Ramsar logoLa Convention sur les zones humides

Atelier sur l'Établissement d'un Réseau de Sites Ramsar dans le Basin du fleuve Niger


UN RÉSEAU RAMSAR POUR LE FLEUVE NIGER

ATELIER SUR L'ÉTABLISSEMENT D'UN RÉSEAU DE SITES RAMSAR DANS LE BASSIN DU FLEUVE NIGER

27 au 30 Janvier 2004 à Mopti, Mali

RAPPORT TECHNIQUE

Février 2004

Sommaire

Introduction
Contexte de l'Atelier
Objectifs de l'Atelier
Sessions : I-II-III-IV
Recommandations [English version to follow]
Annexes
1. Programme de l'Atelier
2. Discours de clôture
3. Liste des participants
[Photos]


Introduction

ATTENDU QUE l'Initiative du Bassin du Niger est un Programme de partenariat environnemental établi en 2001 entre le Fonds Mondial pour la Nature (WWF), Wetlands International et la Fondation Nigériane de Conservation (NCF) pour assurer la conservation à long terme du patrimoine naturel du bassin du fleuve Niger à l'échelle du grand bassin ;

ATTENDU QUE la Convention de Ramsar tient une Liste des zones humides d'importance internationale qui comprend plusieurs sites en Afrique de l'Ouest, dont des nouveaux sites Ramsar dans le bassin du fleuve Niger ;

RECONNAISSANT l'importance primordiale des systèmes hydrologiques pour la satisfaction des besoins biologiques, sociaux et économiques des peuples des neuf pays du bassin du fleuve Niger (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria et Tchad);

APPRECIANT le rôle vital de ce bassin en tant que support de la diversité biologique des écosystèmes aquatiques et terrestres;

RAPPELANT l'importance d'intégrer la conservation et l'utilisation durable des zones humides dans la gestion des bassins hydrographiques;

ENCOURAGEANT les efforts de l'Autorité du Bassin du Niger (ABN) et de ses Etats membres dans leur contribution au développement durable à l'échelon global;

PRENANT EN COMPTE la Résolution VIII.30 sur les Initiatives Régionales pour renforcer la mise en oeuvre de la Convention Ramsar et en particulier son Annexe I "Orientations pour l'élaboration d'initiatives régionales dans le cadre de la Convention sur les zones humides;

SE FONDANT sur le Mémorandum de Coopération signé en novembre 2002 entre le Bureau de la Convention de Ramsar et l'ABN;

CONSCIENT de la nécessité pour les Etats d'agir ensemble, de la montagne à la mer pour la protection quantitative et qualitative des écosystèmes et des ressources en eau pour l'homme et la biodiversité;

SOULIGNANT l'importance de l'élément humain comme facteur fondamental dans le succès ou l'échec de tout programme de conservation et de gestion des zones humides du bassin du Niger et de leurs ressources ;

RAPPELLE que la tenue de l'Atelier de Mopti (27-30 janvier 2004) est une contribution à la mise en oeuvre de la Décision No 6 du 7ème Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'ABN (Abuja, 16 février 2002), qui "exhortait les Etats membres de l'ABN à entreprendre la désignation d'un réseau supplémentaire de zones humides d'importance internationale dans le bassin du Niger, comprenant notamment celles recelant la plus grande valeur des points de vue de leur diversité biologique et de leur importance pour les communautés locales".

Contexte de l'atelier

Actuellement, l'intérêt accordé aux sites Ramsar, s'agrandit de jour en jour et une tendance à conserver leur biodiversité se concrétise également dans les pays membres de l'Autorité du Bassin du Niger, qui ont adopté pour politique d'empêcher toute nouvelle perte ou dégradation de ces milieux, de veiller à leur utilisation rationnelle et d'encourager la recherche en vue de quantifier davantage leurs valeurs.

Malgré l'enclavement et le caractère désertique de plusieurs d'entre eux, ces pays disposent à travers le bassin du fleuve Niger, d'un réseau hydrographique dont la contribution est essentielle dans les activités économiques et socio-culturelles des populations qui ont déjà pris conscience de ce que l'eau leur apporte. Les sites Ramsar appartenant à ce réseau et leurs composantes présentent une multiplicité de fonctions et de potentialités dont la valorisation est conditionnée par la conception et la mise en œuvre de politiques adaptées à une gestion intégrée des ressources.

Reconnues comme étant de véritables oasis de développement dont dépendent en grande partie les divers systèmes de production, les écosystèmes humides du bassin en général et les sites Ramsar en particulier connaissent durant cette décennie une attention constante quant au maintien de leurs potentialités. La Conférence des Parties contractantes à sa 7ème Session a adopté en 1999 un Cadre stratégique et lignes directrices pour orienter l'évolution de la Liste des zones humides d'importance internationale de la Convention de Ramsar. La vision adoptée pour cette liste est : " Elaborer et maintenir un réseau international de zones humides importantes, en raison des fonctions écologiques et hydrologiques qu'elles remplissent, pour la conservation de la diversité biologique mondiale et la pérennité de la vie humaine ".

En définissant des priorités de conservation et de gestion des zones humides, selon les besoins et les conditions de chaque pays, ainsi que l'inscription sur la Liste de Ramsar de certaines d'entre elles, les pays partageant le bassin du Niger adoptent de ce fait des mesures pouvant contribuer une fois de plus à étayer davantage l'application des principes de l'utilisation rationnelle de leurs ressources. Cette démarche a-t-elle contribué efficacement à promouvoir la conservation de la biodiversité dans les sites Ramsar ? La vision adoptée pour la Liste de Ramsar a-t-elle eu un effet positif quant au maintien du potentiel productif des sites Ramsar dans le bassin ? il est encore prématuré de répondre par l'affirmatif pour de nombreux sites dans cette sous région.

