ramsarcepafr.jpg (15388 bytes)La Convention sur les zones humides

Le Programme d'information de la Convention

Orientations complémentaires pour la réalisation d’une étude et d’un plan d’action en matière de communication, d’éducation et de sensibilisation du public aux zones humides (CESP)

Chapitres 1 and 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5


Chapitre 3 Qui doit participer à l’étude et au plan d’action de CESP?

3.1 Introduction

29. Les deux exercices qui consistent à déterminer, d’une part qui participera à l’étude et d’autre part, qui participera au plan d’action devraient être considérés comme un tout, de manière que l’on puisse assurer la continuité et la coordination entre eux. Le présent chapitre met en évidence certaines des questions qu’il faudra examiner et présente quelques suggestions basées sur des exemples et des idées provenant de différents pays. Il s’intéresse à l’éventail des personnes qui seront appelées à participer et examine en détail les rôles et les responsabilités des correspondants nationaux et des groupes d’études ainsi que leur mode de fonctionnement. Il examine enfin certaines des questions administratives qu’il faudra résoudre pour mettre en place ce domaine très spécialisé des travaux de la Convention.

30. Le tableau 6 précise le sens de certains termes utilisés dans ce chapitre pour décrire les participants.

Tableau 6 Définition de certains termes utilisés dans le Chapitre 3
Correspondant national (CN) Le correspondant national gouvernemental (CN-gouv.) ou non-gouvernemental (CN-ONG) pour la CESP, nommé par une Partie contractante conformément à la Résolution VIII.31, paragraphe 19.
Groupe d’étude (GE) Groupe établi par une Partie contractante en qualité de Groupe d’étude CESP, conformément à la Résolution VIII.31 paragraphe 20, pour entreprendre l’étude de CESP et formuler le plan d’action national de CESP. Il est entendu qu’un Groupe d’étude comprendra les deux CN.
Chargé de l’étude Personne qui n’est ni un CN, ni un membre du Groupe d’étude, et qui participe à la planification de l’étude et à la collecte de l’information. Il est probable qu’un groupe plus important que le groupe d’étude soit nécessaire pour planifier et mener à bien une étude et un plan d’action complets. Selon les arrangements pris, il est probable que les chargés de l’étude seront également concernés par l’exercice d’élaboration du plan d’action.
Groupe de travail Groupe chargé de la planification et de l’exécution de l’étude et /ou du plan d’action. Un groupe de travail se compose du Groupe d’étude et d’un certain nombre de plusieurs chargés de l’étude.
Participant (avec majuscule) Personne qui fournit des informations aux chargés de l’étude, mais qui n’a pas d’autre responsabilité dans l’organisation ou l’exécution de l’étude ou du plan d’action.
participant (avec minuscule) Terme général qui décrit une personne qui prend part à l’étude ou au plan d’action.

3.2 Que disent les lignes directrices sur la CESP?

31. La Résolution VIII.31 et ses lignes directrices sur la CESP fournissent des orientations directes ou implicites sur les personnes qui participeront à l’étude ou au plan d’action. Ces orientations sont résumées au tableau 7. On pourrait ajouter à cette liste les ONG locales et nationales réputées avoir une excellente expertise en la matière qui devraient participer dans la plus large mesure possible et pas seulement en tant que CN-ONG.

Tableau 7 Participants à l’étude et au plan d’action identifiés dans la Résolution et les lignes directrices sur la CESP
Participant suggéré Étude Plan d’action
CN-gouv.
  •  
  •  
CN-ONG
  •  
  •  
Comité national Ramsar
  •  
  •  
Groupe d’étude bien constitué (lorsqu’il n’existe pas de Comité national Ramsar)
  •  
  •  
Autorité administrative Ramsar .
  •  
ONG
  •  
  •  
Acteurs locaux .
  •  
Comités nationaux pour les zones humides ou la biodiversité
  •  
  •  
Ministères responsables de la conservation de la nature, de la gestion des ressources en eau et de l’éducation
  •  
  •  
Secrétariat de la Convention
  •  
  •  
Organisations internationales partenaires de la Convention
  •  
  •  
Organismes bailleurs de fonds ou de parrainage .
  •  
Ministères et autres participants qui représentent les principales menaces pesant sur les zones humides
  •  
.
Éducateurs dans le secteur de l’éducation institutionnalisée
  •  
.
Formateurs
  •  
.
Préparateurs de cours
  •  
.
Personnel des centres d’éducation à l’environnement
  •  
.
Personnes clés dans les programmes et instruments politiques relatifs à l’environnement, à la diversité biologique, aux zones humides et à l’eau .
  •  
Spécialistes technologie de l’information (TI)
  •  
  •  
Gestionnaires de sites Ramsar .
  •  

3.3 Dispositions administratives

32. Les activités de CESP devront être gérées simultanément avec d’autres activités de mise en œuvre de la Convention et devront s’inscrire comme élément à part entière de celles-ci. Certaines Parties contractantes ont déjà pris des dispositions administratives favorisant une application intégrée de la CESP. Lorsque ce n’est pas le cas, un examen des dispositions administratives de mise en œuvre de la Convention permettra de déterminer comment organiser et gérer l’étude et le plan d’action de CESP avec la plus grande efficacité. Toutes les Parties contractantes devraient décider : qui dirigera l’étude et le plan d’action, qui sera responsable de la planification, gérera, coordonnera et sera responsable de la mise en œuvre et qui y participera, d’une manière ou d’une autre.

Les compétences nécessaires : incidence sur les pratiques de CESP

33. La mise en œuvre de la Convention au moyen d’activités de CESP requiert des connaissances, des compétences et une expertise très différentes de celles qui sont habituellement requises pour la mise en œuvre technique de la Convention. Deux problèmes se posent qu’il convient d’examiner :

  1. généralement, c’est aux ministères de l’aménagement du territoire, de la gestion des ressources naturelles, de la protection de l’environnement ou des affaires étrangères qu’incombe la mise en œuvre de la Convention et non à ceux de l’éducation, de la santé ou des collectivités locales;
  2. l’essentiel des compétences requises en matière de CESP est rarement inscrit dans les dispositions administratives nationales et locales existantes, établies pour mettre en œuvre la Convention.

Intégration des fonctions de CESP dans les dispositions administratives existantes

34. Pour résoudre le problème de la gamme et des sources de compétences requises pour la CESP, il y a plusieurs solutions :

35. Lorsque les Autorités administratives Ramsar ou les Comités nationaux Ramsar ne disposent pas du niveau de compétence en matière de CESP, il conviendrait de détacher du personnel du ministère de l’Éducation ou d’une ONG compétente en matière de CESP. Cette mesure donnerait accès à l’expertise et aux organisations et réseaux pertinents.

36. Certains comités nationaux Ramsar (ou leur équivalent) devront étendre leurs compétences en modifiant leur composition, leur mandat et leur programme pour les besoins de la CESP. Ils pourraient aussi créer un sous-comité chargé de la CESP pour garantir une représentation plus large de la CESP que celle que peut offrir le Comité national.

37. Dans les pays qui n’ont pas de Comité national Ramsar ou d’équivalent, c’est sans doute par les systèmes et les mécanismes existants au service de l’éducation, de la santé, de la gestion des aires protégées, de la gestion de l’eau et de l’aménagement du territoire, par exemple, que la CESP sera appliquée plus efficacement aux zones humides. Cet arrangement peut être plus difficile à planifier, coordonner et surveiller mais les programmes et les réalisations seraient ainsi bien répartis entre de nombreux secteurs.

