La
Convention sur les zones humides
Le Programme dinformation de la Convention 1999-2002
"Lhomme
et les zones humides: un lien vital"
7e Session de la Conférence des Parties contractantes à la
Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971)
San José, Costa Rica, 10 au 18 mai 1999
Le Programme dinformation de la Convention 1999-2002
Actions en vue de promouvoir la communication, léducation et la sensibilisation du public en appui à la mise en uvre de la Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971)
SOMMAIRE |
| Buts et motivation du Programme dinformation de la Convention |
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| Les acteurs |
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| Instruments et cadres pour laction |
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| Appendice I: Groupes cibles |
| Appendice II: Wetlands Link International |
Buts et motivation du Programme dinformation
1. Le Programme dinformation est le produit de lObjectif général 3 du Plan stratégique, 1997-2002 de la Convention tel quil a été adopté à la 6e Session de la Conférence des Parties contractantes, en 1996. À travers ses trois Objectifs opérationnels, lObjectif général 3 décrit une série dactions conçues pour que la Convention puisse:
«Améliorer la sensibilisation aux valeurs et fonctions des zones humides dans le monde entier et à tous les niveaux».
2. Les trois Objectifs opérationnels rangés sous lObjectif général 3 du Plan stratégique font référence à des programmes internationaux et nationaux déducation et de sensibilisation du public et aux activités de communication de la Convention et du Bureau Ramsar. Le Programme dinformation décrit dans le présent document, examine ensemble les trois mêmes domaines dactivité et propose un modèle pour aider les Parties contractantes, le Bureau Ramsar, les Organisations internationales partenaires de la Convention, les populations locales, entre autres, à concevoir les actions qui leur permettront datteindre leurs groupes cibles prioritaires respectifs.
Définir les enjeux
3. Les enjeux, pour les Parties contractantes, le Bureau Ramsar, les Organisations internationales partenaires de la Convention et les populations locales, entre autres, consistent à mettre en place une communication efficace qui conduise à faire changer les pratiques préjudiciables à la conservation des zones humides et à lutilisation rationnelle de leurs ressources. Pour obtenir des résultats concrets, les Parties contractantes doivent inciter les parties prenantes à définir les problèmes et les solutions possibles et à se servir de la communication et de léducation comme dinstruments dûment reliés aux instruments juridiques et économiques du changement. En dautres termes, pour chaque Partie contractante, la communication devrait être un élément central de la mise en uvre de la Convention de Ramsar soutenue par le Bureau Ramsar et les Organisations internationales partenaires de la Convention.
Buts
4. Les buts du Programme dinformation sont les mêmes que ceux des Objectifs opérationnels contenus dans lObjectif général 3 du Plan stratégique, 1997-2002 de la Convention, à savoir:
i. Objectif opérationnel 3.1: «En coopération avec des Partenaires et dautres institutions, soutenir et contribuer à lapplication dun programme international déducation et de sensibilisation du public (ESP) aux zones humides, à leurs fonctions et à leurs valeurs, conçu pour promouvoir des programmes nationaux dESP.»
ii. Objectif opérationnel 3.2: «Élaborer et soutenir des programmes nationaux dESP sur les zones humides, destinés à un vaste public, notamment les décideurs clés, les personnes qui vivent dans les zones humides et aux alentours, les autres utilisateurs des zones humides et le grand public.»
iii. Objectif opérationnel 3.3: «Améliorer les activités de communication du Bureau Ramsar et élaborer une stratégie de communication de la Convention à même de contribuer à la promotion de la Convention et à son application généralisée ainsi quà la sensibilisation aux valeurs et fonctions des zones humides.»
Motivation
5. La Convention sur les zones humides a besoin dun Programme dinformation pour:
i. renforcer la sensibilisation aux fonctions, services et valeurs des zones humides afin que ces dernières soient perçues comme des atouts importants de linfrastructure naturelle de chaque pays;
ii. inciter le public à sintéresser aux zones humides, à participer à lélaboration des politiques et à laménagement et à la gestion pratique des zones humides. Telle est la clé qui permettra de favoriser les comportements ayant des effets positifs sur les zones humides et conduisant à lutilisation rationnelle des ressources;
iii. consolider lappui des décideurs politiques, du secteur privé et de tous les secteurs de la société tous les acteurs de la Convention de Ramsar - à la conservation et à lutilisation rationnelle des zones humides.
6. Sans communication, les Parties et la Convention risquent dêtre les témoins de conflits permanents à propos de la gestion des zones humides, de même que dune disparition et dune dégradation constantes des zones humides, de leurs fonctions, services et valeurs.
7. Les zones humides sont vitales pour la survie de lhumanité et doivent donc être gérées en conséquence. La communication assure le lien entre la science et lécologie dune part, et les réalités sociales et économiques des populations, dautre part. La communication est le combustible qui fait marcher les «mécanismes» dapplication de la Convention; elle fournit linformation dont les Parties contractantes et les défenseurs de la Convention ont besoin pour mettre en uvre la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides.