Pour la plupart des communautés du bassin, l'accès sûr à une diversité de ressources biologiques est une condition essentielle de la vie. Malheureusement, cet accès est actuellement menacé par différentes méthodes de production non durables. C'est pour cette raison qu'il est nécessaire d'établir dans le bassin en général et dans les sites Ramsar en particulier, un lien important entre le développement durable et la conservation de la biodiversité et qui soit inclus dans les progrès à réaliser dans les domaines politiques et socio-économiques.

L'atelier régional de Mopti s'insère dans cette dynamique et vise à créer dans le bassin du Niger, les conditions d'un partenariat durable dans les domaines de suivi des sites Ramsar, ainsi que le renforcement des capacités des principaux acteurs à travers la mise en place d'un réseau Ramsar d'échanges spécialisé. Cette démarche aura le privilège de permettre aux Etats concernés, d'une part de disposer d'une base de données renforcée sur leurs sites Ramsar et d'autre part de trouver des solutions aux préoccupations des communautés riveraines du Niger, notamment sur la sécurité alimentaire par une amélioration concertée de la gestion de leurs ressources naturelles.

Cérémonie d'Ouverture

La cérémonie d'ouverture de l'Atelier s'est déroulée sous la Présidence du Directeur de Cabinet du Ministère de l'Environnement du Mali. Plusieurs allocutions ont été prononcées pour cette circonstance dont celles du Coordonnateur de l'Initiative Bassin du Niger et Représentant le WWF WARPO, du Représentant du Projet Danone/Evian, du Conseiller Technique pour l'Afrique de la Convention de Ramsar et enfin du Directeur de Cabinet du Ministre de l'Environnement du Mali.

Objectifs de l'atelier

Au terme de cette cérémonie, l'atelier a été introduit par le Coordonnateur de l'Initiative du Bassin du Niger. Un bureau de séance a été mis en place pour l'adoption de l'ordre de jour et assurer la gestion des sessions 1 & 2. Une présentation des objectifs de l'atelier régional a été effectuée par le Coordonnateur de l'Initiative du Bassin du Niger. Il convient de rappeler à ce sujet que l'atelier régional de Mopti procède d'une volonté de répondre à 4 impératifs :

1- la Décision N°. 6 du 7ème Sommet des Chefs d'Etats et de Gouvernement de l'Autorité du Bassin du Niger (ABN) tenu Abuja en février 2002, concernant l'inscription d'un Réseau de zones humides d'importance internationale dans le bassin du Niger, notamment les zones humides qui possèdent la diversité biologique la plus importante et plus grande valeur pour les communautés locales ;

2- la Mise en œuvre du Mémorandum de Coopération entre le Bureau Ramsar et l'ABN signé en Novembre 2002 lors de la 8ème Conférence des Parties Contractantes à la Convention de Ramsar à Valence en Espagne ;

3- la Mise en œuvre de l'Accord de Coopération entre l'ABN et les organisations internationales de conservation (BirdLife International, UICN, Wetlands International et WWF) ;

4- le développement du Partenariat entre l'ABN, le Bureau Ramsar et le WWF dans le cadre du Projet FEM-ABN sur la restauration des terres et de l'eau dans le bassin du Niger ;

Quatre objectifs sont assignés à cet atelier, à savoir :

- la création des conditions d'une évaluation, de suivi et de surveillance des tendances en matière de conservation des ressources naturelles des sites Ramsar du bassin du Niger ;
- la collecte, le traitement et la diffusion d'informations à travers un réseau international opérationnel ;
- la création à l'échelle régionale d'une base de données fiables sur les potentialités des zones humides ;
- la promotion d'une gestion durables des sites Ramsar incluant les zones humides comme sites clés pour un développement économique et social.

Session I-27 janvier 2004
Patrimoine naturel du bassin du Niger & Initiatives régionales


Quatre communications ont été entendues notamment des Représentants de ABN, de la Fondation Nigériane de Conservation (NCF) du Nigeria, de Wetlands International (Projet Sévaré, Mali) et de l'Initiative Bassin du Niger. Dans son exposé, le Représentant de l'ABN a passé en revue les principales missions de l'institution, ainsi que les actions en cours et les perspectives de développement. Cette institution qui regroupe 9 pays (Guinée, Mali, Niger, Bénin, Burkina Faso, Nigeria, Côte d'Ivoire, le Cameroun et le Tchad) et dont la mission principale est de promouvoir la coopération entre les pays membres et d'assurer un développement intégré du bassin a mené depuis 1980 date de sa création, d'importantes actions essentiellement orientées vers la connaissance des ressources naturelles.

En évoquant la situation hydro-pluviométrique dans le bassin, le Représentant de l'ABN a souligné que d'une manière générale, la variabilité climatique et/ou changement climatique dans le bassin du Niger se caractérise par :

- une baisse généralisée de la pluviométrie de l'ordre de 20 à 30% notamment dans la partie sahélienne du bassin où l'on note un abaissement d'environ 100 km vers le sud des isohyètes 200 à 1000 mm ;
- une réduction des écoulements de surface de l'ordre de 20 à 50% au détriment surtout des écosystèmes ;
- un abaissement du niveau des nappes d'eau souterraine qui de ce fait soutiennent très faiblement ou presque pas les étiages parfois sévères sur certains cours d'eau du bassin ;
- d'autres impacts (pollution des eaux ; ensablement du lit ; développement des végétaux flottants ; érosion hydrique et éolienne).

Selon l'intervenant, l'ABN qui est doté d'importants outils de gestion et de diffusion de l'information conduit actuellement une dizaine de programmes couvrant les domaines de l'eau, de l'énergie, de la protection des terres etc. Cet important effort de développement régional mené notamment avec l'aide de nombreux partenaires est malheureusement confronté à des difficultés d'ordre institutionnel, technique et administratif.

Par rapport aux perspectives, le Représentant de l'ABN a mis l'accent sur le processus de la Vision partagée dans lequel l'institution et ses pays membres se sont résolument engagés avec l'appui des partenaires stratégiques, et qui offre des perspectives heureuse pour le développement durable du bassin.