Inclusion de différents niveaux et secteurs

38. Le but ultime de cette activité est d’améliorer l’efficacité de la CESP-zones humides à tous les niveaux. De nombreux niveaux et secteurs opérationnels sont en droit de participer à un processus d’étude et de plan d’action qui les touche fondamentalement. Il serait probablement plus efficace d’organiser l’étude et le plan d’action à des niveaux différents, dans différents secteurs. Par exemple, lorsqu’une ONG a une motivation et une expertise particulières dans ce domaine, il serait bon qu’elle dirige (conjointement) l’exercice, et que le gouvernement national lui fournisse le soutien nécessaire. Le processus, quelle que soit la manière dont il est organisé, devrait en fin de compte déboucher sur un portrait national de l’activité de CESP-zones humides et des besoins prioritaires, couvrant tous les niveaux et secteurs pertinents.

3.4 Attribution des rôles et responsabilités pour l’étude et le plan d’action

39. Pour attribuer les rôles, il est essentiel de préciser les nombreuses tâches et compétences connexes exigées (voir tableau 8), puis de localiser l’expertise requise. Les paragraphes suivants donnent des informations utiles sur les rôles et responsabilités de chacun dans l’élaboration du plan d’action.

Tableau 8 Tâches et compétences associées à l’élaboration d’un plan d’action

Tâches

Compétences

  • Collecte des données
  • Stockage de l’information
  • Analyse des données
  • Présentation des résultats
  • Gestion de l’exercice
  • Appui et facilitation
  • Interprétation des résultats de l’étude
  • Identification et hiérarchisation des actions
  • Projet de plan d’action
  • Production du plan d’action
  • Diffusion du plan d’action
  • Connaissance de :
  • différents secteurs
    différents niveaux opérationnels
    différentes méthodes de CESP
    questions relatives aux zones humides

  • Techniques scientifiques de collecte des données
  • Conception de questionnaires et administration
  • Facilitation d’ateliers
  • Constitution de réseaux
  • Compétences en informatique et en stockage de données
  • Analyse statistique / gestion des données
  • Compétences en communication, notamment :
  • Choix et synthèse de l’information
    Production de supports visuels
    Aisance à s’exprimer en public

  • Gestion de projet
  • Travail à différents niveaux dans des secteurs variés
  • Différentes méthodes de communication
  • Accès à différents niveaux et secteurs
  • Connaissance des niveaux et secteurs et accès à ces niveaux et secteurs
  • Expérience de rédaction et de formatage de documents de plan d’action
  • Compréhension de l’identité et des besoins des personnes chargées de la mise en œuvre
  • Compréhension du modus operandi de la Convention
  • Savoir-faire en publication
  • Conception graphique de documents
  • Expérience de plans d’action
  • Coordination de projet

3.5 Correspondants nationaux chargés de la CESP

Rôles et responsabilités

40. Les correspondants nationaux sont chargés :

41. Chaque Partie contractante doit décider des rôles et responsabilités précis des CN qu’elle nomme. Toutefois, l’étude et le plan d’action de CESP n’étant que deux éléments du Programme d’information, il semble peu réaliste de penser qu’un CN soit en mesure de jouer les deux rôles. Il serait plus juste de convenir que le CN est plutôt un facilitateur qu’un dirigeant. Naturellement, selon les compétences et l’expertise à la disposition de chaque Partie contractante, et selon l’identité des CN désignés, ces derniers peuvent jouer soit le rôle de dirigeant soit celui de facilitateur, soit les deux. Il serait également bien avisé d’organiser les rôles du CN-gouv et du CN-ONG de manière à mieux tenir compte de leurs compétences respectives. Par exemple, il pourrait être approprié que le CN-gouv facilite et soutienne l’étude et le plan d’action de CESP et que le CN-ONG dirige.

42. Cela dit, le rôle collectif des deux CN, quelle que soit la manière dont il est organisé dans la partique, pourrait être double :

43. Les responsabilités des CN sont les suivantes :

Identification des correspondants nationaux

44. La CESP, considérée comme un élément essentiel à la mise en œuvre de la Convention, est un domaine flou, multiforme et exigeant. Les CN désignés devraient être choisis dans les ministères, organismes et organisations compétents, réputés et influents dans ce domaine. Ils devraient être en mesure d’agir efficacement dans différents domaines d’intérêt et à des niveaux divers pour pouvoir répondre aux besoins opérationnels intersectoriels et multiniveaux. Du point de vue des ONG, ce sont celles qui peuvent agir aussi bien au niveau national qu’au niveau international, ainsi qu’au niveau pratique et communautaire qui sont les plus efficaces dans le contexte actuel.

45. Dans certains pays, le secteur bénévole est peu développé et le CN-gouv sera le principal dirigeant de la CESP. Le choix du CN-gouv peut être encore plus difficile que celui du CN-ONG parce que, le plus souvent, les ministères ne travaillent pas de manière intégrée. Le choix devra être fait selon les compétences et les capacités.

Les fonctions des correspondants nationaux

46. Les fonctions doivent être précisées. On pourrait, par exemple, convenir que les CN seront nommés pour :

(Tous ces éléments reflètent un rôle de facilitateur. Toutefois, en cas de partage des rôles entre facilitation et direction, il faudrait établir une description des tâches pour chacun).

3.6 Le Groupe d’étude CESP

Rôles et responsabilités

47. Conformément à la Résolution VIII.31 paragraphe 20, il incombe au Groupe d’étude de CESP d’entreprendre une étude et un plan d’action à l’échelle nationale. Suivant le modèle proposé ici, le Groupe d’étude planifiera, coordonnera et supervisera l’étude et le plan d’action nationaux dont il assurera la réalisation.

48. Il est important d’établir d’emblée les rôles et responsabilités du Groupe d’étude national, et peut-être de chacun de ses membres, pour éviter le double-emploi et la confusion. Selon le processus d’étude et de plan d’action envisagé, les points suivants pourraient être inclus :

Composition du Groupe d’étude

49. D’après les rôles envisagés ici pour le Groupe d’étude, les membres du Groupe seront plus étroitement associés à la CESP-zones humides que les correspondants nationaux. La composition du Groupe devrait donc refléter toute la gamme des activités de CESP qui devront être traitées dans l’étude et le plan d’action. En bonne logique, le Groupe d’étude comprendra des personnes qui ont une connaissance collective des éléments suivants:

50. Le Groupe d’étude doit aussi avoir la capacité de gérer les informations, en d’autres termes, d’explorer et de relever systématiquement les complexités de la CESP et d’utiliser les résultats pour identifier, hiérarchiser et planifier les activités futures de CESP-zones humides.

51. [Note de l'Éditeur de la 2e édition : le texte original de ce paragraphe se réfère à certains paragraphes des lignes directrices originales sur la CESP. Afin de ne pas avoir à changer la numérotation des paragraphes du présent document, nous avons conservé le paragraphe vidé de son contenu.]

52. La composition sectorielle des Comités nationaux Ramsar ou de leurs équivalents varie énormément selon les Parties contractantes. Une fois que les rôles d’un Groupe d’étude de CESP sont établis, il convient de décider s’il faut établir un nouveau Groupe d’étude de CESP ou si le Comité national existant a la capacité et les compétences nécessaires. Une autre solution consiste à modifier la composition du Comité national si l’on considère que le choix du Comité se justifie du point de vue administratif ou pratique. La Section 3.3 examine les dispositions administratives qui ont pour objet d’intégrer une composante de CESP plus active dans les structures et les procédures Ramsar existantes.

Fonctionnement du Groupe d’étude

53. Le Groupe d’étude, par le truchement du CN-gouv, doit, en fin de compte, répondre devant l’Autorité administrative Ramsar de la réalisation de l’étude et du plan d’action. Le Groupe d’étude peut être permanent ou constitué pour une durée déterminée, éventuellement renouvelable.

