La
Convention sur les zones humides
Rapport de la Première Réunion des Parlementaires d'Afrique de l'Ouest et du Centre sur les zones humides
Rapport de la Première Réunion des Parlementaires d'Afrique de l'Ouest et du Centre sur les zones humides
27 -
28 novembre 2003
Hôtel Novotel, Cotonou, Bénin
TABLES DES MATIERES
1. INTRODUCTION
2. ORGANISATION DU SEMINAIRE
I) OUVERTURE DE LA RENCONTRE
II) PARTICIPANTS
III) ABSENCES
IV) PRESENTATION DU PROGRAMME DE TRAVAIL3. APERCU GENERAL DES PROBLEMES DES ZONES HUMIDES
4. PERSPECTIVES SOUS REGIONALES
5. OPTIONS ET OPPORTUNITES POUR LA CONSERVATION ET LA GESTION DURABLE DES ZONES HUMIDES
6. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
9. ANNEXES 11
Annexe 1 - Déclaration de Cotonou
Annexe 2 - Liste des participants
Annexe 3 - Programme de travail
Annexe 4 - Motion de remerciement
Annexe 5 - Abréviations
Annexe 6 - Discours
La gestion durable des ressources environnementales nécessite une bonne connaissance du contexte au niveau national, régional et même mondial. Les retombées des politiques environnementales étant censées profiter aux populations, leurs représentants constituent des acteurs incontournables dans les mécanismes de prise de décision.
C'est dans cette optique qu'a été organisée la première rencontre des parlementaires d'Afrique de l'Ouest et du Centre sur les zones humides afin de les informer et les sensibiliser aux problèmes des zones humides.
La rencontre s'inscrit, par ailleurs, dans le cadre de la mise en place d'un réseau de parlementaires d'Afrique de l'Ouest et du Centre sur les Zones humides.
De façon spécifique, l'objectif de la réunion était de faire connaître la convention de Ramsar aux participants, d'autant plus que celle-ci apparaît comme une des conventions internationales les plus adaptées pour la protection d'une des ressources les plus importantes de la planète à savoir l'eau.
Quant aux défis à relever, ceux-ci concernent principalement la restauration des zones humides les plus dégradées, faire connaître les fonctions de celles-ci, présenter les menaces pesant sur les zones humides, développer des plans de gestion de ces zones et enfin initier la formation du personnel en matière de gestion des zones humides.
Le séminaire à l'attention des parlementaires d'Afrique de l'Ouest et du Centre sur les zones humides s'est déroulé du 27 au 28 novembre 2003 à l'hôtel Novotel à Cotonou au Bénin. Il a été organisé par le REDDA en collaboration avec le Bureau de la Convention Ramsar.
I) Ouverture de la rencontre
La cérémonie d'ouverture de la réunion de Cotonou a enregistré plusieurs allocutions prononcées par des représentants des Institutions organisatrices, du Gouvernement et du Parlement béninois.
A travers un protocole magistralement mené par le facilitateur des assises de cette réunion, Monsieur Maximilien KINIFFO, les orateurs ont tour à tour délivré des messages hautement appréciés par les participants.
Ainsi, dans son allocution
de bienvenue, Monsieur Abou BAMBA, Coordonnateur du REDDA, après avoir
remercié le Gouvernement et les parlementaires béninois et souhaité
la bienvenue à tous, il a mis l'accent sur l'objectif principal de la
réunion de Cotonou. Il s'agit selon lui, d'une occasion d'informer, de
sensibiliser les parlementaires sur les défis, la portée des mesures
urgentes ainsi que le rôle que ces derniers pourront et devront jouer
dans la conception, la réglementation et la mise en uvre d'une
politique conséquente de gestion des zones humides. Il est revenu ensuite
sur les données sociales statistiques et juridiques relatives à
ce domaine pour noter que les ressources ne sont pas gérées de
façon rationnelle.
Monsieur Peter BRIDGEWATER, Secrétaire Exécutif de la Convention Ramsar, dans son allocution, a présenté son organisation avant de revenir avec force détails sur l'importance de la conservation et de la gestion de l'eau à travers une bonne politique de gestion des zones humides dans un monde où 40% de personnes ont des problèmes d'eau et souffre de maladies hydriques. Beaucoup d'espèces animales sont menacées de disparition par manque d'eau.
Représentant le Ministre de l'Environnement, de l'Habitat et de l'Urbanisme du Bénin, Madame Jeanne AKOHA, Conseiller Technique à l'Environnement du Ministre, a insisté sur les catastrophes causées par le mauvais aménagement des zones humides et le défi de disponibilité d'eau potable. Elle a également évoqué l'importance économique et touristique des zones humides pour justifier l'urgence des mesures à envisager et l'opportunité de la réunion de Cotonou.
Le mot d'ouverture a été prononcé par le Vice-Président de l'Assemblée Nationale du Bénin l'Honorable El Hadj Abdel Aziz SAKA KINA GUEZERE dans la dernière allocution. Mais avant, le Président SAKA KINA a salué l'initiative de la tenue d'une telle réunion qui se soucie de l'implication des parlementaires dans la définition des politiques de gestion des zones humides. En effet, de par leur rôle de législateur, ils seront investis de la mission d'apporter l'arsernal juridique comme soutien à la gestion de l'environnement. Dans ce sens, ils ont besoin d'information et d'échanges ; ce qu'apporte cette première réunion des parlementaires de l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Il a enfin souhaité plein succès aux travaux de cette réunion.
II) Participants
Le séminaire a réuni une vingtaine de Parlementaires venant de onze pays des sous-régions d'Afrique de l'Ouest et du Centre à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Cap Vert, la Gambie, la Guinée, le Mali, le Sénégal, le Togo, le Cameroun, la République Centrafricaine, et des représentants d'institutions comme le NBA Niger, la CEMAC, la CBLT, l'IEPF, le WWF, l'UICN, le REDDA et le Bureau de la Convention Ramsar. Les Parlementaires présents sont les Présidents des Commissions Environnement au sein des Assemblées Nationales de leur pays.
III) Absences
Certains pays comme le Ghana, le Niger, le Nigeria et le Tchad n'ont pu être représentés soit par l'indisponibilité des participants à la dernière minute soit par défaillance au niveau de la réception des billets. Il faut noter par ailleurs que les institutions suivantes n'ont pu participer à ces assises : UEMOA, ECOWAS et OMVS.
IV) Présentation du programme de travail
Le Coordinateur du REDDA a présenté le programme de travail comme suit :
1) Adoption du programme de travail
2) Aperçu général des problèmes des zones humides
3) Visite de site écologique sur le site de Ganvié
4) Perspectives sous régionales : tendances et évolutions des zones humides en Afrique de l'Ouest et du Centre
5) Options et opportunités pour la conservation et la gestion durable des zones humides
3. APERCU GENERAL DES PROBLEMES DES ZONES HUMIDES
Chacun des thèmes est articulé autour de plusieurs sous thèmes animés par différents présentateurs.
1) 3.1 Thème 1 : Aperçu général des problèmes des zones humides et la Convention de Ramsar,
Les participants ont préféré écouter toutes les communications avant d'ouvrir les débats.
Monsieur Anada TIEGA, Coordonnateur Régional pour l'Afrique du Bureau de la Convention Ramsar a présenté la 1ere communication portant sur la conservation des zones humides et leur utilisation durable avant d'intervenir sur la Convention Ramsar, ses missions, ses objectifs et les perspectives d'avenir.
A travers son exposé, Monsieur Anada TIEGA a défini les différents concepts de zones humides, de leur utilisation rationnelle et ressorti leurs fonctions naturelles et leur portée économique. Lors de la présentation de la Convention Ramsar, il a montré les différents sites Ramsar avant de décrire les plans stratégiques d'utilisation rationnelle et de politique des zones humides exécutés à ce jour et ceux envisagés pour les années à venir.
