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The
Ramsar Convention on Wetlands
West
and Central African countries discuss Ramsar legal issues

Ramsar
legal workshop for Africa
Yaounde, Cameroon,
was the venue for a 27-28 March 2006 workshop on "legal support for
the implementation of the Ramsar Convention in West and Central Africa".
The Secretariat was represented by Abou Bamba,
the Senior Advisor for Africa, who reports that the workshop, officially
the "Seminaire d'Appui Juridique à
la mise en oeuvre de la Convention Ramsar en Afrique Francophone de l'Ouest
et Centrale", was sponsored by the IUCN Commission on
Environmental Law (CEL), the International Center for Comparative Environmental
Law, and the Centre pour l'Environnement et le Développement and
funded by the Agence International de la Francophonie through the Québec-based
Institut de l'énergie et de l'environnement de la Francophonie
(IEPF), with the participation of the Ramsar Secretariat, the IUCN Central
Africa Office, and UNEP.
Participants in the
workshop were chiefly the Ramsar focal points or their deputies from the
Administrative Authorities, with a few NGOs as well, from Burkina Faso,
Cameroon, Central African Republic, Guinea, Guinea-Bissau, Mali, and Togo.
The presenters were among the best environmental law practitioners in
the francophone world, including Prof. Michel Prieur (Deputy Chair of
the IUCN CEL), Prof. Stephane Ndoumbe-Bile, Dr. Aenza Konate, and some
other members of the International Center of Environmental Comparative
Law of the Limoges University.
The objectives of
the workshop were to: i) strengthen the participation of West and Central
Africa French-speaking countries in the implementation of Ramsar objectives;
ii) discuss the Ramsar COP9 results with the countries that are not party
to Ramsar yet and could not attend the Kampala meeting; iii) raise their
awareness and encourage them to ratify the Convention; iv) sensitize the
other Parties for a better monitoring of their listed sites by insisting
on the required legal support; and v) highlight the main points of the
required legal support to meet the objectives of the Convention and the
guidelines adopted by the COP (e.g., the Guidelines for reviewing laws
and institutions, Resolution VII.7, 1999).
The presenters' analysis
of the Convention led the participants to the following areas of discussion:
i) the Convention seems not well implemented because it is not compliance-based;
ii) there is a need to include in the Convention texts more provisions
for enforcement; iii) 35 years later, in spite of its dynamism, the Convention
may not meet the current challenges and emerging issues related to wetlands
management; iv) in COP10 in 2008 French-speaking countries may wish to
call for changing the name of the Convention to reflect the new challenges;
v) the Secretariat of the Convention should have a representation at the
regional level in Africa to facilitate its implementation; vi) it's important
to clarify the legal status of the Secretariat, as to whether it is a
branch of IUCN or an independent organization; vii) countries should translate
the Ramsar Convention texts into national legislation to ensure effective
implementation; viii) the Ramsar Secretariat should have teamed up with
WHO to deal with the role of waterbirds in HPAI and go beyond COP9 Resolution
IX.23; ix) Ramsar should be the pillar of synergy with other conventions
as it covers most of the environmental issues; x) the Convention should
be modified to allow Regional Economic Groups' secretariats and other
organizations to be accepted as signatories as they are for other MEAs.
Some participants
suggested that if Africa Parties have difficulties in implementing a "soft"
(non-compliance based) Convention, it will be more difficult to implement
one which makes more provisions for enforcement.
The meeting also
addressed the issue of the composition of African French-speaking delegations
that attend COPs or other relevant meetings of the Convention. It was
recognized that these delegations do not have sufficient negotiation skills
to influence the decisions made as much as they might. The meeting proposed
that the Organisation Internationale de la Francophonie address this issue
for the upcoming Ramsar COPs.
Participants discussed
the issue of the ecological character of most designated and non-designated
wetlands in Africa which are being devastated every day, and they called
for a major program to rehabilitate and restore the wetlands of French-speaking
African Parties which deserve to be on the Montreux Record.
Discussing the issue
of synergy in the MEAs' implementation, the meeting came to the conclusion
that it was not very effective because this was frequently focused at
the global level, while those who really implement the Convention work
at national and local level. In addition, the participants indicated that
the location of the MEAs' secretariats scattered all over the world might
also be a stumbling block to effective synergy. The meeting also had a
session on the "negative" role of wetlands which are also a
vector of water borne diseases such as malaria.
A final declaration
was approved by meeting's participants (see below)
Conclusions
du séminaire d'appui juridique à la mise en uvre de
la convention relative aux zones humides (Ramsar) en Afrique Francophone
de l'Ouest et du Centre
Les participants
au séminaire d'appui juridique à la mise en uvre de
la convention relative aux zones humides (Ramsar) en Afrique francophone
de l'ouest et du centre,
Réunis à
Yaoundé les 27 et 28 mars 2006 à l'initiative de la commission
de droit de l'environnement de l'UICN, du Centre International de Droit
Comparé de l'Environnement, et du Centre pour l'Environnement et
le Développement, avec l'appui du Ministère Français
de l'Ecologie et du Développement Durable, et de l'Organisation
Internationale de la Francophonie (Institut de l'Energie et de l'Environnement
de la Francophonie),
- Se réjouissent
de l'adhésion récente de deux Etats africains francophones
à la convention de Ramsar : la République Centrafricaine
et le Cameroun;
- Se félicitent
de constater que tous les Etats de l'Afrique francophone centrale et
de l'ouest sont désormais parties à la convention de Ramsar
;
- Constatent l'intérêt
manifesté dans les divers pays par les administrations concernées
qui ont envoyé à Yaoundé un de leurs représentants,
le plus souvent point focal national pour la convention de Ramsar ;
- Observent avec
intérêt les efforts du Gouvernement malien visant à
faciliter la synergie entre les points focaux nationaux des différentes
conventions;
- Se réjouissent
de la participation active de la responsable du Programme Juridique
du PNUE et du responsable pour la région Afrique du secrétariat
de Ramsar aux travaux du séminaire.