54. Pour décider des dispositions opérationnelles appropriées, il serait utile de consulter d’autres programmes nationaux qui demandent un effort local considérable, mais aussi de coordonner et d’intégrer les résultats au niveau national, et d’élaborer le plan d’action au niveau national. L’Outil pratique 8 est utile dans ce cas : il esquisse le mandat, la méthodologie et le calendrier suivis pour réaliser une étude et une stratégie nationales d’éducation à l’environnement. Il s’agit d’un exemple de processus complet et achevé qui n’est naturellement pas applicable dans tous les pays mais n’en reste pas moins utile.

55. Pour réaliser une étude et un plan d’action de CESP complets il faut avoir du temps et pouvoir assister aux réunions de planification et travailler avec ceux qui aideront à la mise en œuvre pratique de l’étude et du plan d’action, au niveau national et peut-être local. Le cas échéant, l’utilisation de serveurs de listes et d’équipement de vidéoconférence pour faciliter la communication entre les membres du Groupe d’étude permet de gagner du temps et d’économiser des ressources.

56. Pour que les tâches demeurent réalisables, chaque membre du Groupe d’étude peut se voir attribuer des responsabilités particulières. Cette «division du travail» pourrait être organisée, par exemple, selon l’un ou plusieurs des éléments suivants :

57. Le Groupe d’étude est vivement encouragé à consignenr par écrit les méthodes qu’il adopte. L’information est utile pour répéter une étude et peut servir de référence à d’autres Groupes d’étude. Un résumé de la méthodologie devrait, dans tous les cas, être inclus dans le plan d’action final. Si possible, une copie devrait être envoyée au Secrétariat Ramsar, en sa qualité de centre d’échange. Une description de Groupe d’étude figure dans le tableau 9.

Tableau 9 Exemple de fonctionnement d’un Groupe d’étude

Le Groupe d’étude est le principal instrument de réalisation du plan d’action. Il est très peu probable qu’un petit Groupe d’étude (15 membres au maximum) puisse réaliser une étude nationale exhaustive en raison du vaste éventail d’activités et de leur répartition diffuse. Il est peu probable qu’un petit groupe de personnes soit en mesure de faire des recommandations bien informées, couvrant des domaines suffisamment larges et vraiment stratégiques.

L’expérience pratique nous a fourni la solution suivante :

Un petit groupe est formé (Groupe d’étude) pour organiser, diriger et mener le processus à terme. Ce groupe consulte beaucoup, officiellement et officieusement, différents acteurs qui ont l’expérience des différents domaines de CESP (chargés de l’étude et Participants). Le groupe rédige aussi le document final - il y a cependant des variantes, selon les exemples, concernant la contribution du groupe élargi de Participants ou chargés de l’étude aux projets préliminaires.

Les réunions, conférences et séminaires pour le groupe élargi d’experts participants sont des éléments clés des processus exhaustifs d’étude et de plan d’action. Ces réunions ont servi à rassembler les avis des experts sur des domaines particuliers de la CESP, à stimuler les échanges intersectoriels d’avis d’experts et à apprendre de ces échanges, à recueillir des commentaires sur les projets et à consulter les projets de recommandations. Dans tous les cas, la participation aux réunions se fait sur invitation.

La réalisation de l’étude et l’élaboration d’un plan d’action prennent 18 mois, parfois deux ans ou plus. À la fin du processus complet, les commentaires sur l’utilité des réunions et de la vaste consultation aux stades de l’étude et de l’élaboration du plan d’action sont constamment positifs. C’est particulièrement le cas pour les réunions intersectorielles qui sont si rares dans les habitudes de travail et qui constituent un exemple pour de futurs travaux intersectoriels ou en partenariat. La participation des experts est vraiment interactive, organisée et ciblée de façon constructive.

3.7 Autres participants

58. Les Participants – les personnes et les organismes qui fournissent des informations au groupe de travail – se trouvent parfois loin du Groupe d’étude central. Il est nécessaire de replacer leur contribution dans un contexte local ou national afin d’obtenir les réactions les plus utiles.

59. Les Participants ont besoin d’un délai réaliste pour préparer une réponse afin que la consultation dans leur organisation ou communauté soit possible et cette démarche devrait être encouragée. Naturellement, il y aura des répercussions sur le calendrier de l’étude et du plan d’action.

60. Il y a un décalage entre l’investissement en temps des Participants et les résultats qu’ils obtiennent. De plus, les Participants peuvent avoir du mal à évaluer ces résultats qui ne seront sans doute visibles qu’à long terme. Au début, le plan d’action leur semblera étranger à leurs préoccupations quotidiennes et à leurs propres priorités. Il importe donc de veiller à maintenir une bonne communication avec les Participants, par l’intermédiaire du groupe de travail. Les consultations et conférences, la fourniture d’informations sur les progrès accomplis et la diffusion des résultats des études sont des moyens d’informer les Participants et de les associer au processus.


Chapitre 4 Étude des activités de CESP-zones humides

4.1 Introduction

61. Ce chapitre porte sur l’étude de CESP. Il aidera les participants à mettre au point une approche pratique et stratégique de leur étude de CESP et à s’assurer qu’elle correspond aux besoins locaux. Son contenu général devrait aider ceux qui travaillent aux niveaux international, régional, ou local, dans des secteurs variés et des circonstances diverses. Dans ce chapitre, les points à discuter et les décisions à prendre au stade de la planification de l’étude sont mis en évidence. Les processus d’étude et de planification (Chapitre 5) étant étroitement liés, il est important de se faire une idée claire des deux processus et de leurs relations pratiques.

62. Ce chapitre présente des situations idéales. Certaines d’entre elles ne seront pas réalisables à court ou même à moyen terme. Toutefois, une vision partagée de l’avenir a le pouvoir d’améliorer et d’aider à orienter les activités présentes même si, à ce stade, l’idéal est inaccessible.

63. Ce chapitre est organisé de manière à répondre aux questions suivantes :

64. Aucune étude de CESP ne peut être réalisée par une seule personne ou même un seul organisme : même si les réponses peuvent sembler évidentes à chaque membre du groupe d’étude, il est peu probable que leurs réponses soient identiques. Au début de la planification de l’étude, il faut identifier les buts et objectifs avant de passer au contenu et à la méthode. Il importe de décider de l’approche à adopter - descriptive ou stratégique.

65. Aussi détaillée que puisse être la planification, lorsque le groupe se disperse et qu’il participe à la mise en œuvre de l’étude entre les réunions, il arrive souvent qu’une personne soit amenée à interpréter les éléments du plan d’étude dans son propre contexte. Pour garder l’étude sur la bonne voie, il faut avoir convenu dès le début de la raison pour laquelle un élément particulier du plan a été conçu d’une certaine façon. Il est essentiel que, d’entrée de jeu, toutes les personnes concernées partagent les mêmes buts et soient d’accord sur les moyens de les atteindre.

4.2 Pourquoi mener une étude de CESP?

Les objectifs de l’étude

66. Les objectifs identifiés de la CESP-zones humides devraient refléter :

67. Conformément à la Résolution VIII.31 de la Conférence des Parties contractantes, la tâche consiste à :

«… entreprendre une étude des besoins, capacités et options nationaux dans le domaine de la

CESP-zones humides . . ." (paragraphe 20)

68. Les objectifs opérationnels suivants en découlent :

69. Ils définissent eux-mêmes une large gamme d’objectifs plus spécifiques, relatifs à la logique de l’étude de CESP, à savoir :

Objectif principal

Objectifs accessoires

Objectifs potentiels

70. Les objectifs relatifs aux engagements et aux responsabilités des individus et des organisations représentés au groupe de travail chargé de l’étude devraient également être considérés du point de vue des principes (politiques et objectifs respectifs des organisations) et des ressources (par ex. temps consacré à l’étude et au plan d’action qui en découle).