2) Importance écologique et culturelle des zones humides en Afrique de l'Ouest et du Centre et leur importance socio-économique
3.2.1 Importance écologique et culturelle des zones humides en Afrique de l'Ouest et du Centre
Docteur Marcel A. BAGLO, Directeur Général de l'Agence Béninoise pour l'Environnement (ABE/Bénin) a montré aux participants les différentes fonctions naturelles des zones humides qui régulent, produisent des richesses, fondent les activités économiques et touristiques de part les espaces qu'elles offrent ou des substrats. Il a également évoqué la fonction culturelle des zones humides en indiquant (au Bénin) des références religieuses et historiques. Il a terminé son exposé illustré en mettant en exergue la valeur scientifique et touristiques des zones humides.
3.2.2 L'importance socio-économique des zones humides en Afrique de l'Ouest et du Centre
Après avoir défini la zone humide comme étant un milieu où l'eau est stagnante ou courante de façon permanente ou temporaire, Monsieur BAMBA a mis l'accent sur leur importance écologique, économique, culturelle et stratégique. S'agissant de l'importance écologique des zones humides il faut souligner qu'elles jouent un rôle critique dans la protection de la terre contre les tempêtes et le maintien en place des sédiments. Elles interviennent également dans la recharge des aquifères pour ne citer que ces exemples.
Revenant sur l'aspect économique, l'intervenant à défini la valeur économique comme étant celle d'usage et de non-usage. La valeur d'usage fait appel à des notions telles que la pêche, la récolte de bois de feu et l'utilisation des zones humides comme élément de loisir. Quant à la valeur de non-usage elle est liée à la valeur actuelle ou potentielle de la zone humide telle que la diversité biologique, la valeur d'héritage, etc.
La fonction culturelle
de la zone humide est liée au fait qu'il s'agit d'endroit de rêve
pour le tourisme. Cependant dans certaines zones humides les activités
traditionnelles restent de rigueur. Au Tibet le caractère sacré
de certains lacs a servi à les protéger de la pollution et certains
d'autres dommages.
En définitive la zone humide reste un écosystème très utile qu'il nous revient à protéger.
M Bamba a conclu son exposé par un appel aux Députés à contribuer à la gestion rationnelle des zones humides et à la mise en uvre de la Convention de Ramsar.
3.3. Rôle et responsabilité des Parlementaires Africains en appui aux Conventions Internationales
Présenté par Madame HAMZA Raky DIOMANDE , il est ressorti quatre zones d'action des parlementaires : l'approbation, la ratification, l'adhésion et l'application des conventions. A chaque aspect est lié une étape dans le soutien à la Convention de Ramsar. Madame HAMZA a prodigué des conseils aux Députés et donné des pistes d'actions envisageables au niveau des parlements qu'ils représentent.
Il s'agit entre autres de jouer un rôle de plaidoyer auprès des gouvernements, des populations, de la société civile et du secteur privé, de suivre et évaluer la mise en uvre de la convention au sein des parlements, d'influencer les politiques gouvernementales en matière de gestion des zones humides. Et enfin les parlementaires devraient favoriser l'intégration sous régionale à travers l'harmonisation de politiques de gestion des zones humides transfrontalières.
3.4. Aperçu des enjeux politiques, législation et cadre institutionnel, capacité de développement et de gestion des besoins
Cette présentation a donné à nouveau l'occasion à monsieur ANADA TIEGA, de revenir dans un plaidoyer apprécié, convaincre les Députés et aussi les techniciens présents de la nécessité d'agir en attaquant le mal à la racine. Il s'agit selon lui de donner les informations aux décideurs, aux députés afin qu'ils intègrent en toute volonté la gestion et l'utilisation durable des ressources dans leurs programmes. Il a terminé son exposé en proposant une politique des zones humides articulée autour des poins suivants :
Après ces exposés, une discussion a été ouverte. De l'échange très riche, il a été retenu :
3.5. Visite du village sur pilotis de Ganvié
Il convient de noter que la fin de la journée du 27 novembre 2003 a été consacrée à une visite de site à Ganvié, village lacustre sur pilotis situé sur le lac Nokoué au Bénin. La visite de Ganvié a nécessité l'utilisation de barques à moteur et la présence d'un guide. En effet, ce dernier nous a rapporté que Ganvié existait depuis 1717 du fait que le roi Adjai Féné en fuyant la guerre qui opposait son royaume à d'Abomey était allé chercher refuge sur l'eau pour préserver son peuple. Et depuis ces habitants, environ 30 000 âmes, ont perdu goût à la vie terrestre. Cependant ils continuent de se rendre sur la terre ferme pour des besoins commerciaux. Cette visite a permis aux participants de voir comment des populations vivent autour des zones humides, organisent leur pêche par les "acadja" (filet tendu soutenu par des piquets des bois délimitant des aires de vie aquatique) et les interactions entre l'homme et cet écosystème. A l'issue de la visite, ils ont apprécié les différentes fonctions et valeurs de cette zone humide dont ils avaient débattu dans la matinée à savoir la stabilisation et protection du littoral, épuration et réservoir de diversité biologique, transport, pêche et tourisme.
4. PERSPECTIVES SOUS REGIONALES
La séance du vendredi 28 novembre 2003 a démarré à 9h30 sous la présidence de l'honorable Sylvain Akindes, député et ancien ministre de l'environnement du Bénin. Cette session intitulée perspectives sous-régionale, tendances et évolutions des zones humides en Afrique de l'Ouest et du centre ont été sub-divisée en cinq sous-thèmes dont :
4.1. Craintes et défis majeurs
Ce sous-thème a été introduit par Anada Tiéga, ex-Coordinateur Régional pour l'Afrique du Bureau de la Convention Ramsar. L'expert s'est employé à définir les différents éléments de mise en place des institutions de la convention.
Les différents défis et les relations à envisager. De nos jours 138 états ont déjà ratifié la convention dont 38 pays sur 53 en Afrique. Sur les 80 comités de gestion il en existe 30 sur ce continent. Il est à noter une évolution favorable au Cameroun, en République Centrafricaine, au Cap Vert où le processus a démarré. Les défis demeurent pour une gouvernance environnementale, l'implication des politiques pour un soutien à la convention qui doit déboucher sur un véritable inventaire des problèmes des zones humides et la mise en partenariat pour une approche de la gestion intégrée de l'eau.
Ce second thème a été introduit par M. Denis Landenbergue il s'intitule:
4.2. Programme des eaux vivantes du Fonds Mondial pour la Nature (WWF) : les activités de Ramsar liées à l'Afrique spécialement en appui aux bassins hydrologiques internationaux
Ce second thème
a été introduit par M. Denis Landenbergue. Ce programme a été
créé en 1999, a pour objectif d'atteindre 250 millions d'hectares
d'écosystèmes protégés. Pour cela il développera
les axes de coopération avec les organismes de gestion des bassins notamment
le bassin du Lac Tchad. Une intense activité est développée
pour que le lac Malawi-Nyassa deviennent un site Ramsar. Le WWF développe
aussi beaucoup de projets dans le delta du fleuve Niger.
Une troisième et dernière présentation sur l'importance des principaux bassins hydrologiques, les perspectives de leur conservation et utilisation durable, a été développée par Monsieur TAM Lambert, représentant le Secrétaire Exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT). Le Lac Tchad est un bassin de 2 381 636 km2 au cur de l'Afrique soudano-sahélien. Il est partagé entre les états riverains suivants : le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad. L'Autorité du bassin du Lac Tchad chargée de sa gestion a été créée en 1964. Ces principaux défis sont la conservation du milieu et sa restauration, la lutte contre la désertification.
Les perspectives pour la conservation durable du bassin concerneraient la gestion intégrée et concertée de l'eau partagée en s'appuyant sur des politiques nationales harmonisées et appliquées au niveau de chaque sous bassin.
Cette autorité a permis la coordination des actions zoo-sanitaires, la protection des végétaux, la mise en place d'un comité technique pour les ressources en eau et la pêche.
4.3. Stratégie des zones humides dans le NEPAD, plans d'action, projets pilotes
Ce thème a été présenté par M. Anada Tiéga.