Le Programme dinformation de la Convention
8. Les mesures spécifiques décrites dans les chapitres qui suivent nont pas la prétention dêtre exclusives. Pour que la communication ait les résultats souhaités, une des clés consiste à établir clairement le problème, les circonstances particulières des participants et les facteurs qui font obstacle au changement des pratiques pernicieuses, puis à concevoir les messages et les moyens de les transmettre en fonction des circonstances. Le Programme devrait être vu comme un cadre daction destiné à orienter les activités entreprises par les personnes et les organisations intéressées, à tous les niveaux et dans le monde entier.
9. Il nest pas question de faire un programme dirigiste ou même exhaustif; il sagit simplement de proposer des options quant aux actions qui peuvent ou non convenir à tous les contextes. Globalement, le Programme dinformation a pour objet daider à mettre en place un cadre approprié dactions dans les domaines de la communication, de léducation et de la sensibilisation du public pour faciliter lapplication de la Convention sur les zones humides.
Déterminer les groupes cibles
10. Ce Programme dinformation a de nombreux groupes cibles qui entrent dans la catégorie de la communauté en général ou de la société civile au sens le plus large. Pour aider les Parties contractantes, entre autres, à utiliser ce Programme afin de décider des actions quelles entreprendront, lappendice I décrit 27 sous-groupes de la société civile susceptibles de faire une différence importante et immédiate dans létat et la pérennité des zones humides. En élaborant des programmes daction internationaux, régionaux, nationaux ou locaux daprès ce Programme dinformation, les Parties contractantes, entre autres, sont priées de tenir compte de lappendice I dans leur propre contexte afin de déterminer les groupes cibles prioritaires.
Les acteurs
11. Le Programme dinformation part de lhypothèse quen conséquence des mesures prises en application du Programme un nombre croissant d"acteurs" deviendront des agents ou des ambassadeurs de la Convention sur les zones humides et des principes quelle cherche à faire appliquer. Appuyer le Programme dinformation devrait donc être vu comme un investissement consenti dans le but déduquer les décideurs et de susciter des actions à léchelle locale en faveur de la conservation et de lutilisation rationnelle des zones humides.
12. Dentrée de jeu, il est essentiel de déterminer quels sont les principaux acteurs qui conduiront les processus de communication, déducation et de sensibilisation du public les personnes et les organisations qui assumeront les principales responsabilités vis-à-vis de la conception et de la mise en uvre de programmes daction adaptés aux situations régionales, nationales ou locales et aux groupes cibles prioritaires.
13. Les Parties contractantes. LAutorité administrative de la Convention de Ramsar, désignée par chaque Partie contractante, se doit de montrer la voie en matière de promotion et de réalisation des activités de communication, déducation et de sensibilisation du public aux zones humides (CESP-zones humides) au niveau national et, le cas échéant, aux niveaux international, régional et local. Si lAutorité administrative elle-même na pas les compétences nécessaires pour jouer ce rôle, il est recommandé de former le personnel aux activités de CESP-zones humides (paragraphes 44-46), ou encore, de collaborer avec dautres ministères ou organisations dont le personnel possède ces compétences.
14. Quelle que soit la démarche adoptée pour mener létude des besoins, capacités et options, suggérée par le Programme dinformation, chaque Partie contractante est invitée à nommer un correspondant (point focal) national pour la communication, léducation et la sensibilisation du public aux zones humides (CESP-zones humides) qui sera lexpert chargé dappliquer les mesures décidées.
15. Le secrétariat de la Convention. Le Bureau Ramsar continuera de jouer le rôle de médiateur en matière de CESP-zones humides. Le chapitre suivant du présent document décrit les principales actions en cours ou proposées que le Bureau Ramsar entreprendra pour aider à lapplication du Programme dinformation à tous les niveaux. Il est, entre autres, reconnu que le Bureau Ramsar devrait collaborer étroitement avec les Organisations internationales partenaires de la Convention afin que les ressources et lexpertise de celles-ci puissent être mises à la disposition des Autorités administratives de la Convention.
16. Les Organisations internationales partenaires de la Convention. Un certains nombre dorganisations internationales sont des partenaires officiels de la Convention: BirdLife International, lUICN Union mondiale pour la nature, Wetlands International et le Fonds mondial pour la nature (WWF). Ces organisations offrent déjà à la Convention des ressources et une expertise considérables pour aider les Parties contractantes, entre autres, à adopter une démarche plus stratégique en matière de CESP-zones humides. Le chapitre qui suit étudie comment les Parties contractantes peuvent renforcer leur collaboration avec les Organisations internationales partenaires afin de réaliser leurs aspirations en matière de CESP.
17. La 7e Session de la Conférence des Parties contractantes a adopté la Résolution VII.3 qui entérine des critères et lignes directrices sur laccréditation dautres Organisations internationales partenaires. Il serait souhaitable que dautres organisations ayant une expertise en matière de CESP- zones humides demandent le statut de Partenaire officiel de la Convention pour permettre le renforcement de la coopération et du partenariat à lavenir.
