La
Convention sur les zones humides
Le Programme de CESP de la Convention
Orientations complémentaires pour la réalisation dune étude et dun plan daction en matière de communication, déducation et de sensibilisation du public aux zones humides (CESP)
| Outil pratique 3 | Outil pratique 7 | |
| Outil pratique 4 | ||
| Chapitre 6 | Outil pratique 5 | |
| Outil pratique 1 | Outil pratique 6 | Glossaire de termes relatifs à la CESP |
| Outil pratique 2 |
6.1 Introduction
134. Ce chapitre présente un choix doutils pratiques qui peuvent aider à effectuer certaines tâches de létude et de lélaboration du plan daction de CESP. De nombreux lecteurs ont sans doute déjà leur propre panoplie et ce choix limité sadresse à ceux qui ont lexpérience de différents domaines. Ces techniques sont décrites dans de nombreux textes relatifs à lenseignement, léducation, la planification et la gestion de projet, la planification dentreprise, les approches participatives et les techniques du secteur des sciences humaines. Le Manuel Ramsar 5 (Secrtariat de la Convention de Ramsar, 2004b) contient nombre de références utiles sur la participation communautaire. LUICN produit également un certain nombre douvrages de référence intéressants dont le catalogue se trouve sur Internet à ladresse suivante : http://www.iucn.org.
6.2 Outils pratiques
135. Le choix doutils suivant peut être adapté à différentes circonstances. Lutilisation de chaque outil est expliquée en fonction de tâches spécifiques qui peuvent se faire jour pendant la planification ou lanalyse dune étude de CESP et lors de la rédaction du plan daction de CESP. Ces outils sont applicables à tous les niveaux de fonctionnement et chacun fait lobjet de renvois aux sections du texte auxquelles il sapplique.
Outil pratique 1 : Cercle des conséquences
On peut utiliser le cercle des conséquences pour :
Explication : le problème relatif aux zones humides se trouve au milieu et les questions en rapport sont reliées en séquence. Les cercles concentriques peuvent être utilisés pour indiquer des niveaux dintervention (communauté locale zone administrative du gouvernement local État État fédéral régional international) ou léloignement dune question par rapport au problème central. On peut ainsi visualiser la position des questions et des liens qui les unissent, ce qui permet didentifier les questions clés qui relient un certain nombre dautres questions et, partant, de déterminer où diriger les actions prioritaires de CESP. Ces points de convergence peuvent être mis en relief et différents symboles utilisés pour indiquer les différentes formes dapplication de CESP.

Outil pratique 2 : Chaîne sensibilisation - action
La chaîne «sensibilisation action» est décrite en détail dans le tableau 11. Elle peut être utilisée pour:
en fournissant un cadre pour les réponses et en
attirant, de ce fait, lattention des personnes interrogées dans la direction
voulue;
en permettant de normaliser les réponses;
en produisant des données semi-quantitatives (paragraphes 89 à 94 et tableau 13).
Explication : en ajoutant simplement un indice à chaque maillon de la chaîne, la fonction ou leffet dune activité ou dune ressource de CESP peut être évaluée et mise en mémoire de façon normalisée. La position de la fonction dune activité de CESP peut être, par exemple, évaluée sur la chaîne et lindice ou les indices approprié(s) enregistré(s). Naturellement, la méthode et ses résultats ne sont utiles que si lanalyse enregistrée lest aussi mais la méthode présente lavantage déviter des évaluations longues et non normalisées dactivités de CESP dont lanalyse peut être très difficile et consommatrice de temps. Si lon fournit les grandes lignes de la chaîne et les indices à utiliser, les personnes interrogées ou les évaluateurs qui analysent des études de cas, par exemple, peuvent produire un ensemble normalisé dévaluations qui peuvent être analysées collectivement. La collecte et lanalyse des données de létude sont ainsi facilitées et lon peut définir les actions prioritaires de CESP.

