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Quatrième réunion du Comité pour les zones humides méditerranéennes

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DOC. MC4.17

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Quatrième réunion du Comité pour les zones humides méditerranéennes
Sesimbra, Portugal, 20 au 23 mai 2001

Conclusions

Le Comité pour les zones humides méditerranéennes (MedWet/Com), à sa quatrième réunion, tenue à Sesimbra, Portugal, du 20 au 23 Mai 2001,

et composé des représentants officiellement désignés par 20 pays (Albanie, Algérie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, Égypte, Espagne, ex-République yougoslave de Macédoine, France, Grèce, Italie, Liban, Maroc, Portugal, Slovénie, Syrie, Tunisie, Turquie et Yougoslavie), l’Autorité palestinienne, la Commission européenne, le Programme des Nations Unies pour l’environnement – Unité de coordination du Plan d’action pour la Méditerranée (Convention de Barcelone, CAR-ASP), le Bureau de la Convention de Ramsar et les sept organisations suivantes travaillant à des questions relatives aux zones humides méditerranéennes : BirdLife International, Centre grec pour les biotopes / zones humides, UICN – Union mondiale pour la nature, Station biologique de la Tour du Valat (France), Sede para el Estudio de los Humedales Mediterráneos de l’Université de Valence – SEHUMED (Espagne), Wetlands International, et Fonds mondial pour la nature – WWF.

POINTS GÉNÉRAUX :

1. ACCUEILLE AVEC SATISFACTION la présence, à la séance d’ouverture de la réunion, de M. Pedro Silva Pereira, secrétaire d’État à l’Aménagement du territoire et la Conservation de la nature du Portugal, de M. Carlos Guerra, Président de l’Instituto da Conservação da Natureza (ICN) et de M. Amadeu Penin, maire de Sesimbra.

2. NOTE l’intérêt croissant que portent à l’Initiative pour les zones humides méditerranéennes (MedWet) les pays méditerranéens, mais aussi de nombreuses organisations intergouvernementales et non gouvernementales et de centres pour les zones humides, comme l’atteste la participation de 32 délégués représentant des membres du Comité à cette quatrième réunion de MedWet/Com à Sesimbra, et regrette qu’Israël, la Jordanie, la Libye, Malte, Monaco, la Convention de Berne (Conseil de l’Europe) et le PNUD n’aient pu s’y joindre.

3. SE FÉLICITE de la participation d’observateurs de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, d’organisations non gouvernementales portugaises et d’intervenants invités.

4. SAIT GRÉ à la Commission européenne de sa participation durable et active, et exprime le vœu que de nouveaux efforts seront déployés pour renforcer la collaboration de MedWet avec la Commission, dans le but de mieux utiliser les instruments existants de la CE en faveur de la conservation et de l’utilisation durable des zones humides de la Méditerranée, notamment le Programme d’action prioritaire à court et à moyen terme pour l’environnement (SMAP), LIFE-Nature et LIFE-Pays tiers, et PRIE le Coordonnateur MedWet et le Secrétaire général de la Convention sur les zones humides de redoubler d’efforts à cette fin.

5. EXPRIME sa profonde gratitude au gouvernement du Portugal, et particulièrement à l’ICN, Instituto da Conservação da Natureza, qui ont accueilli généreusement la réunion à Sesimbra et pris en charge la participation des délégués de plusieurs pays méditerranéens et PREND NOTE AVEC SATISFACTION des assurances données par le secrétaire d’État concernant les efforts croissants du gouvernement du Portugal en faveur de l’utilisation rationnelle des zones humides, de son soutien réitéré à l’Initiative MedWet et de l’établissement, dans un proche avenir, d’un centre portugais pour les zones humides.

POINTS DE L’ORDRE DU JOUR :

Le Comité pour les zones humides méditerranéennes, après avoir étudié les documents de travail de la réunion et débattu des points de l’ordre du jour en séances plénières et en ateliers :

6. EXPRIME sa satisfaction pour le travail réalisé dans le cadre de l’Initiative MedWet depuis avril 2000, et présenté en détail dans les rapports « De Djerba à Sesimbra : rapport de l’Initiative MedWet, avril 2000 à avril 2001 » [DOC MC4/02], et « Suivi des conclusions de MedWet/Com3 » [INFO MC4/13].

7. PREND NOTE AVEC SATISFACTION de la décision du Comité permanent de Ramsar, prise en octobre 2000, d’accepter la proposition généreuse de la Grèce de financer et d’accueillir l’Unité de coordination MedWet pour la période intérimaire 2001-2002 ainsi que l’offre tout aussi généreuse de l’Espagne de détacher une personne auprès de l’Unité ; PREND NOTE du rapport du Secrétaire général de la Convention sur les zones humides concernant les progrès réalisés en vue de la mise en place de l’Unité ; et RECOMMANDE VIVEMENT à toutes les parties concernées de procéder rapidement au recrutement du nouveau Coordonnateur MedWet et à l’établissement de l’Unité [Point 2.1 de l’ordre du jour].

8. EXPRIME SA PROFONDE SATISFACTION à M. Thymio Papayannis, ancien Coordonnateur MedWet , pour sa contribution durant les 10 premières années de MedWet et sa volonté d’assurer la continuité de la coordination de MedWet durant le premier semestre de 2001 et la transition en douceur vers la nouvelle Unité de coordination.