Les participants
au séminaire adoptent les recommandations suivantes:
Recommandations
générales
Les participants
au séminaire invitent les Etats à :
1. Elaborer d'urgence
leur politique nationale sur les zones humides;
2. Renforcer les efforts d'adaptation de leur législation aux
exigences de la protection et de la gestion rationnelle des zones humides;
3. Préparer et approuver un plan de gestion pour chaque site
désigné sur la liste Ramsar d'importance internationale;
4. Susciter l'utilisation de conventions locales de gestion avec la
participation des populations;
5. Procéder aux inventaires nationaux des zones humides, suivant
la méthodologie mise en place par le Secrétariat de la
convention;
6. Désigner des zones humides autres que les sites d'importance
internationale et élaborer un plan de gestion pour chacune d'elles;
7. Déterminer un ministère chef de file pour les zones
humides travaillant en coordination permanente avec les divers ministères
concernés par les zones humides;
8. Prendre des mesures juridiques spécialement applicables dans
les zones adjacentes ou contiguës aux zones humides protégées;
9. Affecter au financement de la gestion des zones humides une proportion
du budget du ministère chef de file ;
10. Utiliser les aides financières fournies, en particulier le
Fonds Suisse pour l'Afrique et le fonds des petites subventions;
11. Recourir plus souvent à l'expertise du Groupe d'Experts Scientifiques
et Techniques (GEST) ;
12. Ouvrir des négociations avec les Etats voisins pour la désignation
de zones humides transfrontalières ;
13. Encourager l'élaboration de chartes relatives aux mangroves
par les Etats partageant des zones humides transfrontalières
dans le respect de la convention de Ramsar ;
14. Organiser la coopération entre les Etats d'Afrique francophone
pour prendre une part plus active dans les conférences des parties
et si possible adopter des positions communes ou faire des propositions
communes éventuellement avec l'appui de l'organisation Internationale
de la Francophonie;
15. Mettre en place et faire fonctionner un programme d'évaluation
permanente des législations nationales et des pratiques administratives
concernant la mise en uvre de la convention Ramsar ;
16. Appuyer la préparation d'un manuel sur l'élaboration
des législations nationales dans le cadre de la convention de
Ramsar ;
17. Renforcer le rôle des organisations régionales dans
le suivi de la convention de Ramsar et des autres accords multilatéraux
sur l'environnement;
18. Organiser la coopération entre la convention de Ramsar et
l'OMS pour évaluer l'évolution des risques sanitaires
dans les zones humides;
19. Reconnaître la nécessité d'accompagner la mise
en uvre juridique de la convention de Ramsar par des rencontres
ultérieures.
Recommandations
pratiques
Les participants
au séminaire invitent les Etats à :
1. Créer
dans le ministère chef de file un bureau ou un service consacré
aux zones humides;
2. Provoquer des réunions nationales régulières
entre les points focaux de la convention de Ramsar et des autres conventions
telles que la convention sur la diversité biologique, sur le
patrimoine naturel et culturel, sur le changement climatique;
3. Veiller à ce que les services compétents des administrations
nationales répondent aux correspondances envoyées par
le secrétariat de la convention;
4. Mieux, sélectionner les délégués envoyés
aux conférences des parties en les faisant accompagner si possible
d'experts qualifiés;
5. Exiger la diffusion des comptes-rendus de mission après les
conférences de parties et organiser une réunion inter-service
de restitution;
6. S'inspirer du système malien de coordination pour faciliter
la synergie nationale entre les conventions;
7. Exiger que les documents de travail lors des réunions de la
convention de Ramsar soient disponibles en français;
8. S'acquitter avec régularité de leurs cotisations.
Les participants
sollicitent l'appui de la commISSIOn de droit de l'Environnement de l'VICN,
du secrétariat de la convention de Ramsar et du PNUE pour:
- Le renforcement
des capacités juridiques, y compris en ce qui concerne les processus
de négociation;
- L'appui aux échanges
d'expérience avec des Etats africains anglophones et lusophones;
- Un accompagnement
dans les initiatives relatives à la mise en uvre juridique
et institutionnelle de la convention de Ramsar dans leurs pays respectifs.
For
further information about the Ramsar Convention on Wetlands, please contact
the Ramsar Convention Secretariat, Rue Mauverney 28,
CH-1196 Gland, Switzerland (tel +41 22 999 0170, fax +41 22 999 0169,
e-mail ).
Posted 6 April 2006, Dwight Peck, Ramsar.
 
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