18. Organisations non gouvernementales régionales et nationales. Outre les Organisations internationales partenaires, en matière délaboration et dapplication de Plans daction CESP-zones humides, les acteurs clés sont les organisations non gouvernementales régionales et nationales compétentes dans ce domaine. Pour tenir compte de cela, les Parties contractantes sont invitées, dans le chapitre qui suit, à identifier un expert, attaché à une organisation non gouvernementale, qui entreprendra le Plan daction (voir paragraphe 14 qui précède) en partenariat avec le correspondant gouvernemental pour la CESP-zones humides.
19. Parties prenantes locales. Les acteurs clés sont peut-être ceux qui, au niveau local, entrent dans la catégorie des parties prenantes les personnes dont la vie ou la subsistance est déterminée, du moins en partie, par ce qui se passe dans la/les zone(s) humide(s) locale(s). Dans le contexte de tout Plan daction CESP-zones humides, aider ces personnes à apprécier pleinement leur(s) zone(s) humide(s), et éveiller la conscience de ceux qui nappartiennent pas à la communauté locale pour mieux leur faire comprendre limportance de ces ressources est essentiel. Si ces "gestionnaires" des zones humides napprécient pas les fonctions, services et valeurs fournis par leurs zones humides, les gouvernements et les organisations non gouvernementales auront bien du mal à obtenir les résultats souhaités. La participation locale, fondée sur la compréhension et lappréciation, est vitale.
20. Organismes bailleurs de fonds et de parrainage. Dans de nombreux pays et, en particulier dans les pays en développement ou à léconomie en transition, labsence de ressources et de compétences sera probablement un obstacle à lélaboration de Plans daction CESP-zones humides. Il importe donc, dès les premières étapes de lélaboration dun Plan daction CESP-zones humides (paragraphes 25-33), que la Partie contractante concernée sadresse à déventuels bailleurs de fonds et collabore avec eux pour rédiger un projet susceptible dobtenir un appui financier. Pour les pays en développement et en transition, cet appui viendra peut-être des organismes bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux traditionnels mais cela ne doit pas les empêcher de sadresser aussi aux bailleurs de fonds du secteur privé. À titre dexemple, on peut citer le projet en partenariat entre le Bureau Ramsar, dune part et le Groupe Danone, entreprise du secteur privé, associé à plusieurs organismes gouvernementaux français, dautre part. Le programme daction de trois ans qui a pour thème "Protection de la ressource et de la qualité de leau" permet de diriger des fonds vers six thèmes daction de la Convention de Ramsar- des réseaux de sites pour les espèces migratrices à la formation, des projets pour leau et la santé humaine à toute une gamme dactivités de communication et de sensibilisation. Ce projet, réalisé en coopération est un modèle idéal pour les programmes nationaux.
Instruments et cadres daction
21. Ce chapitre du Programme dinformation fournit un cadre ou modèle général pour lélaboration de Plans daction CESP-zones humides. Ces Plans daction devraient être applicables aux niveaux international, régional, national et local. Ils peuvent être élaborés par des Parties contractantes faisant office de partenaires, internationaux ou régionaux, dans le cadre de programmes nationaux élaborés conjointement par lAutorité administrative Ramsar et des organisations non gouvernementales, mais aussi de plans daction déchelle locale élaborés et appliqués par des parties prenantes locales en vue de répondre à des besoins locaux. Il serait souhaitable que tous les types de Plans daction CESP-zones humides résultent de ladoption et de lapplication du Programme dinformation. Dans la section qui suit sont proposés des moyens délaborer un plan daction CESP bien ciblé pour promouvoir la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides.
Étude des besoins, capacités et options
22. Il est proposé de commencer par une étude des besoins, capacités et options en matière de CESP-zones humides, ce qui nest pas une mince affaire si lon veut obtenir une image claire et complète des forces et des faiblesses actuelles. Létude, qui conduira à lélaboration dun plan daction à chaque niveau, sinscrit dans le cadre suivant:
a. Désignation dun correspondant national, au niveau gouvernemental Comme mentionné au paragraphe 14 qui précède, chaque Partie contractante est invitée à nommer un correspondant national pour la communication, léducation et la sensibilisation du public aux zones humides (CESP-zones humides), et à communiquer au Bureau Ramsar le nom et les coordonnées de la personne désignée. Cette personne doit être un expert en matière de CESP zones humides; elle peut appartenir à lAutorité administrative Ramsar ou provenir dun autre service gouvernemental approprié. Cette personne dirigera les activités de CESP-zones humides au niveau national mais aussi régional et international et assurera la liaison pour ces activités.
b. Désignation dun correspondant national non gouvernemental Compte tenu du rôle essentiel que les organisations non gouvernementales jouent ou peuvent jouer en matière de CESP-zones humides, chaque Partie contractante est également encouragée à inviter une personne compétente appartenant à une ONG internationale, régionale ou nationale à servir de correspondant non gouvernemental pour les activités de CESP-zones humides et à faire progresser létude des besoins, capacités et options et les plans daction subséquents, en collaboration avec le correspondant gouvernemental.
