La
Convention sur les zones humides
Le Programme d'information de la Convention
Orientations complémentaires pour la réalisation dune étude et dun plan daction en matière de communication, déducation et de sensibilisation du public aux zones humides (CESP)
Chapitres 1 and 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 3 Qui doit participer à létude et au plan daction de CESP?
3.1 Introduction
29. Les deux exercices qui consistent à déterminer, dune part qui participera à létude et dautre part, qui participera au plan daction devraient être considérés comme un tout, de manière que lon puisse assurer la continuité et la coordination entre eux. Le présent chapitre met en évidence certaines des questions quil faudra examiner et présente quelques suggestions basées sur des exemples et des idées provenant de différents pays. Il sintéresse à léventail des personnes qui seront appelées à participer et examine en détail les rôles et les responsabilités des correspondants nationaux et des groupes détudes ainsi que leur mode de fonctionnement. Il examine enfin certaines des questions administratives quil faudra résoudre pour mettre en place ce domaine très spécialisé des travaux de la Convention.
30. Le tableau 6 précise le sens de certains termes utilisés dans ce chapitre pour décrire les participants.
| Tableau 6 Définition de certains termes utilisés dans le Chapitre 3 | |
| Correspondant national (CN) | Le correspondant national gouvernemental (CN-gouv.) ou non-gouvernemental (CN-ONG) pour la CESP, nommé par une Partie contractante conformément à la Résolution VIII.31, paragraphe 19. |
| Groupe détude (GE) | Groupe établi par une Partie contractante en qualité de Groupe détude CESP, conformément à la Résolution VIII.31 paragraphe 20, pour entreprendre létude de CESP et formuler le plan daction national de CESP. Il est entendu quun Groupe détude comprendra les deux CN. |
| Chargé de létude | Personne qui nest ni un CN, ni un membre du Groupe détude, et qui participe à la planification de létude et à la collecte de linformation. Il est probable quun groupe plus important que le groupe détude soit nécessaire pour planifier et mener à bien une étude et un plan daction complets. Selon les arrangements pris, il est probable que les chargés de létude seront également concernés par lexercice délaboration du plan daction. |
| Groupe de travail | Groupe chargé de la planification et de lexécution de létude et /ou du plan daction. Un groupe de travail se compose du Groupe détude et dun certain nombre de plusieurs chargés de létude. |
| Participant | (avec majuscule) Personne qui fournit des informations aux chargés de létude, mais qui na pas dautre responsabilité dans lorganisation ou lexécution de létude ou du plan daction. |
| participant | (avec minuscule) Terme général qui décrit une personne qui prend part à létude ou au plan daction. |
3.2 Que disent les lignes directrices sur la CESP?
31. La Résolution VIII.31 et ses lignes directrices sur la CESP fournissent des orientations directes ou implicites sur les personnes qui participeront à létude ou au plan daction. Ces orientations sont résumées au tableau 7. On pourrait ajouter à cette liste les ONG locales et nationales réputées avoir une excellente expertise en la matière qui devraient participer dans la plus large mesure possible et pas seulement en tant que CN-ONG.
| Tableau 7 Participants à létude et au plan daction identifiés dans la Résolution et les lignes directrices sur la CESP | ||
| Participant suggéré | Étude | Plan daction |
| CN-gouv. |
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| CN-ONG |
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| Comité national Ramsar |
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| Groupe détude bien constitué (lorsquil nexiste pas de Comité national Ramsar) |
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| Autorité administrative Ramsar | . |
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| ONG |
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| Acteurs locaux | . |
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| Comités nationaux pour les zones humides ou la biodiversité |
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| Ministères responsables de la conservation de la nature, de la gestion des ressources en eau et de léducation |
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| Secrétariat de la Convention |
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| Organisations internationales partenaires de la Convention |
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| Organismes bailleurs de fonds ou de parrainage | . |
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| Ministères et autres participants qui représentent les principales menaces pesant sur les zones humides |
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| Éducateurs dans le secteur de léducation institutionnalisée |
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. |
| Formateurs |
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. |
| Préparateurs de cours |
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. |
| Personnel des centres déducation à lenvironnement |
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. |
| Personnes clés dans les programmes et instruments politiques relatifs à lenvironnement, à la diversité biologique, aux zones humides et à leau | . |
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| Spécialistes technologie de linformation (TI) |
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| Gestionnaires de sites Ramsar | . |
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3.3 Dispositions administratives
32. Les activités de CESP devront être gérées simultanément avec dautres activités de mise en uvre de la Convention et devront sinscrire comme élément à part entière de celles-ci. Certaines Parties contractantes ont déjà pris des dispositions administratives favorisant une application intégrée de la CESP. Lorsque ce nest pas le cas, un examen des dispositions administratives de mise en uvre de la Convention permettra de déterminer comment organiser et gérer létude et le plan daction de CESP avec la plus grande efficacité. Toutes les Parties contractantes devraient décider : qui dirigera létude et le plan daction, qui sera responsable de la planification, gérera, coordonnera et sera responsable de la mise en uvre et qui y participera, dune manière ou dune autre.
Les compétences nécessaires : incidence sur les pratiques de CESP
33. La mise en uvre de la Convention au moyen dactivités de CESP requiert des connaissances, des compétences et une expertise très différentes de celles qui sont habituellement requises pour la mise en uvre technique de la Convention. Deux problèmes se posent quil convient dexaminer :
Intégration des fonctions de CESP dans les dispositions administratives existantes
34. Pour résoudre le problème de la gamme et des sources de compétences requises pour la CESP, il y a plusieurs solutions :
35. Lorsque les Autorités administratives Ramsar ou les Comités nationaux Ramsar ne disposent pas du niveau de compétence en matière de CESP, il conviendrait de détacher du personnel du ministère de lÉducation ou dune ONG compétente en matière de CESP. Cette mesure donnerait accès à lexpertise et aux organisations et réseaux pertinents.
36. Certains comités nationaux Ramsar (ou leur équivalent) devront étendre leurs compétences en modifiant leur composition, leur mandat et leur programme pour les besoins de la CESP. Ils pourraient aussi créer un sous-comité chargé de la CESP pour garantir une représentation plus large de la CESP que celle que peut offrir le Comité national.
37. Dans les pays qui nont pas de Comité national Ramsar ou déquivalent, cest sans doute par les systèmes et les mécanismes existants au service de léducation, de la santé, de la gestion des aires protégées, de la gestion de leau et de laménagement du territoire, par exemple, que la CESP sera appliquée plus efficacement aux zones humides. Cet arrangement peut être plus difficile à planifier, coordonner et surveiller mais les programmes et les réalisations seraient ainsi bien répartis entre de nombreux secteurs.