9. DÉCIDE d’examiner, à la prochaine réunion de MedWet/Com, une proposition de révision du Règlement intérieur afin de permettre la nomination de membres d’honneur de MedWet/Com et, entre-temps, DÉCIDE AUSSI d’inviter M. Thymio Papayannis à poursuivre sa participation à l’Initiative MedWet et à assister aux réunions de MedWet/Com en qualité d’observateur.

10. PREND NOTE des importants progrès accomplis en vue d’établir le réseau MedWet Régions avec la contribution très précieuse de la Tour du Valat et l’appui financier du gouvernement de la France, des régions Languedoc-Roussillon, îles Baléares et Andalousie et de la Fondation Sansouire ; et ENCOURAGE l’Unité de coordination MedWet ainsi que tout membre de MedWet/Com qui s’y intéresse à travailler avec diligence à l’établissement des deux autres réseaux approuvés lors de MedWet/Com3, à savoir MedWet Sites et MedWet ONG [Point 2.2 de l’ordre du jour] (voir aussi paragraphes 19.4 à 19.6).

11. FÉLICITE l’Albanie, la Grèce et l’ex-République yougoslave de Macédoine pour les progrès de l’établissement du Comité de coordination du Parc transfrontière de Prespa, avec la participation de représentants des gouvernements, des collectivités locales et d’ONG, ainsi que de Ramsar / MedWet, et pour le lancement des premières activités communes concrètes ; et ENCOURAGE l’Unité de coordination MedWet à continuer de soutenir cette initiative [Point 2.3a de l’ordre du jour].

12. NOTE la mise en œuvre satisfaisante du projet MedWetCoast et ENCOURAGE les membres de MedWet/Com à redoubler d’efforts pour assurer son plein aboutissement [point 2.3b de l’ordre du jour] ; NOTE EN OUTRE l’intention de l’Algérie, de la Syrie et de la Turquie de s’associer à MedWetCoast en entreprenant des activités similaires et ENCOURAGE tout effort visant à mettre sur pied des projets parallèles pertinents dans ces trois pays.

13. PREND NOTE AVEC SATISFACTION du déroulement général des activités et projets relatifs à MedWet, sous la direction des trois centres qui constituent le Réseau technique MedWet, à savoir EKBY, SEHUMED et la Tour du Valat, ainsi que par d’autres membres de MedWet/Com, et, en particulier, des activités décrites durant la quatrième réunion de MedWet/Com, notamment [Point 2.3 de l’ordre du jour] :

14.    PREND AUSSI NOTE AVEC SATISFACTION que trois centres pour les zones humides (EKBY, SEHUMED et Tour du Valat), au sein de la structure de l’Initiative MedWet, se sont engagés à apporter leur appui aux questions techniques et scientifiques et à l’élaboration et la coordination des projets définis dans le Plan de travail MedWet 2001-2002. Cet appui sera fourni conjointement, dans le cadre de la collaboration avec l’Unité de coordination MedWet et le Bureau Ramsar.

15. PREND ENFIN NOTE AVEC SATISFACTION des progrès réalisés pour parfaire et mettre en œuvre le Système d’inventaire MedWet, ainsi que pour établir le Groupe de travail inventaire (GTI) de MedWet, composé de ICN, EKBY, la Tour du Valat, SEHUMED, Wetlands International et l’Unité de coordination MedWet, sous la direction d’ICN-Portugal, et une Unité technique pour la Base de données MedWet (UT) sise à EKBY, selon un cahier des charges spécifique (voir annexe 2) ; et PRIE INSTAMMENT tous les partenaires concernés d’œuvrer à un inventaire exhaustif et compatible de toutes les zones humides méditerranéens à l’horizon 2010 [Point 2.4 de l’ordre du jour];

16. CONSIDÈRE que la signature, en début d’année, d’un mémorandum de collaboration entre le Bureau Ramsar et l’Unité de coordination du Plan d’action pour la Méditerranée (PNUE), est un événement de grande importance ; NOTE qu’il s’agit du début d’une collaboration concrète ; et PRIE INSTAMMENT les deux secrétariats de renforcer, à travers MedWet et le CAR/ASP, les liens opérationnels entre la Convention de Barcelone et la Convention de Ramsar.

17. ENCOURAGE la participation de MedWet aux questions liées à l’eau, en particulier dans le contexte du Partenariat mondial pour l’eau en Méditerranée, et RECOMMANDE sa participation active au partenariat établi dans un premier temps dans le contexte de MEDTAC (Comité consultatif technique méditerranéen) puis de son successeur, GWP-Med.

18. ADOPTE les suggestions contenues dans l’annexe I du document de travail sur le nouveau Plan stratégique Ramsar et les spécificités méditerranéennes [DOC MC4/ 03.I] et INVITE les membres à transmettre leurs commentaires au Bureau Ramsar avant le 15 Avril 2001 [Point 3.1 de l’ordre du jour].