Dans le volet environnemental du NEPAD, les zones humides représentent les supports des besoins fondamentaux des pays ce qui pose un problème en approvisionnement de qualité et en sécurité. Par conséquent les zones humides doivent être perçues de manière globale comme tout étendue d'eau allant de la montagne à la mer.
Le NEPAD doit donc intégrer cette vision globale et porter une attention particulière à la gestion des aquifères internationaux. Cette stratégie de gestion des zones humides doit avoir pour but la lutte contre la pauvreté mais aussi contre la sécheresse. Pour renverser la tendance contre la dégradation de la qualité et de la quantité des eaux des zones humides, une stratégie de communication doit être mise en uvre pour acquérir des fonds, faire de la formation et protéger l'écosystème.
Une vision claire permettra à beaucoup de bassin d'être élu à l'initiative européenne sur l'eau. Le NEPAD devra intégrer un certain nombre de programme comme celui de la vallée du Fleuve Sénégal.
Les projets pilotes concerneront :
D'autres idées à inscrire dans le cadre du NEPAD concerneraient la développement de politique de zones humides, leur gestion mais surtout la réhabilitation des zones les plus dégradées.
M Tiéga a insisté sur l'éducation du public qu'il faut sensibiliser sur les fonctions et valeurs des zones humides afin de garantir leur survie.
4.4. Le rôle et les responsabilités des parlementaires africains dans le processus du NEPAD
Cette communication a été animée par l'honorable député Halifa Sallah de la Gambie. Celui-ci a fait remarquer la marginalisation des parlements dans les processus de prise de décisions et de signature des conventions en Afrique. Cependant avec l'instauration de l'Union Africaine et la ratification par certains pays du parlement panafricain, les parlements africains prennent de plus en plus une part active à l'activité du continent. Avec le parlement de l'ECOWAS et l'édification en son sein d'un réseau des parlementaires sur le NEPAD, les parlementaires sont appelés à jouer un rôle plus actif en faveur de cette vision pour l'Afrique.
5. OPTIONS ET OPPORTUNITES POUR LA CONSERVATION ET LA GESTION DURABLE DES ZONES HUMIDES
A la reprise des travaux dans l'après midi se sont succédés Messieurs Olomoda Ibrahim, Abou Bamba et Anada Tiéga.
5.1. L'importance des grands bassins hydrologiques et perspectives pour leur conservation et gestion durable, le cas du Fleuve Niger
L'intervenant Monsieur Olomoda Ibraheem a présenté à l'audience tous les aspects des problèmes qui menacent dangereusement le bassin du fleuve Niger dont : l'assèchement progressif sous le poids de la désertification, la pollution, le manque de législation, de protection, l'inondation, l'envahissement des plans d'eau par les espèces aquatiques et l'érosion côtière. Il a aussi montré l'importance des activités de l'Autorité qui en utilisant les moyens techniques modernes permet de déclencher des alarmes précoces servant à protéger les populations. Monsieur Olomoda a conclu sa communication en exhortant les députés à soutenir la Convention de Ramsar et la nécessité de célébrer la journée des zones humides, le 2 février de chaque année, qui est la journée mondiale des zones humides.
Avant la communication de M. Bamba, celle du secrétaire exécutif de l'OMVS était attendue. Pour raison d'indisponibilité, Monsieur Salem Ould Merzoug n'a pu effectuer le déplacement.
5.2. Rôle et responsabilités des parlements africains en appui aux zones humides comme outil de développement et de conservation de la biodiversité
Cette présentation a été coanimée par M.Bamba et Anada. Cela s'est traduit par un échange sur un certain nombre de points d'action :
1. Travailler à la mise en place d'un cadre législatif des zones humides
2. Participer à la définition d'une politique nationale des zones humides
3. Promouvoir les zones humides à travers l'intégration régionale et sous régionale
4. Assurer le suivi de l'état d'évolution de la dégradation des zones humides
5. Suivre l'état de la mise en uvre de la convention par le contrôle de l'état
6. uvrer à la participation des députés aux conférences des parties
7. Développer la capacité de suivi des députés par la formation
8. Aider à la mobilisation des financements nationaux et internationaux des zones humides et des ressources en eau.
Des suggestions ont été faites également sur l'utilisation des prérogatives du député pour contraindre les gouvernements et veiller à ce qu'ils tiennent compte davantage dans leurs projets de budget sur les zones humides.
Les conventions sont facilement signées et ratifiées mais leur application reste à désirer. Aussi les parlementaires devraient être associés aux conférences des parties des conventions. La création d'un réseau de parlementaires sur les zones humides rendra plus efficace la mise en application de la Convention de Ramsar. Les députés en suscitant des questions sur les zones humides au cours des débats à l'assemblée aiguiseront l'intérêt de leurs collègues et des populations sur cet écosystème si fragile.
Bien que les députés n'aient pas de moyens de coercition, le réseau de parlementaire peut agir dans ce sens. La préservation des zones humides nécessite d'associer la société civile, les organisations non gouvernementales à toute action de lutte. Des sessions de formation sur les politiques nationales sur les zones humides devraient être animées. Enfin des ateliers comme celui de Cotonou sur les zones humides devraient être initiés pour les hommes de média.
Des motions de remerciement ont été présentées par le coordinateur du REDDA, M. Abou Bamba, le Secrétaire Exécutif de la Convention Ramsar, M Peter Bridgewater et l'Honorable Samou Sangare du Mali, représentant le groupe des parlementaires réunis à Cotonou. Ils on tour à tour remercié le gouvernement béninois et les autorités béninoises d'avoir bien voulu abriter une rencontre d'importance aussi capitale. A la suite de ces allocutions, le Directeur de cabinet, représentant du Ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat du Bénin à quant à lui marqué sa satisfaction pour les travaux effectués et dit le mot de clôture de la réunion.
Elle a été co-animée par Monsieur Bridgewater, les honorables M Boukare Zabsonre du Burkina Faso et M Seibou Assan du Bénin avec quelques interventions de Monsieur Bamba Abou.
Les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision étaient représentés. Le conférencier a félicité l'organisation de la rencontre de Cotonou car pour lui ce genre de regroupement est l'occasion d'opérer un changement de mentalités. Il a insisté sur le succès de cette expérience et indiqué que la Convention Ramsar allait renouveler l'expérience avec d'autres sous régions en Afrique. Les autres questions des journalistes s'articulaient surtout sur les arbitrages des députés entre les priorités environnementales et les priorités de développement. Les réponses des conférenciers ont indiqué dans l'ensemble qu'il n'y avait d'arbitrage à faire et que l'un n'allait pas sans l'autre et que c'est ce que les députés africains s'engageaient à promouvoir à l'avenir. La protection de l'environnement va créer des richesses et l'amélioration de l'écotourisme est une source potentielle génératrice de devises.