Le Représentant de Wetlands International a présenté les activités de son institution au Mali notamment dans le Delta intérieur dans le cadre de la gestion des zones humides et des oiseaux d'eau. Cette contribution à la gestion des zones humides est l'aboutissement d'un partenariat entre le Gouvernement du Mali et le Pays Bas. Les objectifs du projet concernent le renforcement de la capacité institutionnelle ; la connaissance des ressources et leur exploitation ; le suivi écologique et le développement de plans de gestion des sites.

Par rapport aux résultats du projet, on peut noter un effort considérable effectué dans le cadre du dénombrement des oiseaux d'eau (27 espèces oiseaux d'eau douce dépassant le critère 1% de Ramsar), également un vaste programme de formation et d'information (10 communes rurales impliquées dans la gestion des ressources du bassin du lac Debo ; programmes scolaires etc..).

Sur le plan de la coopération internationale, l'intervenant a mis en exergue les relations Mali/Delta et zones eurasiatique ainsi qu'avec les autres zones intra-africaines. Enfin, sur le plan des études socio-économiques, plusieurs thématiques furent abordées dans le cadre du projet et en particulier :

- les inventaires des organisations socio-économiques, les structures gouvernementales, les ONGs ;
- la définition des domaines de compétences et des liens de collaboration ;
- la cartographie de l'utilisation des ressources naturelles des terroirs des villages.

Enfin, le Représentant de Wetlands International a terminé son exposé avec l'objectif 4 qui concerne en particulier le développement d'un programme intégré des zones humides du Mali sous la supervision du Ministère de l'Environnement en collaboration avec tous les partenaires.

Par rapport à l'Initiative Bassin du Niger (NBI), le Coordonnateur du projet a indiqué qu'il s'agissait d'un partenariat environnemental entre NCF, le Wetlands International et le WWF pour la sauvegarde du patrimoine naturel du fleuve Niger. Ce mécanisme permet, dans le système fluvial du Niger un échange des meilleures pratiques et les questions relatives à la gestion intégrée des bassins hydrographiques appliquant l'approche écosystémique. Parmi les objectifs généraux de NBI, l'intervenant a mis l'accent essentiellement sur

- La promotion de la gestion intégrée des bassins hydrographiques avec une approche par écosystème, en tenant compte de la conservation et de l'utilisation durable des zones humides et de la biodiversité ;
- Le renforcement du dialogue intersectoriel et le partenariat entre le secteur de l'eau et de l'utilisation des sols, d'une part, et le secteur de la conservation des zones humides et de la biodiversité d'autre part ;

Quant aux domaines de considération majeurs, le Coordonnateur de NBI a évoqué les programmes suivants :

- Les zones humides et la réduction de la pauvreté (actions visant à l'identification des groupes cibles indiqués et des facteurs majeurs affectant la sécurité alimentaire et environnementale dans le bassin du Niger) ;
- L'inventaire et l'évaluation des sites clés pour la biodiversité (actions d'identification préliminaire des sites importants pour la conservation de la biodiversité dans le bassin, spécialement pour les poissons, les oiseaux d'eau et les lamantins) ;
- Le renforcement des capacités à travers une stratégie à long terme (actions favorisant les échanges de connaissance, les échanges d'expérience, la sensibilisation et la formation. Celles-ci doivent être prises en compte dans une stratégie à long terme dans le cadre de l'initiative).

Au terme de son exposé, l'intervenant a beaucoup insisté sur la vision de la biodiversité pour le bassin du Niger qui stipule en ces termes "En 2020, un système fluvial sain pour le bien-être des communautés, de la nature et pour le développement dans le bassin du Niger". D'importants défis sont à relever pour réaliser la vision et des opportunités existent également pour atteindre les différents objectifs.

En terminant sur les activités immédiates, le Coordonnateur de NBI a manifesté le soutien continuel à l'ABN, aux institutions gouvernementales et aux ONG dans leurs efforts pour le développement durable du bassin du Niger.

Quant au Représentant de NCF, son exposé a permis de situer l'assistance sur les principales activités de l'institution dans la partie nigériane du bassin du Niger. Ces activités concernent :

- un inventaire des zones humides du pays ;
- un soutien à la désignation de 16 sites Ramsar ;
- l'inscription d'un site Ramsar (le lac Nguru)
- la mise en place de textes de gestion notamment pour résoudre les rapports entre l'Etat et les communautés à la base dans la gestion des ressources naturelles du bassin du Niger.

Une discussion générale sur les communications a permis de mieux appréhender l'importance des activités entreprises actuellement dans le bassin du Niger dans les domaines de la gestion des zones humides et de leurs ressources.

Session II- 27 janvier 2004
Aperçu général sur la gestion des zones humides dans le bassin du Niger

Huit communications ont été entendues au cours de cette session parmi lesquelles deux ont permis de mieux connaître les initiatives nationales et internationales entrant dans la connaissance des mécanismes de gestion des ressources du bassin du Niger. Il s'agit d'une part de la contribution de l'IRD (Institution française de recherche) et de l'Agence du Bassin du fleuve Niger (ABFN) du Mali. Les autres communications sont consacrées aux activités de Ramsar dans les différents pays du bassin.

Le représentant de l'IRD a indiqué que les différentes contributions scientifiques motivées d'une part par les dynamiques propres de la recherche, d'autre part, par l'expertise collégiale ont montré que les ressources en eau et particulièrement l'activité de la pêche qui met en œuvre un ensemble de productions et de service constitue un milieu fragile, d'où la nécessité de mettre en place un observatoire de la pêche pour répondre aux nombreuses questions des usagers.

En ce qui concerne l'ABFN, cette institution créée en 2002 et dont l'organisation repose sur un conseil d'administration comprenant des représentants des pouvoirs publics, de ceux des usagers et de ceux de l'agence elle-même a pour objectifs principaux :

- le renforcement des capacités des ressources du fleuve et de ses principaux tributaires ;
- l'amélioration de la gestion des ressources en relation avec les principaux utilisateurs des ressources ;
- la prévention des risques naturels ;
- le renforcement de la coopération inter-régionale.