19. ACCEPTE les priorités proposées dans le plan de travail MedWet 2001-2002 [DOC MC4/04], avec les modifications et les ajouts suivants [Point 3.2 de l’ordre du jour]:

Travail institutionnel et administratif

19.1 ÉTABLIT que la première priorité consiste à assurer le fonctionnement futur de l’Unité de coordination MedWet. Afin d’atteindre cet objectif, il a été convenu qu’il importe de définir, à long terme, la mission, le fonctionnement, le budget et le financement de l’Unité de coordination de MedWet. À cet effet, MedWet/Com PRIE le Bureau Ramsar de fournir à tous les membres de MedWet/Com, avant le 30 juin 2001, des informations plus détaillées et plus étayées sur ses propositions concernant le fonctionnement et le financement à long terme de l’Initiative MedWet (y compris sur la valeur ajoutée, la structure et le fonctionnement de l’Unité de coordination MedWet et ses relations avec la structure et le budget analytique de Ramsar)  et INVITE les membres à communiquer leurs commentaires avant le 30 septembre 2001; SUGGÈRE que la proposition qui sera soumise au Comité permanent de Ramsar, à sa réunion du 3 au 7 décembre 2001, comprenne d’autres solutions possibles et, le cas échéant, l’inscription d’un pourcentage des coûts de MedWet au budget principal de Ramsar ; PROPOSE, afin de convaincre le Comité permanent de Ramsar, de procéder à une évaluation de la contribution de MedWet durant la décennie écoulée, et de sa capacité d’exporter son modèle au-delà de la Méditerranée, en prenant pour argument que la Résolution VII.22 de la COP7, reconnaît l’importance de l’Initiative MedWet et approuve la création de MedWet/Com, et que la structure et les produits MedWet pourraient être utilisés à l’échelle mondiale ; CONSEILLE au Bureau Ramsar d’examiner l’utilité et la faisabilité d’une réunion au plus haut niveau, en vue de prendre une décision finale concernant la proposition qui sera soumise au Comité permanent de Ramsar.

19.2 DEMANDE à l’Unité de coordination MedWet de promouvoir le fonctionnement efficace des Comités nationaux Ramsar/zones humides, avec la participation des ONG et d’autres acteurs pertinents, comme le demandent certaines résolutions de la COP de Ramsar.

19.3 DEMANDE au Bureau Ramsar d’associer l’Unité de coordination MedWet aux Missions consultatives Ramsar pour les zones humides de la région méditerranéenne inscrites au Registre de Montreux.

Réseaux

19.4 ÉTABLIT que la seconde priorité doit être accordée à la conception et au lancement, dès que possible, du Réseau nord-africain pour les zones humides qui viendra compléter le Réseau technique MedWet actuel. En raison des ressources limitées, la fonction principale de ce nouveau réseau sera d’aider les membres de MedWet/Com à élaborer des projets et à les mettre en œuvre (voir aussi le paragraphe 25 ci-après).

19.5 NOTE AUSSI AVEC SATISFACTION que vers la fin de 2001, le centre pour les zones humides qui sera établi au Portugal pourrait rejoindre le réseau technique MedWet.

19.6 INVITE tous les membres à aider le WWF-MEDPO à établir le réseau MedWet/ONG et, notamment à définir les objectifs, les structures et le plan de travail et à faciliter l’intégration de ce nouveau réseau dans la structure générale de MedWet.

Projets et initiatives

19.7 ÉTABLIT que dans ce domaine, la première priorité consiste à terminer les projets en cours ou en préparation. Il importe de faire en sorte que les projets MedWet soient plus durables et, éventuellement, reproductibles.

19.8 APPROUVE la poursuite des actions suivantes et l’élaboration des projets suivants :

19.8.1 distribution et diffusion des résultats du projet SEHUMED: «Évaluation de la qualité des milieux aquatiques des zones humides», en encourageant l’utilisation de cet instrument dans les pays membres de MedWet/Com intéressés ;

19.8.2 appui à la participation de l’Algérie, de la Syrie et de la Turquie au projet MedWetCoast ;

19.8.3 promotion de l’application du Système d’inventaire MedWet dans autant de pays que possible, et organiser des appels de fonds pour cette activité ;

19.8.4 promotion du projet « All about Salt - ALAS» avec l’appui de membres de MedWet/Com ;

19.8.5 appui au projet du lac Shkodra (Albanie et Yougoslavie (Montenegro)) ;

19.8.6 élaboration d’un projet au moins dans le cadre du programme SMAP de la CE (2002);

19.8.7 appui à la gestion intégrée de la rivière Soca  (Slovénie) ;

19.8.8 assistance, par les canaux appropriés, à l’élaboration de projets transfrontière pour le lac Dojran (ex-Rép. yougoslave de Macédoine et Grèce) et l'Evros/Maritsa/Meric (Grèce, Bulgarie et Turquie) ;

19.8.9 assistance permanente et renforcée aux efforts déployés par la Bosnie-Herzégovine et la Croatie en vue de la gestion intégrée des zones humides de la Neretva.

19.9 DEMANDE à l’Unité de coordination MedWet de rechercher des partenaires pour élaborer une proposition de projet relative aux zones humides méditerranéennes et aux changements climatiques, dans le cadre des activités de la Convention de Ramsar dans ce domaine (voir aussi paragraphe 29 ci-dessous).

La présence méditerranéenne durant la COP8 de Ramsar

19.10 DEMANDE au Coordonnateur MedWet de préparer une revue des réalisations de MedWet qui sera présentée à la COP8 de Ramsar par les moyens appropriés. Cette revue devrait comprendre une évaluation de l’état des zones humides méditerranéennes et viser deux objectifs : a) servir de référence pour toute évaluation ultérieure des activités de MedWet au moyen d’indicateurs clés ; et b) faire un bilan clair des résultats concrets de tous les projets MedWet à l’issue de la première décennie.

19.11 DÉCIDE que deux résolutions relatives à MedWet seront présentées à la COP8 de Ramsar, comme mentionné dans le paragraphe 10 du document de travail DOC MC4/08.