On peut utiliser la cible pour présenter et comparer les résultats résumés de létude concernant :
Explication : les cercles concentriques représentent différents niveaux de fonctionnement. Les divisions radiales séparent les différents secteurs, acteurs, groupes cibles ou méthodes de CESP, selon les résultats présentés. Les quantités totales y sont inscrites, ce qui permet de comparer facilement les facteurs analysés. Par exemple, pour comparer leffort de CESP dans différents secteurs et à différents niveaux, du point de vue du nombre dacteurs, on indique les résultats de létude, traduits par le nombre total dacteurs enregistrés pour chaque secteur. Les nuds des réseaux peuvent être identifiés en se servant des cercles concentriques pour représenter différentes fréquences avec lesquelles les organismes sont en contact les uns avec les autres. Dans ce cas, les divisions radiales servent à séparer différents types dorganismes, de secteurs ou de niveaux de fonctionnement. Les cercles concentriques représentent la fréquence des contacts, par exemple à des intervalles de <5, 6 à 10, 11 à 25, et >25 par semaine, ou par an. Les noms des organismes qui travaillent en réseau avec un certain nombre dautres organismens, avec une fréquence particulière, peuvent être indiqués en conséquence. Ces informations peuvent émaner des réponses aux questionnaires.

Une matrice sert à :
Explication : On aura peut-être besoin densembles de données à deux dimensions pour analyser les données de létude et élaborer le futur plan daction de CESP; par exemple, une liste de questions de CESP et une liste dacteurs qui fournissent des programmes de CESP pertinents; ou une liste de secteurs et une liste dactions prioritaires qui devront être entreprises dans ces secteurs. Une matrice offre un moyen simple de présenter une relation entre deux ensembles dinformations. Dans une matrice, on peut inscrire des symboles ou des chiffres, selon les besoins. Dans lexemple donné, on utilise des cercles pleins ou vides pour indiquer les secteurs qui seront chargés de lexécution de chaque action prioritaire identifiée.

Outil pratique 5 : Analyse FFPM
Une analyse FFPM sert à :
Explication : Une analyse FFPM consiste à enregistrer les Forces, les Faiblesses, les Possibilités et les Menaces associées à lidée proposée ou à la question analysée (stratégie envisagée, par exemple). Les forces et les faiblesses peuvent être perçues comme des facteurs internes, alors que les possibilités et les menaces sont généralement extérieures au projet, à lidée ou au thème de lanalyse. Lanalyse FFPM aide à trouver des solutions rationnelles. Lorganisation du tableau FFPM présenté ci-dessous permet denregistrer également toute une gamme de conséquences et de possibilités provenant de lanalyse. Sil y a des faiblesses et des possibilités, que faut-il en conclure? Quelles sont les conséquences possibles de cette combinaison particulière et comment pourrait-elle conduire à une solution? Les analyses FFPM peuvent être répétées pour un certain nombre didées (stratégies potentielles, par exemple) et les résultats comparés.
| FORCES 1. |
FAIBLESSES 1. |
|
| POSSIBILITÉS 1. |
Conséquences
et possibilités des forces associées aux possibilités
|
Conséquences et possibilités des faiblesses associées aux possibilités |
| MENACES 1. |
Conséquences
et possibilité des forces associées aux menaces
|
Conséquences et possibilité des faiblesses associées aux menaces |
Outil pratique 6 : Visualisation
Un exercice de visualisation sert à :
Explication : tout exercice de «visualisation» (il en existe de nombreuses sortes) repose sur le principe selon lequel nous ne pourrons ni promouvoir, ni catalyser de changement constructif pour lavenir si nous sommes incapables de visualiser, collectivement, lavenir que nous souhaiterions. Il sagit donc didentifier les différences tangibles entre la situation actuelle et notre visualisation dun avenir meilleur, puis de définir des moyens de faire en sorte que cet avenir devienne réalité. Lexercice de visualisation suivant est basé sur un exercice décrit par Sterling, 1996. Il peut être utilisé pour imaginer lavenir de la conservation et de lutilisation rationnelle des zones humides, dune activité de CESP-zones humides, ou tout aspect particulier de celle-ci (processus, produits, objectifs, par exemple), léducation en général ou tout élément de lavenir. Dans le contexte actuel, on pourrait se concentrer sur lavenir de léducation relative à leau dans une région et dans un pays donnés. Il pourrait être utile de se projeter 50 ans dans lavenir et de répéter lexercice pour le moment où le plan daction est censé se terminer.