Inclusion de différents niveaux et secteurs
38. Le but ultime de cette activité est daméliorer lefficacité de la CESP-zones humides à tous les niveaux. De nombreux niveaux et secteurs opérationnels sont en droit de participer à un processus détude et de plan daction qui les touche fondamentalement. Il serait probablement plus efficace dorganiser létude et le plan daction à des niveaux différents, dans différents secteurs. Par exemple, lorsquune ONG a une motivation et une expertise particulières dans ce domaine, il serait bon quelle dirige (conjointement) lexercice, et que le gouvernement national lui fournisse le soutien nécessaire. Le processus, quelle que soit la manière dont il est organisé, devrait en fin de compte déboucher sur un portrait national de lactivité de CESP-zones humides et des besoins prioritaires, couvrant tous les niveaux et secteurs pertinents.
3.4 Attribution des rôles et responsabilités pour létude et le plan daction
39. Pour attribuer les rôles, il est essentiel de préciser les nombreuses tâches et compétences connexes exigées (voir tableau 8), puis de localiser lexpertise requise. Les paragraphes suivants donnent des informations utiles sur les rôles et responsabilités de chacun dans lélaboration du plan daction.
Tableau 8 Tâches et compétences associées à lélaboration dun plan daction |
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Tâches |
Compétences |
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3.5 Correspondants nationaux chargés de la CESP
Rôles et responsabilités
40. Les correspondants nationaux sont chargés :
41. Chaque Partie contractante doit décider des rôles et responsabilités précis des CN quelle nomme. Toutefois, létude et le plan daction de CESP nétant que deux éléments du Programme dinformation, il semble peu réaliste de penser quun CN soit en mesure de jouer les deux rôles. Il serait plus juste de convenir que le CN est plutôt un facilitateur quun dirigeant. Naturellement, selon les compétences et lexpertise à la disposition de chaque Partie contractante, et selon lidentité des CN désignés, ces derniers peuvent jouer soit le rôle de dirigeant soit celui de facilitateur, soit les deux. Il serait également bien avisé dorganiser les rôles du CN-gouv et du CN-ONG de manière à mieux tenir compte de leurs compétences respectives. Par exemple, il pourrait être approprié que le CN-gouv facilite et soutienne létude et le plan daction de CESP et que le CN-ONG dirige.
42. Cela dit, le rôle collectif des deux CN, quelle que soit la manière dont il est organisé dans la partique, pourrait être double :
43. Les responsabilités des CN sont les suivantes :
Identification des correspondants nationaux
44. La CESP, considérée comme un élément essentiel à la mise en uvre de la Convention, est un domaine flou, multiforme et exigeant. Les CN désignés devraient être choisis dans les ministères, organismes et organisations compétents, réputés et influents dans ce domaine. Ils devraient être en mesure dagir efficacement dans différents domaines dintérêt et à des niveaux divers pour pouvoir répondre aux besoins opérationnels intersectoriels et multiniveaux. Du point de vue des ONG, ce sont celles qui peuvent agir aussi bien au niveau national quau niveau international, ainsi quau niveau pratique et communautaire qui sont les plus efficaces dans le contexte actuel.
45. Dans certains pays, le secteur bénévole est peu développé et le CN-gouv sera le principal dirigeant de la CESP. Le choix du CN-gouv peut être encore plus difficile que celui du CN-ONG parce que, le plus souvent, les ministères ne travaillent pas de manière intégrée. Le choix devra être fait selon les compétences et les capacités.
Les fonctions des correspondants nationaux
46. Les fonctions doivent être précisées. On pourrait, par exemple, convenir que les CN seront nommés pour :
(Tous ces éléments reflètent un rôle de facilitateur. Toutefois, en cas de partage des rôles entre facilitation et direction, il faudrait établir une description des tâches pour chacun).
3.6 Le Groupe détude CESP
Rôles et responsabilités
47. Conformément à la Résolution VIII.31 paragraphe 20, il incombe au Groupe détude de CESP dentreprendre une étude et un plan daction à léchelle nationale. Suivant le modèle proposé ici, le Groupe détude planifiera, coordonnera et supervisera létude et le plan daction nationaux dont il assurera la réalisation.
48. Il est important détablir demblée les rôles et responsabilités du Groupe détude national, et peut-être de chacun de ses membres, pour éviter le double-emploi et la confusion. Selon le processus détude et de plan daction envisagé, les points suivants pourraient être inclus :
Composition du Groupe détude
49. Daprès les rôles envisagés ici pour le Groupe détude, les membres du Groupe seront plus étroitement associés à la CESP-zones humides que les correspondants nationaux. La composition du Groupe devrait donc refléter toute la gamme des activités de CESP qui devront être traitées dans létude et le plan daction. En bonne logique, le Groupe détude comprendra des personnes qui ont une connaissance collective des éléments suivants:
50. Le Groupe détude doit aussi avoir la capacité de gérer les informations, en dautres termes, dexplorer et de relever systématiquement les complexités de la CESP et dutiliser les résultats pour identifier, hiérarchiser et planifier les activités futures de CESP-zones humides.
51. [Note de l'Éditeur de la 2e édition : le texte original de ce paragraphe se réfère à certains paragraphes des lignes directrices originales sur la CESP. Afin de ne pas avoir à changer la numérotation des paragraphes du présent document, nous avons conservé le paragraphe vidé de son contenu.]
52. La composition sectorielle des Comités nationaux Ramsar ou de leurs équivalents varie énormément selon les Parties contractantes. Une fois que les rôles dun Groupe détude de CESP sont établis, il convient de décider sil faut établir un nouveau Groupe détude de CESP ou si le Comité national existant a la capacité et les compétences nécessaires. Une autre solution consiste à modifier la composition du Comité national si lon considère que le choix du Comité se justifie du point de vue administratif ou pratique. La Section 3.3 examine les dispositions administratives qui ont pour objet dintégrer une composante de CESP plus active dans les structures et les procédures Ramsar existantes.
Fonctionnement du Groupe détude
53. Le Groupe détude, par le truchement du CN-gouv, doit, en fin de compte, répondre devant lAutorité administrative Ramsar de la réalisation de létude et du plan daction. Le Groupe détude peut être permanent ou constitué pour une durée déterminée, éventuellement renouvelable.
54. Pour décider des dispositions opérationnelles appropriées, il serait utile de consulter dautres programmes nationaux qui demandent un effort local considérable, mais aussi de coordonner et dintégrer les résultats au niveau national, et délaborer le plan daction au niveau national. LOutil pratique 8 est utile dans ce cas : il esquisse le mandat, la méthodologie et le calendrier suivis pour réaliser une étude et une stratégie nationales déducation à lenvironnement. Il sagit dun exemple de processus complet et achevé qui nest naturellement pas applicable dans tous les pays mais nen reste pas moins utile.