Les exposés du Mali, de Guinée, du Nigeria, du Cameroun, du Tchad, et de la Côte-d'Ivoire après avoir présenté un inventaire des zones humides, ont tous fait ressortir les menaces anthropiques qui pèsent sur les ressources floristiques et fauniques.

En effet, pour bons nombres de ces pays, en dépit de l'existence d'instruments de gestion (Conventions, plans d'action etc.), force est de constater que la gestion des zones humides pose d'énormes difficultés liées notamment à la méconnaissance des ressources et des textes qui les régissent ; il existe un grand fossé entre les pouvoirs publics garant de l'application des textes et les communautés à la base, principaux utilisateurs des ressources.

Au terme des différents exposés très riches, des échanges fructueux ont permis de répondre aux nombreuses questions notamment :

- la prise en compte de la gestion des ressources naturelles du bassin et la réduction de la pauvreté des populations usagers de ces ressources ;
- les mesures incitatives à l'endroit de ces populations afin de faire face à l'exploitation non raisonnée des ressources ;
- la légalité et/ou la légitimité des textes qui régissent l'utilisation des ressources etc..

Sortie de terrain - 28 janvier 2004
Visite guidée sur dans le Delta intérieur du Niger (Wetlands International, Sévaré)

Cette journée a été spécialement consacrée à une visite guidée à travers le Delta intérieur du Niger avec un membre de l'équipe du Projet Wetlands International, Sévaré. Elle a permis aux spécialistes d'apprécier une partie de la richesse faunique (avifaune et ichtyofaune) et floristique de cette partie du fleuve Niger. Les effets d'une forte érosion des berges du bassin ont été notés. Les activités liées au bassin qui sont relevées au cours de la sortie sont (1) le transport fluvial, (2) le maraîchage, (3) l'élevage et (4) la pêche.

L'excursion a été l'occasion pour les uns et les autres d'assister à la pratique de certaines techniques de pêche (filets maillant, filet épervier, nasses et senne) et de faire des commentaires sur ce que pouvait être leur impact sur les ressources aquatiques vivantes. Les participants à cette sortie ont été très heureux de retourner à l'hôtel avec l'un des plus gros poissons, le Capitaine du fleuve, Lates niloticus acheté auprès d'un pêcheur à la senne et pesant 31 kg.

Dans l'après midi, à 16 heures, une réunion a eu lieu entre le nouveau Conseiller Technique de Ramsar pour l'Afrique et les points focaux Ramsar élargie aux points focaux IBN. Cette réunion a été l'occasion pour Mr. Abou BAMBA de présenter aux représentants nationaux les nouvelles stratégies de ses actions et de discuter avec eux des points d'intérêt de façon globale et des requêtes spécifiques en direction du Secrétariat.

L'importance de l'Initiative Bassin du Niger pour la conservation de la biodiversité a été soulignée. Entre autres sujets abordés, l'accent est mis sur la nécessité d'une amélioration de la fiche d'identification des zones humides pour la prochaine rencontre de formation prévue au Niger en y incluant tous les aspects liés aux nouveaux critères de Ramsar en particulier celui se rapportant au poisson.

La journée s'est terminée autour d'un dîner très cordial agrémenté par le Capitaine du fleuve bien assaisonné.

Session III - 29 janvier 2004
Les sites Ramsar & le développement durable dans les bassins hydrographiques

La session a été dominée par la présentation en salle de 13 communications reparties comme suit :

- Cinq (5) contributions traitent des aspects liés à la gestion intégrée des zones humides et des bassins hydrographiques ;
- Cinq (5) communications concernent des projets spécifiques en cours d'exécution ou en préparation dans le bassin du Niger ou en dehors du bassin ;
- Une (1) contribution a permis aux participants d'être informés de l'expérience de la Méditerranée dans la gestion des zones humides ;
- Deux (2) communications ont permis d'avoir des informations sur les sources potentielles de financement des actions et projets en faveur du bassin du fleuve Niger.

En conclusion à la première communication qui porte sur la gestion intégrée du bassin hydrographique et la réduction de la pauvreté, divers points ont été discutés entre autres :

- Assurer le maintien du régime naturel des fleuves ;
- augmenter la production agricole sur les surfaces irriguées ;
- moderniser les techniques de pêche ;
- assurer l'interconnexion et moderniser les réseaux de transports fluviaux ;
- moderniser la gestion saisonnière des troupeaux et augmenter la production animale ;
- promouvoir l'éco-tourisme au bénéfice des populations riveraines.

A la question de savoir comment intégrer la conservation et l'utilisation durable des zones humides dans la gestion des bassins hydrographiques, le conférencier a mis en évidence les liens d'interdépendance qui existent entre les zones humides, l'eau et la gestion des bassins hydrographiques dans le texte de la Convention de Ramsar et dans les décisions des Parties contractantes à la Convention réunies lors des Conférences triennales.

Les résultats d'une étude spécifique portant sur la dégradation des sols dans le Moyen Niger ont mis en évidence que l'augmentation de l'ion Sodium dans les sols suite à l'utilisation non raisonnée de l'eau du fleuve pour l'irrigation pourrait contribuer à leur dégradation. Pour pouvoir renverser la tendance, il a été conseillé de diffuser et de vulgariser les techniques à partir des ressources du terroir. Des exemples ont été donnés à cet effet.

La prise en compte des aspects culturels dans la conservation de la biodiversité a été fortement soulignée dans la présentation du Représentant du Bénin. Selon l'intervenant, " Conserver la biodiversité dans un sud densément peuplé revient à renforcer les pratiques coutumières de conservation de la nature en transformant les sites sacrés en réserves biologiques, gages d'un développement autocentré ".

Une communication a été consacrée à la présentation par Wetlands International du nouveau concept Bio-right qui consiste à payer aux communautés locales le prix de leur effort à la conservation des ressources naturelles. Un contrat sous forme d'investissements à des projets de développement devra être signé entre ces communautés locales et les organisations internationales pour la conservation de la nature. Il s'agit encore d'un concept qui est en cours d'amélioration.