c. Établir un réseau mondial de correspondants Tous les correspondants devraient faire partie dun réseau mondial dexperts échangeant des informations, encourageant la diffusion de matériel de référence et soutenant la création ou lélargissement de programmes pouvant donner loccasion à des personnes, des groupes et des communautés de participer à la gestion des zones humides et des ressources deau. Ces questions sont examinées en plus grand détail dans les paragraphes qui suivent.
d. Inscrire la CESP-zones humides dans les activités des comités nationaux pour les zones humides ou la diversité biologique Afin de promouvoir les activités de communication, déducation et de sensibilisation du public, il serait bon que les correspondants nationaux soient membres, ou observateurs permanents, des comités nationaux chargés délaborer et dappliquer, le cas échéant, des instruments de politique tels que des politiques nationales pour les zones humides, des stratégies de diversité biologique et des politiques de leau. Cette participation serait très utile à létude des capacités et des options.
e. Établir un groupe détude CESP-zones humides En outre, sil nexiste pas dautre mécanisme approprié, il est recommandé détablir un petit groupe chargé dentreprendre létude des besoins et options et détablir les priorités sur la base de ses conclusions. Ce groupe devrait comprendre au moins les correspondants gouvernementaux et non gouvernementaux dont il est question aux paragraphes 22 a) et b) ci-dessus, et, dans la mesure du possible, des représentants clés des cinq groupes d"acteurs"décrits aux paragraphes 13 à 20. Du côté du gouvernement, les ministères qui traitent de questions en rapport avec lenvironnement et la conservation, la gestion des ressources deau et léducation devraient être représentés. Enfin, selon les principales menaces pesant sur les zones humides régionales, nationales ou locales, il est également souhaitable que les ministères responsables de la production primaire/agriculture et du tourisme soient représentés.
f. Cadre multiniveaux pour létude de CESP-zones humides Le champ daction de létude des capacités et options devrait être général et comprendre au moins les domaines dactivité envisagés aux paragraphes 25 et suivants, cest-à-dire la communication entre les acteurs; les campagnes de sensibilisation et de promotion des actions; léchange de références et de connaissances; léducation classique et les options de formation ainsi que les programmes y relatifs; et le rôle joué par des centres déducation et de sensibilisation à lenvironnement. En outre, il peut être souhaitable de mener une étude à différents niveaux international, régional, national et local afin détablir les domaines où des activités sont en cours ou les domaines où lon pourrait lancer ou consolider des activités. Cette étude donnera une idée plus claire du champ daction possible à chaque niveau.
g. Formulation du plan daction Pour les besoins du Programme dinformation, chaque Partie contractante est encouragée à terminer son étude des capacités et options en matière de CESP-zones humides avant le 30 juin 2000 au plus tard. Le Bureau Ramsar facilitera les études en préparant un questionnaire à lintention des groupes détude CESP-zones humides et des correspondants nationaux. Daprès les résultats et conclusions des études, les correspondants et groupes détude devraient préparer, à lintention de lAutorité administrative Ramsar de leur pays, un plan daction CESP-zones humides qui fournisse des orientations sur les principales priorités daction. Ces orientations devraient être remises aux Autorités administratives et des copies envoyées au Bureau de la Convention de Ramsar avant le 31 décembre 2000 pour que le Bureau puisse, au besoin, offrir des avis et une assistance.
Processus de planification stratégique
23. Détecter les menaces à tous les niveaux Le cadre décrit au paragraphe 22 ci-dessus, permet dentreprendre létude des capacités et options en matière de CESP-zones humides conçue pour aboutir à lélaboration dun plan daction adapté aux besoins de chaque pays et de chaque niveau international, régional, national et local. La démarche adoptée pour élaborer le plan daction consiste, par exemple, à analyser les menaces afin de déterminer quelles activités causent le plus de pertes ou de dégradations des zones humides. Sagit-il des effets de la pollution, de la transformation des zones humides pour dautres utilisations ou du stockage de leau, par exemple? Cette démarche peut conduire à identifier les groupes cibles prioritaires (voir appendice I).
24. Déterminer les mesures ayant le meilleur rapport coût-efficacité On peut aussi adopter une démarche qui consiste à envisager les mesures ayant le meilleur rapport coûts-efficacité. On pourrait, par exemple, se poser les questions clés suivantes: si lon dispose de ressources modestes, vaut-il mieux cibler les parties prenantes locales ou les représentants politiques et les décideurs de plus haut niveau? Dans le premier cas, on peut obtenir des résultats locaux à plus long terme tandis que dans le deuxième, on peut influer sur des décisions qui pourraient avoir des conséquences plus vastes. Est-ce le rôle des correspondants nationaux et du Groupe détude CESP-zones humides, ou dun autre méchanisme approprié, de conseiller lAutorité administrative concernant les groupes cibles prioritaires et les meilleurs moyens de communiquer avec eux pour faire en sorte que leur comportement favorise la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides?