71. Chaque membre du groupe de travail chargé de l’étude doit être en mesure de contribuer à l’effort conjoint et d’œuvrer, simultanément, à ses propres objectifs et responsabilités au sein de sa propre organisation. Les objectifs de toute étude (ou de tout plan d’action) devraient être compatibles avec les objectifs individuels des personnes concernées et ce point devrait être compris et accepté par tous.

72. Le dernier objectif – supplémentaire – consiste à déterminer les objectifs liés à la CESP qui sont compatibles avec ceux d’autres conventions ou plans de travail pour favoriser la synergie et éviter le double emploi.

73. Il est très facile de perdre de vue l’objet premier de l’étude : fournir les informations nécessaires à l’élaboration du plan d’action qui, lui-même, vise à orienter et hiérarchiser les actions futures dont le but est d’apporter des changements plutôt complexes et souvent à long terme. En définissant clairement les objectifs, on pourra maintenir l’étude dans la direction voulue.

Objet de l’étude

74. L’objet de l’étude, qui détermine son utilisation pratique, comporte deux volets :

a) la motivation de l’étude et
b) la présentation des résultats de l’étude.

75. Une motivation précise sera utile aux individus, aux organisations et au groupe de travail dans son ensemble et peut aider à obtenir les ressources et la coopération nécessaires. Comme pour les objectifs, il est probable que certains éléments de la motivation renvoient à la Convention, à l’objet de l’étude et à l’engagement de chaque participant. La motivation doit expliquer et défendre le rôle de l’étude vis-à-vis du processus de plan d’action, de l’amélioration de la CESP-zones humides et de l’objet convenu de l’activité de CESP-zones humides en soi. En bref, elle devrait justifier la place de l’étude dans un contexte large de CESP-zones humides.

76. L’étude produira une quantité importante d’informations qui seront utilisées pour élaborer le plan d’action. Lors de la préparation de l’étude, il convient de tenir compte de cet aspect de son objet, directement et le plus tôt possible, pour éviter des conséquences pénibles ultérieurement. Par exemple, qui détiendra l’information, qui la stockera, la traitera, l’analysera, la publiera et y aura accès? La série complète des données sera-t-elle accessible à tous les participants, ou choisira-t-on de ne publier et diffuser plus largement que les résultats analysés? Ces questions pratiques ont un impact sur le mode de collecte des données et la forme sous laquelle elles seront recueillies. Elles ont aussi un impact sur les ressources nécessaires pour que l’on puisse passer au stade de l’élaboration du plan d’action.

77. Par conséquent, la motivation de l’étude devrait, en bonne logique, comprendre tous les niveaux de planification depuis «le lien avec l’objet premier de l’activité de CESP-zones humides» jusqu’à «comment faire en sorte que les résultats soient utilisables».

4.3 Déroulement de l’étude

Introduction

78. Cette section porte sur la façon d’aborder l’étude. Elle présente certains thèmes importants qui appellent des décisions. L’identité des participants et le rôle des correspondants et du Groupe d’étude ont été traités dans le Chapitre 3.

79. L’étude de CESP devrait être organisée soit comme un élément à part entière, soit comme un élément d’un cycle de planification permanent. La décision à cet égard influera sur la conduite de l’étude et, notamment, sur sa portée, le calendrier et les efforts déployés pour obtenir les ressources nécessaires.

Approche descriptive ou stratégique?

80. Pour faire progresser les activités de CESP-zones humides, il faut :

81. Les réalisations, les lacunes et les possibilités de la CESP ne peuvent être déterminées qu’en fonction d’objectifs convenus. En d’autres termes, il importe d’étudier les activités existantes à la fois du point de vue descriptif et du point de vue des attentes si l’on veut utiliser l’information pour les futurs plans d’action stratégiques.

82. Dans le cadre d’une approche plus descriptive, on identifie le nombre d’acteurs, de groupes cibles et de types d’activités de CESP. La description est une composante importante de toute étude, mais une méthode d’enquête stratégique établiera un lien entre les informations descriptives et les processus et mécanismes concernés, et permettra de faire une analyse plus tournée vers l’évaluation. Cette méthode plus efficace se fonde sur une compréhension claire des problèmes des zones humides et du rôle que la CESP peut jouer dans ce domaine.

83. Le reste de la section est consacré à une approche plus stratégique mais comprend la collecte d’informations descriptives. Ce qui suit reste donc pertinent pour ceux qui décideraient de ne pas adopter l’approche stratégique dans leur étude nationale de CESP-zones humides. Il pourront identifier les acteurs et les activités de CESP, ainsi que les lacunes et les faiblesses de ces activités.

Approches pratiques

L’approche descriptive

84. En ce qui concerne l’élément descriptif de l’étude, on peut appliquer un cadre à trois volets : «acteurs - groupes cibles - méthodes de CESP» (voir tableau 10). Ce tableau comprend aussi d’autres outils pratiques utiles à l’étude descriptive.

Tableau 10 Le cadre «acteurs – groupes cibles – méthodes de CESP»

Acteurs : organismes qui donnent, fournissent, initient ou facilitent un programme de CESP, notamment : les ministères, les organismes publics, les ONG et les entreprises. Les acteurs exercent leurs activités aux niveaux local, national et international, dans différents domaines opérationnels et le processus d’étude devra les repérer. L’Outil pratique 3 (page 48) peut être utilisé, selon les acteurs concernés, pour enregistrer, présenter et entreprendre une analyse simple de l’activité de CESP.

Groupes cibles : personnes ou groupes à qui s’adresse une activité de CESP. Ils appartiennent à des milieux très divers: décideurs politiques aux niveaux local, national et international, professionnels de différents secteurs, acteurs locaux au niveau des zones humides, écoliers et dirigeants communautaires, etc. Les lignes directrices sur la CESP énumèrent des groupes cibles pertinents (Annexe II). Il est essentiel de les diviser en groupes cibles fonctionnels, plus étroitement définis, en rapport direct avec les questions traitées.

Dans les activités d’évaluation et de planification de CESP, l’identification des groupes cibles et de leurs caractéristiques est un élément clé. Elle aide à décider du niveau auquel la CESP est introduite, des acteurs et des mécanismes à utiliser ainsi que des méthodes de CESP. Lorsque les groupes cibles sont clairement localisés au sein d’une matrice de questions, il est possible d’identifier les lacunes dans l’activité existante de CESP. Encore une fois, l’Outil pratique 3  peut aider à analyser les groupes cibles ou à planifier la CESP de manière à atteindre les groupes cibles qui en ont le plus besoin.

Les groupes cibles ne s’excluent pas mutuellement : la même personne peut appartenir à de nombreux groupes sociaux différents. Ainsi, lorsqu’on cible un groupe, on atteint en fait d’autres groupes non ciblés et il en résulte des avantages et des inconvénients. Au nombre des avantages, il y a : la diffusion de notre message, le recrutement de nouveaux spécialistes et une meilleure compréhension de la matrice de questions.

Il n’existe rien de tel que le «(grand) public». Plutôt que de voir le «public» comme un groupe cible, on peut imaginer que chaque individu appartenant au public représente un groupe - aux intérêts différents. Lorsqu’un individu est contacté par l’intermédiaire d’une organisation ou d’un système social particuliers, une identité unique lui est imposée. C’est pratique et en fait essentiel à la mise en œuvre d’un programme de CESP mais c’est aussi factice : un individu peut en effet appartenir à de nombreux groupes différents. Il faut donc se rappeler que c’est l’individu qui est la cible, et non le groupe, le système ou l’organisation.