19.12 APPROUVE l’annonce faite par l’Espagne concernant son intention de présenter une proposition de résolution sur le patrimoine culturel des zones humides et INVITE d’autres Parties à envisager de parrainer ce projet de résolution.

19.13 PROPOSE qu’un membre de MedWet/Com intervienne pour aborder un thème de MedWet dans le cadre de chaque séance technique de la COP8 et, notamment : a) à la séance technique 2 à propos du Système d’inventaire MedWet ; et b) à la séance technique 5, à propos de la méthodologie d’inventaire du patrimoine culturel, les salins et la gestion de l’eau, sachant que la spécificité des zones humides méditerranéennes recouvre des aspects très variés tels que la riche biodiversité, les écosystèmes menacés, le tourisme durable, le patrimoine naturel, etc.

19.14 PROPOSE EN OUTRE de préparer un CD-ROM multimédia contenant une introduction générale à MedWet, destiné à une activité MedWet qui aura lieu durant la COP8. D’autres produits promotionnels pourraient aussi être proposés (par ex., des produits issus des zones humides).

19.15 INVITE l’Unité de coordination MedWet à organiser une réunion MedWet/Com d’une journée juste avant la COP8 de Ramsar.

19.16 DEMANDE de prendre des dispositions pour que le Réseau technique MedWet et d’autres membres de MetWet/Com disposent d’un stand pour présenter leurs activités et projets relatifs à MedWet.

20. APPROUVE les lignes directrices pour la préparation du Plan d’opération MedWet 2003-2005, contenues dans le document DOC MC4/05 [Point 3.3 de l’ordre du jour].

21. DEMANDE que l’Unité de coordination MedWet intensifie son soutien au développement d’initiatives régionales similaires dans la mer Baltique et la mer Noire [Point 5 de l’ordre du jour].

22. PREND NOTE AVEC SATISFACTION de la proposition du gouvernement de la Turquie d’accueillir la cinquième réunion de MedWet/Com, et DEMANDE que le Bureau Ramsar et la Turquie se consultent pour décider de la date la plus appropriée en 2003 [Point 7 de l’ordre du jour].

23. SE FÉLICITE des travaux accomplis durant la séance technique intitulée « Les salins méditerranéens : tradition et utilisation durable », et DEMANDE que les conclusions de cette séance soient jointes en annexe au présent document et prises sérieusement en compte dans l’établissement du plan de travail de MedWet. 

AUTRES ACTIVITÉS DE CONSERVATION ET D’UTILISATION RATIONNELLE :

Concernant la mise en œuvre du principe d’utilisation rationnelle des zones humides en Méditerranée, le Comité pour les zones humides méditerranéennes :

24. ACCUEILLE TRES FAVORABLEMENT l’inscription par l’Algérie, le 2 Février 2001, (JMZ 2001) de dix nouveaux sites Ramsar couvrant une superficie totale de 1.861.370 hectares et l’engagement de ce pays à désigner 10 autres sites avant la COP8 de Ramsar, et FÉLICITE la Campagne « Eaux vivantes » du WWF International qui a contribué à ce résultat majeur tout en encourageant les efforts de gestion intégrée et de conservation de ces sites.

25. PREND NOTE avec satisfaction de l’accord préliminaire conclu à Sesimbra entre l’Algérie, l’Égypte, la Tunisie et le Maroc pour l’établissement d’un Réseau nord-africain pour les zones humides dans le cadre de MedWet (RNAZH/MW) comme proposé dans la note diplomatique communiquée à l’Algérie, au Maroc et à la Tunisie, le 10 novembre 2000, et DEMANDE au Bureau Ramsar et à l’Unité de coordination MedWet de commencer à travailler, le plus tôt possible, avec les pays intéressés de la sous-région à l’élaboration d’un projet parapluie composé d’une série d’actions nationales à soumettre aux organismes de financement appropriés, conformément au paragraphe 19.2 ci-dessus.

26. SE FÉLICITE de l’adhésion de la Libye à la Convention sur les zones humides et de l’inscription par ce pays de deux sites Ramsar ; NOTE que Chypre a terminé les formalités d’adhésion à la Convention avec l’inscription du lac Larnaca sur la Liste de Ramsar, et ENCOURAGE la Bosnie-Herzégovine à accélérer les procédures en vue de devenir Partie contractante à la Convention.

27. PREND NOTE AVEC SATISFACTION de la mission assignée par le gouvernement de la France à la Tour du Valat, en tant que « pôle-relais » pour les lagunes de la Méditerranée, dans le cadre du Plan d’action national pour les zones humides.

28. RÉAFFIRME AVEC FERMETÉ qu’il convient d’accorder la priorité à la communication, à la sensibilisation à l’environnement et à la participation du public, particulièrement en Méditerranée, DEMANDE à toutes les Parties contractantes de mettre en œuvre la Résolution VII.9 de la COP7 de Ramsar (Le Programme d’information de la Convention, 1999-2002) y compris en désignant leurs correspondants gouvernementaux et non gouvernementaux, et DEMANDE EN OUTRE à l'Unité de coordination MedWet d’identifier une institution prête à jouer le rôle de correspondant pour des activités de communication et de sensibilisation du public au sein de l’Initiative MedWet.