9. ANNEXES
Annexe 1 - Déclaration de Cotonou
Nous Parlementaires d'Afrique de l'Ouest et du Centre, réunis à Cotonou du 26 au 28 novembre 2003 l'invitation conjointe du Secrétariat de la Convention de Ramsar sur les Zones Humides, du Réseau pour le Développement Durable en Afrique (REDDA) et le Gouvernement de la République du Bénin ;
Réaffirmant solennellement notre solidarité à l'engagement de la Communauté Internationale ;
En faveur du développement humain durable, notion qui englobe les piliers économiques, social et écologique du Développement Durable, tant sur le plan local, national, régional que mondial, tout en réitérant notre engagement à garantir l'indivisibilité de la dignité humaine pour tous, des systèmes démocratiques ainsi qu'une gouvernance mondiale démocratique grâce à des instituions internationales et multilatérales plus efficace et plus responsables ;
Considérant l'importance de l'eau dans la vie des êtres vivants en général et des hommes en particulier ;
Profondément préoccupés par la tendance constante de la dégradation de l'environnement et l'aggravation de la pauvreté, plus particulièrement dans les zones à écosystèmes fragiles ainsi que les zones humides des pays africains;
Conscients de l'importance des Zones Humides pour le bien-être des générations actuelles et futures ;
Constatant la dégradation et la raréfaction des ressources en eau ainsi que les pertes subies par les forêts, la couche arable des sols, et la biodiversité en raison de l'extension de la désertification, des incidences des variations climatiques et de leurs conséquences directes sur l'équilibre mondial, en ce qui concerne en particulier la production et la disponibilité des denrées alimentaires, la perturbation des flux migratoires traditionnels et la sécurité humaine ;
Considérant les fonctions écologiques vitales des zones humides dans la régulation des régimes hydrologiques ;
Conscient de l'importance des zones humides sur le plan économiques, social, écologique et culturel pour les populations;
Convaincus que les zones humides abritent une très grande diversité biologique dans l'intérêt des populations en particulier et de la communauté internationale scientifique en général ;
Soucieux de préserver la valeur économique, culturelle, scientifique et récréative pour les générations actuelles et futures ;
Considérant que la régression et la disparition des zones humides constituent pour l'environnement un préjudice grave, parfois irréversible, qu'il faut prévenir et empêcher à tout prix ;
Considérant le rôle des zones humides dans la lutte contre la pauvreté et l'amélioration du bien-être des populations ;
Considérant la nécessité et l'obligation morale de remettre en état et restaurer les zones humides chaque fois que c'est possible ;
Soucieux d'utiliser les
zones humides de manière que les générations présentes
puissent en tirer le maximum d'avantages durables tout en maintenant sa capacité
de satisfaire les besoins et les aspirations des générations futures
:
Nous nous engageons à :
Recommandons :
Approuvons l'offre du Sénégal d'abriter la prochaine réunion des parlementaires sur les Zones Humides, prévue pour le mois de février 2004 à Dakar au Sénégal.
Annexe 2 - Liste des participants
AFRIQUE DE L'OUEST
1. M Akindes S. Adekpedjou
AN Bénin 06 BP 1723 Cotonou, Bénin
Tél : 229-94-07-74 / 33-13-392. M Aliou Barry
AN Guinée BP 414 Conakry
Tél : 224-41-12-05 / 22-88-32
Email : alyoubarry@hotmail3. M Amoussou Valentin
AN Bénin 06 BP 1723 Cotonou, Bénin
Tél : 229-94-07-744. M Asse Sévérin
CNDD Bénin5. Mme Astou Kane Sall
AN Sénégal BP 86 Dakar, Sénégal
Tél : 221-823-3472 / 656-0650 / 955-2842
Email : aksall@assemblee-nationale.sn6. M Awaiss Aboubacar
BP 13427 Niamey, Niger
Tél : 227-914-156
Email : aawaiss@wwfwafrica.org7. M Baglo Ahite Marcel
03 BP 4387 Jericho, Cotonou, Bénin
Tél : 229-30-45-56 / 45-43
Email : abepge@bowintnet.bj8. M Batoum Themotio
BP 4215 Yaoundé, Cameroun
Tél : 237-221-6106 / 748-8696 / 221-8106
Email : themotio@yahoo.fr9. M Boukpessi Payadowa
BP 1555 Boulevard de Sio, Lomé, Togo
Tél : 228-226-2273 / 226-3564
Email : boukpessi@hotmail.com10. M Capo Chichi Jules
01 BP 3621 Cotonou, Bénin
Tél : 229-33-12-65
Email : jcapochichi@yahoo.fr11. M Chessy Bouraima
AN Bénin 06 BP 1723 Cotonou, Bénin
Tél : 229-94-07-74 / 90-01-82 / 95-46-9112. M Die Mamadou
01 BP 1381 Abidjan 01
Tél : 225-07-59-92-94 / 20-20-82-3313. Mme Eva Ortet
Assembleia Nacional de Cabo Verde
C/P Nº 20 A, Praia, Cabo Verde
Tél : 238-608-000 / 613 -393 / 917-062
Email : evalindoortet@cvtelecom.cv14. M Hachimou Iro
03 BP 4387 Jericho, Cotonou, Bénin
Tél : 229-30-45-56 / 45-43
Email : abepge@bowintnet.bj15. M Halifa Sallah
PO Box Serrekunga, Gambia
Tél : 220-394-536 / 393-177
Email : sallah@ganet.gm16. M Kassa Barthélémy
AN Bénin 06 BP 1723 Cotonou, Bénin
Tél : 229-94-07-7417. M Kiniffo Maximillien
06 BP 2528 Cotonou, Bénin
Tél : 229-90-57-90 / 88-99-4518. M Koussonda Moukaram
AN Bénin 06 BP 1723 Cotonou, Bénin
Tél : 229-94-07-7419. M Mamadou Lamine Thiam
BP 86 Place Soweto Dakar, Sénégal
Tél : 221-823-5027 / 639-9864
Email : mlthiam@assemblee-nationale.sn20. M Ololoda Ibraheem
BP 10377 Niamey, Niger
Tél : 227-934-356/932-457
Email : olomoda@gw.abn.ne21. M Sangare Samou
BP 284 Bamako, Mali
Tél : 223-221-61-69 / 630-87-7722. M Seibou Assan
01 BP 4240 Cotonou, Bénin
Tél : 229-05-28-19 / 98-66-48
23. Somasse Valentin
AN Bénin 06 BP 1723 Cotonou, Bénin
Tél : 229-94-07-74 / 33-13-3924. M Tihounte Kerekou
AN Bénin 06 BP 1723 Cotonou, Bénin
Tél : 229-98-24-88 / 30-31-62
Email : kerekson@caramail.com25. M Tosse Patrick
AN Bénin 06 BP 1723 Cotonou, Bénin
Tél : 229-94-07-74 / 33-13-3926. M Yehouetome Boniface
AN Bénin 06 BP 1723 Cotonou, Bénin
Tél : 229-94-07-74 / 33-13-3927. M Boukare Zabsonre
01 BP 4770 Ouagadougou 01
Tél : 226-31-46-84 / 35-63-19
Email : zabseba@yahoo.frAFRIQUE CENTRALE
28. M Anada Tiéga
PO Box 727Rue de la RNT 40, Ndjaména, Chari Baguimi, Tchad
Tél : 235-52-39-38 / 52-41-37Email : tiega@urbanet.ch lcbc@intnet.td29. M Doungoube Gustave
BP 236 Bangui, République Centrafricaine
Tél : 236-50-38-08 / 61-41-10
Email : gdoungoube2000@yahoo.fr30. M Randah Pierre
BP 969 Bangui, République Centrafricaine
Tél : 236-50-44-18 / 61-21-35
Email : pierre.randah@caramail.com31. M Tam Lambert
PO Box 727Rue de la RNT 40, Ndjaména, Chari Baguimi, Tchad
Tél : 235-52-02-71/ 52-41-45
OBSERVATEURS
32. M Denis Landenbergue
Avenue du Mont Blanc 1196 Gland, Suisse
Tél : 41-22-364-9029 / 0526
Email : dlandenbergue@wwfint.org33. M Diallo Alpha Amadou
BP 7223 Lomé, Togo
Tél : 228-221-6350 / 8116
Email : daamad@yahoo.frRAMSAR
34. Mme Nassima Aghanim
Assistant Regional Coordinator for Africa
Avenue du Mont Blanc 1196 Gland, Suisse
Tél : 41-22-999-0172
Email : africa@ramsar.org35. M Peter Bridgewater
Secretary General Ramsar
Avenue du Mont Blanc 1196 Gland, Suisse
Tél : 41-22-999-0172
Email : pbwater@ramsar.orgNESDA
36. M. Abou Bamba
Coordinateur , REDDA
Guichet Annexe, African Development Bank
Avenue Joseph Anoma
24 BP 95 Abidjan 24, Côte d'Ivoire
Tel. 225 20 20 54 19
Fax. 225 20 20 59 22
Email: bambaa@hotmail.com37. Mme Hamza Raky Diomande
REDDA
Tel. 225 20 20 54 19
Fax. 225 20 20 59 22
Email: diomanderaky@hotmail.com38. M. Adjete Mensah
REDDA
Tel. 225 20 20 52 23
Fax. 225 20 20 59 22
Email: a.mensah@afdb.org
Annexe 3 - Programme de travail
Journée 1 : Jeudi 27 novembre 2003
08:30 - 09:00 Enregistrement
des participants
Guide de travail du participant (programme de travail, liste des participants,
etc.)