Une communication a porté sur les ressources halieutiques dans le delta intérieur du Mali. Elle a mis en évidence l'importance socio-économique de la pêche dans cette partie du fleuve Niger, indiqué les difficultés auxquelles elle est confrontée et les différentes mesures qui sont en train d'être prises pour rendre cette activité durable et plus profitable pour les populations.

Quant aux projets spécifiques qui ont été présentés celui relatif à l'appui du WWF-Programme " Eaux Vivantes " à la conservation des zones humides à l'échelle des grands bassins concerne le Lac Tchad et le fleuve Niger. Pour le lac Tchad, il porte sur :

- la désignation réalisée ou en cours d'environ 9 millions d'hectares de "Sites Ramsar" dans les cinq pays membres de la CBLT (Cameroun, République Centrafricaine., Tchad, Niger, Nigeria)
- la collaboration étroite entre le WWF, le Bureau Ramsar, la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) et ses 5 pays membres
- le projet FEM en cours (Banque Mondiale/PNUD-CBLT) : un outil pour la gestion durable des Sites Ramsar à l'échelle d'un bassin transfrontalier
- une initiative ChadWet, s'inspirant de MedWet et formulée avec l'appui de la CBLT a été lancée en juin 2003..

Pour le fleuve Niger, il concerne :

- la désignation de Sites Ramsar à grande échelle - réalisée ou en cours - dans 6 des 9 pays membres de l'Autorité du Bassin du Niger (ABN), (Cameroun, Guinée, Mali, Niger, Nigeria, Tchad)
- l'établissement d'un Comité National de Bassin pour le cours supérieur du Fleuve Niger en Guinée (appui conjoint du WWF, de Ramsar et du Gouvernement suisse), 2002
- le projet-pilote de restauration de forêt-galerie dans la région de Siguiri (Guinée), 2003
- la préparation de plans de gestion pour 4 "Sites Ramsar" du bassin (Niger Source, Moyen Niger, Mare d'Oursi, Akassa), avec l'appui de l'Agence Néerlandaises de Coopération
- la collaboration étroite entre le WWF, le Bureau Ramsar, l'Autorité du Bassin du Niger (ABN) et la plupart de ses pays membres
- le projet FEM en développement (Banque Mondiale/PNUD-ABN) : un outil pour la gestion durable des Sites Ramsar à l'échelle d'un bassin transfrontalier
- le développement d'un Réseau Ramsar pour les 9 pays membres de l'ABN (atelier des 27-30 janvier 2004 à Mopti, Mali)

Le projet FEM-CBLT et son importance pour la gestion durable des zones humides du bassin du lac Tchad a été présenté. En introduction, le Conférencier a fait part aux participants de ses expériences sur la gestion des programmes. Il a surtout mis l'accent sur l'indifférence coupable des Africains face à des problèmes liés à leur développement et sur la nécessité d'un changement de comportement. Pour ce faire, une attention particulière devra être accordée aux facteurs sociaux lors de l'exécution des programmes.

Le conférencier a aussi attiré l'attention sur la responsabilité des universités pour la recherche des solutions aux problèmes techniques qui se posent (questions de dégradation des sols, évaluation de la qualité de l'eau). Une mention spéciale a été portée à la question des pesticides qui constituent pour les pays africains une source majeure de pollution des sols et des eaux et un danger permanent pour la santé des populations. Il a fait remarquer que la plupart de ces produits extrêmement dangereux sont déjà interdits d'utilisation dans les pays où ils sont fabriqués mais continuent d'être débarqués dans nos pays.

Sur certains marchés africains (cas du Nigeria par exemple), ces produits sont vendus partout. La solution à ce problème doit passer par la sensibilisation surtout des hommes politiques et des élus du peuple que sont les parlementaires à qui il revient d'interdire ces produits dans leurs pays respectifs.

Revenant au cas spécifique du projet FEM-CBLT, il est très ambitieux et dispose de moyens relativement limités. L'objectif à long terme du projet est de parvenir à une inversion de la tendance de dégradation des terres et des eaux avec une gestion concertée et intégrée des ressources du Lac Tchad. Les composantes du projet sont:

- l'augmentation de la collaboration entre les Etats membres
- la priorité aux questions transfrontalières
- la formulation d'un programme d'action stratégique
- la création de programmes régionaux
- l'exécution des projets de démonstration en vue de tester et de valider des méthodologies
- le développement du partenariat à tous les niveaux. A cet effet, l'appui de Ramsar, de l'ABN entre autres sera apprécié pour le projet.

Le représentant de l'ABN a présenté le projet FEM-Bassin du Niger et son importance future pour la gestion durable des zones humides du bassin du fleuve Niger. Ce projet vise à:

- réduire et prévenir la dégradation des écosystèmes transfrontaliers liés à l'eau;
- prévenir la dégradation des sols;
- protéger une biodiversité d'importance mondiale au moyen d'une gestion intégrée, durable et coopérative du bassin, tout en assurant une plus grande implication de la population dans les décisions.

Le projet FEM-Niger est financé pour une large part par le FEM à hauteur de 13 millions USD sous forme de don à l'ABN et à ses pays membres. Ce projet qui bénéficie d'autres sources de financement complémentaires est axé sur six composantes mises en œuvre par la Banque Mondiale et le PNUD. Il s'agit :

- du développement de capacités et sensibilisation publique
- du développement institutionnel
- de la gestion des données
- du forum régional
- du programme d'activités pilotes de démonstration et de micro subvention, et,
- de l'élaboration de l'étude transfrontalière diagnostique (ETD) et du Programme d'Action Stratégique (PAS).

Dans une deuxième communication, le représentant de l'ABN a présenté les grandes lignes du projet de création de l'Observatoire de l'Environnement. Il a justifié cette création par l'insuffisance des informations relatives à l'environnement pour l'ensemble du bassin du Niger et par la dispersion dans plusieurs structures des données existantes. La nécessité de concentrer ces informations dans une méga banque de données s'impose.