29. NOTE qu’aucun progrès n’a été fait depuis 12 mois en ce qui concerne la question des changements climatiques et leurs effets sur les zones humides méditerranéennes et DEMANDE fermement à l’Unité de coordination MedWet d’identifier des partenaires compétents pour lancer des actions dans ce domaine, en coordination avec les actions entreprises à cet égard par le Bureau Ramsar, conformément au paragraphe 19.8 ci-dessus.

30. RECONNAÎT que dans l’est de la Méditerranée, la situation s’aggrave en raison de la grave sécheresse et de la désertification qui progresse et PRIE INSTAMMENT MedWet de déterminer des activités d’intérêt commun avec la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et de chercher d’autres partenaires pour lancer des programmes spéciaux de protection des zones humides de cette région.

DERNIERS POINTS :

31. RECOMMANDE VIVEMENT, une fois encore, d’intégrer la formation comme élément important de tous les projets MedWet.

32. CONFIRME que les projets qu’il convient d’élaborer de façon prioritaire doivent être sélectionnés selon les critères suivants : 

  1. projets multinationaux et transsectoriels qui renforcent le réseau MedWet (tels les outils méthodologiques, les outils de communication et de sensibilisation du public, la création du Réseau nord-africain pour les zones humides, etc.) et/ou
  2. projets permettant l’utilisation optimale des ressources des zones humides, et projets élaborés dans un cadre de développement durable et/ou
  3. projets originaux qui font participer les acteurs locaux et les organisent dans une démarche de développement intégré, et qui visent à améliorer le cadre juridique et institutionnel, tout en utilisant les lignes directrices adoptées par la COP7 de Ramsar sur ce sujet (Résolution VII.7, Lignes directrices pour l’étude des lois et des institutions en vue de promouvoir la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides) et/ou
  4. projets de coopération internationale générant des règlements et des accords et pouvant être reproduits.

33. SE FÉLICITE de la collaboration mise en place avec divers organismes bailleurs de fonds tels que la Commission européenne, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM), ainsi que des bailleurs de fonds bilatéraux, et RECOMMANDE le partage de cette expérience de mobilisation de ressources avec les partenaires de MedWet, ainsi que l’établissement de nouvelles collaborations avec d’autres sources de financement.

34. PRIE INSTAMMENT les gouvernements et les membres de MedWet/Com d’envisager de mettre du personnel à la disposition de l’Unité de coordination MedWet et/ou du Bureau Ramsar pour des fonctions liées à MedWet.

35. PRIE le Secrétaire général de Ramsar de répondre aux demandes d'admission à MedWet/Com reçues du Bureau méditerranéen pour l'environnement, la culture et le développement durable (MIO-ECSDE) et de MED Forum (un réseau d'ONG méditerranéennes pour l'écologie et le développement durable), en exprimant la satisfaction du Comité pour l'intérêt manifesté pour ses activités, et les invitant à établir une relation de travail avec l'Unité de coordination MedWet, dans des domaines concrets et d'intérêt commun. Le Comité sera ravi d'examiner à nouveau leur demande d'admission, si ces organismes sont encore intéressés, une fois que cette relation de travail aura été établie et se sera révélée satisfaisante pour les deux parties.


ANNEXE 1

Conclusions de la séance technique sur :
« Les salins méditerranéens : tradition et utilisation durable »

Introduction

1. Les salins sont des lagunes peu profondes, généralement côtières, dans lesquelles on laisse l’eau salée s’évaporer à la chaleur du soleil, de manière à obtenir des cristaux de sel pour l’usage domestique et industriel. Depuis des siècles, le bassin méditerranéen est une des sources principales de ce produit essentiel et de nombreux systèmes, couvrant de 10 à 12 000 hectares, ont été construits. Les 170 salins de la région, en général créés à partir de zones de marais salés naturels, sont eux-mêmes devenus d’une grande importance pour une faune et une flore adaptées à ce milieu, tout en produisant environ sept millions de tonnes de sel par an.

2. Cependant, les salins méditerranéens sont soumis à de fortes pressions, dans un contexte où les valeurs sociales sont en train de changer, et sous la pression du marché, notamment par une conversion d’un mode de production extensif à un mode de production mécanisé, par leur abandon et conversion à d’autres utilisations, en particulier l’urbanisation, la riziculture et la pisciculture. Tous ces éléments affectent le rôle que jouent les salins en tant que paysage culturel et la coexistence d’une production de sel durable et de la biodiversité naturelle.

3. Trouver des moyens de gérer ces éléments essentiels du paysage côtier méditerranéen et leurs zones humides, pour sauvegarder leur importance culturelle et naturelle constitue donc un défi majeur. L’atelier technique tenu à l’occasion de MedWet/Com4 a passé en revue la situation actuelle des salins méditerranéens, a entendu des études de cas présentant des actions en cours pour gérer les salins, et a identifié les actions prioritaires pour que l’Initiative MedWet contribue à assurer, à l’avenir, la gestion durable de cette ressource.

Valeurs et fonctions des salins méditerranéens

4. Le sel est un produit indispensable, qui a joué un rôle important à travers l’histoire, conférant le pouvoir politique à ceux qui contrôlaient sa production, et modifiant le paysage des régions où il était produit. Les salins appartiennent au patrimoine culturel de la Méditerranée, où la production de sel est pratiquée depuis des siècles, par de nombreuses civilisations.