55. Pour réaliser une étude et un plan daction de CESP complets il faut avoir du temps et pouvoir assister aux réunions de planification et travailler avec ceux qui aideront à la mise en uvre pratique de létude et du plan daction, au niveau national et peut-être local. Le cas échéant, lutilisation de serveurs de listes et déquipement de vidéoconférence pour faciliter la communication entre les membres du Groupe détude permet de gagner du temps et déconomiser des ressources.
56. Pour que les tâches demeurent réalisables, chaque membre du Groupe détude peut se voir attribuer des responsabilités particulières. Cette «division du travail» pourrait être organisée, par exemple, selon lun ou plusieurs des éléments suivants :
57. Le Groupe détude est vivement encouragé à consignenr par écrit les méthodes quil adopte. Linformation est utile pour répéter une étude et peut servir de référence à dautres Groupes détude. Un résumé de la méthodologie devrait, dans tous les cas, être inclus dans le plan daction final. Si possible, une copie devrait être envoyée au Secrétariat Ramsar, en sa qualité de centre déchange. Une description de Groupe détude figure dans le tableau 9.
| Tableau 9 Exemple de
fonctionnement dun Groupe détude
Le Groupe détude est le principal instrument de réalisation du plan daction. Il est très peu probable quun petit Groupe détude (15 membres au maximum) puisse réaliser une étude nationale exhaustive en raison du vaste éventail dactivités et de leur répartition diffuse. Il est peu probable quun petit groupe de personnes soit en mesure de faire des recommandations bien informées, couvrant des domaines suffisamment larges et vraiment stratégiques. Lexpérience pratique nous a fourni la solution suivante : Un petit groupe est formé (Groupe détude) pour organiser, diriger et mener le processus à terme. Ce groupe consulte beaucoup, officiellement et officieusement, différents acteurs qui ont lexpérience des différents domaines de CESP (chargés de létude et Participants). Le groupe rédige aussi le document final - il y a cependant des variantes, selon les exemples, concernant la contribution du groupe élargi de Participants ou chargés de létude aux projets préliminaires. Les réunions, conférences et séminaires pour le groupe élargi dexperts participants sont des éléments clés des processus exhaustifs détude et de plan daction. Ces réunions ont servi à rassembler les avis des experts sur des domaines particuliers de la CESP, à stimuler les échanges intersectoriels davis dexperts et à apprendre de ces échanges, à recueillir des commentaires sur les projets et à consulter les projets de recommandations. Dans tous les cas, la participation aux réunions se fait sur invitation. La réalisation de létude et lélaboration dun plan daction prennent 18 mois, parfois deux ans ou plus. À la fin du processus complet, les commentaires sur lutilité des réunions et de la vaste consultation aux stades de létude et de lélaboration du plan daction sont constamment positifs. Cest particulièrement le cas pour les réunions intersectorielles qui sont si rares dans les habitudes de travail et qui constituent un exemple pour de futurs travaux intersectoriels ou en partenariat. La participation des experts est vraiment interactive, organisée et ciblée de façon constructive. |
3.7 Autres participants
58. Les Participants les personnes et les organismes qui fournissent des informations au groupe de travail se trouvent parfois loin du Groupe détude central. Il est nécessaire de replacer leur contribution dans un contexte local ou national afin dobtenir les réactions les plus utiles.
59. Les Participants ont besoin dun délai réaliste pour préparer une réponse afin que la consultation dans leur organisation ou communauté soit possible et cette démarche devrait être encouragée. Naturellement, il y aura des répercussions sur le calendrier de létude et du plan daction.
60. Il y a un décalage entre linvestissement en temps des Participants et les résultats quils obtiennent. De plus, les Participants peuvent avoir du mal à évaluer ces résultats qui ne seront sans doute visibles quà long terme. Au début, le plan daction leur semblera étranger à leurs préoccupations quotidiennes et à leurs propres priorités. Il importe donc de veiller à maintenir une bonne communication avec les Participants, par lintermédiaire du groupe de travail. Les consultations et conférences, la fourniture dinformations sur les progrès accomplis et la diffusion des résultats des études sont des moyens dinformer les Participants et de les associer au processus.
Chapitre 4 Étude des activités de CESP-zones humides
4.1 Introduction
61. Ce chapitre porte sur létude de CESP. Il aidera les participants à mettre au point une approche pratique et stratégique de leur étude de CESP et à sassurer quelle correspond aux besoins locaux. Son contenu général devrait aider ceux qui travaillent aux niveaux international, régional, ou local, dans des secteurs variés et des circonstances diverses. Dans ce chapitre, les points à discuter et les décisions à prendre au stade de la planification de létude sont mis en évidence. Les processus détude et de planification (Chapitre 5) étant étroitement liés, il est important de se faire une idée claire des deux processus et de leurs relations pratiques.
62. Ce chapitre présente des situations idéales. Certaines dentre elles ne seront pas réalisables à court ou même à moyen terme. Toutefois, une vision partagée de lavenir a le pouvoir daméliorer et daider à orienter les activités présentes même si, à ce stade, lidéal est inaccessible.
63. Ce chapitre est organisé de manière à répondre aux questions suivantes :
64. Aucune étude de CESP ne peut être réalisée par une seule personne ou même un seul organisme : même si les réponses peuvent sembler évidentes à chaque membre du groupe détude, il est peu probable que leurs réponses soient identiques. Au début de la planification de létude, il faut identifier les buts et objectifs avant de passer au contenu et à la méthode. Il importe de décider de lapproche à adopter - descriptive ou stratégique.
65. Aussi détaillée que puisse être la planification, lorsque le groupe se disperse et quil participe à la mise en uvre de létude entre les réunions, il arrive souvent quune personne soit amenée à interpréter les éléments du plan détude dans son propre contexte. Pour garder létude sur la bonne voie, il faut avoir convenu dès le début de la raison pour laquelle un élément particulier du plan a été conçu dune certaine façon. Il est essentiel que, dentrée de jeu, toutes les personnes concernées partagent les mêmes buts et soient daccord sur les moyens de les atteindre.
4.2 Pourquoi mener une étude de CESP?
Les objectifs de létude
66. Les objectifs identifiés de la CESP-zones humides devraient refléter :
67. Conformément à la Résolution VIII.31 de la Conférence des Parties contractantes, la tâche consiste à :
« entreprendre une étude des besoins, capacités et options nationaux dans le domaine de la
CESP-zones humides . . ." (paragraphe 20)
68. Les objectifs opérationnels suivants en découlent :
69. Ils définissent eux-mêmes une large gamme dobjectifs plus spécifiques, relatifs à la logique de létude de CESP, à savoir :
Objectif principal
Objectifs accessoires
Objectifs potentiels
70. Les objectifs relatifs aux engagements et aux responsabilités des individus et des organisations représentés au groupe de travail chargé de létude devraient également être considérés du point de vue des principes (politiques et objectifs respectifs des organisations) et des ressources (par ex. temps consacré à létude et au plan daction qui en découle).