Communication entre les acteurs
25. Déterminer les forces et les faiblesses dans le domaine de la communication Dans le cadre de létude des capacités et des options décrite au paragraphe 22 ci-dessus, une des priorités devrait être détablir le niveau, le type et lefficacité de la communication entre les différents acteurs mentionnés dans les paragraphes 13 à 20 qui précèdent et les groupes cibles identifiés dans lappendice I. Cela devrait permettre de repérer les ruptures de communication ou encore les points où la communication doit être maintenue et renforcée. Dans cette analyse, il pourrait être utile détablir, en premier lieu, les groupes cibles prioritaires (voir paragraphe 24 ci-dessus). Par exemple, les gestionnaires des zones humides inscrites sur la Liste de Ramsar dans un pays donné sont-ils en communication directe les uns avec les autres? Sont-ils en communication avec lAutorité administrative et avec les gestionnaires dautres sites Ramsar utilisés par les mêmes espèces migratrices? Ont-ils accès à la Bibliothèque de ressources sur lutilisation rationnelle du Bureau Ramsar? Les fonctionnaires de chaque ministère pertinent ont-ils des copies du Plan stratégique de la Convention de Ramsar et ont-ils accès aux informations plus détaillées concernant la Convention et mises à disposition sur le site Internet de la Convention?
26. Définir les besoins dinformation et de formation Dans létude de la communication, il serait bon de tenir compte des besoins dinformation de chaque groupe cible en dautres termes, de linformation dont ils ont besoin pour agir comme la Convention le souhaiterait (voir appendice I) afin de déterminer doù pourrait ou devrait venir cette information et les moyens détablir un lien entre les fournisseurs de linformation et ceux qui ont besoin de linformation ou de la formation. Ce processus mettra en évidence les ruptures de communication qui entravent directement lapplication de la Convention. Le plan daction CESP-zones humides devrait chercher à remédier à ces ruptures.
27. Repérer les sources spécialisées dinformation et de formation Lune des étapes importantes dune étude de la communication consiste à déterminer les sources dinformation ou de formation qui peuvent permettre daméliorer les capacités. À cet égard, un contact avec les Organisations internationales partenaires de la Convention et avec le Bureau Ramsar peut être utile. Par ailleurs, les pays qui disposent de sources de référence importantes et doptions de formation variées sont invités, dans le cadre du Programme dinformation (voir paragraphes 39 à 43 ci-après) à rendre publiques ces sources et options et à y donner un meilleur accès. Faciliter léchange dexpériences et de connaissances est la raison dêtre dun plan daction CESP-zones humides. Il serait souhaitable que les correspondants nationaux pour la CESP-zones humides cherchent à obtenir lavis et laide de leurs homologues dans dautres pays pour trouver des sources appropriées de matériel de référence et des options de formation. Le répertoire du Bureau Ramsar sur les options de formation en gestion des zones humides sera également utile à cet égard (voir paragraphes 44 à 46).
28. Profiter pleinement de lInternet et du courrier électronique Avec lavènement des inforoutes, la communication évolue rapidement et il convient den tenir compte dans le cadre du Programme dinformation de la Convention et des plans daction CESP zones humides. Le Bureau de la Convention dispose dun site Internet complet et conduit de plus en plus ses affaires quotidiennes par courrier électronique. Dans le cadre du Programme dinformation, il est prévu détablir un contact par courrier électronique avec les Autorités administratives de chaque Partie contractante Ramsar dici 2000. Cet objectif comprend aussi des contacts par courrier électronique avec les correspondants nationaux désignés pour la CESP-zones humides et ces mêmes personnes devraient avoir accès au site Internet de la Convention. Le Bureau Ramsar continuera denrichir le site Internet de la Convention et dy ajouter du matériel de référence afin quil reste la pièce maîtresse du Programme dinformation.
29. Créer un réseau mondial Ramsar par courrier électronique Lobjectif est délargir progressivement laccès à lInternet et détablir des liens par courrier électronique entre les Autorités administratives Ramsar, les correspondants nationaux pour la CESP-zones humides, les gestionnaires des sites Ramsar et les institutions déducation et de sensibilisation à lenvironnement, sans oublier les communautés locales et les populations autochtones. (voir paragraphes 47 à 49). Ce réseau de communication devrait fournir le cadre dun réseau électronique mondial Ramsar permettant déchanger connaissances et informations. Chaque plan daction CESP-zones humides de niveau national ou autre devrait comprendre un plan et une vision pour lavenir afin de donner aux personnes clés laccès à lInternet et au courrier électronique.