5. En général, les salins font partie d’une mosaïque, avec des zones humides naturelles dans des estuaires et d’autres systèmes côtiers, et contiennent des zones de grande valeur en ce qui concerne la diversité biologique. De nos jours, la biodiversité des salins est particulièrement importante sur le littoral méditerranéen, qui a été profondément modifié par des activités économiques en expansion. Les salins constituent des refuges pour nombre d’espèces de la faune et de la flore spécialement adaptées à ce milieu. Ils servent aussi de refuge à un grand nombre d’oiseaux d’eau, qui les utilisent pour nicher (souvent en grandes colonies), ou commes sites d’hivernage et de repos lors de leurs migrations transcontinentales entre l’Europe et l’Afrique.

6. Bien qu’étant des habitats artificiels, les salins sont riches biologiquement parlant, en partie parce que ce sont des zones humides et que les interventions humaines assurent la circulation de l’eau. En outre, les salins contiennent nombre d’habitats aquatiques et terrestres relativement intacts, qui les rendent vitaux pour la conservation des oiseaux d’eau.

7. Dans le monde, la production de sel atteint 200 millions de tonnes par année, et la contribution totale de la Méditerranée s’élève à environ 12% du sel vendu en Europe. Près de 40% sont utilisés par l’industrie, 35% pour le traitement des routes contre le gel en hiver, et 10% servent à la consommation humaine.

Pressions et menaces

8. Le fragile équilibre socio-économique est lié à un marché soumis à la concurrence du sel gemme et des échanges commerciaux internationaux. Obligés d’être économiquement viables, les salins méditerranéens ont le choix de fermer, d’industrialiser leur production, ou de trouver une niche commerciale pour un sel de qualité dont la marge bénéficiaire est supérieure. Les salins qui ferment perdent immédiatement de leur diversité biologique, car la circulation constante de l’eau est indispensable au maintien de ces valeurs.

9. La fermeture des salins est aussi due à la concurrence d’autres activités plus rentables : les salins se transforment en ports, aéroports, piscicultures, zones industrielles, urbaines ou touristiques.

10 La tendance actuelle à cesser, ou regrouper, la production de sel dans bien des parties de la Méditerranée est la cause de la fermeture ou de l’exploitation intermittente de salins, dont les bâtiments et les infrastructures hydrologiques tombent en ruine. Cette tendance est encore exacerbée par la concurrence qui s’exerce, le long des côtes méditerranéennes, entre l’urbanisation, l’industrialisation et le tourisme. Bien que la production de sel s’effectue dans tout le bassin méditerranéen c’est, paradoxalement, sur la côte septentrionale que l’on trouve la production la plus importante, ainsi que le plus grand nombre de salins désaffectés.

Questions et possibilités actuelles

Des orateurs d’Égypte, de France, de Grèce, du Liban, du Portugal, de Slovénie et de Yougoslavie se sont adressés à l’atelier et ont abordé les thèmes suivants, communs à la gestion des salins dans la région :

11. les informations sur la situation économique actuelle des salins et sur les connaissances traditionnelles en matière de production de sel sont limitées. Il est nécessaire d’améliorer la sensibilisation à ces questions importantes.

12. Bien qu’il existe certaines incitations financières au maintien des méthodes traditionnelles de récolte du sel, par des projets spécifiques à court terme il faudra examiner comment on peut ajouter de la valeur, par le tourisme écologique, des produits bien ciblés ou l’amélioration des marchés, de façon à conserver la viabilité économique des petits systèmes, à long terme. Le potentiel du tourisme écologique et les valeurs éducatives des salins traditionnels, dans un contexte de gestion durable du littoral méditerranéen, restent à développer ; mais il existe un potentiel pour apporter aux exploitants des salins un revenu diversifié, tout en assurant la promotion de produits respectueux de l’environnement auprès d’un public cible.

13. Des réseaux de gestionnaires de salins sont en train de se former, sous l’impulsion d’initiatives locales des gouvernements, des ONG et de coopératives (dont plusieurs sont des membres de MedWet/Com ou y sont associés). Ces réseaux démontrent leur utilité en soutenant les communautés qui désirent bénéficier de l’expérience acquise ailleurs.

14. Lorsque les salins ferment en raison de problèmes financiers, les coûts inhérents au maintien de la circulation de l’eau et de la biodiversité restent élevés mais il n’y a plus de revenu de la vente du sel pour les assumer. À moyen terme, une approche qui aiderait les salins à conserver leur viabilité sociale et financière pourrait se révéler plus durable. Il apparaît ainsi essentiel de rechercher des partenariats locaux innovateurs et des mécanismes financiers, plutôt que de d’adopter une approche juridique/réglementaire, afin de s’assurer que le sel reste un produit économiquement viable.

15. Il existe un certain nombre de modèles et d’approches expérimentales qui visent à maintenir ou rétablir les valeurs culturelles et/ou de biodiversité de certains salins (p. ex. le projet ALAS en France, en Slovénie et au Liban). Il est encourageant de constater que jusqu’à maintenant ils aient pu répondre aux attentes culturelles, financières et relatives à la biodiversité. L’atelier a reçu des communications concernant des musées du sel, des initiatives de marketing, des expériences de tourisme écologique, des excursions guidées, et la formation de producteurs de sel – exemples d’initiatives en cours dans la région.