Méthodes de CESP. Différentes méthodes de CESP ont été conçues qui répondent à une gamme illimitée de buts, de conditions et de situations. L’identification des méthodes de CESP employées peut être un cadre de travail instructif, en particulier lorsqu’on y associe la compréhension des buts et la localisation de l’activité dans la chaîne «sensibilisation – action» (voir tableau 11). On peut citer les méthodes de CESP suivantes :

  • production et distribution d’informations sous forme imprimée, audiovisuelle ou électronique;
  • modules d’éducation classique;
  • formation en éducation à l’environnement et aux pratiques commerciales durables;
  • réunions publiques;
  • campagnes de sensibilisation et d’action;
  • création de centres d’éducation spécialisés dans les zones humides;
  • activités touristiques et récréatives;
  • mise au point de programmes d’éducation dans les musées;

mais il en existe bien d’autres encore.

L’approche stratégique

85. En adoptant, dès le début du processus d’étude, une réflexion stratégique, on est sûr de pouvoir repérer, en vue de l’élaboration ultérieure du plan d’action, les informations les plus pertinentes, sous la forme la plus appropriée. Il convient de se focaliser sur les problèmes importants qui se posent aux zones humides, leur description et leur compréhension dans le contexte social (y compris politique), économique et environnemental. Autrement dit, les questions relatives aux zones humides doivent être comprises dans les nombreux contextes qui les rendent importantes pour la population. Les tableaux 1 et 2 (pages 9 et 10) présentent un exemple d’analyse d’activité de CESP selon des problèmes relatifs aux zones humides et il existe plusieurs autres outils analytiques permettant d’étudier et de présenter les activités de CESP : le tableau 11 ci-après décrit l’utilisation de la chaîne sensibilisation - action; l’analyse matricielle (Outil pratique 4) est une méthode relativement simple de présentation et d’analyse rapide des activités de CESP; l’analyse FFPM (Forces, Faiblesses, Possibilités et Menaces, Outil pratique 5) permet d’analyser les activités d’un point de vue stratégique afin d’identifier les forces, les faiblesses, les possibilités et les menaces.

Tableau 11 La chaîne sensibilisation - action

Le raisonnement qui tient lieu de cadre aux activités et programmes de CESP, repose communément sur l’idée selon laquelle nous sommes indifférents à ce que nous ne comprenons pas et nous ne pouvons comprendre ce que dont nous ignorons l’existence. On envisage une sorte de réaction en chaîne, souvent appelée «sensibilisation - action» :

Information arrow-green2.gif (315 bytes) Sensibilisation arrow-green2.gif (315 bytes)  Connaissance arrow-green2.gif (315 bytes)  Compréhension arrow-green2.gif (315 bytes)  Prise de conscience arrow-green2.gif (315 bytes)   Action

En d’autres termes, si l’on transmet des informations, on favorise la sensibilisation, l’acquisition de connaissances, la prise de conscience du problème et le passage à l’action. La chaîne sensibilisation - action est un outil très pratique pour organiser les idées, particulièrement en vue d’une analyse fonctionnelle de l’activité de CESP. On peut l’utiliser sous forme de questionnaire, ou de façon générale, quand on doit procéder à la simple classification ou à l’analyse des activités de CESP.

Étape 1 : L’information sensibilise

Informer n’entraîne pas forcément une prise de conscience. Si l’information n’est pas accessible au public cible, ou si celui-ci est mal identifié, aucune information ne peut donner le résultat souhaité. L’information est inaccessible lorsque les panneaux d’information sont placés dans des lieux non fréquentés, les brochures sont distribuées dans des endroits non ciblés, on utilise un langage incompréhensible, l’information est contenue dans des documents officiels au lieu d’être diffusée là où elle serait vraiment utile. Tous ces facteurs pourraient rompre la chaîne «sensibilisation - action » très tôt dans le processus.

Étape 2 : La sensibilisation renforce la connaissance

Pour acquérir des connaissances, il faut assimiler et traiter l’information. Une campagne de sensibilisation fournit des informations mais pour les acquérir et les retenir, il faut d’abord les assimiler. Il ne s’agit donc plus là d’une exposition passive à l’information : l’acquisition de connaissances nécessite une communication à double sens avec gestion et traitement de l’information et, pour que cette communication ait lieu, il faut créer des occasions telles que des réunions avec le groupe cible ou s’assurer que l’information peut-être suivie et explorée d’autres façons, par exemple, à l’occasion d’un débat à l’école.

Étape 3 : La connaissance conduit à la compréhension du problème

La connaissance conduit à la compréhension lorsqu’elle est chargée de sens pour celui qui l’acquiert. Lorsque la connaissance est replacée dans un contexte familier, on peut établir des liens avec des situations, des conditions, des faits, des événements et des relations connus. La connaissance devient partie d’un cadre cognitif d’ensemble dans lequel les individus peuvent formuler de nouvelles idées, prévoir des résultats et prendre des décisions en connaissance de cause. Pour parvenir à la compréhension, on choisit aussi souvent d’apprendre par l’expérience. Dans les deux cas, l’acquisition de connaissances est liée à l’expérience personnelle, sous quelque forme que ce soit.

Étape 4 : La compréhension amène la prise de conscience

Le lien n’est pas infaillible. La vie quotidienne de chacun est déjà remplie de préoccupations et de priorités. Pour passer de la compréhension d’un problème à la prise de conscience qui amène à chercher sa solution, il faut que l’individu se sente personnellement concerné par le problème. La prise de conscience peut être de nature intellectuelle ou affective. Dans ce dernier cas, elle est assimilée, devient partie intégrante de la personnalité et fondamentalement plus forte.

Étape 5 : La prise de conscience mène à l’action

Une fois encore, si le lien est valable, il n’est pas forcément infaillible. Le manque d’action peut être causé par un manque de savoir-faire, de possibilités, de priorités ou de temps. Il peut aussi provenir d’un très fort sentiment d’impuissance : «Le problème est trop grave, qu’y puis-je?». La CESP peut jouer un rôle essentiel en offrant le savoir-faire (y compris la connaissance méthodique) et les possibilités et en établissant la confiance. Tout cela fait partie du «renforcement des capacités», même si l’expression englobe de nombreux autres éléments.

La chaîne «sensibilisation - action» est un outil pratique pour analyser l’activité de CESP, savoir où l’activité se trouve dans la chaîne et connaître ses objectifs. Une activité et ses objectifs peuvent se situer à des étapes différentes et, par conséquent, amener à rechercher une démarche différente. Il se peut que ce modèle permette de caractériser plus clairement un objectif qui n’a pas été atteint et d’y remédier plus rapidement. L’ensemble du processus est long et complexe et tous les programmes de CESP ne chercheront pas forcément à suivre la chaîne d’un bout à l’autre. (Pour d’autres informations sur cette technique, voir l’Outil pratique 2).

86. Les problèmes relatifs aux zones humides peuvent être placés dans un cadre de CESP dans le but de traiter les questions fonctionnelles. L’étude peut ensuite être utilisée pour assembler ce cadre à l’aide des questions suivantes :

Quels problèmes des zones humides sont perçus comme importants et par quels groupes sociaux? (différents domaines d’intérêt, différentes autorités et différents niveaux)

 

arrow-green2.gif (315 bytes)

Identification des secteurs, groupes et niveaux sociaux les plus pertinents auxquels appliquer la CESP pour un problème particulier. Cette question orientera aussi le choix de la méthode de CESP.
Quelle importance chaque groupe attache-t-il à chaque problème?

arrow-green2.gif (315 bytes) 

Orientation du choix du contenu de la CESP.