À la première étape, vous étudiez «lavenir probable». Faites une liste de réponses à la question suivante «Où en sera, à mon avis, (léducation relative à leau) dans (50) ans ?» puis une deuxième liste de réponses à la question suivante : «À quoi voudrais-je, personnellement, que (léducation relative à leau) ressemble dans (50) ans?» . Dans votre esprit, ces questions devraient en susciter dautres à propos des différences entre les deux visions, de léchelle des différences et des raisons pour lesquelles il y a des différences.
À la deuxième étape, vous notez de quelles façons concrètes votre vision personnelle de lavenir est déjà réalité. Notez ensuite comment pourraient se réaliser, à votre avis, les autres aspects de votre vision de lavenir en décomposant le processus en autant détapes nécessaires.
À létape finale, le groupe qui fait lexercice (par exemple léquipe chargée délaborer le plan daction) se réunit pour que les membres du groupe puissent comparer leurs notes afin de préciser les objectifs futurs de la CESP-zones humides et didentifier les moyens concrets de les atteindre. Les résultats de létude fournissent le point de départ des étapes à franchir pour atteindre les objectifs.
Cet exercice de visualisation peut aider à classer les objectifs et les stratégies en ordre prioritaire en mettant en relief les stratégies faciles, rapides et efficaces et en suggérant les idées qui pourraient être les plus acceptables (qui ont été le plus souvent retenues au sein du groupe). Il faut cependant être prudent : le fait que les membres du groupe saccordent sur la difficulté dune stratégie ne signifie pas nécessairement quon aurait tort de viser cet objectif ou dappliquer cette stratégie. Cest peut-être précisément parce que la stratégie est difficile, quelle a été négligée jusquici. Or, elle pourrait être la clé permettant datteindre des objectifs prioritaires et il vaut donc la peine de lexaminer sérieusement dans un contexte de planification stratégique.
Outil pratique 7 : Analyse décisionnelle pour les acteurs
Lanalyse décisionnelle pour les acteurs (Clark et al, 1998) peut servir à :
Explication : Cette méthode permet de classer les actions proposées ou les questions par ordre de priorité en concertation avec les groupes dacteurs. Elle peut être utilisée lorsque les questions clés ont été identifiées dans létude et que léquipe chargée de létude souhaite les classer par ordre de priorité en vue délaborer le plan daction. Elle pourrait aussi être utilisée pour classer les projets de recommandations par ordre de priorité.
Étape 1 : Recruter le groupe dacteurs parmi les acteurs clés concernés par les problèmes analysés en tenant compte de leur compétence professionnelle, de leur responsabilité ou de leur connaissance locale des problèmes. La composition du groupe dépendra de lobjectif et des tâches qui lui seront confiées. Le groupe dacteurs reçoit des instructions, relativement détaillées sur létude et le plan daction de CESP ainsi que sur les tâches auxquelles ils seront appliqués. Ces instructions sont données avant que le processus lui-même ne commence. Chaque membre du groupe dacteurs reçoit un projet de document dans lequel sont présentés les questions clés ou les projets de recommandations, selon le cas.
Étape 2 : Chaque membre du groupe dacteurs évalue individuellement les pertes, les gains et la probabilité quil y ait un effet nocif (c.-à-d. «coûts», «avantages» et «risques»), pour chaque question ou chaque action recommandée.
Étape 3 : Un atelier est organisé pour que tous les membres du groupe dacteurs discutent du projet de document et de toute question ou action oubliée. Le groupe rassemble ensuite les listes individuelles de coûts, avantages et risques et dresse une liste complète des coûts, avantages et risques identifiés collectivement par le groupe dacteurs, pour chaque question ou action présentée.
Étape 4 : À la fin de latelier, les membres du groupe reçoivent des instructions sur la prochaine étape. Avant le prochain atelier, ils doivent examiner individuellement quels critères seraient utiles pour classer les questions ou actions par ordre de priorité.
Étape 5 : Un deuxième atelier est organisé pendant lequel le groupe dacteurs produit une liste complète de critères daprès les critères que chacun a conçu individuellement. Le groupe reçoit des instructions pour la prochaine étape.