71. Chaque membre du groupe de travail chargé de létude doit être en mesure de contribuer à leffort conjoint et duvrer, simultanément, à ses propres objectifs et responsabilités au sein de sa propre organisation. Les objectifs de toute étude (ou de tout plan daction) devraient être compatibles avec les objectifs individuels des personnes concernées et ce point devrait être compris et accepté par tous.
72. Le dernier objectif supplémentaire consiste à déterminer les objectifs liés à la CESP qui sont compatibles avec ceux dautres conventions ou plans de travail pour favoriser la synergie et éviter le double emploi.
73. Il est très facile de perdre de vue lobjet premier de létude : fournir les informations nécessaires à lélaboration du plan daction qui, lui-même, vise à orienter et hiérarchiser les actions futures dont le but est dapporter des changements plutôt complexes et souvent à long terme. En définissant clairement les objectifs, on pourra maintenir létude dans la direction voulue.
Objet de létude
74. Lobjet de létude, qui détermine son utilisation pratique, comporte deux volets :
a) la motivation de létude et
b) la présentation des résultats de létude.
75. Une motivation précise sera utile aux individus, aux organisations et au groupe de travail dans son ensemble et peut aider à obtenir les ressources et la coopération nécessaires. Comme pour les objectifs, il est probable que certains éléments de la motivation renvoient à la Convention, à lobjet de létude et à lengagement de chaque participant. La motivation doit expliquer et défendre le rôle de létude vis-à-vis du processus de plan daction, de lamélioration de la CESP-zones humides et de lobjet convenu de lactivité de CESP-zones humides en soi. En bref, elle devrait justifier la place de létude dans un contexte large de CESP-zones humides.
76. Létude produira une quantité importante dinformations qui seront utilisées pour élaborer le plan daction. Lors de la préparation de létude, il convient de tenir compte de cet aspect de son objet, directement et le plus tôt possible, pour éviter des conséquences pénibles ultérieurement. Par exemple, qui détiendra linformation, qui la stockera, la traitera, lanalysera, la publiera et y aura accès? La série complète des données sera-t-elle accessible à tous les participants, ou choisira-t-on de ne publier et diffuser plus largement que les résultats analysés? Ces questions pratiques ont un impact sur le mode de collecte des données et la forme sous laquelle elles seront recueillies. Elles ont aussi un impact sur les ressources nécessaires pour que lon puisse passer au stade de lélaboration du plan daction.
77. Par conséquent, la motivation de létude devrait, en bonne logique, comprendre tous les niveaux de planification depuis «le lien avec lobjet premier de lactivité de CESP-zones humides» jusquà «comment faire en sorte que les résultats soient utilisables».
4.3 Déroulement de létude
Introduction
78. Cette section porte sur la façon daborder létude. Elle présente certains thèmes importants qui appellent des décisions. Lidentité des participants et le rôle des correspondants et du Groupe détude ont été traités dans le Chapitre 3.
79. Létude de CESP devrait être organisée soit comme un élément à part entière, soit comme un élément dun cycle de planification permanent. La décision à cet égard influera sur la conduite de létude et, notamment, sur sa portée, le calendrier et les efforts déployés pour obtenir les ressources nécessaires.
Approche descriptive ou stratégique?
80. Pour faire progresser les activités de CESP-zones humides, il faut :
- Décrire les activités existantes
- Déterminer les lacunes
- Identifier les réalisations
- Identifier les possibilités
81. Les réalisations, les lacunes et les possibilités de la CESP ne peuvent être déterminées quen fonction dobjectifs convenus. En dautres termes, il importe détudier les activités existantes à la fois du point de vue descriptif et du point de vue des attentes si lon veut utiliser linformation pour les futurs plans daction stratégiques.
82. Dans le cadre dune approche plus descriptive, on identifie le nombre dacteurs, de groupes cibles et de types dactivités de CESP. La description est une composante importante de toute étude, mais une méthode denquête stratégique établiera un lien entre les informations descriptives et les processus et mécanismes concernés, et permettra de faire une analyse plus tournée vers lévaluation. Cette méthode plus efficace se fonde sur une compréhension claire des problèmes des zones humides et du rôle que la CESP peut jouer dans ce domaine.
83. Le reste de la section est consacré à une approche plus stratégique mais comprend la collecte dinformations descriptives. Ce qui suit reste donc pertinent pour ceux qui décideraient de ne pas adopter lapproche stratégique dans leur étude nationale de CESP-zones humides. Il pourront identifier les acteurs et les activités de CESP, ainsi que les lacunes et les faiblesses de ces activités.
Approches pratiques
Lapproche descriptive
84. En ce qui concerne lélément descriptif de létude, on peut appliquer un cadre à trois volets : «acteurs - groupes cibles - méthodes de CESP» (voir tableau 10). Ce tableau comprend aussi dautres outils pratiques utiles à létude descriptive.