 

Comment les problèmes de zones humides perçus sont-ils formulés?

arrow-green2.gif (315 bytes)

Choix de la démarche : par exemple, écologique, économique, sociale ou juridique.
Comment les problèmes de zones humides perçus sont-ils liés les uns aux autres?

arrow-green2.gif (315 bytes)

La réponse à cette question aidera à déterminer les portes d’entrée les plus efficaces dans la société.
L’analyse des problèmes perçus est-elle assez vaste et approfondie?

arrow-green2.gif (315 bytes)

Orientation du choix de la méthode et du contenu de la CESP.

 

87. Les lacunes à combler dans le cadre du plan d’action peuvent être identifiées en comparant les besoins prioritaires stratégiques de la CESP avec les informations rassemblées sur les activités actuelles. Il importe, naturellement, de garder le sens pratique et de travailler selon des délais et un budget acceptables. L’essentiel est de se concentrer sur les rapports entre la CESP et les problèmes des zones humides, et pas simplement sur la CESP. Plus la compréhension des problèmes est vaste et approfondie, moins on se trompera de groupes cibles clés, d’acteurs, de messages et de méthodes.

Principes méthodologiques

88. Le déroulement précis de l’étude dépendra des circonstances locales. L’Outil pratique 8 décrit une procédure d’étude nationale complète (éducation à l’environnement) qui peut aider à planifier la méthodologie appropriée. Indépendamment de celle-ci, voici quelques principes généraux dont il faut tenir compte (voir tableau 12).

Tableau 12 Principes de planification d’une étude ou d’un plan d’action
Intégrer les processus de planification de l’étude et d’élaboration du plan d’action Organiser la planification de l’étude et l’élaboration du plan d’action en tandem : leurs objectifs finals sont les mêmes et un processus affecte l’autre. Dans la planification de l’étude, il faudrait au moins réfléchir au traitement et à l’analyse des données afin qu’elles puissent être utilisables dans le plan d’action parce qu’il y aura des incidences à l’étape de collecte des données, par exemple. (Voir aussi les paragraphes 89 à 94 et 110 à 112.)
Obtenir des ressources L’étude et le plan d’action devraient prévoir les moyens d’obtenir des ressources et des plans d’urgence pour limiter l’exercice ou en cas de non achèvement de celui-ci. Avec un tel plan, on peut protéger les informations et les relations de travail futures si les choses tournent mal. La Résolution VII.28 a créé un Fonds volontaire pour soutenir le Programme de CESP de la Convention. (Note du Secrétariat : à ce jour, aucune contribution n’a été versée).
Convenir de buts clairs Concernant l’utilisation rationnelle et la conservation des zones humides, les textes de la Convention, le Programme de CESP, la CESP-zones humides, le processus d’étude et son résultat, le plan d’action.
Convenir d’objectifs clairs Les objectifs doivent se rapporter à la pratique et être spécifiques, quantifiables, réalisables, réalistes et les délais d’exécution doivent être fixés.
Convenir de rôles et de responsabilités Pour garantir un déroulement de l’étude efficace et sans heurts.
Ne perdre aucun objectif de vue Une attention portée aux objectifs à tous les niveaux aidera à guider les décisions pendant la planification et la mise en œuvre.
Associer les participants le plus tôt possible En l’absence de base statutaire ou d’autres règles gouvernant la participation des acteurs, il est utile de donner le sens d’une mission commune, de la propriété et des avantages. Les Lignes directrices sur la Gestion participative (Secrtariat de la Convention de Ramsar, 2004b décrivent les avantages d’une participation totale, le plus tôt possible, de ceux qui feront partie de la solution.
Prévoir le retour d’information Le retour d’information sur l’avancement des travaux et les données acquises permettront d’obtenir appui et sens de la propriété, ainsi que de mettre au point une pratique efficace. Ce processus est à double sens. Il convient de prévoir, dans le processus de l’étude, des moment précis où l’information revient. Dans toute la mesure du possible, l’information devrait être personnelle.
Fournir un appui pratique aux participants Il est parfois utile, voire essentiel, d’aider les participants du point de vue matériel : par exemple, en finançant les déplacements, en organisant des séances de formation, en fournissant du matériel, etc.
Préférer le contact personnel Le contact personnel renforce les relations de travail. Il est particulièrement important au début, quand on présente les propositions aux participants et qu’on les invite à prendre part au processus.
Dans la mesure du possible, faire appel à l’expérience locale et professionnelle. L’étude et l’élaboration du plan d’action, ainsi que certaines tâches y afférentes, sont de nature spécialisée. Dans la mesure du possible, il faut faire appel à des spécialistes. Les entreprises peuvent avoir des compétences à offrir en matière d’expertise et de techniques de planification stratégique. Les spécialistes du développement communautaire et les sociologues de terrain peuvent souvent apporter leur expérience en méthodes participatives.
Préférer une planification détaillée Beaucoup de temps sera consacré à la planification et aux étapes de collecte des données finales et de leur analyse mais on y gagnera en efficacité, clarté de l’orientation et qualité de l’information qui en résultera. La souplesse devrait être inscrite dans le processus, par exemple, en faisant de la modification du plan un point permanent de l’ordre du jour, pour que les changements soient discutés et traités par tous et que les décisions soient communiquées efficacement.
Organiser des réunions de planification et sur l’avancement des travaux Ateliers de formation, réunions de consultation, séminaires, réunions de planification et sur l’avancement des travaux seront nécessaires pour garder l’étude ou le plan d’action sur la bonne voie, et pour que le rôle des participants reste constructif.

Rassembler et gérer les données

89. Dans la planification de l’étude devraient être incluses des dispositions concernant la collecte et la gestion des données qui comprennent les étapes suivantes :

Chacune de ces étapes est examinée ci-après.

Collecte des données

90. Les planificateurs de l’étude doivent décider :

91. Les décisions portant sur la collecte des données seront affectées par les ressources disponibles, la précision de l’enquête requise, les méthodes d’analyse prévues et la manière dont les informations seront ensuite utilisées. Les méthodes de collecte des données, en particulier, ont un effet direct sur la forme et la qualité des ensembles de données et, partant, sur le champ d’application de l’analyse et de l’enquête (voir tableau 13).

Tableau 13 Commentaires sur la collecte des données

Données quantitatives ou qualitatives?

  • Les données quantitatives ou semi-quantitatives doivent être rassemblées dans une présentation normalisée. On utilise des questions fermées (réponse par «oui» ou par «non»), mais elles limitent souvent la profondeur, le champ d’application et la valeur des réponses. L’analyse des données quantitatives est relativement rapide mais s’il y a peu d’ensembles de données, les résultats peuvent être simplistes et leur interprétation ambiguë.
  • On peut collecter les données qualitatives dans une présentation normalisée ou non. Les ateliers participatifs, certains questionnaires ou autres formes d’enquêtes qui contiennent des questions ouvertes (on ne peut y répondre par «oui» ou par «non») donneront des données qualitatives dont l’analyse et l’interprétation peuvent prendre beaucoup de temps et être ambiguës. Les données qualitatives offrent un choix de réponses plus important et peuvent susciter des réponses inattendues.

Faut-il utiliser des questionnaires?

  • Les questionnaires peuvent produire de nombreuses données relativement simplement et rapidement dans une présentation normalisée et permettre, par conséquent, une analyse quantitative. Toutefois, les questionnaires composés de questions ouvertes ou en contenant poseront les problèmes d’interprétation mentionnés ci-dessus.
  • La qualité des informations obtenue à l’aide de questionnaires sera améliorée de façon significative si une personne expérimentée prépare les questions et la présentation du questionnaire. La conception d’un questionnaire nécessite des compétences particulières si l’on veut obtenir des réponses suffisamment détaillées et claires à des questions spécifiques.
  • Pour obtenir les meilleurs résultats, les questionnaires doivent être mis à l’essai avant d’être utilisés pour la recherche même. C’est un bon moyen de mettre en relief les ambiguïtés, les questions inutiles et les questions majeures, par exemple, et de présenter les questions dans l’ordre le plus efficace.