09:00 - 09:30 Cérémonie d'ouverture
09:30 - 09:45 Session d'ouverture
Aperçu général du programme par Abou Bamba, Coordinateur
du REDDA
09:45 - 10:15 Pause café
Session 1: Aperçu général des problèmes des zones humides en Afrique et la Convention de Ramsar
10:15 - 11:00 La conservation des zones humides et leur utilisation durable: la convention de Ramsar, mission, objectifs, défis et perspectives d'avenir (Anada Tiéga, Coordinateur Régional pour l'Afrique du Bureau de la Convention de Ramsar).
11:00 - 11:50 Importance écologique et culturelle des zones humides en Afrique de l'ouest et du centre (Dr. Marcel Baglo, Directeur Général, ABE, Bénin) et importance socio-économique des zones humides en Afrique de l'ouest et du centre (par Abou Bamba, Coordinateur, REDDA).
111:50 - 12:10 Rôle et responsabilités des parlements africains en appui aux conventions internationales (Mme Hamza Raky Diomandé)
12:10 - 12:30 Discussion
12:30 - 14: 00 Déjeuner
14:00 - 14:45 Aperçu
des enjeux politiques, législation et cadre institutionnel, capacités
de développement et de gestion des besoins:
Par Anada Tiéga, ex Coordinateur Régional pour l'Afrique de la
Convention Ramsar.
14:45 - 15:00 Discussion (Résumé des recommandations résultant de la première journée de réunion et identification des actions à mener)
15:00 - 18:30 Visite de
terrain, celle du village sur pilotis de Ganvié, Bénin (site Ramsar)
Journée 2 : Vendredi 28 novembre 2003
08:30 - 09:00 Session II
o Résumé du rapport de la 1ere journée
o Adoption du programme de travail de la 2è journée
Session II: Perspectives sous-régionales : tendances et évolutions des zones humides en Afrique de l'ouest et du centre
09:00 - 09.20 Craintes
et défis majeurs
Par Anada Tiéga, ex Coordinateur Régional pour l'Afrique de la
Convention Ramsar.
09:20 - 09.40 Programme des eaux vivantes du Fonds Mondial pour la Nature (WWF): les activités de Ramsar liées à l'Afrique spécialement en appui aux bassins hydrologiques internationaux (rivières, lacs ) par M. Denis Landenbergue du WWF
09:40 - 10:00 L'importance des principaux bassins hydrologiques, les perspectives de leur conservation et utilisation durable : le cas du bassin du lac Tchad par M. Tam Lambert, Secrétaire Exécutif Adjoint de l'Autorité du Bassin du Lac Tchad.
10:00 - 10:15 Discussion
10:15 - 10:45 Pause café
10:45 - 11:15 La stratégie des zones humides dans le NEPAD, plans d'action et projets pilotes par Anada Tiéga
11:15 - 11:35 Rôle et responsabilités des parlements africains dans le processus du NEPAD par l'Honorable Halifa Sallah, Minority Leader National Assembly, Gambia.
11:35 - 12:30 Discussion
12:30 - 14: 00 Déjeuner
Session III: Options et opportunités pour la conservation et la gestion durable des zones humides
14:00 - 14:20 Importance des grands bassins hydrologiques et perspectives pour leur conservation et gestion durable le cas du fleuve Niger, par le Secrétaire Exécutif de l'Autorité du Bassin du Niger, Mr. Muhammad Bello Tuga.
14:20 - 14:40 Projets en cours d'exécution ou en préparation , leur importance dans la lute contre la pauvreté, de contribution à la sécurité alimentaire, d'approvisionnement en eau et assainissement, de lutte contre la désertification et dans le développement économique: le cas du fleuve Sénégal, par le Secrétaire Exécutif de l'OMVS
14:40 - 15:00 Rôle
et responsabilités des parlements africains en appui aux zones humides
comme outil de développement et de conservation de la biodiversité
par Anada Tiéga et Abou Bamba.
15:00 - 15:45 Discussion
15:45 - 16:15 Pause café
16:15 - 17:15 Session VI: Conclusions et recommandations de la réunion
17 :15 - 18h15 Cérémonie de clôture
Fin de la réunion
18:15 - 18:45 Conférence de presse avec le Dr. Peter Bridgewater, Secrétaire Général de la Convention Ramsar
Annexe 4 - Motion de remerciement / Vote of Thanks
|
Dear Sir / Madam, This to thank you one more time for your participation to the first parliamentarians' workshop held in Cotonou, Benin from the 27-28 November 2003, Cotonou, Benin. Please to note that we highly appreciated the quality of the presentations and your participation to the debate. We hope to count on your engagement for the upcoming activities of the African parliamentarian's network that you initiated in Cotonou. Sincerely Abou Bamba |
Monsieur / Madame, Ceci pour vous réitérer nos sincères remerciements pour votre participation à la première réunion des Parlementaires africains sur les zones humides en Afrique occidentale et centrale qui s'est tenu du 27 au 28 novembre 2003 à Cotonou. Sachez que nous avons hautement apprécié la qualité de vos interventions et de votre participation au débat. Nous espérons pouvoir compter sur votre engagement dans les activités du réseau des parlementaires que vous avez initié à Cotonou. Tout en vous remerciant une fois de plus nous vous prions de bien vouloir recevoir l'expression de notre profonde gratitude. Par ailleurs, nous vous informons que la version finale de la déclaration et le rapport de la réunion vous seront acheminés sous peu par Madame Hamza. Abou Bamba |
ABE : Agence Béninoise de l'Environnement
CBLT : Commission du Bassin du Lac Tchad
CEMAC : Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale
ECOWAS : Economic Community of West African States
IEPF : Institut de l'Energie et de l'Environnement de la Francophonie
NBA : Niger Basin Authority
NEPAD : Nouveau Partenariat pour le Development de l'Afrique
OMVS : Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal
REDDA : Réseau pour l'Environnement et le Development Durable en Afrique
UICN : World Conservation Union
WWF : World Wildlife Fund
Allocution de Bienvenue du Ministre de l'Environnement, de l'Habitat et de l'Urbanisme
Honorable Monsieur le Premier
vice-Président de l'Assemblée Nationale du Bénin,
Honorable Messieurs les Présidents des Commissions des Groupes Parlementaires,
Honorables Députés,
Monsieur le Secrétaire Général de la Convention de Ramsar,
Monsieur le Coordonnateur Régional de la Convention Ramsar pour l'Afrique,
Monsieur le Coordonnateur du Réseau pour l'Environnement et le Développement
Durable en Afrique,
Chers Invités,
Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi de vous souhaiter au nom du Gouvernement béninois et en mon nom propre, la bienvenue au Bénin.
C'est avec un réel plaisir et un sentiment de pleine satisfaction que je prends la parole ce jour, jeudi 27 novembre 2003, dans le cadre du démarrage de la première rencontre des parlementaires africains sur les zones humides en Afrique Occidentale.
Cette réunion constitue un signe fort d'encouragement du Bureau de la Convention Ramsar à l'endroit de la République du Bénin pour ses efforts dans la mise en uvre d'une politique en faveur de la gestion durable des zones humides.
Ce signe vient renforcer
le certificat d'excellence décerné à notre pays par le
Bureau de la Convention de Ramsar et l'Union Mondiale pour la Nature (UICN),
à l'occasion de l'année internationale de l'eau et du cinquième
congrès mondial sur les parcs tenue à Durban en Afrique du Sud,
en septembre 2003.
Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,
Après la 8ème conférence des parties à la Convention de Ramsar, tenue à Valence (Espagne) en novembre 2002, dont le thème portait justement sur l'eau et la culture, la présente initiative du Bureau de la Convention témoigne de la nécessité d'attirer la bienveillante attention des décideurs que nous sommes, sur le rôle central que joue les écosystèmes humides dans la conservation de la vie, la fourniture des ressources de base pour la réduction de la pauvreté et l'accomplissement des objectifs du NEPAD.