Étape 6 : Chaque membre du groupe doit noter individuellement chaque critère, de 1 à 100, en fonction de son utilité pour lévaluation des questions ou actions. Les notes sont remises aux organisateurs qui déterminent les 10 critères principaux du groupe et calculent le score (pondération) de chaque critère.
Étape 7 : Les organisateurs convoquent un troisième atelier où les membres du groupe travaillent en petits sous-groupes pour évaluer, à laide des 10 critères principaux, chaque question ou action présentée. Pour chaque critère, ils conviennent dune évaluation Élevé/Moyen/Faible/Non applicable. Pour chaque question ou action, on fait le total des scores (Élevé=3, Moyen=2, Faible=1, N/A=0) que lon multiplie par le facteur de pondération et lon obtient un score total. Les questions ou actions peuvent alors être classées (par ordre de priorité) selon leur score. Les actions sont réparties en groupes, un groupe étant défini par la division entre deux actions de rang équivalent dont le score total diffère de plus de 10 points. Le groupe reçoit des instructions pour le dernier atelier.
Étape 8 : Les organisateurs envoient une copie finale des questions ou actions rangées par ordre de priorité à chaque membre du groupe pour quil les examine avant le dernier atelier.
Étape 9 : pendant le quatrième atelier, les membres du groupe discutent de lordre de priorité final et travaillent en petits groupes pour convenir de cet ordre. Le plus important, ce nest pas le classement exact mais le déplacement dune question ou action entre groupes. Les participants peuvent décider de déplacer une question ou action vers un groupe supérieur ou inférieur mais, dans ce cas, une action ou question du groupe de destination est déplacée vers le groupe de départ. Tous les membres de sous-groupes doivent saccorder sur les changements. Le groupe dacteurs au complet doit se rassembler pour discuter des décisions et le groupe entier doit accepter tout changement.
Il est recommandé dutiliser cette méthode pour 24 questions/actions au maximum et de faire participer les acteurs au processus dès le début. Les acteurs devraient, dans la mesure du possible, participer à létablissement de la liste de questions/actions recommandées qui doivent être classées par ordre de priorité.
Outil pratique 8 : Exemple de méthode et de calendrier pour la réalisation dune étude et dun plan daction
Le tableau ci-dessous résume la méthode adoptée pour réaliser une étude nationale complète de léducation à lenvironnement en Écosse (Royaume-Uni) et, à partir des résultats, élaborer une stratégie nationale déducation à lenvironnement. Les travaux étaient mandatés par le Secrétaire dÉtat pour lÉcosse qui a créé un Groupe de travail à cette fin. Composé de 12 membres, le Groupe de travail était financé par le Scottish Natural Heritage, lagence chargée de la conservation de la nature en Écosse et a bénéficié dun appui administratif. Le cahier des charges du Groupe de travail et une liste du contenu du document suivent le tableau.

Cahier des charges du Groupe de travail pour léducation à lenvironnement en Écosse, créé en 1990 :
Contenu du rapport final du Groupe de travail sur léducation à lenvironnement en Écosse. Scottish Office (1993) Learning for Life A National Strategy for Environmental Education in Scotland.
| Contenu du rapport | |
| Chapitre 1 | Le développement de léducation à lenvironnement en Écosse |
| Chapitre 2 | Étude de
léducation à lenvironnement en Écosse Le Gouvernement central et ses agences Les autorités locales Les écoles Les études supérieures et la formation Le commerce et lindustrie Le secteur agricole Lenvironnement urbain Le secteur bénévole La jeunesse Les arts Les médias Les organisations religieuses Léducation sanitaire Léducation au développement |
| Chapitre 3 | Contextes
dapprentissage pour léducation à lenvironnement Le domicile La communauté Les activités récréatives et les loisirs Lécole Léducation post-scolaire Le lieu de travail |
| Chapitre 4 | Une stratégie
nationale pour léducation à lenvironnement Les bases dune stratégie nationale Les mécanismes et besoins clés Les recommandations stratégiques Les recommandations à lattention du Secrétaire dÉtat et des ministères Les recommandations pour les divers organismes de mise en uvre Mise en uvre des recommandations Les ressources et léchéancier |
| Se tourner vers lavenir | |
| Annexes | A :
Membres du Groupe de travail et des sous-groupes B : Cahier des charges du Groupe de travail C : Méthode du Groupe de travail D : Séminaires E : Événements clés dans le développement de léducation à lenvironnement F : Principales caractéristiques de léducation à lenvironnement G : Liste des personnes consultées H : Références I : Acronymes |
Clark, J; Burgess, J; Dando, N; Bhattachary D; Heppel, K; Jones, P, Murlis; J and Wood, P (1998). Prioritising the Issues in Local Environment Agency Plans through Consensus Building with Stakeholder Groups. Project Record W4/002/1. Environment Agency, Bristol, UK.