Actions futures en faveur de l’utilisation rationnelle des salins

La séance technique de MedWet/Com4

16. CONCLUT que :

17. Pour les salins exploités de manière traditionnelle, il existe des possibilités de maintenir cette gestion traditionnelle, en coopération avec les exploitants et les communautés locales, et en reconnaissant que ce type de gestion sauvegarde à la fois leurs valeurs culturelles et historiques, leurs paysages, leurs zones humides et leur importance pour la diversité biologique. Il est reconnu que, dans les conditions économiques actuelles, le maintien d’une telle gestion à large échelle peut ne pas être rentable. L’exploitation traditionnelle d’une partie au moins de chaque salin sauvegarde les valeurs culturelles, éducatives et touristiques, et leur potentiel de création de revenu au niveau local.

18. Les salins opérant à grande échelle, avec une production mécanisée intensive, peuvent, s’ils sont exploités de manière appropriée, garder une grande importance pour la biodiversité, notamment en offrant refuge à des oiseaux d’eau, nicheurs ou non, mais ils peuvent aussi avoir perdu leur importance culturelle et historique. En collaboration avec les propriétaires et les exploitants des salins, on peut élaborer des systèmes de gestion qui optimisent la sauvegarde de la biodiversité sans mettre en danger la capacité de production de sel, et qui capitalisent sur le potentiel touristique de ces systèmes.

19. Lorsque les salins, qu’ils soient exploités de manière traditionnelle ou mécanisée, tombent en désuétude, il existe des possibilités de les restaurer en habitats naturels, tels des marais salés, et/ou de sauvegarder leur hydrologie, tout en reconnaissant que cela peut ne pas être toujours viable financièrement, en raison du coût élevé d’une telle sauvegarde des fonctions hydrologiques et de la grande valeur du terrain côtier pour d’autres occupations du sol.

20. ENCOURAGE les membres de MedWet/Com à soutenir les réseaux et les programmes existants dont le but est de sauvegarder les valeurs culturelles et naturelles des salins dans leurs pays respectifs et dans la région méditerranéenne.

21. RECOMMANDE que le Coordonnateur MedWet (sous réserve des ressources disponibles) établisse un Groupe de travail plurisectoriel MedWet sur les salins, formé de participants à la séance technique, de représentants de l’industrie et de coopératives et autres experts en la matière, groupe qui serait chargé, notamment :

  1. de compiler un résumé de l’état et des tendances des salins méditerranéens, en utilisant les sources d’information existantes et les informations fournies par les membres de MedWet/Com et d’autres sources, pour inclusion dans le rapport de MedWet à la COP8 de Ramsar ;
  2. de s’assurer que l’élaboration d’un projet MedWet pour l’évaluation des écosystèmes méditerranéens, une contribution à la composante sous-mondiale de l’Évaluation des écosystèmes en début de millénaire (EM), englobe les salins ;
  3. de promouvoir un réseau plurisectoriel « d’ utilisation rationnelle des salins », qui encourage une approche de partenariat englobant l’industrie des salins, les intérêts culturels et historiques des zones humides et de la biodiversité, et qui soit fondé sur des réseaux de sites et de projets existants, tels ALAS ;

22. RECOMMANDE VIVEMENT que l’Évaluation des écosystèmes en début de millénaire tienne compte du sel, en tant que produit des zones humides, dans son analyse globale des biens et services fournis par les écosystèmes, des scénarios et des possibilités de réponse.

23. PRIE le Coordonnateur MedWet de faire rapport sur les progrès accomplis par le Groupe de travail MedWet sur les salins à la prochaine réunion de MedWet/Com.

24. RECOMMANDE au Bureau Ramsar d’inscrire « Les salins » parmi les thèmes des séances techniques de la COP8.


ANNEXE 2

Coordination et mise au point futures du Système d’inventaire MedWet: établissement du Groupe de travail inventaire de MedWet (GTI) et de l’Unité technique pour la Base de données (UT)

Généralités

1. Le projet MedWet-I (1993-1996) a mis au point une méthodologie normalisée pour l’inventaire des zones humides de la région méditerranéenne, conjointement avec l’Instituto da Conservação da Natureza (ICN) et Wetlands International. Le Centre grec pour les biotopes/zones humides (EKBY) a participé au projet, en mettant au point les procédures de cartographie. Depuis lors, cette méthodologie a servi à plusieurs projets MedWet et à d’autres projets d’inventaire des zones humides (Portugal, Grèce, France, Slovénie, etc.). La Convention de Ramsar est en train d’évaluer la possibilité de l’adopter comme cadre normalisé de l’inventaire des zones humides à l’échelle mondiale.

2. MedWet/Com2 a désigné l’ICN comme correspondant de l’Initiative MedWet pour toutes les questions relatives à l’inventaire des zones humides.

3. Une panoplie d’outils d’inventaire MedWet a été produite, avec un manuel de référence contenant l’approche théorique, des fiches descriptives normalisées, un système de classification des habitats, une procédure de cartographie et une base de données (Base de données MedWet) pour stocker les données d’inventaire.

4. Le succès du Système d’inventaire MedWet a conduit à son adoption et à son adaptation par plusieurs pays du bassin méditerranéen et d’autres régions. C’est ainsi qu’EKBY a complété la base de données d’inventaire pour y inclure des possibilités de suivi et de cartographie et que d’autres pays ont adapté la Base de données MedWet pour leurs besoins et buts particuliers.