Stockage, recherche, traitement et analyse des données

92. La réalisation de l’étude nécessitera l’organisation d’une quantité considérable de données qui pourraient se prêter, du moins en partie, au stockage, à l’analyse et à la présentation sur ordinateur. Toutefois, lorsque ce n’est pas le but recherché ou que l’on ne dispose pas des ressources nécessaires, ou encore que les ensembles de données sont limités, on peut avoir recours à des outils plus simples. Les Outils pratiques 1, 2, 3 et 4 fournissent des moyens simples d’organiser, de traiter, de présenter et d’analyser les informations obtenues ainsi que de les utiliser à des fins de planification ultérieure.

Accord sur les résultats de l’étude

93. Les participants peuvent avoir leurs propres exigences en matière de données et leurs besoins seront sans doute différents. Il faudra accorder une attention particulière aux résultats spécifiques au niveau de la collecte des données car les possibilités de contenu et de présentation des résultats seront affectées par les facteurs relatifs à la collecte des données. Si l’on doit entreprendre une analyse statistique, il faudra faire appel à des experts. Le groupe de travail devrait se réunir une fois que les données brutes auront été classées et résumées afin qu’il y ait accord sur ce que l’on attend de l’analyse.

Utilisation des résultats de l’étude

94. Vu l’importance des ressources nécessaires pour mener une étude au niveau national, il est clair que l’exercice doit être aussi utile que possible. Certains chargés de l’étude ne pourront prendre part au processus que si leur organisation a accès aux données brutes ou aux résultats. Il faut, dès le début, répondre à certaines questions sur l’utilisation des résultats de l’étude pour éviter les difficultés plus tard. Qui est propriétaire des données? Qui devrait y avoir accès et selon quelles conditions? Où seront-elles stockées et dans quelle présentation? Comment seront-elles utilisées? Combien de temps les arrangements seront-ils valables? Tous les participants sont-ils conscients de ces conditions et des résultats? Qui diffusera les résultats?

4.4 Calendrier et durée (Voir également Chapitre5, section 5.5)

95. Prévoir le calendrier de l’étude en tenant compte de ceux des organismes pertinents permettra d’associer plus facilement le déroulement de l’étude avec les mécanismes et les événements utiles, et de donner à l’élaboration du plan d’action un fondement solide. Les séances de travail du Comité national Ramsar, les réunions régionales Ramsar, la Journée mondiale des zones humides, les périodes scolaires et les réunions des conventions internationales pertinentes ou les conférences pédagogiques offrent la possibilité de sensibiliser à l’étude et à l’élaboration du plan d’action. Ces occasions permettent d’identifier les éventuels chargés de l’étude, des participants ou de futurs acteurs importants et de bâtir des relations de travail utiles pour les activités futures de CESP.

96. Certaines Parties contractantes pourraient décider d’entreprendre une étude descriptive afin d’avoir terminé l’étude et le plan d’action avant la prochaine session de la Conférence des Parties contractantes (COP9, novembre 2005). Des mesures pratiques et tangibles pourraient alors être prises en vue de mettre plus rapidement en œuvre les actions convenues dans la Résolution VIII.31.

97. D’autres Parties contractantes pourraient opter pour une étude stratégique plus complète et entamer un processus reconductible d’étude et de plan d’action de CESP-zones humides. Dans les deux cas, le cadre adopté et les résultats de l’étude de CESP fourniront une référence essentielle sur l’état actuel des activités de CESP-zones humides. Celle-ci facilitera l’établissement de rapports sur les activités de CESP dans le cadre du Rapport national Ramsar et, à l’avenir, l’évaluation et l’établissement de rapports de situation sur la CESP. Il convient donc de tenir compte, dans la préparation de l’étude, des obligations d’établissement de Rapport national Ramsar.

98. L’étude nationale complète de l’éducation à l’environnement décrite dans l’Outil pratique 8 a été menée de façon intensive sur une longue période de plus de 24 mois. Un groupe de travail (l’équivalent du Groupe d’étude CESP) de 12 personnes y a participé ainsi que huit sous-groupes comprenant un total 71 membres; chaque sous-groupe a contacté un nombre encore plus grand de praticiens et de planificateurs clés (Participants). Notre intention n’est pas de décourager les Parties contractantes mais de démontrer que pour réaliser une étude complète, il faudra prévoir beaucoup de temps dans certains pays.


Chapitre 5 Élaboration et mise en œuvre d’un plan d’action de CESP-zones humides

5.1 Introduction

99. Les remarques générales sur l’étude de CESP, présentées dans l’introduction au Chapitre 3, sont également pertinentes en ce qui concerne l’élaboration et la production du plan d’action. Le lecteur est invité à relire ce texte.

100. Malgré les efforts considérables qui sont déployés dans le monde entier en matière de CESP-zones humides, il est clair que l’utilisation des zones humides est inadéquate et que les fonctions de ces écosystèmes sont mal comprises. Les activités de CESP ont pour but de remédier à la situation et un plan d’action bien conçu de CESP-zones humides contribuera à cet objectif.

101. Le présent chapitre s’intéresse à la formulation d’un plan d’action de CESP, sur la base des résultats de l’étude de CESP. Comme les autres chapitres, il contient des orientations générales et des propositions applicables à tous les participants et à tous les niveaux d’élaboration du plan d’action de CESP-zones humides. Il est conçu pour répondre aux questions suivantes :

(Note : la question, «Qui doit participer?» est traitée au Chapitre 3)

102. D’un point de vue conceptuel, l’étude et l’élaboration du plan d’action ont, au bout du compte, les mêmes objectifs et représentent deux composantes essentielles d’un même processus. En pratique, de nombreuses personnes participeront à la fois à l’étude et à l’élaboration du plan d’action et travailleront aux recommandations de mise en œuvre.

5.2 Pourquoi élaborer un plan d’action?

103. Comme pour l’étude de CESP, les buts du plan d’action seront multiples et traduiront les obligations inscrites dans :

104. Les lignes directrices sur la CESP énoncent les objectifs de la Convention dans ce contexte :

I Lors de la planification du plan d’action, l’objectif premier est de produire un plan d’action de CESP:

Lorsque c’est l’approche stratégique de CESP qui est utilisée, le plan d’action doit également :

II Lors de la formulation du plan d’action, le but doit être :

III. L’objectif pratique du plan d’action de CESP-zones humides est :

105. Les lignes directrices sur la CESP indique clairement que les plans d’action doivent pouvoir être utilisés à tous les niveaux. Il s’ensuit que le Plan d’action national de CESP jouera un rôle fondamental en ce qu’il établira les priorités et énoncera des lignes directrices qui permettront à d’autres d’élaborer des plans d’action de CESP intégrés correspondant à leurs propres besoins. La présentation du Plan d’action national sera dictée par l’identité des destinataires et la manière dont ils ont l’intention de l’utiliser. Il se peut que le Plan d’action national s’adresse au gouvernement local et soit destiné à piloter la planification de la CESP-zones humides et à fixer les priorités de ce niveau jusqu’à l’échelon des communautés locales. Il importera donc de réfléchir sérieusement aux buts précis de chaque plan d’action de CESP.