30. Poursuivre et multiplier les communications officielles entre le Bureau Ramsar et les Autorités administratives Ramsar Outre le site Internet, le Bureau a ouvert un "Centrale déchange Ramsar" pour les communications officielles entre le Bureau Ramsar et les Autorités administratives et entre les Autorités administratives elles-mêmes. Ce service fonctionne en trois sections (séparées) linguistiques (anglais, français et espagnol) et comprend toutes les autorités administratives pour lesquelles le Bureau Ramsar a des adresses de courrier électronique. Il existe aussi des serveurs de listes séparés, ayant un but semblable, pour les membres du Comité permanent et du Groupe dévaluation scientifique et technique. Afin délargir encore ce service de communication, le Bureau Ramsar ouvrira une section distincte de la "Centrale déchange Ramsar" pour les correspondants nationaux chargés des activités de CESP-zones humides. Dans le cadre des plans daction nationaux de CESP-zones humides, il serait bon, de faire en sorte, en priorité, que les personnes clés participent à la "Centrale déchange" pertinente.
31. Élargir le Forum Ramsar Le Bureau de la Convention gère également un groupe de discussion public, par courrier électronique, le Forum Ramsar qui, à la fin de 1998, comptait 540 membres appartenant à des organisations, des instituts académiques, des gouvernements et des institutions intergouvernementales ou qui étaient de simples citoyens du monde entier. Environ 100 messages sur le fond y figurent chaque mois comprenant (outre les annonces du Bureau Ramsar) des questions techniques et des appels à laide, des alertes et des annonces de réunions faites par différents groupes, etc. Le Forum assure un service précieux et a permis daugmenter le nombre de groupes liés à la Convention et sintéressant aux zones humides. Dans le cadre des plans daction nationaux de CESP-zones humides, il serait bon, en priorité, que les personnes clés, aux niveaux national et local, participent au Forum Ramsar.
32. Liens avec des Parties contractantes et dautres sites Internet Conformément au Protocole de coopération et au Programme de travail conjoint conclus avec la Convention sur la diversité biologique (CDB), la Convention de Ramsar soutient également le principe de base du mécanisme déchange de cette Convention; en dautres termes, la possibilité pour chaque Partie contractante davoir son propre site Internet consacré aux questions relatives à la Convention. Il sagit là dune entreprise à long terme pour le Programme dinformation, au même titre que létablissement dun réseau Ramsar mondial par courrier électronique. Les Parties contractantes sont invitées à inclure, dans le cadre de leurs plans daction CESP-zones humides, la mise en place de tels sites Internet consacrés à leurs activités en rapport avec les zones humides. Les Parties contractantes, avec les Organisations internationales partenaires de Ramsar, entre autres, sont également invitées à faire en sorte que tout site Internet existant ou nouvellement établi et apportant des informations pertinentes soit relié par hyperlien au site Internet de la Convention de Ramsar et vice versa.
33. Une banque de données plus accessible pour les zones humides dimportance internationale À mesure que la Liste des zones humides dimportance internationale prend de lexpansion, il semble prioritaire que linformation concernant ces sites exceptionnels soit plus largement mise à disposition par voie électronique. La Banque de données, gérée pour la Convention par le Bureau de Wetlands International aux Pays-Bas sera accessible sur Internet à la fin de 1999. Une capacité permettant de répondre à certaines questions en ligne est envisagée. Les Parties contractantes, en préparant leurs plans daction CESP-zones humides, devraient en tenir compte et se préparer à une utilisation accrue de la Banque de données sur les sites Ramsar.
Campagnes
34. Campagnes de courte et de longue durée Dans le cadre dun plan daction CESP-zones humides, il convient dexaminer la possibilité dorganiser des campagnes pour sensibiliser et promouvoir des changements durables dattitude et de comportement. De telles campagnes peuvent comprendre une série dactivités modestes, dactivités plus intenses qui visent à sensibiliser à des problèmes particuliers ou dactivités de brève durée, à fort retentissement, bien ciblées ou lancées à des moments critiques.
35. Journée et Semaine mondiales des zones humides Établies par lAction 3.1.5 du Plan stratégique de la Convention, la Journée et la Semaine mondiales des zones humides sont loccasion de lancer des campagnes de brève durée. Inaugurées en 1996, elles suscitent de plus en plus dintérêt. La Semaine pourrait coïncider avec la Journée mondiale des zones humides proclamée le 2 février pour commémorer la signature de la Convention, en 1971, à Ramsar, en Iran.
36. Initiatives diverses Certains pays ont lancé ou conclu avec succès, durant la Semaine mondiale des zones humides, des campagnes nationales de sensibilisation à des questions particulières, engageant la communauté en général à participer à laction au niveau local. Le slogan "Pensée mondiale action locale" sapplique bien aux zones humides. Dans le cadre du Programme dinformation, de tels programmes daction sont encouragés. Selon les circonstances, les actions locales ou nationales de restauration des zones humides, de ramassage des déchets et de nettoyage de zones polluées, déradication despèces envahissantes ou dinstallation de panneaux dinformation peuvent donner un élan à laction permanente des communautés. On peut aussi sintéresser à des questions plus régionales telles que la coopération en matière de gestion des zones humides, des bassins hydrographiques ou des espèces migratrices partagées. Certains gouvernements profitent maintenant des cérémonies de la Journée et de la Semaine mondiales des zones humides pour annoncer, par exemple, linscription de nouvelles zones humides dimportance internationale ou ladoption dune politique nationale pour les zones humides et ce moment est reconnu, à tous les niveaux, comme celui où lon rend publiques les activités menées dans le cadre de la Convention.