Downs, E (1992). DE : a typology. Unpublished thesis, Department of Environmental Management, University of Central Lancashire. UK.
Fien, J (1993). Ideology critique and environmental education, in Fien, J Education for the environment critical curriculum theorising and environmental education. Deakin University. Australia.
Gilbert, N (ed.) (1993). Researching Social Life. Sage.
Hicks, D (ed.) (1994). Preparing for the Future: notes and queries for concerned educators. Adamantine.
Huckle, J and Sterling, S (1996). Education for Sustainability. Earthscan.
Mayo, M (1997). Imagining tomorrow Adult education for transformation. National Institute of Adult Continuing Education, Leicester, UK.
Pimbert, M P and Pretty, J N (1997). Parks, people and professionals: putting participation into protected-area management. In: Pimbert, M P and Ghimire, K B (eds) (1997). Social change and conservation. Earthscan.
ORiordan, T (1989). The Challenge for Environmentalism in Peet, R, and Thrift, N (eds) New Models in Geography vol 1, Unwin Hyman.
Secrétariat de la Convention de Ramsar (2004a). Le Manuel de la Convention de Ramsar : Guide de la Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971). 3e édition. Secrétariat de Ramsar, Gland, Switzerland.
Secrétariat de la Convention de Ramsar (2004b). Manuels Ramsar pour lutilisation rationnelle des zones humides. Manuel 5: Gestion participative. 2e édition. Secrétariat de Ramsar, Gland, Suisse.
Secrétariat de la Convention de Ramsar (2004c). Manuels Ramsar pour lutilisation rationnelle des zones humides. Manuel 6: CESP- zones humides. 2e édition. Secrétariat de Ramsar, Gland, Suisse.
Sterling, S (1996). Education for Sustainability: experience of change through education. Study Guide for the South Bank University MSc in Environmental and Development Education, Unit 7. South Bank University, London.
The Scottish Office (1993). Learning for Life. A national strategy for environmental education in Scotland. The Scottish Office, Edinburgh, UK.
Glossaire de termes relatifs à la CESP
Communication
La communication est un échange didées. Elle suppose que celui qui
reçoit linformation y répond et pour cela, il faut que linformation soit
traitée et déclenche une réaction. La distribution daffiches nest pas, à
strictement parler, de la communication. Lorsque nous discutons des moyens
datteindre un but en matière déducation ou de sensibilisation du public, il
importe détablir précisément la motivation de nos actions.
Éducation
Le terme «éducation» est souvent utilisé dans le sens de «scolarisation».
Le concept est en fait beaucoup plus large et imprègne toute la vie, à travers
différents «contextes dapprentissage» (voir aussi paragraphe 35).
Il nexiste pas de consensus quant au sens précis qui doit toujours être exploré avec soin afin de déterminer les buts et les processus englobés dans le terme «éducation» tel quon lentend. Pour essayer déclaircir le sens du terme, on peut se demander: «Léducation a-t-elle un rapport avec la vie ou le contexte de celui qui apprend?», «Doù viennent les idées et les valeurs en train dêtre assimilées?», «Le résultat sera-t-il une amélioration des capacités de la personne concernée se traduisant par une motivation et une formation qui lincitent à agir pour elle-même en sappuyant sur ses propres connaissances et idées?». Ces questions permettent de déterminer le type déducation dont on parle et sont donc importantes. Léducation peut être académique, instrumentale, centrée sur les besoins propres de la personne, etc. «Léducation pour la durabilité» est un domaine en plein essor, bien quil ny ait encore aucun consensus quant à son sens ou son objectif exact. Elle se place généralement à linterface entre le milieu naturel et la société et vise à développer les capacités individuelles et collectives de vivre dune manière qui soit à la fois écologiquement et socialement durable.