Cet observatoire aura pour missions de suivre l'état de l'environnement, de traiter et d'analyser les données liées au Bassin, de fournir aux pays membres et aux acteurs les informations devant éclairer leur prise de décision et de prédire les risques environnementaux. L'idée de création de cet observatoire a recueilli l'assentiment d'un certain nombre de partenaires avec lesquels les contacts de mise en œuvre se poursuivent.

Un exposé a été présenté sur l'origine et l'expérience de MedWet et son potentiel pour son adaptation à l'échelle du bassin du fleuve Niger. MedWet a vu le jour en février 1991 au cours d'un symposium de Grado sur les zones humides méditerranéennes. Il bénéficiait du soutien d'organismes inter-gouvernementaux tels que les conventions de Barcelone, Berne et Ramsar ainsi que de la Commission européenne.

A partir d'une série de projets importants, MedWet a développé une méthodologie et des outils destinés à la conservation et à l'utilisation durable des zones humides et les a mis en application dans plusieurs pays. Il a en outre mis en place, dans le cadre de la Convention sur les zones humides, un réseau de collaboration cohérent, rassemblant la plupart des parties prenantes de la région, le Comité pour les zones humides méditerranéennes.

Le conférencier a insisté sur le fait que l'exemple de MedWet peut être suivi pour la mise en place de NigerWet mais qu'il n'y a pas de modèle unique pour les collaborations régionales ou sous régionales, car elles dépendent des spécificités de chaque cas. Ces collaborations doivent être endogènes et se baser sur la volonté et le potentiel qui existe dans ces régions.

En ce qui concerne les communications relatives aux sources de financements des activités, les conférenciers ont évoqué plusieurs possibilités :

Pour les petites subventions :

1. Fonds Ramsar de Petites Subventions qui apporte une aide financière d'un montant maximum d'environ 16 million de FCFA par pays en développement. Les demandes pour l'année 2004 doivent parvenir au Secrétariat de la Convention pour mi-juin au plus tard.

2. les sociétés, entreprises et organismes nationaux et internationaux (sociétés de distribution d'eau et de boissons, banques, ambassades, compagnies d'assurance, Rotary club etc.). Il revient à chacun de cibler les sponsors et de présenter de bons projets.

Pour des subventions plus importantes :

1- Fonds DANONE/EVIAN spécifiquement réservé à la Convention Ramsar pour soutenir " la Journée mondiale des zones humides " et appuyer les meilleures initiatives de gestion durable des zones humides par l'attribution de prix. Il soutient aussi la mise en place des réseaux. Le groupe peut aussi aider à financer d'autres projets comme par exemple ceux liés à l'enfance. Comment lancer par exemple des initiatives pédagogiques à l'échelle du bassin du Niger à travers des guides pédagogiques à distribuer aux enseignants à la formation des ambassadeurs des zones humides (exemple des étudiants) pour prêcher la bonne nouvelle en matière de la gestion durable des zones humides.

2- Prix aux initiatives de gestion intégrée de bassins créé par l'entreprise " Swiss RE " (Compagnie internationale de ré-assurance). Ce prix est doté de $100.000 par an et le prochain délai de soumission de projets doit correspondre à la mi-2004 environ.

D'autres sources possibles de financement peuvent soutenir des actions et des projets.

Au terme des différents exposés très riches, des échanges fructueux ont permis de répondre aux nombres questions notamment :

- le danger que constituent les pesticides pour l'environnement et la santé des populations ;
- la disponibilité des données suffisantes à la prise de décision sur les zones humides ;
- la recherche de sources de financement pour les actions et projets ;
- l'opportunité de créer ou non un réseau des sites Ramsar pour le bassin du Niger.

Session IV - 30 janvier 2004
Etablissement d'un réseau sous-régional des sites Ramsar du bassin du Niger

Cinq (5) communications ont été présentées parmi lesquelles :

La présentation du Cadre et des objectifs de la mise en place du Réseau. Dans son exposé, le Coordonnateur de IBN a passé en revue les principales raisons de la mise en place d'un tel réseau dans le bassin conformément à la Décision N°. 6 du 7ème Sommet des Chefs d'Etats et de Gouvernement de l'Autorité du Bassin du Niger (ABN) tenu Abuja en février 2002, concernant l'inscription d'un Réseau de zones humides d'importance internationale dans le bassin du Niger, entre autres.

Par rapport à l'Origine et au développement de l'expérience " MedWet " et son potentiel pour son adaptation à l'échelle du Bassin du Fleuve Niger, le Conseiller Principal de MedWet a présenté les caractéristiques de MedWet, les grandes lignes de sa création. Cette initiative pour les zones humides méditerranéennes est née, il y a plus de 10 ans d'une action concertée destinée à arrêter et à inverser la perte et la dégradation des zones humides du bassin Méditerranéen et à promouvoir l'utilisation durable de leurs ressources, y compris l'eau.

MedWet ne consistait pas à introduire un concept dans la région, il s'agissait d'une initiative endogène profondément enracinée dans son contexte régional et s'appuyant sur une collaboration qui existait déjà. C'était donc le résultat d'une demande d'action commune sur l'eau et les zones humides de la part de la population rurale. Ce réseau Ramsar est beaucoup connu à travers ses activités dans les sites Ramsar a déclaré l'exposant et sa collaboration sera nécessaire avec l'ABN et les institutions internationales oeuvrant dans le bassin du Niger (WWF, Wetlands International, NCF etc.).

L'exposé sur la Résolution VIII.30 " Initiatives Régionales pour renforcer la mise en œuvre de la Convention de Ramsar " a permis de rappeler que le point 15 de cette résolution charge le Secrétaire Général de la Convention Ramsar de faire en sorte que l'expérience de l'unité de coordination MedWet et de ses partenaires soit mise à la disposition d'autre initiatives régionales, s'il y a lieu et sous la forme la plus appropriée.

Selon l'intervenant, les initiatives régionales devraient avoir pour objectif général, de promouvoir les objectifs de la Convention en général et de mettre en œuvre le plan stratégique Ramsar, en particulier au moyen d'une coopération régionale et sous-régionale aux questions d'intérêt commun relatives aux zones humides.