106. Pour déterminer l’approche la plus appropriée d’un plan d’action, il importe de préciser ses buts et de trouver un accord à cet effet. Pour être efficace, un plan d’action de CESP nécessite une compréhension collective des domaines relatifs à l’utilisation rationnelle, la communication, l’éducation et la sensibilisation du public. S’il n’y pas de compréhension commune des buts, outils et cadres de mise en œuvre, il sera difficile de concevoir un plan d’action réaliste, acceptable et utile pour ceux qui seront chargés de sa mise en œuvre. Les personnes qui seront principalement chargées de la mise en œuvre doivent participer à la planification et il est essentiel qu’elles aient une compréhension commune des termes utilisés. (Voir glossaire) et s’assurent qu’il n’y ait aucune ambiguïté dans les buts du plan d’action et du document final.

107. Pour obtenir les avantages de l’élaboration d’un plan d’action indiqués dans le tableau 14 un investissement est nécessaire. Faute de disposer de ressources suffisantes, une approche moins méthodique pourrait être suivie avec un risque réel d’aggravation des difficultés et de diminution de l’efficacité de la mise en œuvre. Le plan d’action devrait être perçu comme le début d’un processus continu de planification, de mise en œuvre et d’étude.

108. Le tableau 14 passe en revue des points généraux concernant l’élaboration du plan d’action qui s’adressent à ceux dont l’expérience est diversifiée. Certains avantages choisis pourraient, le cas échéant, être intégrés comme objectifs d’élaboration du plan d’action de CESP pour aider à l’orienter. Les commentaires s’appliquent surtout à l’approche stratégique (voir Chapitre 4, section 4.3).

Tableau 14 Un plan d’action bien conçu, réaliste, suivant une méthodologie participative, est un outil de gestion efficace et apporte des avantages à l’organisation et à sa cause.
I. Un plan d’action bien conçu devrait chercher à montrer clairement :
  • Ce qui sera fait – cette étape renforcera l’efficacité du plan d’action en :

checkmark.gif (655 bytes)obligeant à classer les actions en ordre de priorité
checkmark.gif (655 bytes)atténuant les risques de mauvaise interprétation des objectifs
checkmark.gif (655 bytes)réduisant les risques d’utilisation inappropriée des ressources
checkmark.gif (655 bytes)évitant de devoir constamment consulter les auteurs du plan d’action pendant la phase de mise en œuvre

  • Quand cela se fera – définir cela :

checkmark.gif (655 bytes)nécessite de classer les actions par ordre de priorité
checkmark.gif (655 bytes)encourage à préparer une planification détaillée
checkmark.gif (655 bytes)souligne la nécessité de définir les étapes du projet
checkmark.gif (655 bytes)aide à gérer les délais et à repérer les retards éventuels
checkmark.gif (655 bytes)aide à identifier les problèmes à un stade précoce
checkmark.gif (655 bytes)aide à suivre les progrès
checkmark.gif (655 bytes)facilite le bon déroulement du programme

  • Qui doit le réaliser - définir cela :

checkmark.gif (655 bytes)appelle, en tout temps, aux personnes chargées de la mise en œuvre leurs activités prioritaires
checkmark.gif (655 bytes)permet aux gestionnaires de détecter plus efficacement un problème et de trouver sa solution

  • Qui est responsable de la mise en œuvre - définir cela :

checkmark.gif (655 bytes)permet d’identifier les personnes clés qui traiteront les problèmes
checkmark.gif (655 bytes)augmente l’efficacité de la gestion du projet

II. En tant qu’outil de gestion, un plan d’action peut aider à :

checkmark.gif (655 bytes)classer les actions par ordre de priorité
checkmark.gif (655 bytes)attribuer les ressources
checkmark.gif (655 bytes)suivre les progrès
checkmark.gif (655 bytes)préparer le rapport

III. Les avantages d’un plan d’action formulé dans le cadre d’un processus participatif et méthodique pourraient être les suivants :

checkmark.gif (655 bytes)une compréhension partagée des objectifs du projet
checkmark.gif (655 bytes)une réconciliation rapide des différences de compréhension ou de conception qui pourraient poser des problèmes
checkmark.gif (655 bytes)un accord sur les buts à atteindre, par qui et comment
checkmark.gif (655 bytes)une compréhension du projet dans son ensemble par chaque acteur clé
checkmark.gif (655 bytes)une compréhension, par chaque individu, de l’intérêt de son action, et la réalisation de celle-ci en temps voulu
checkmark.gif (655 bytes)la motivation de chaque individu concerné
checkmark.gif (655 bytes)la création d’un réseau plus large pour soutenir le projet
checkmark.gif (655 bytes)l’identification de ressources pertinentes
checkmark.gif (655 bytes)l’optimisation du contenu du plan d’action par rapport aux acteurs clés et aux facteurs externes importants
checkmark.gif (655 bytes)la réduction des coûts de mise en œuvre à long terme (par ex. personnel, ressources matérielles et temps accordé par le pouvoir politique)

5.3 Que faut-il y inclure?

Thèmes à traiter

109. a) Le document final du plan d’action devrait :

arrow-green2.gif (315 bytes) une description de la situation en matière de CESP-zones humides;
arrow-green2.gif (315 bytes) une évaluation des changements nécessaires et pourquoi;
arrow-green2.gif (315 bytes) une évaluation de la capacité d’application de la CESP-zones humides;
arrow-green2.gif (315 bytes) les possibilités qui ne sont pas encore mises à profit.

b) Parmi les éléments mentionnés ci-dessus, nous en examinerons trois en détail : I incorporation des résultats de l’étude, II recommandations concernant les actions prioritaires et III désignation des personnes éventuellement chargées de la mise en œuvre.

I Incorporation des résultats de l’étude (Voir également les paragraphes 89 à 94 sur la planification de la collecte des données et leur utilisation).

110. Il est possible que les données de l’étude n’aient pas été classées selon l’arrangement prévu dans le plan d’action. Si l’objectif et le thème central du plan d’action ont changé à cause des résultats de l’étude, il faudra changer l’arrangement. Pour ce faire, il faut pouvoir traiter les données originales de l’étude en différents arrangements, d’où l’intérêt d’une planification rigoureuse des questionnaires et des bases de données.

111. Les résultats de l’étude pourraient être incorporés selon l’arrangement adopté pour la collecte des données. S’ils sont organisés par secteur, par exemple, cela permettra au lecteur de trouver facilement ce qui l’intéresse. Mais si le document doit être de nature stratégique plutôt que descriptive, il faudra sans doute changer l’arrangement dans les sections suivantes. Il se peut, par exemple, que l’étude ait mis en évidence une question sur les zones humides appelant une attention prioritaire. Dans ce cas, il serait utile de présenter le plan d’action et les recommandations associées en fonction des questions prioritaires (aussi bien les questions positives telles que les valeurs et les fonctions particulières des zones humides, que les questions négatives telles que la mauvaise utilisation des zones humides) afin de commencer à préparer le lecteur à concevoir sa future contribution sous un angle plus stratégique.

112. Le rapport de situation sur la CESP devrait être plus qu’une simple liste des activités existantes. Par exemple, une section pourrait expliquer les différents groupes d’acteurs, interpréter leur rôle et leurs contributions à l’utilisation rationnelle des zones humides (ou d’autres contextes intéressant les lecteurs et les personnes chargées de la mise en œuvre), expliquer leurs réalisations et décrire les obstacles et les défis qu’ils rencontrent. En essence, il s’agit d’un traitement descriptif des résultats de l’étude mais cela conduit naturellement à développer, dans une autre section, des recommandations stratégiques pour l’avenir. L’Outil pratique 5  sur l’analyse FFPM ou l’Outil pratique 2   sur la chaîne «sensibilisation - action » pourraient aider à interpréter les résultats de l’étude.

II Recommandations concernant les actions prioritaires