37. Appui du Bureau Ramsar Dans le cadre du Programme dinformation, le Bureau de la Convention continuera de publier et de promouvoir la Journée et la Semaine mondiales des zones humides assez à lavance pour quil y ait, chaque année, un nouveau thème de sensibilisation à différents aspects de la conservation et de lutilisation rationnelle des zones humides. Le Bureau Ramsar continuera de fournir du matériel de référence utilisable aux niveaux mondial, régional, national et local pour la promotion de la Journée et de la Semaine mondiale des zones humides. Il sefforcera également dutiliser cette occasion, chaque année, pour lancer des initiatives mondiales dans le cadre de la Convention, de façon que la Journée mondiale des zones humides acquière un profil médiatique.
38. Les actions locales sont prioritaires Les Parties contractantes, les organisations non gouvernementales et la population locale et autochtone sont invitées à saisir loccasion de la Journée et de la Semaine mondiales des zones humides pour sensibiliser le public à leurs propres activités et programmes relatifs aux zones humides.
Échange de connaissances
39. Mobiliser le courant dinformations et de connaissances spécialisées Le Programme dinformation comprend également un volet échange de connaissances et de matériel de référence sur léducation et la formation. Il existe une très vaste collection de connaissances et de références qui, pour linstant, est dispersée dans le monde entier et les mécanismes déchange sont rares. Ces connaissances/références comprennent du matériel pédagogique pour les enfants et les adultes, des outils denseignement moins formels, du matériel de sensibilisation et les derniers résultats de la recherche. Certains pays ont des réservoirs énormes, dautres ont un besoin désespéré de connaissances et références et ont également besoin que celles-ci soient adaptées à leur situation.
40. Production et distribution de matériel imprimé Publier des informations - notamment un bulletin régulier, du matériel dinformation et des publications techniques plus précises conçues pour apporter des orientations pour lapplication de la Convention fait partie des attributions du Bureau Ramsar . On peut citer par exemple: Évaluation économique des zones humides (1977), Wetlands, Biodiversity and the Ramsar Convention (1997) et The Ramsar Convention on Wetlands: Its History and Development (1993). Dans le cadre du Programme dinformation, le Bureau Ramsar continuera de produire de nombreuses publications pédagogiques, des informations sur la Convention de Ramsar et ses activités et des orientations plus techniques, dans les trois langues de travail de la Convention et, si les ressources le permettent, dans dautres langues nationales également. Le Bureau continuera de porter ses publications sur le site Internet. Les Parties contractantes devraient veiller, dans le cadre de leurs plans daction CESP- zones humides, à assurer laccès aux publications du Bureau Ramsar.
41. Le Bureau, mécanisme déchange pour le matériel pédagogique La mise au point dun plan daction CESP-zones humides devrait également permettre dévaluer la disponibilité du matériel pédagogique provenant de sources autres que le Bureau Ramsar. Il est proposé que les pays qui possèdent du matériel de référence le mettent à la disposition du Bureau Ramsar pour que ce dernier le rende public au niveau mondial. Par lintermédiaire dun mécanisme déchange ou dune collection mondiale de matériel pédagogique sur le site Internet de la Convention, le Bureau Ramsar peut faciliter léchange de matériel de référence. À linstar dun mécanisme déchange, le site Internet de la Convention servira de carrefour dans un réseau de sites Internet hébergeant ces connaissances et références pour des gouvernements, des organisations non gouvernementales ou dautres personnes intéressées qui disposent de sites Internet. Cela se fera par lintermédiaire du Centre de ressources sur lutilisation rationnelle, lancé par le Bureau Ramsar à loccasion de la Journée mondiale des zones humides 1998.
42. Le contexte linguistique et local sont à considérer Parmi les obstacles majeurs à lapplication, dans un pays donné, du matériel pédagogique mis au point dans dautres pays, il y a le contexte linguistique et local. Les Autorités administratives Ramsar, le Bureau Ramsar, les ONG et dautres organisations intéressées sont invitées à trouver des ressources et des moyens de faire traduire le matériel pédagogique/de référence approprié dans les langues locales et de ladapter aux situations locales.