5. L’Équipe MedWet, réunie à Thessalonique, du 10 au 12 décembre 2000, a examiné l’évolution du Système d’inventaire MedWet et, en particulier, de la base de données et a décidé :

i) de créer un Groupe de travail inventaire (GTI) dont les objectifs généraux sont les suivants :

a) garantir la normalisation et la compatibilité pour l’utilisation des outils d’inventaire MedWet;

b) établir un cadre cohérent pour une évaluation, une mise à jour et une diffusion permanentes des outils d’inventaire MedWet;

ii) de créer une Unité technique (au sein du GTI) pour la mise au point de la Base de données MedWet (UT) afin de fournir une assistance technique concernant l’installation, le fonctionnement, l’appui et la mise à niveau de la base de données ainsi que la mise en œuvre des décisions du GTI concernant la base de données.

Structure de fonctionnement et partenariats

6. Le GTI est composé de représentants de l’ICN, d’EKBY, de la Station biologique de la Tour du Valat, de Sede para el Estudio de los Humedales Mediterráneos (SEHUMED), de Wetlands International et de l’Unité de coordination MedWet; il est dirigé par l’ICN. Chaque organisation représentée au GTI nomme un correspondant pour les activités du GTI.

7. Des experts et représentants d’autres organisations compétentes peuvent être invités à participer en qualité d’observateurs. Il pourrait s’agir notamment des organismes qui utilisent les outils d’inventaire MedWet dans la région méditerranéenne et d’autres utilisateurs finals. Le Bureau de la Convention de Ramsar est membre de droit.

8. L’Unité technique pour la Base de données MedWet (UT) fournit un appui technique au GTI en se chargeant de développer et de mettre à niveau le logiciel de la Base de données MedWet et en organisant la formation pour son utilisation. L’UT est hébergée par EKBY et fonctionne sous l’égide de celui-ci selon des orientations données par le GTI MedWet.

9. Le GTI se réunit chaque année, de préférence juste avant les réunions de MedWet/Com. Des réunions supplémentaires peuvent être organisées selon les besoins et les ressources disponibles. Les réunions sont convoquées par l’ICN, selon un ordre du jour préalablement communiqué à tous les membres du GTI. Les décisions sont prises par consensus.

10. Entre chaque réunion, les membres du GTI communiquent par des moyens électroniques pour toute question technique ou stratégique, selon les besoins. Les décisions urgentes peuvent faire l’objet d’un accord par voie électronique.

11. Les rapports de situation et de réalisation du GTI et de l’UT sont communiqués à l’Unité de coordination MedWet, à MedWet/Com et au Bureau Ramsar.

Principales fonctions et tâches

12. Le GTI:

  1. assure le suivi des buts et objectifs généraux du Système d’inventaire MedWet et recommande tout changement nécessaire;
  2. élabore et approuve toute révision, amélioration et modification, s’il y a lieu, de tous les outils d’inventaire MedWet;
  3. discute des besoins de mise à niveau et de mise à jour des outils d’inventaire MedWet et les approuve, à mesure que de nouvelles technologies voient le jour;
  4. met à l’essai, valide et accepte tous les changements apportés aux outils d’inventaire MedWet;
  5. assure la promotion et la diffusion des outils d’inventaire MedWet, notamment par l’intermédiaire du site Web de MedWet et par d’autres méthodes appropriées;
  6. organise le suivi des activités relatives aux projets qui utilisent des outils d’inventaire MedWet;
  7. aide le Groupe Ramsar d’évaluation scientifique et technique à mettre au point, évaluer et mettre en œuvre le «Système d’inventaire Ramsar» ainsi que des lignes directrices sur les inventaires des zones humides; et s’efforce de garantir que les outils d’inventaire MedWet soient compatibles avec ces lignes directrices;
  8. fournit une aide technique et une formation aux pays, organismes, projets et autres qui souhaitent utiliser les outils d’inventaire MedWet;
  9. élabore et approuve le plan de travail pour la mise en œuvre du développement futur du Système d’inventaire MedWet;
  10. aide l’Unité de coordination MedWet à déterminer et à trouver des sources de financement pour les projets et tâches de mise en œuvre du plan de travail du GTI.

13. L’Unité technique, selon les orientations du GTI:

  1. apporte d’autres améliorations au logiciel de la Base de données MedWet en mettant en œuvre les décisions du GTI;
  2. met au point et à niveau la Base de données et fournit une formation et un appui pour son installation et son fonctionnement;
  3. développe la Base de données afin d’y inclure des possibilités de suivi et de cartographie ainsi que d’autres fonctions, s’il y a lieu;
  4. assure la promotion et la diffusion de la Base de données ainsi que son utilisation dans différents pays par l’intermédiaire du site Web de MedWet et d’autres méthodes appropriées;
  5. étudie des possibilités et met au point des mécanismes en vue de relier les différents utilisateurs de la Base de données, par exemple par un Intranet, dans le but d’établir une base de données des zones humides à l’échelle méditerranéenne.

Plan de travail du GTI

14. Un plan de travail du GTI est rédigé chaque année et contient des calendriers et des résultats correspondant aux rôles et tâches assignés aux partenaires. Le plan de travail est rédigé par le chef de file du GTI et distribué à tous les membres du GTI suffisamment à l’avance pour pouvoir être mis au point à chaque réunion annuelle du GTI et incorporé dans le Plan de travail global de MedWet.


Pour tout renseignement, contactez: Bureau de la Convention de Ramsar, Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41 22 999 0170, fax +41 22 999 0169, e-mail ). Publié le 15 juin 2001, mise à jour le 26 juin 2001, Dwight Peck, Ramsar.