En effet, serait-il utile de rappeler à votre auguste assemblée les fonctions essentielles jouées par les écosystèmes humides et qui sont entre autres :
Ainsi, paraphrasant le
slogan de la journée mondiale des zones humides de 2003 je pourrais dire
''Pas de zones humides pas d'eau et pas de vie''.
Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,
La majorité des pauvres vivent directement des ressources naturelles et notamment des écosystèmes humides. L'atteinte des objectifs de réduction de la pauvreté, à travers la mise des programmes nationaux et régionaux (NEPAD) est fondamentalement tributaire de la politique de gestion et de conservation des zones humides.
C'est pour cette raison que le Bénin à l'instar des pays en développement, soucieux de protéger ses ressources naturelles et de lutter contre la pauvreté a adhéré à la Convention de Ramsar et classé des portions de son territoire comme sites d'importance internationale pour lesquels il s'engage à mettre en uvre des méthodes et mécanismes de gestion rationnelle.
Mais vous conviendrez avec moi qu'au-delà des réalités nationales, nos pays partagent des ressources naturelles communes (eaux continentales et marines, forêts, parcs et réserves naturelles) ainsi que des mécanismes institutionnels et espaces de développement communautaire (CEDEAO, CEAC, CILSS) dont la gestion doit nécessairement prendre en compte les préoccupations de protection de l'environnement. A cet effet, les efforts doivent donc être menés aussi bien au niveau national que sous régional pour partager les expériences et les bonnes pratiques.
Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,
La responsabilité de la gestion durable des zones humides est donc partagée et se doit d'être cohérente depuis le niveau communautaire local jusqu'au niveau international.
A cet égard, l'élaboration de législations adéquates ainsi que l'allocation de ressources budgétaires conséquentes pour l'intégration des préoccupations claires de conservation de la santé des écosystèmes humides constituent deux aspects clés pour la mise en uvre d'une politique de développement durable.
Ainsi vos contributions spécifiques dans le domaine en synergie avec les efforts des gouvernements seront les gages d'une action efficace pour la conservation de ces ressources naturelles primordiales pour la survie des populations.
C'est pour cela que la présente réunion qui débute ce jour constitue pour le gouvernement du Bénin, et certainement pour tous les gouvernements de l'Afrique, le signal d'une volonté des acteurs que vous êtes, d'élargir encore une fois l'éventail de vos efforts pour le renforcement des bases du développement dans nos pays respectifs et dans notre sous région.
Mesdames, Messieurs, les Députés accordez-moi l'insigne faveur de saisir l'occasion pour présenter les félicitations du peuple béninois à Monsieur Peter Bridgewater pour sa nomination au poste de Secrétaire Général de la Convention de Ramsar, à Monsieur Abou Bamba pour sa nomination comme coordonnateur de la Région Afrique au Bureau de la Convention de Ramsar et à Monsieur Anada Tiéga pour tout ce qu'il a fait à la tête de la Région Afrique. Je lui souhaite du succès dans ses nouvelles fonctions au Bassin du Lac Tchad.
Enfin, je souhaite que votre séjour à Cotonou, capitale économique du Bénin, située dans le site Ramsar d'importance international nº 1017 soit des plus agréables.
Bienvenue à tous, Welcome to all of you,
Je vous remercie.
Allocution prononcée par M. Abou Bamba, Coordinateur du Réseau pour l'environnement et le developpement durable en Afrique (REDDA)
Excellence, Monsieur le
Président de l'Assemblée Nationale de la République du
Bénin,
Excellence, Monsieur le Ministre de l'Environnement et du Cadre de Vie,
Monsieur le Secrétaire Exécutif de la Convention Ramsar sur les
Zones Humides,
Honorables Députés des parlements d'Afrique de l'ouest et du Centre,
Distingués représentants des Institutions sous-régionales,
Mesdames et Messieurs de la presse,
Eminents délégués et participants,
Mesdames et Messieurs,
C'est pour moi un insigne honneur et un grand privilège de prendre la parole aujourd'hui dans le cadre de cette première réunion des parlementaires d'Afrique de l'Ouest et du Centre sur le thème : l'Eau, les Zones Humides et la Convention de Ramsar: enjeux de développement et de conservation de la nature en Afrique Occidentale et Centrale. Je tiens tout d'abord à exprimer mes sincères remerciements au Secrétariat de la Convention RAMSAR sans lequel cette réunion n'aurait pu se tenir, à l'Assemblée Nationale, au Gouvernement et au peuple du Bénin pour avoir accepté d'abriter cette rencontre et pour toute l'hospitalité dont nous avons été l'objet depuis notre arrivée. Je voudrais également adresser mes remerciements aux différentes institutions sous-régionales d'Afrique de l'ouest et du Centre, l'UEMOA, la CEMAC et la CEDEAO pour avoir compris l'importance d'une telle rencontre et d'y avoir dépêché des représentants. Je tiens aussi à exprimer ma gratitude aux diverses organisations sous-régionales et régionales des bassins de fleuves et lacs qui, par leurs efforts et leur engagement continus, veillent malgré les maigres moyens à leur disposition à la conservation des zones humides sur le continent. Je tiens aussi à exprimer ma gratitude à l'ensemble des honorables députés, membre des parlements d'Afrique de l'Ouest et du Centre qui ont bien voulu accepter notre invitation et rehausser de leur présence cette cérémonie. Je voudrais enfin adresser mes sincères remerciements à S.E.M. IDJI Kolawolé Président de l'Assemblée Nationale de la République du Bénin et au Ministre de l'Environnement et de l'Habitat qui n'ont ménagé aucun effort pour nous soutenir dans l'organisation de cette réunion.
Excellences, Eminents délégués et participants,
J'aimerais partager aujourd'hui avec vous dans mes remarques liminaires nos idées sur les défis auxquels notre région est confrontée au plan de la mise en valeur et de l'utilisation des ressources en eau et des zones humides en particuliers, de même que sur certaines des mesures que nous devons envisager pour assurer leur utilisation durable. Je voudrais également vous exposer brièvement le rôle que pourraient jouer les parlementaires pour renforcer ces mesures.
Selon les statistiques
mondiales, les ressources en eau douce disponibles par habitant enregistrent
dans le monde une baisse constante et représentent de nos jours près
de la moitié du niveau disponible en 1970. Cette tendance non seulement
illustre le caractère limité de ce bien essentiel, mais pourrait
bien annoncer une crise de l'eau dans les prochaines décennies. En Afrique,
la disponibilité d'eau douce est fortement tributaire de la pluviométrie
et varie considérablement et paradoxalement d'une partie de notre vaste
continent à l'autre. Comme le montrent clairement les tragiques inondations
récentes au Mozambique et la sécheresse qui frappe la Corne de
l'Afrique, une pluviométrie trop importante ou insuffisante peut avoir
des conséquences catastrophiques pour nos pays.
Alors que les ressources en eau douce sont faibles sur le continent par rapport à celles d'autres continents, moins de 5 pour cent sont utilisés chaque année pour la consommation et à des fins agricoles et industrielles. Ainsi, près des deux-tiers de la population rurale et le quart de la population urbaine n'ont toujours pas accès à l'eau potable. De même, les superficies irriguées représentent au total moins de 25 pour cent du potentiel existant. L'hydroélectricité, malgré l'immense potentiel, représente pour sa part moins de 5 pour cent de l'électricité produite.
En dépit du niveau d'utilisation relativement faible des ressources en eau sur le plan régional, il est évident que certains de nos pays commencent à connaître de sérieux déficits d'eau dus à une croissance démographique galopante, à un très fort exode rural et à la dégradation de l'environnement. On estime actuellement que 14 pays africains sont confrontés à une pénurie d'eau. Ce nombre devrait atteindre 25 à l'horizon 2025 si cette tendance devait se poursuivre. Les pays africains devront, de toute urgence, relever ce défi, pour éviter que le déficit d'eau ne devienne un obstacle de taille au développement économique et à la réduction de la pauvreté. La majeure partie des ressources en eau de la région étant partagée entre les pays, il est tout aussi essentiel d'élaborer et de mettre rapidement en place des systèmes qui permettent leur gestion efficace et équitable.