| Tableau 10
Le cadre «acteurs groupes cibles méthodes de CESP»
Acteurs : organismes qui donnent, fournissent, initient ou facilitent un programme de CESP, notamment : les ministères, les organismes publics, les ONG et les entreprises. Les acteurs exercent leurs activités aux niveaux local, national et international, dans différents domaines opérationnels et le processus détude devra les repérer. LOutil pratique 3 (page 48) peut être utilisé, selon les acteurs concernés, pour enregistrer, présenter et entreprendre une analyse simple de lactivité de CESP. Groupes cibles : personnes ou groupes à qui sadresse une activité de CESP. Ils appartiennent à des milieux très divers: décideurs politiques aux niveaux local, national et international, professionnels de différents secteurs, acteurs locaux au niveau des zones humides, écoliers et dirigeants communautaires, etc. Les lignes directrices sur la CESP énumèrent des groupes cibles pertinents (Annexe II). Il est essentiel de les diviser en groupes cibles fonctionnels, plus étroitement définis, en rapport direct avec les questions traitées. Dans les activités dévaluation et de planification de CESP, lidentification des groupes cibles et de leurs caractéristiques est un élément clé. Elle aide à décider du niveau auquel la CESP est introduite, des acteurs et des mécanismes à utiliser ainsi que des méthodes de CESP. Lorsque les groupes cibles sont clairement localisés au sein dune matrice de questions, il est possible didentifier les lacunes dans lactivité existante de CESP. Encore une fois, lOutil pratique 3 peut aider à analyser les groupes cibles ou à planifier la CESP de manière à atteindre les groupes cibles qui en ont le plus besoin. Les groupes cibles ne sexcluent pas mutuellement : la même personne peut appartenir à de nombreux groupes sociaux différents. Ainsi, lorsquon cible un groupe, on atteint en fait dautres groupes non ciblés et il en résulte des avantages et des inconvénients. Au nombre des avantages, il y a : la diffusion de notre message, le recrutement de nouveaux spécialistes et une meilleure compréhension de la matrice de questions. Il nexiste rien de tel que le «(grand) public». Plutôt que de voir le «public» comme un groupe cible, on peut imaginer que chaque individu appartenant au public représente un groupe - aux intérêts différents. Lorsquun individu est contacté par lintermédiaire dune organisation ou dun système social particuliers, une identité unique lui est imposée. Cest pratique et en fait essentiel à la mise en uvre dun programme de CESP mais cest aussi factice : un individu peut en effet appartenir à de nombreux groupes différents. Il faut donc se rappeler que cest lindividu qui est la cible, et non le groupe, le système ou lorganisation. Méthodes de CESP. Différentes méthodes de CESP ont été conçues qui répondent à une gamme illimitée de buts, de conditions et de situations. Lidentification des méthodes de CESP employées peut être un cadre de travail instructif, en particulier lorsquon y associe la compréhension des buts et la localisation de lactivité dans la chaîne «sensibilisation action» (voir tableau 11). On peut citer les méthodes de CESP suivantes :
mais il en existe bien dautres encore. |
Lapproche stratégique
85. En adoptant, dès le début du processus détude, une réflexion stratégique, on est sûr de pouvoir repérer, en vue de lélaboration ultérieure du plan daction, les informations les plus pertinentes, sous la forme la plus appropriée. Il convient de se focaliser sur les problèmes importants qui se posent aux zones humides, leur description et leur compréhension dans le contexte social (y compris politique), économique et environnemental. Autrement dit, les questions relatives aux zones humides doivent être comprises dans les nombreux contextes qui les rendent importantes pour la population. Les tableaux 1 et 2 (pages 9 et 10) présentent un exemple danalyse dactivité de CESP selon des problèmes relatifs aux zones humides et il existe plusieurs autres outils analytiques permettant détudier et de présenter les activités de CESP : le tableau 11 ci-après décrit lutilisation de la chaîne sensibilisation - action; lanalyse matricielle (Outil pratique 4) est une méthode relativement simple de présentation et danalyse rapide des activités de CESP; lanalyse FFPM (Forces, Faiblesses, Possibilités et Menaces, Outil pratique 5) permet danalyser les activités dun point de vue stratégique afin didentifier les forces, les faiblesses, les possibilités et les menaces.
| Tableau 11 La chaîne
sensibilisation - action
Le raisonnement qui tient lieu de cadre aux activités et programmes de CESP, repose communément sur lidée selon laquelle nous sommes indifférents à ce que nous ne comprenons pas et nous ne pouvons comprendre ce que dont nous ignorons lexistence. On envisage une sorte de réaction en chaîne, souvent appelée «sensibilisation - action» : Information
En dautres termes, si lon transmet des informations, on favorise la sensibilisation, lacquisition de connaissances, la prise de conscience du problème et le passage à laction. La chaîne sensibilisation - action est un outil très pratique pour organiser les idées, particulièrement en vue dune analyse fonctionnelle de lactivité de CESP. On peut lutiliser sous forme de questionnaire, ou de façon générale, quand on doit procéder à la simple classification ou à lanalyse des activités de CESP. Étape 1 : Linformation sensibilise Informer nentraîne pas forcément une prise de conscience. Si linformation nest pas accessible au public cible, ou si celui-ci est mal identifié, aucune information ne peut donner le résultat souhaité. Linformation est inaccessible lorsque les panneaux dinformation sont placés dans des lieux non fréquentés, les brochures sont distribuées dans des endroits non ciblés, on utilise un langage incompréhensible, linformation est contenue dans des documents officiels au lieu dêtre diffusée là où elle serait vraiment utile. Tous ces facteurs pourraient rompre la chaîne «sensibilisation - action » très tôt dans le processus. Étape 2 : La sensibilisation renforce la connaissance Pour acquérir des connaissances, il faut assimiler et traiter linformation. Une campagne de sensibilisation fournit des informations mais pour les acquérir et les retenir, il faut dabord les assimiler. Il ne sagit donc plus là dune exposition passive à linformation : lacquisition de connaissances nécessite une communication à double sens avec gestion et traitement de linformation et, pour que cette communication ait lieu, il faut créer des occasions telles que des réunions avec le groupe cible ou sassurer que linformation peut-être suivie et explorée dautres façons, par exemple, à loccasion dun débat à lécole. Étape 3 : La connaissance conduit à la compréhension du problème La connaissance conduit à la compréhension lorsquelle est chargée de sens pour celui qui lacquiert. Lorsque la connaissance est replacée dans un contexte familier, on peut établir des liens avec des situations, des conditions, des faits, des événements et des relations connus. La connaissance devient partie dun cadre cognitif densemble dans lequel les individus peuvent formuler de nouvelles idées, prévoir des résultats et prendre des décisions en connaissance de cause. Pour parvenir à la compréhension, on choisit aussi souvent dapprendre par lexpérience. Dans les deux cas, lacquisition de connaissances est liée à lexpérience personnelle, sous quelque forme que ce soit. Étape 4 : La compréhension amène la prise de conscience Le lien nest pas infaillible. La vie quotidienne de chacun est déjà remplie de préoccupations et de priorités. Pour passer de la compréhension dun problème à la prise de conscience qui amène à chercher sa solution, il faut que lindividu se sente personnellement concerné par le problème. La prise de conscience peut être de nature intellectuelle ou affective. Dans ce dernier cas, elle est assimilée, devient partie intégrante de la personnalité et fondamentalement plus forte. Étape 5 : La prise de conscience mène à laction Une fois encore, si le lien est valable, il nest pas forcément infaillible. Le manque daction peut être causé par un manque de savoir-faire, de possibilités, de priorités ou de temps. Il peut aussi provenir dun très fort sentiment dimpuissance : «Le problème est trop grave, quy puis-je?». La CESP peut jouer un rôle essentiel en offrant le savoir-faire (y compris la connaissance méthodique) et les possibilités et en établissant la confiance. Tout cela fait partie du «renforcement des capacités», même si lexpression englobe de nombreux autres éléments. La chaîne «sensibilisation - action» est un outil pratique pour analyser lactivité de CESP, savoir où lactivité se trouve dans la chaîne et connaître ses objectifs. Une activité et ses objectifs peuvent se situer à des étapes différentes et, par conséquent, amener à rechercher une démarche différente. Il se peut que ce modèle permette de caractériser plus clairement un objectif qui na pas été atteint et dy remédier plus rapidement. Lensemble du processus est long et complexe et tous les programmes de CESP ne chercheront pas forcément à suivre la chaîne dun bout à lautre. (Pour dautres informations sur cette technique, voir lOutil pratique 2). |
86. Les problèmes relatifs aux zones humides peuvent être placés dans un cadre de CESP dans le but de traiter les questions fonctionnelles. Létude peut ensuite être utilisée pour assembler ce cadre à laide des questions suivantes :
| Quels problèmes des zones humides sont perçus comme importants et par quels groupes sociaux? (différents domaines dintérêt, différentes autorités et différents niveaux) |
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Identification des secteurs, groupes et niveaux sociaux les plus pertinents auxquels appliquer la CESP pour un problème particulier. Cette question orientera aussi le choix de la méthode de CESP. |
| Quelle importance chaque groupe attache-t-il à chaque problème? |
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Orientation du choix du
contenu de la CESP.