Par rapport au processus envisageable vers l'établissement d'un réseau " NigerWet " pour le Bassin du Fleuve Niger, un groupe de travail a produit un document comportant tous les éléments indispensables à l'élaboration des recommandations stratégiques à l'attention des participants. La discussion générale autour de ses éléments et leur adoption par tous les participants ont permis de disposer d'un projet de recommandations en prélude de la COP 9.

Cérémonie de clôture

Selon le programme reporté en annexes, les travaux de l'atelier régional sur l'établissement d'un réseau Ramsar pour le fleuve Niger ont pris fin le 30 janvier 2004. Le discours de clôture a été prononcé par le Directeur de Cabinet du Ministère de l'Environnement (Mr. Fodé DOUMBOUYA) en présence des Représentants du Haut Commissaire de Mopti, du Bureau Ramsar, de WWF-LWP et du Projet DANONE/EVIAN .


UN RESEAU RAMSAR POUR LE BASSIN DU FLEUVE NIGER

Etablissement d'un réseau sous-régional des sites Ramsar du bassin du Niger

ATELIER REGIONAL
27 au 30 Janvier 2004 à l'HOTEL KANAGA de Mopti (Mali)

Programme {English version}

27 janvier 2004

8h00 - 9h00 Arrivée des participants & Enregistrement
9h00 - 9h40 Cérémonie d'Ouverture de l'Atelier, avec brèves allocutions de:
- WWF
- Ramsar
- Groupe Evian/Danone
- Autorités maliennes

9h40 -10h00 Introduction, Mise en place d'un Présidium & Adoption de l'Ordre du jour
10h00-10h30 Pause - café
10h30-10h50 Objectifs de l'atelier régional (Denis Landenbergue et Aboubacar Awaiss)

10h50-12h00 Session-1 : Patrimoine naturel du bassin du Niger & Initiatives régionales

- 10h50-11h10: Présentation de l'ABN - sa mission, ses origines, son organisation institutionnelle, ses membres et ses principaux objectifs (Dessouassi Robert)
- 11h10-11h30: Initiative Bassin du Niger (Aboubacar Awaïss)
- 11h30-12h00: Wetlands International dans le bassin du Niger (Bakary Koné)
- 12h00-12h15: NCF dans le bassin du Niger (Akinsola Olumide)

12h15-13h00 Discussion générale
13h00-14h30 Pause déjeuner

14h30-16h00 Session-2 : Aperçu général sur la gestion des zones humides dans le bassin du Niger

- 14h30-14h50: Importance du delta intérieur du Niger dans la Politique Nationale des zones humides du Mali (Sory Samassekou)
- 14h50-15h15: Contribution de la recherche scientifique à l'étude de l'avenir du fleuve Niger au Mali (Joseph Brunet-Jailly)
- 15h15-16h15: Pour les zones humides côtières: les cas de la Guinée, de la Côte d'Ivoire, du Nigeria et du Cameroun (4 x 15 min.)

16h15-16h45 Pause café

16h45-18h Session 2 (suite & fin)

- 16h45-17h15: Pour les zones humides continentales, les cas du Tchad et du Burkina Faso (2 x 15 min.)
- 17h15-17h30 : Présentation de l'Agence du bassin du Niger (Aghatam. Alassane)
- 17h30-18h: Discussion générale

28 janvier 2004

Sortie de terrain - Visite guidée sur dans le delta intérieur du Niger (Wetlands International, Sevaré)

29 janvier 2004

8h-8h30 : Présentation du rapport de J1, Adoption & Présidium du Jour 2

8h30-10h : Session 3 : Les sites Ramsar & le développement durable dans les bassins hydrographiques

- 8h30-8h50: Gestion intégrée des bassin hydrographiques et réduction de la pauvreté (Abou Bamba)
- 8h50-9h10: Comment intégrer la conservation et l'utilisation durable des zones humides dans la gestion des bassins hydrographiques ? (Aboubacar Awaiss)
- 9h10-9h20: L'appui du WWF-Programme "Eaux Vivantes" à la conservation des zones humides à l'échelle de grands bassins (Denis Landenbergue)
- 9h20-10h: Le projet FEM-CBLT et son importance pour la gestion durable des zones humides du bassin du lac Tchad (Anada Tiega, CTP du Projet FEM, Tchad)

10h-10h30 : Pause café
10h30-13h00 : Session 3 (suite & fin)

- 10h30-10h50: Le projet FEM-ABN (en développement) et son importance future pour la gestion durable des zones humides du bassin du fleuve Niger (Dessouassi Robert, Expert de l'ABN)
- 10h50-11h20: Les aspects culturels et leur impact sur la conservation de la biodiversité dans les sites Ramsar du Bénin (Iro Hachimou)
- 11h20-12h00: Comment garantir la durabilité de l'exploitation des ressources naturelles dans les sites Ramsar du bassin du Niger ?
1. Ressources halieutiques (Apam Dolo, Opération Pêches, Mopti) (20mn)
2. Concept Bio-right (Bakary Koné, Wetlands International, Sévaré)(20mn)

- 12h00-12h30: L'exemple des zones humides du bassin méditerranéen et le concept de MedWet (Thymio Papayannis, Représentant MedWet)
- 12h30-13h00: Discussion
13h00-14h30 Pause Déjeuner
14h30-16h00 Session 3 (suite)

- 14h30-14h50 : Observatoire de l'Environnement de l'ABN (Dessouassi Robert, 20mn)
- 14h50-15h10 : Quelles stratégies pour inverser la tendance à la dégradation des sols dans le bassin du Niger ? Exemples pris dans le Moyen Niger (Issaka Amadou, 20 mn)
- 15h10-15h30 : L'expérience de MedWet pour le bassin méditerranéen (Thymio Papayannis, 20 mn)
- 15h30-16h : Discussion