Léducation dite «institutionnalisée» est dispensée dans les écoles, les lycées et les universités; léducation «non institutionnalisée», sacquiert en dehors des systèmes déducation institutionnalisée mais en groupes organisés tels que des groupes dintérêt ou des groupes de jeunes. Léducation dite «informelle» a lieu en dehors des groupes organisés, par exemple dans la famille ou à loccasion de visites dans des réserves naturelles.
Environnement
Il importe de savoir si dans le terme «environnement» on englobe
lenvironnement construit ou seulement le monde naturel. Où sarrête
«lenvironnement (naturel)» auquel on se réfère sur la ligne continue qui va de
la nature vierge au milieu «totalement» urbanisé? Que signifie «naturel»? Les aires
protégées les plus prestigieuses elles-mêmes sont modifiées par lhomme: en
réalité, ce sont souvent les activités de lhomme qui ont créé ce que nous
percevons aujourdhui comme leurs caractéristiques les plus précieuses. Les notions
«nature» et «environnement» ont été façonnées par lhomme et la société.
Dans sa définition des zones humides, la Convention de Ramsar inclut explicitement les
zones humides artificielles et, de ce fait, élimine une partie de lambiguïté à
ce sujet. Quoi quil en soit, la Convention est axée sur la notion
«dutilisation rationnelle» qui, implicitement, admet que lhomme peut porter
préjudice aux zones humides. Le terme «environnement» est flou et changeant. Il faudra
souvent le préciser lors des discussions relatives à la CESP-zones humides.
Impacts
Il convient de les distinguer des produits et résultats de lactivité de
CESP. Les «impacts» sont des changements plus durables qui résultent des activités de
CESP. Ils revêtent, en général, un caractère de normalité: «Cest comme cela
que lon fait maintenant.» Par exemple, un changement dattitude solidement
ancré entraînera un changement des pratiques habituelles à long terme. Les impacts sont
indépendants de lactivité originale de CESP qui les a produits ou catalysés.
Information
Linformation peut être déformée, intentionnellement ou non. Il faut
vérifier si linformation est un fait ou une opinion et déterminer les valeurs
quelle reflète. Pour que linformation soit utile, elle doit être assimilée.
Linformation est encodée dans des symboles, par exemple le langage parlé et le
langage écrit. Ce codage peut être source de distorsion et changer
linterprétation de lintention dorigine. Les affiches, brochures,
matériel de formation et autres moyens utilisés pour transmettre linformation
peuvent déformer linformation dorigine. Linformation nest pas
nécessairement factuelle.
Il convient de distinguer linformation de la sensibilisation et de la connaissance.
Connaissance
Voir chaîne «sensibilisation action» (tableau 11).
Résultats
Les résultats sont les effets immédiats et à court terme dune
activité de CESP. Par exemple, le fait que certaines Parties contractantes aient
entamé une étude et la planification dactivités de CESP est un résultat
de la Résolution VIII.31.
Produits
Les produits dune activité de CESP sont des produits physiques: par
exemple, du matériel imprimé ou audiovisuel, des professionnels qui ont été formés,
de nouveaux partenariats de travail, etc.
Participation
La participation est largement admise dans beaucoup de domaines. De
nombreuses formes dinteractions individuelles ou collectives sont appelées
«participation» et il importera déclaircir le sens dans le contexte de
la CESP. Des lignes directrices sur la participation ont été publiées par le
Secrétariat de la Convention de Ramsar (2004b) qui fournissent une foule
dinformations, didées et détudes de cas concernant les approches
participatives en matière de prise de décision pour la gestion de zones humides.
Les mêmes principes sappliquent aux activités de CESP-zones humides. Lappui
permanent des communautés locales et des populations autochtones est un élément
fondamental qui déterminera la réussite à long terme des programmes de CESP-
zones humides.