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| Comment les problèmes de zones humides perçus sont-ils formulés? |
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Choix de la démarche : par exemple, écologique, économique, sociale ou juridique. |
| Comment les problèmes de zones humides perçus sont-ils liés les uns aux autres? |
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La réponse à cette question aidera à déterminer les portes dentrée les plus efficaces dans la société. |
| Lanalyse des problèmes perçus est-elle assez vaste et approfondie? |
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Orientation du choix de la méthode et du contenu de la CESP. |
87. Les lacunes à combler dans le cadre du plan daction peuvent être identifiées en comparant les besoins prioritaires stratégiques de la CESP avec les informations rassemblées sur les activités actuelles. Il importe, naturellement, de garder le sens pratique et de travailler selon des délais et un budget acceptables. Lessentiel est de se concentrer sur les rapports entre la CESP et les problèmes des zones humides, et pas simplement sur la CESP. Plus la compréhension des problèmes est vaste et approfondie, moins on se trompera de groupes cibles clés, dacteurs, de messages et de méthodes.
Principes méthodologiques
88. Le déroulement précis de létude dépendra des circonstances locales. LOutil pratique 8 décrit une procédure détude nationale complète (éducation à lenvironnement) qui peut aider à planifier la méthodologie appropriée. Indépendamment de celle-ci, voici quelques principes généraux dont il faut tenir compte (voir tableau 12).
| Tableau 12 Principes de planification dune étude ou dun plan daction | |
| Intégrer les processus de planification de létude et délaboration du plan daction | Organiser la planification de létude et lélaboration du plan daction en tandem : leurs objectifs finals sont les mêmes et un processus affecte lautre. Dans la planification de létude, il faudrait au moins réfléchir au traitement et à lanalyse des données afin quelles puissent être utilisables dans le plan daction parce quil y aura des incidences à létape de collecte des données, par exemple. (Voir aussi les paragraphes 89 à 94 et 110 à 112.) |
| Obtenir des ressources | Létude et le plan daction devraient prévoir les moyens dobtenir des ressources et des plans durgence pour limiter lexercice ou en cas de non achèvement de celui-ci. Avec un tel plan, on peut protéger les informations et les relations de travail futures si les choses tournent mal. La Résolution VII.28 a créé un Fonds volontaire pour soutenir le Programme de CESP de la Convention. (Note du Secrétariat : à ce jour, aucune contribution na été versée). |
| Convenir de buts clairs | Concernant lutilisation rationnelle et la conservation des zones humides, les textes de la Convention, le Programme de CESP, la CESP-zones humides, le processus détude et son résultat, le plan daction. |
| Convenir dobjectifs clairs | Les objectifs doivent se rapporter à la pratique et être spécifiques, quantifiables, réalisables, réalistes et les délais dexécution doivent être fixés. |
| Convenir de rôles et de responsabilités | Pour garantir un déroulement de létude efficace et sans heurts. |
| Ne perdre aucun objectif de vue | Une attention portée aux objectifs à tous les niveaux aidera à guider les décisions pendant la planification et la mise en uvre. |
| Associer les participants le plus tôt possible | En labsence de base statutaire ou dautres règles gouvernant la participation des acteurs, il est utile de donner le sens dune mission commune, de la propriété et des avantages. Les Lignes directrices sur la Gestion participative (Secrtariat de la Convention de Ramsar, 2004b décrivent les avantages dune participation totale, le plus tôt possible, de ceux qui feront partie de la solution. |
| Prévoir le retour dinformation | Le retour dinformation sur lavancement des travaux et les données acquises permettront dobtenir appui et sens de la propriété, ainsi que de mettre au point une pratique efficace. Ce processus est à double sens. Il convient de prévoir, dans le processus de létude, des moment précis où linformation revient. Dans toute la mesure du possible, linformation devrait être personnelle. |
| Fournir un appui pratique aux participants | Il est parfois utile, voire essentiel, daider les participants du point de vue matériel : par exemple, en finançant les déplacements, en organisant des séances de formation, en fournissant du matériel, etc. |
| Préférer le contact personnel | Le contact personnel renforce les relations de travail. Il est particulièrement important au début, quand on présente les propositions aux participants et quon les invite à prendre part au processus. |
| Dans la mesure du possible, faire appel à lexpérience locale et professionnelle. | Létude et lélaboration du plan daction, ainsi que certaines tâches y afférentes, sont de nature spécialisée. Dans la mesure du possible, il faut faire appel à des spécialistes. Les entreprises peuvent avoir des compétences à offrir en matière dexpertise et de techniques de planification stratégique. Les spécialistes du développement communautaire et les sociologues de terrain peuvent souvent apporter leur expérience en méthodes participatives. |
| Préférer une planification détaillée | Beaucoup de temps sera consacré à la planification et aux étapes de collecte des données finales et de leur analyse mais on y gagnera en efficacité, clarté de lorientation et qualité de linformation qui en résultera. La souplesse devrait être inscrite dans le processus, par exemple, en faisant de la modification du plan un point permanent de lordre du jour, pour que les changements soient discutés et traités par tous et que les décisions soient communiquées efficacement. |
| Organiser des réunions de planification et sur lavancement des travaux | Ateliers de formation, réunions de consultation, séminaires, réunions de planification et sur lavancement des travaux seront nécessaires pour garder létude ou le plan daction sur la bonne voie, et pour que le rôle des participants reste constructif. |
Rassembler et gérer les données
89. Dans la planification de létude devraient être incluses des dispositions concernant la collecte et la gestion des données qui comprennent les étapes suivantes :
Chacune de ces étapes est examinée ci-après.
Collecte des données
90. Les planificateurs de létude doivent décider :
91. Les décisions portant sur la collecte des données seront affectées par les ressources disponibles, la précision de lenquête requise, les méthodes danalyse prévues et la manière dont les informations seront ensuite utilisées. Les méthodes de collecte des données, en particulier, ont un effet direct sur la forme et la qualité des ensembles de données et, partant, sur le champ dapplication de lanalyse et de lenquête (voir tableau 13).
| Tableau 13 Commentaires sur la collecte
des données Données quantitatives ou qualitatives?
Faut-il utiliser des questionnaires?