16h00-16h30- Pause-café
16h30-16h50 : Accès et gestion des ressources naturelles dans l'Office du Niger (Mamadou Samaké, 20mn)
16h50-17h10 : Le Fonds de Petites Subventions de Ramsar (Abou Bamba, 20mn)
17h10-17h30 : Le sponsoring d'entreprise privée et autres sources possibles à l'échelon national ou régional (Denis Landenbergue ; Christophe Lefèbvre)
17h30-18h : Discussion & Eléments préliminaires pour les recommandations

30 janvier 2004

8h00-10h: Présentation des Rapports de J2 et J3, adoption & Présidium du jour
10h-10h30 : Pause café

10h30-12h30 Session 4 : Etablissement d'un réseau sous-régional des sites Ramsar du bassin du Niger

- 10h30-10h45: Cadre et objectifs (Aboubacar Awaiss)
- 10h45-11h00: Origines et développement de l'expérience "MedWet" et potentiel pour son adaptation à l'échelle du bassin du fleuve Niger (Thymio Papayannis)
- 11h00-11h15: La Résolution VIII.30 sur les "Initiatives Régionales pour renforcer la mise en oeuvre de la Convention" de Ramsar (Abou Bamba)
- 11h15-11h30: Processus envisageable vers l'établissement d'un réseau "NigerWet" pour le bassin du fleuve Niger
- 11h30-12h30: Discussion

12h30-14h15 Pause Déjeuner
14h15-15h00 Suite de la discussion
15h00-15h45 Formulation des recommandations de l'Atelier de Mopti
15h45-16h15 Pause café

16h15-16h45 Cérémonie de clôture


Recommandations [English version to follow]


DISCOURS DE CLOTURE DE L'ATELIER

Prononcé par Monsieur le Chef de Cabinet du Ministère de l'Environnement lors de l'Atelier régional sur l'Etablissement d'un Réseau de sites Ramsar dans le bassin du Niger, 27 au 30 janvier 2004, Mopti, Hotel KANAGA


Monsieur le Représentant du Fonds mondial pour la Nature (WWF)
Monsieur le Représentant du Secrétaire Général de la Convention de Ramsar
Monsieur le Représentant de Wetlands International ;
Monsieur le Représentant de DANONE - EVIAN
Honorables invités ;
Mesdames, Messieurs ;

Nous sommes au terme de nos travaux. Assurément, notre patrimoine commun, le fleuve Niger, aura focalisé notre attention pendant trois jours.

Les décisions et recommandations issues de vos fructueux débats, sont l'expression du sérieux et de la pondération avec lesquels vous les avez menées.

Au nom de Monsieur le Ministre de l'Environnement, permettez moi de vous féliciter, de vous encourager et de vous demander surtout de persévérer dans la voie de la recherche continue de tous les moyens afin de faire du fleuve Niger une véritable passerelle d'intégration des peuples.

Notre volonté politique d'atteindre cet objectif doit être appuyée par des actes concrets indispensables à la réalisation d'un tel programme.

L'ensablement progressif et inquiétant du fleuve, la détérioration accentuée du sol et du couvert végétal, la disparition de certains cours d'eau, la dégradation des berges, des têtes de sources, la disparition des galeries forestières et de certaines espèces fauniques, la coupe abusive du bois, les inondations répétées et les sécheresses prolongées nous interpellent tous.

Sauver donc le Niger et ses affluents doit être l'affaire de tous, du décideur au paysan.

Ce défi historique interpelle tout un chacun de nous, particulièrement les cadres des services de l'Administration, les Points focaux de l'Initiative du Bassin du Niger, ceux de la Convention Ramsar, les Élus locaux, les universitaires et les partenaires au développement.

Au sortir de cet atelier, des actions vigoureuses et permanentes tendant à la l'inscription d'un Réseau de sites de zones humides d'importance internationale, la gestion intégrée et durable des ressources naturelles du bassin du Niger doivent être menées par vous en rapport avec les décideurs, les administrations, les élus locaux, les usagers, ONG et les partenaires au développement par les programmes d'information, de sensibilisation, d'éducation et d'implication à large échelle et des mesures d'accompagnement appropriées.

Toutefois, la réalisation des actions identifiées requiert des efforts de mobilisation d'importants financements.

Je suis d'ores et déjà convaincu que nos partenaires techniques et financiers et la Convention de Ramsar, comme d'habitude nous accompagneront pour la réalisation de cette initiative régionale dont nous espérions tous appuiera l'Autorité du Bassin du Niger pour la sauvegarde du patrimoine naturel du fleuve Niger.

Mesdames, Messieurs,

Je puis vous rassurer que le Gouvernement du Président de la République, Son Excellence AMADOU TOUMANI TOURÉ, fidèle à sa politique de coopération régionale et internationale ne ménagera aucun effort pour assurer tout le soutien politique en vue de la mise en œuvre des pertinentes décisions et recommandations issues de vos travaux ainsi que les futurs programmes et projet de développement.

Pour terminer, permettez moi au nom des populations de Mopti et du Gouvernement d'exprimer notre reconnaissance et profonde gratitude au WWF, au Projet DANONE-EVIAN pour Ramsar dont l'appui financier a permis l'organisation de cet important atelier.

Notre gratitude s'adresse également à tous les participants pour leurs contributions de qualité aux travaux de cette réunion.

En vous souhaitant un bon retour dans vos familles respectives, je déclare clos les travaux de l'atelier régional sur l'établissement d'un réseau Ramsar pour le bassin du Niger.

Vive la Coopération Internationale !

Je vous remercie !


UN RESEAU RAMSAR POUR LE BASSIN DU FLEUVE NIGER

Etablissement d'un réseau sous-régional des sites Ramsar du Bassin du Niger

ATELIER REGIONAL - 27 au 30 Janvier 2004 à l'Hôtel KANAGA de Mopti (Mali)

LISTE DES PARTICIPANTS (PDF)

[Photos of the participants and field trip]


Pour tout renseignement, contactez: Secrétariat de la Convention de Ramsar, Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41 22 999 0170, fax +41 22 999 0169, e-mail ramsar@ramsar.org ). Publié le 26 mars 2004, Dwight Peck, Ramsar.