Excellences, Eminents délégués et participants,
Pour formuler et appliquer un programme de mise en valeur et d'utilisation efficace des ressources en eau et des zones humides, nous pensons que nos pays devraient envisager un ensemble de mesures connexes. Permettez-moi à ce sujet d'examiner plus en détail un certain nombre d'entre elles.
Il faudrait, tout d'abord, élaborer des politiques nationales et régionales de gestion intégrée des ressources en eau. La conception et l'application de telles politiques nécessitent la prise en compte des besoins économiques, sociaux et environnementaux, dans le cadre d'une structure institutionnelle et technique appropriée. Cette approche intégrée nécessitera l'adoption d'une structure de gestion globale au niveau des bassins hydrographiques ainsi que la participation des parties prenantes au processus de prise de décision y compris et surtout les parlementaires, représentants des peuples.
Etant donné qu'une forte proportion des ressources en eau de l'Afrique est partagée entre un certain nombre de pays, leur gestion intégrée requiert une approche de la planification et de la mise en uvre qui prend en compte l'ensemble du bassin. Cette approche nécessite de la part des Etats concernés une coopération étroite dans le domaine de l'utilisation des ressources, de l'harmonisation de la structure institutionnelle et de la mise en uvre conjointe des programmes de développement et des conventions pertinentes. L'exploitation en commun des ressources en eau partagées devraient faire partie intégrante des efforts de coopération et d'intégration régionales, c'est justement ce nous observons aujourd'hui dans la stratégie sur les zones humides du NEPAD.
L'élaboration de politiques efficaces nécessitera une connaissance suffisante des ressources en eau disponibles, de la demande et de l'utilisation pour les besoins économiques et environnementaux. Bon nombre de nos pays ne disposent même pas de données de base. Il est donc essentiel de renforcer la base de connaissances grâce à l'utilisation de la technologie et d'autres mesures appropriées. Je voudrais souligner que ce domaine constitue l'un de ceux où l'assistance technique de nos partenaires au développement pourrait effectivement s'avérer d'une très grande utilité.
Nos institutions nationales
et régionales devront également faire l'objet de réformes
et être renforcées en vue de la mise en uvre efficace de
nouvelles politiques. Dans nombre de nos pays, les efforts déployés
par le passé se sont traduits par la prolifération et la fragmentation
des institutions chargées des divers aspects de la gestion des ressources
en eau. L'expérience a montré qu'il était important et
nécessaire d'adopter une approche intégrée et à
long terme. A cet égard, outre le renforcement et la consolidation des
institutions, il est aussi essentiel de réviser les politiques de ressources
humaines et le régime des fonctions publiques afin de développer
et de conserver les compétences techniques nécessaires.
La mise en valeur et l'utilisation des ressources en eau nécessiteront la mobilisation de ressources financières considérables pour financer les investissements nécessaires. Compte tenu des sérieuses contraintes budgétaires auxquelles sont confrontés de nombreux gouvernements, il est indispensable de créer de nouveaux partenariats entre secteurs publics et privés pour permettre de mobiliser des ressources du secteur privé et pour réhabiliter et mettre conjointement en valeur les infrastructures nécessaires. D'importantes initiatives ont été prises dans certains pays pour promouvoir de tels partenariats, ce qui pourrait servir d'exemple utile à d'autres pays. Je voudrais souligner à cet égard que ces partenariats nécessitent l'adoption d'un nouveau cadre de politique économique, prévoyant notamment le recouvrement intégral du coût des services d'approvisionnement en eau, en tenant dûment compte de l'équité sociale. Il faut ajouter à cela, la toute prochaine table-ronde des bailleurs de fonds de la composante environnementale du NEPAD qui abordera aussi les questions relatives au financement du programme sur les zones humides.
Dans le cadre de tous les efforts déployés pour une gestion efficace des ressources en eau et des zones humides, il importe de prendre pleinement en compte les considérations environnementales et d'en faire une partie intégrante du système. Permettez-moi de souligner à cet égard que la dégradation de l'environnement constitue effectivement l'une des principales causes des problèmes de gestion des ressources en eau que connaît un certain nombre de pays. Pour inverser cette tendance on pourrait envisager diverses mesures au nombre desquelles figurent l'affectation d'une quantité d'eau suffisante pour satisfaire les besoins environnementaux, l'adoption d'une gestion appropriée de l'environnement et la prévention des pratiques nuisibles à l'environnement. La convention sur les zones humides ou convention Ramsar, la plus anciennes (1971) des principaux accords multilatéraux sur l'environnement, prévoit dans le cadre de son plan stratégique 2003-2007, une gestion durable et environnementale des zones humides qui tiendrait compte de la satisfaction des besoins des communautés. C'est ce qui doit tous nous motiver ici, satisfaire les besoins de nos communautés et réduire la pauvreté endémique sur le continent. C'est le seul combat qui mérite d'être mené !
Excellences, Eminents délégués et participants,
Les importants défis auxquels nos pays sont actuellement confrontés en matière de gestion de l'eau commencent à nécessiter des réactions vigoureuses. Les gouvernements, les organisations de la société civile et les institutions privées expriment de vives préoccupations. Les activités des organisations communautaires et des ONG, dont le REDDA, emmènent les populations à prendre de plus en plus conscience des enjeux. Les gouvernements commencent aussi à adopter une approche plus intégrée du problème. En outre, on comprend mieux aujourd'hui le caractère transfrontalier des ressources en eau, et un certain nombre d'accords de coopération ont été adoptés. On se rend donc de plus en plus compte de la nécessité de prendre des initiatives de grande envergure dans ce secteur.
Aussi encourageantes que soient ces réactions, il importe que nos pays aillent encore plus loin et adoptent un cadre intégré pour la gestion des ressources en eau. Un tel cadre devrait reconnaître le caractère limité des disponibilités en eau, le rôle fondamental de celles-ci dans la nature et la nécessité d'une gestion viable à long terme. Cela s'avère essentiel si nous voulons utiliser cette ressource vitale d'une manière qui nous permette de réaliser les objectifs économiques, sociaux et environnementaux que nous nous sommes fixés. Nous ne doutons pas qu'en définissant des directives précises et des recommandations visant à résoudre les problèmes liés à la gestion durable des ressources en eau et des zones humides, les parlementaires africains joueront un rôle de premier plan dans les efforts déployés aux plans national et régional. Ils devraient constituer également un point de ralliement pour un engagement des gouvernements africains et de toutes les autres parties prenantes. Je voudrais à cet égard noter, qu'il importe au plus haut point d'intégrer pleinement les considérations de genre dans tous les efforts déployés dans le cadre de la gestion des ressources en eau, pour en assurer la durabilité.
Excellences, Eminents délégués
et participants,
Nous sommes à l'aube d'un nouveau siècle et d'un nouveau millénaire au cours desquels la demande croissante d'eau, de nourriture et d'énergie pour satisfaire les besoins d'une population en expansion nécessite une exploitation plus complète de cette ressource. Nous ne devons cependant pas oublier qu'il y a des limites évidentes à cette exploitation. Ces limites ne sont pas seulement fixées par la disponibilité des ressources, mais aussi par les besoins d'autres systèmes naturels dont la satisfaction permet de maintenir l'équilibre écologique nécessaire. L'eau est une ressource limitée faisant l'objet de demandes concurrentes et conflictuelles. Sa gestion judicieuse sera indispensable pour éviter que nos pays ne soient confrontés à de terribles catastrophes. Nous devons par conséquent uvrer pour un avenir caractérisé par la gestion durable de l'eau et la conservation des zones humides au plan de la qualité et de la quantité, et son accès équitable par tous, pour la satisfaction des besoins essentiels.