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Stockage, recherche, traitement et analyse des données
92. La réalisation de létude nécessitera lorganisation dune quantité considérable de données qui pourraient se prêter, du moins en partie, au stockage, à lanalyse et à la présentation sur ordinateur. Toutefois, lorsque ce nest pas le but recherché ou que lon ne dispose pas des ressources nécessaires, ou encore que les ensembles de données sont limités, on peut avoir recours à des outils plus simples. Les Outils pratiques 1, 2, 3 et 4 fournissent des moyens simples dorganiser, de traiter, de présenter et danalyser les informations obtenues ainsi que de les utiliser à des fins de planification ultérieure.
Accord sur les résultats de létude
93. Les participants peuvent avoir leurs propres exigences en matière de données et leurs besoins seront sans doute différents. Il faudra accorder une attention particulière aux résultats spécifiques au niveau de la collecte des données car les possibilités de contenu et de présentation des résultats seront affectées par les facteurs relatifs à la collecte des données. Si lon doit entreprendre une analyse statistique, il faudra faire appel à des experts. Le groupe de travail devrait se réunir une fois que les données brutes auront été classées et résumées afin quil y ait accord sur ce que lon attend de lanalyse.
Utilisation des résultats de létude
94. Vu limportance des ressources nécessaires pour mener une étude au niveau national, il est clair que lexercice doit être aussi utile que possible. Certains chargés de létude ne pourront prendre part au processus que si leur organisation a accès aux données brutes ou aux résultats. Il faut, dès le début, répondre à certaines questions sur lutilisation des résultats de létude pour éviter les difficultés plus tard. Qui est propriétaire des données? Qui devrait y avoir accès et selon quelles conditions? Où seront-elles stockées et dans quelle présentation? Comment seront-elles utilisées? Combien de temps les arrangements seront-ils valables? Tous les participants sont-ils conscients de ces conditions et des résultats? Qui diffusera les résultats?
4.4 Calendrier et durée (Voir également Chapitre5, section 5.5)
95. Prévoir le calendrier de létude en tenant compte de ceux des organismes pertinents permettra dassocier plus facilement le déroulement de létude avec les mécanismes et les événements utiles, et de donner à lélaboration du plan daction un fondement solide. Les séances de travail du Comité national Ramsar, les réunions régionales Ramsar, la Journée mondiale des zones humides, les périodes scolaires et les réunions des conventions internationales pertinentes ou les conférences pédagogiques offrent la possibilité de sensibiliser à létude et à lélaboration du plan daction. Ces occasions permettent didentifier les éventuels chargés de létude, des participants ou de futurs acteurs importants et de bâtir des relations de travail utiles pour les activités futures de CESP.
96. Certaines Parties contractantes pourraient décider dentreprendre une étude descriptive afin davoir terminé létude et le plan daction avant la prochaine session de la Conférence des Parties contractantes (COP9, novembre 2005). Des mesures pratiques et tangibles pourraient alors être prises en vue de mettre plus rapidement en uvre les actions convenues dans la Résolution VIII.31.
97. Dautres Parties contractantes pourraient opter pour une étude stratégique plus complète et entamer un processus reconductible détude et de plan daction de CESP-zones humides. Dans les deux cas, le cadre adopté et les résultats de létude de CESP fourniront une référence essentielle sur létat actuel des activités de CESP-zones humides. Celle-ci facilitera létablissement de rapports sur les activités de CESP dans le cadre du Rapport national Ramsar et, à lavenir, lévaluation et létablissement de rapports de situation sur la CESP. Il convient donc de tenir compte, dans la préparation de létude, des obligations détablissement de Rapport national Ramsar.
98. Létude nationale complète de léducation à lenvironnement décrite dans lOutil pratique 8 a été menée de façon intensive sur une longue période de plus de 24 mois. Un groupe de travail (léquivalent du Groupe détude CESP) de 12 personnes y a participé ainsi que huit sous-groupes comprenant un total 71 membres; chaque sous-groupe a contacté un nombre encore plus grand de praticiens et de planificateurs clés (Participants). Notre intention nest pas de décourager les Parties contractantes mais de démontrer que pour réaliser une étude complète, il faudra prévoir beaucoup de temps dans certains pays.
Chapitre 5 Élaboration et mise en uvre dun plan daction de CESP-zones humides
5.1 Introduction
99. Les remarques générales sur létude de CESP, présentées dans lintroduction au Chapitre 3, sont également pertinentes en ce qui concerne lélaboration et la production du plan daction. Le lecteur est invité à relire ce texte.
100. Malgré les efforts considérables qui sont déployés dans le monde entier en matière de CESP-zones humides, il est clair que lutilisation des zones humides est inadéquate et que les fonctions de ces écosystèmes sont mal comprises. Les activités de CESP ont pour but de remédier à la situation et un plan daction bien conçu de CESP-zones humides contribuera à cet objectif.
101. Le présent chapitre sintéresse à la formulation dun plan daction de CESP, sur la base des résultats de létude de CESP. Comme les autres chapitres, il contient des orientations générales et des propositions applicables à tous les participants et à tous les niveaux délaboration du plan daction de CESP-zones humides. Il est conçu pour répondre aux questions suivantes :
(Note : la question, «Qui doit participer?» est traitée au Chapitre 3)
102. Dun point de vue conceptuel, létude et lélaboration du plan daction ont, au bout du compte, les mêmes objectifs et représentent deux composantes essentielles dun même processus. En pratique, de nombreuses personnes participeront à la fois à létude et à lélaboration du plan daction et travailleront aux recommandations de mise en uvre.
5.2 Pourquoi élaborer un plan daction?
103. Comme pour létude de CESP, les buts du plan daction seront multiples et traduiront les obligations inscrites dans :
- la Convention de Ramsar;
- la motivation du plan daction;
- les responsabilités et les objectifs des organismes participants.
104. Les lignes directrices sur la CESP énoncent les objectifs de la Convention dans ce contexte :
I Lors de la planification du plan daction, lobjectif premier est de produire un plan daction de CESP:
- qui explique de manière précise comment la CESP peut être utilisée pour faire progresser les objectifs dutilisation rationnelle des zones humides;
- qui présente des recommandations claires et précises quant au choix des actions prioritaires et des personnes qui devraient les entreprendre.
Lorsque cest lapproche stratégique de CESP qui est utilisée, le plan daction doit également :
- se concentrer sur les questions prioritaires pour les zones humides;
- suivre une démarche stratégique.