Quelques définitions utiles de la participation (Pretty, 1994, cité dans Pimbert et Pretty, 1997) sont résumées ici sous forme modifiée pour illustrer les problèmes et aider à éclaircir les activités de CESP. Ces définitions ont été largement utilisées dans le cadre de programmes de développement communautaires et de programme pour lenvironnement.
Participation passive: les gens reçoivent des informations dune source externe mais leur réaction à cette information nest pas prise en compte. Linformation appartient à dautres.
Participation à la fourniture dinformations: les gens participent en apportant des informations en réponse aux questions des chercheurs, par exemple en remplissant des questionnaires, mais ils nont pas la possibilité dinfluer sur la situation car les résultats ne sont ni validés ni partagés.
Participation par consultation: la population participe en donnant son point de vue sur des problèmes et questions formulés par des agents extérieurs; son point de vue est examiné par les experts mais, bien que ceux-ci puissent modifier leurs propres solutions en conséquence, ils nont pas lobligation de tenir compte de linformation fournie et les décisions restent entièrement les leurs. La population na aucun rôle dans le processus décisionnel.
Participation pour des incitations matérielles: la population participe en fournissant des ressources telles que de la main-duvre ou des connaissances locales contre des biens matériels. Elle nest pas réellement acteur dans le projet car elle na pas la possibilité den modifier la course et na donc aucun intérêt à poursuivre lactivité lorsque les incitations cessent.
Participation fonctionnelle: la population participe en réponse à des objectifs déterminés de lextérieur en constituant des groupes chargés de décider des moyens datteindre les objectifs. Cette participation tend à se produire après que les décisions principales aient été prises («nous avons besoin dun changement comment voulez-vous procéder?»). Les groupes sont formés par des agents extérieurs mais peuvent devenir indépendants et perdurer.
Participation interactive: les gens participent à lanalyse et à la formulation des problèmes et de leurs solutions. De nouveaux groupes peuvent être formés ou des groupes existants renforcés; le processus dans son ensemble est interdisciplinaire et structuré. Les groupes prennent le contrôle des décisions locales et ont donc intérêt à poursuivre les pratiques et les structures.
Automobilisation: les gens participent en prenant linitiative des décisions indépendamment dagences extérieures, en se mobilisant et en entreprenant une action collective.
Sensibilisation (du public)
Des distinctions importantes doivent être faites entre «sensibilisation», «connaissance», «compréhension» et «information». Le terme «information» a été discuté ci-dessus. Voir tableau 6 (page 17).
Acteurs
Il existe de nombreuses définitions du mot «acteur». En général, un
acteur a un intérêt ou pourrait avoir un intérêt dans une activité particulière,
ses produits ou ses impacts. Les lignes directrices sur la participation (Secrétariat
de la Convention de Ramsar, 2004b) englobent dans cette définition ceux qui
peuvent contribuer à une activité. Ce point de vue émane dun examen de
leur rôle ou de leur relation fonctionnelle par rapport à une activité. Cest
la relation avec le projet qui est le facteur important à examiner lorsquon
identifie les acteurs. Leur identité spécifique découlera de cette compréhension.
Utilisation rationnelle
La Convention définit ainsi lutilisation rationnelle des zones humides:
« leur utilisation durable au bénéfice de lhumanité dune manière qui soit compatible avec le maintien des propriétés naturelles de lécosystème»
et leur utilisation durable comme :
«lutilisation par lhomme dune zone humide de manière que les générations présentes en tirent le maximum davantages durables tout en maintenant sa capacité de satisfaire les besoins et les aspirations des générations futures.»
La Convention considère que les expressions «utilisation rationnelle» et «utilisation durable» sont synonymes.
Dans le contexte de la CESP, les expressions «utilisation rationnelle» ou «utilisation durable» seront examinées dencore plus près car il importera de saccorder sur leur sens précis pour pouvoir identifier des buts éventuellement incompatibles pour un programme ou une activité de CESP, ou du moins didentifier des sens non évidents.
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Pour
tout renseignement, contactez: Bureau de la Convention de Ramsar, Rue Mauverney 28,
CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41 22 999 0170, fax +41 22 999 0169, e-mail
ramsar@ramsar.org ). Publié le 7 mai 2001, Sandra Hails, Ramsar.