie M. Frazier pour son rapport et ajoute un commentaire sur lintérêt évident de prendre la peine de remplir correctement la FDR et de communiquer de bonnes informations pour la Banque de données.
Point 10.7(b) de lordre de jour: Vision pour la Liste Ramsar
Le Secrétaire général
185. déclare que le Sous-groupe 1) a noté les domaines nécessitant dêtre approfondis dans le document DOC. 10.7(b), 2) appelle à une réunion consultative en janvier et 3) ne propose pas damendement pour la proposition concernant le karst.
Le Secrétaire général adjoint
186. rappelle brièvement le projet «Vision». Lexercice sarticule essentiellement sur les travaux du GEST concernant les critères, notamment la réorganisation et la question de lutilisation par lhomme. Simultanément, le Canada a engagé le CP20 a établir une Vision pour la Liste de Ramsar et ses objectifs à long terme. Le projet de document DOC. 13.3 pour la COP7 joint au document DOC. 10.7(b) pour la 21e réunion du Comité permanent est surtout un document sur létat des activités en cours mais il propose un texte préliminaire pour cette «Vision» reliant chaque critère Ramsar à ses objectifs et comprenant un lexique. Il y a eu cinq projets successifs et il en faudra probablement encore autant avant la COP7. Le but est de donner aux Parties contractantes les outils qui leur permettront dadopter une approche stratégique vis-à-vis de linscription de nouveaux sites sur la Liste. La contribution du Sous-groupe sera intégrée aux futurs projets de document. David Stroud, BirdLife International, Wetlands International et beaucoup dautres ont apporté une aide précieuse et davantage de Parties contractantes devraient participer au projet au fur et à mesure de lévolution du document. La