II Lors de la formulation du plan daction, le but doit être :
- de sassurer que les programmes de CESP sont entièrement adaptés au contexte local (environnemental, social et économique);
- de sassurer que les programmes de CESP répondent réellement aux besoins locaux;
- dadopter une approche participative, notamment pour garantir la participation en connaissance de cause des populations autochtones et locales et lutilisation de leurs connaissances dans la prise de décision et la mise en uvre;
- de reconnaître les avantages de la participation de personnel compétent des domaines pédagogiques concernés;
- dutiliser pleinement lexpertise de CESP qui existe dans le monde entier, dans différents secteurs et à différents niveaux de réseaux sociaux;
- didentifier de nouvelles possibilités dappliquer la CESP;
- délaborer des méthodes et techniques améliorées de CESP, applicables aux objectifs dutilisation rationnelle des zones humides.
III. Lobjectif pratique du plan daction de CESP-zones humides est :
- de diffuser largement linformation sur les actions prioritaires de CESP-zones humides;
- dencourager un plus grand nombre dacteurs à participer aux activités de CESP-zones humides;
- de fournir une direction et un soutien à un effort plus stratégique de CESP-zones humides;
- de fournir une motivation et un contexte unificateurs aux divers acteurs de la CESP-zones humides.
105. Les lignes directrices sur la CESP indique clairement que les plans daction doivent pouvoir être utilisés à tous les niveaux. Il sensuit que le Plan daction national de CESP jouera un rôle fondamental en ce quil établira les priorités et énoncera des lignes directrices qui permettront à dautres délaborer des plans daction de CESP intégrés correspondant à leurs propres besoins. La présentation du Plan daction national sera dictée par lidentité des destinataires et la manière dont ils ont lintention de lutiliser. Il se peut que le Plan daction national sadresse au gouvernement local et soit destiné à piloter la planification de la CESP-zones humides et à fixer les priorités de ce niveau jusquà léchelon des communautés locales. Il importera donc de réfléchir sérieusement aux buts précis de chaque plan daction de CESP.
106. Pour déterminer lapproche la plus appropriée dun plan daction, il importe de préciser ses buts et de trouver un accord à cet effet. Pour être efficace, un plan daction de CESP nécessite une compréhension collective des domaines relatifs à lutilisation rationnelle, la communication, léducation et la sensibilisation du public. Sil ny pas de compréhension commune des buts, outils et cadres de mise en uvre, il sera difficile de concevoir un plan daction réaliste, acceptable et utile pour ceux qui seront chargés de sa mise en uvre. Les personnes qui seront principalement chargées de la mise en uvre doivent participer à la planification et il est essentiel quelles aient une compréhension commune des termes utilisés. (Voir glossaire) et sassurent quil ny ait aucune ambiguïté dans les buts du plan daction et du document final.
107. Pour obtenir les avantages de lélaboration dun plan daction indiqués dans le tableau 14 un investissement est nécessaire. Faute de disposer de ressources suffisantes, une approche moins méthodique pourrait être suivie avec un risque réel daggravation des difficultés et de diminution de lefficacité de la mise en uvre. Le plan daction devrait être perçu comme le début dun processus continu de planification, de mise en uvre et détude.
108. Le tableau 14 passe en revue des points généraux concernant lélaboration du plan daction qui sadressent à ceux dont lexpérience est diversifiée. Certains avantages choisis pourraient, le cas échéant, être intégrés comme objectifs délaboration du plan daction de CESP pour aider à lorienter. Les commentaires sappliquent surtout à lapproche stratégique (voir Chapitre 4, section 4.3).
| Tableau 14 Un plan daction bien conçu, réaliste, suivant une méthodologie participative, est un outil de gestion efficace et apporte des avantages à lorganisation et à sa cause. |
| I. Un plan daction bien conçu devrait chercher à montrer clairement : |
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II. En tant
quoutil de gestion, un plan daction peut aider à :
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III. Les
avantages dun plan daction formulé dans le cadre dun processus
participatif et méthodique pourraient être les suivants :
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5.3 Que faut-il y inclure?
Thèmes à traiter
109. a) Le document final du plan daction devrait :
- Présenter lobjet, les buts et le public pour lequel il a été conçu.
- Situer le document et son contenu dans le contexte.
- Expliquer ce que les destinataires doivent en faire.
- Expliquer le processus et les méthodes qui ont mené à sa conception.
- Inclure une liste des personnes qui ont participé à sa conception et à sa formulation.
- Incorporer les résultats de létude, y compris :
une description de la situation en matière de CESP-zones humides;
une évaluation des changements nécessaires et pourquoi;
une évaluation de la capacité dapplication de la CESP-zones humides;
les possibilités qui ne sont pas encore mises à profit.
- Recommander des actions prioritaires pour faire progresser les activités de CESP-zones humides.
- Assigner les recommandations à ceux qui seront chargés de la mise en uvre avec, le cas échant, un calendrier.
b) Parmi les éléments mentionnés ci-dessus, nous en examinerons trois en détail : I incorporation des résultats de létude, II recommandations concernant les actions prioritaires et III désignation des personnes éventuellement chargées de la mise en uvre.
I Incorporation des résultats de létude (Voir également les paragraphes 89 à 94 sur la planification de la collecte des données et leur utilisation).
110. Il est possible que les données de létude naient pas été classées selon larrangement prévu dans le plan daction. Si lobjectif et le thème central du plan daction ont changé à cause des résultats de létude, il faudra changer larrangement. Pour ce faire, il faut pouvoir traiter les données originales de létude en différents arrangements, doù lintérêt dune planification rigoureuse des questionnaires et des bases de données.
111. Les résultats de létude pourraient être incorporés selon larrangement adopté pour la collecte des données. Sils sont organisés par secteur, par exemple, cela permettra au lecteur de trouver facilement ce qui lintéresse. Mais si le document doit être de nature stratégique plutôt que descriptive, il faudra sans doute changer larrangement dans les sections suivantes. Il se peut, par exemple, que létude ait mis en évidence une question sur les zones humides appelant une attention prioritaire. Dans ce cas, il serait utile de présenter le plan daction et les recommandations associées en fonction des questions prioritaires (aussi bien les questions positives telles que les valeurs et les fonctions particulières des zones humides, que les questions négatives telles que la mauvaise utilisation des zones humides) afin de commencer à préparer le lecteur à concevoir sa future contribution sous un angle plus stratégique.
112. Le rapport de situation sur la CESP devrait être plus quune simple liste des activités existantes. Par exemple, une section pourrait expliquer les différents groupes dacteurs, interpréter leur rôle et leurs contributions à lutilisation rationnelle des zones humides (ou dautres contextes intéressant les lecteurs et les personnes chargées de la mise en uvre), expliquer leurs réalisations et décrire les obstacles et les défis quils rencontrent. En essence, il sagit dun traitement descriptif des résultats de létude mais cela conduit naturellement à développer, dans une autre section, des recommandations stratégiques pour lavenir. LOutil pratique 5 sur lanalyse FFPM ou lOutil pratique 2 sur la chaîne «sensibilisation - action » pourraient aider à interpréter les résultats de létude.
II Recommandations concernant les actions prioritaires