Même si l'amélioration de la gestion des ressources en eau et des zones humides constitue une tâche gigantesque, nous pouvons y faire face en conjuguant nos efforts. Nous nous félicitons de la présence ici de parlementaires africains intéressés par la problématique de l 'eau et des zones humides et qui à l'issue de cette rencontre, nous en sommes persuadés, apporteront leur soutien à l'élaboration d'une vision Africaine de l'eau et des zones humides par les organismes africains régionaux et sous-régionaux ainsi que par nos partenaires au développement dont la convention sur les zones humides. Cet engagement sera essentiel pour aider nos pays à construire une Afrique offrant à tous une véritable sécurité hydrique.
Je vous remercie pour votre aimable attention.
Discours de Monsieur Peter Bridgewater, Secrétaire Exécutif de la Convention Ramsar
Hon Représentant du Président de l'Assemblée Nationale , Représentant du Ministre de l'Environment et de Urbanisme de la République du Bénin, Distinguished Guests, Ladies and Gentlemen, Friends and Colleagues
It is a really great pleasure for me to be in Bénin, for the first time, and indeed in this part of Africa. The richness of your biological and cultural diversity is legendary, and thus it is really wonderful to see this meeting being held here, with such a high-level attendance!
Firstly I must pay tribute to the former senior Advisor for Africa, Anada Tiéga for conceiving of this meeting, and to his successor, Abou Bamba, for actually carrying it out! And I want also to thank Nassima Aghanim and Marcel Baglo, the local organiser, for their help in making sure the meeting has happened smoothly. And finally the Swedish Government for providing the bulk of the funding needed to make this exercise happen!
You will have plenty of time to hear in detail and discuss the power and potential of our Convention in the next days. But I want to make just a few introductory remarks, if for nothing else but to show the direction I see the convention developing, with the support of the Contracting parties. And i do so knowing that in two years time we Will have just concluded our first Conference of the Parties on this continent, in Kampala Uganda. This meeting is even timelier, therefore, as we lead up to that event.
Firstly i think we should see Ramsar as A CONVENTION FROM THE PAST, FOR THE FUTURE.
Why?
The Convention on Wetlands of International Importance especially as Waterfowl Habitat, more generally abbreviated now as the Convention on Wetlands (Ramsar, Iran, 1971), or even more simply the Ramsar Convention, was one of the first international rights documents on the environment. Adopted in 1971, in Ramsar (Iran), the convention first came into force on the 21st of December of 1975. As of November 2003 has 138 Contracting Parties, with 3 more in an advanced stage of adhesion, and more in the early stages.
Although initially the Convention had, as its main objective, the conservation of waterfowl through the preservation of their feeding and breeding habitats, this priority has slowly shifted to a wider focus on wetlands as a special ecosystem. This shift is partly because of the adoption of the Convention on Migratory Species (CMS, Bonn) in 1983, and partly because of increasing global concern on the availability and purity of the world's water supplies. The Ramsar Convention has thus progressively evolved toward a more generic management of wetlands. Even the wetland types actively considered by the Convention have become more extensive, including ecosystems ranging from peatlands, to swamps, to marine coastal ecosystems up to a depth of 6m, and even the ice fields, from melting glaciers.
The Ramsar Convention is currently one of a group of international agreements engaged in biodiversity conservation and use, and especially in promoting integrated management of ecosystems. The Convention delivers its results through 3 pillars: Listed sites, the wise use of wetlands and International co-operation. While emphasis is often placed on the listed sites, the importance of the other 2 pillars is now paramount, especially as we move to new strategies for seeing wetlands as key to poverty alleviation.
Because of its establishment before the Stockholm Global meeting on the environment, Ramsar has never been formally part of the UN system. However, UNESCO is the legal depositary of documents of adhesion of all contracting Parties. By agreement of all Contracting parties the World Conservation Union (IUCN) provides Financial and human resource services, for the secretariat, in consultation with the Secretary-general, as well as the Secretariat Headquarters space.
In recent years, and particularly after the World Summit on Sustainable Development (Johannesburg, 2002), it has become clear that water is one of the most important resources of the planet, yet also one of the most under pressure. There is thus a necessity for a more co-ordinated global management of water resources - and the Ramsar Convention appears as the most relevant existing international agreement to deal with this new and increasing responsibility.
The secretariat, working with bi- and Multilateral funding agencies, aims to provide support for capacity building in developing countries. While Contracting parties are the "owners" of the Convention in every sense, Ramsar is unusual in that historically the scientific community and the key NGO's of WWF, Birdlife International and Wetlands International, as well as the IUCN all played a central role in the creation and early development of the convention. Even today they are regarded as key partners in areas of Capacity Building, and the provision of objective advice on the prosecution of the Convention.
Contracting parties are obliged to designate one wetland of international importance as part of the process of adhesion, although many contracting parties list rather more. They also agree to try to ensure in their national management and development plans equilibrium between human development and conservation of wetlands - and more broadly, of water as a natural resource; in other words: sustainable development.
This is why the Ramsar Convention recognizes and promotes economic and cultural
values of wetlands, either through direct exploitation (fisheries, hunting,
pharmaceutical use of some plant species, extraction of mineral water or of
salt in coastal ecosystems, etc.) or indirect exploitation (through the use
of water for energy generation, for example). Finally, the Ramsar Convention
recognizes the importance of the Ecosystem Approach adopted by the Convention
on Biological Diversity - and we work very closely with that Convention to deliver
globally important outcomes for wetland biodiversity.
In 2002 UN secretary general Koffi Annan identified a set of 5 key issues as needing special focus at the WSSD in August 2002. These issues were known as WEHAB, for Water, Energy, Health, Agriculture and Biodiversity. Wetlands actually "open and close" this set of key issues, and logically have a great importance in any and every one of these 5 issues. So, what is important about the key WEHAB issues? Some statistics:
" Four out of every
10 people currently live in river basins experiencing water scarcity. By 2025
nearly 50% of the worlds population will face water scarcity;
" Over-pumping by farmers of groundwater exceeds natural recharge rates
by at least 160 billion cubic metres a year;
" Water losses in irrigated agriculture account for 25 - 40% of the water
used;
" At any one time half the worlds hospital beds are occupied by patients
suffering from water borne diseases;
" More than 50% of the worlds wetlands have been drained, and populations
of inland water and wetland species have declined by 50% between 1970 and 1999;
" Roughly one-third of the world coral reef systems have been destroyed
or highly degraded;
Theses statistics underline the interlinkages between all elements of WEHAB. And although the traditional view of the Ramsar convention is that it is about keeping places for migratory waterfowl, it is now seriously addressing all of the issues. Ramsar thus has clear responsibility to help deliver positive outcomes globally, and is now centre stage in the suite of mechanisms for global environmental governance involving water and biodiversity.
For all of these reasons the Secretariats of the Ramsar convention and the UNFCCC and UNCCD are developing joint programmes and activities, as endorsed by the Parties to the three conventions. This is one area where the development of synergies at all levels from national to Global is key to helping manage the most serious issue of this century. And it is where you can help take this message to government.
The last CoP, held in Valencia in 2002, was a critical meeting for the convention, as it sought to realise its role in the challenges ahead. In effect the Convention changed gear and moved to a new paradigm, where wetlands were seen as part of the interlinked issues including the production, protection and purification of water sources for the world. And so, the designation of new wetlands of international importance is made especially relevant only if part of a better wetland management strategy for the whole of the Countries wetland resources.
In a world with such a paradigm shift, the task for wetland managers will be not only to manage carefully their wetlands, but also to ensure the surrounding land or seascape is managed appropriately - which means managing people as part of the management of water and biodiversity.
Certainly the Secretariat of the Ramsar convention, and I am sure the contracting parties themselves are ready for this challenge!
Finally, let me emphasise
again the importance in bring you all together, and close by wishing us all
a very productive 2 days!
Pour
tout renseignement, contactez: Secrétariat de la Convention de
Ramsar, Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41 22 999 0170,
fax +41 22 999 0169, e-mail ramsar@ramsar.org
). Publié le 13 janvier 2004, Dwight Peck, Ramsar.