43. Utilisation de la Banque dexperts des zones humides En 1998, le Bureau Ramsar a créé la Banque dexperts de la Convention sur les zones humides qui, au début de 1999 devrait compter près de 450 experts des zones humides. Conçue pour fournir un service aux gestionnaires des zones humides, elle permet de trouver les experts à même daider à résoudre des problèmes particuliers de gestion des zones humides. Dans le cadre du Programme dinformation, la Banque dexperts sera élargie pour faciliter léchange dinformation et de connaissances. La 7e Session de la Conférence des Parties contractantes a également renforcé les capacités de la Convention dans ce domaine dexpertise technique en invitant chaque Partie contractante à nommer un correspondant (point focal) pour les questions relevant du Groupe dévaluation scientifique et technique (GEST). Il sagit donc de créer, sous légide du Bureau Ramsar, un réseau mondial qui ouvre de nouvelles avenues donnant accès à des avis spécialisés. La Résolution établit des liens avec les organes scientifiques et techniques des conventions internationales avec lesquelles la Convention de Ramsar a conclu un Protocole dentente ou de coopération, à savoir la Convention sur la diversité biologique, la Convention sur les espèces migratrices, la Convention sur la lutte contre la désertification et la Convention du patrimoine mondial. En outre, elle établit le lien entre le GEST et dautres organisations et réseaux dexperts tels que la Society of Wetland Scientists, lAssociation internationale de limnologie, Global Wetlands Economics Network, pour donner aux gestionnaires des zones humides un meilleur accès à linformation et aux ressources dont disposent ces organismes. Dans le cadre des plans daction nationaux pour les zones humides, les Parties contractantes sont invitées à prendre note de ces possibilités daccès direct à une expertise technique et scientifique et à promouvoir cet accès comme il convient.
Éducation et formation classiques
44. La conservation et lutilisation rationnelle des zones humides, éléments du programme scolaire officiel Dans le cadre de létude de CESP-zones humides (paragraphe 22 ci-dessus), il conviendra dévaluer également la mesure dans laquelle les programmes pédagogiques classiques dun pays contiennent les principes Ramsar de conservation et dutilisation rationnelle des zones humides. À cet égard, la participation dun représentant du ministère de lÉducation au Groupe détude CESP-zones humides ou autre mécanisme approprié est fortement recommandée. Lorsque les principes Ramsar ne sont pas intégrés dans le programme scolaire, le Groupe détude CESP-zones humides ou autre mécanisme approprié doit étudier et recommander à lAutorité administrative les meilleurs moyens de corriger cette situation. Lorsque ces principes font partie du programme, les Parties contractantes sont invitées à communiquer les informations pertinentes au Bureau Ramsar pour que celui-ci puisse diffuser les données et proposer des modèles possibles à dautres pays.
45. Améliorer laccès aux programmes de formation En 1998, le Bureau Ramsar a commencé à constituer un répertoire des options de formation en gestion des zones humides pour aider ceux qui cherchent à suivre une formation dans ce domaine. En janvier 1999, le répertoire contenait des informations concernant près de 100 options de formation; il est maintenant disponible sous forme imprimée ou sur le site Internet de la Convention. Dans le cadre de létude des besoins, capacités et options en matière de CESP-zones humides, les Parties contractantes devraient déterminer les options de formation en gestion des zones humides existant dans leur pays et inscrire cela dans leurs plans daction. Leurs études devraient aussi comprendre les options de formation en CESP-zones humides. Cette information devrait être communiquée au Bureau Ramsar afin de figurer dans le répertoire des options de formation en gestion des zones humides.
46. Entreprendre une analyse des besoins de formation. Il est utile de savoir quil existe des possibilités de formation mais il est encore plus important de fixer les priorités de formation au niveau national. Une première étape dans ce processus est létablissement de priorités pour laide à la formation. Le Groupe détude CESP-zones humides ou autre mécanisme approprié devrait appuyer ses recommandations à ce propos sur ses conclusions relatives aux groupes cibles prioritaires et aux facteurs qui menacent les zones humides du pays. Si le Groupe détude conclut, par exemple, que la principale menace pour les zones humides dune certaine région résulte de la présence despèces végétales envahissantes, il est clair que la première priorité consistera à former les gestionnaires de sites et les parties prenantes aux techniques du contrôle et de léradication de ces espèces. Par ailleurs, si les gestionnaires locaux sous-évaluent les services et les avantages procurés par les zones humides lorsquils approuvent des projets de mise en valeur, la priorité sera la formation aux techniques dévaluation économique des zones humides.
Centres déducation et de sensibilisation
47. Collaborer avec les centres déducation à lenvironnement et aux zones humides De tels centres sont extrêmement bien placés pour promouvoir les principes de la conservation et de lutilisation rationnelle des zones humides et pour encourager la communication entre les "acteurs". Dans le cadre du programme Wetlands Link International (WLI), le Wildfowl and Wetlands Trust, au Royaume-Uni, a commencé à établir un réseau de communication entre ces centres afin dencourager léchange dinformation. Lappendice II au présent programme décrit en plus grand détail le WLI. Dans le cadre du Programme dinformation de la Convention de Ramsar, les actions suivantes sont recommandées afin de faire de linitiative WLI une pierre angulaire des actions internationales, régionales, nationales et locales en matière de CESP-zones humides:
a. Le Bureau de la Convention de Ramsar et les Organisations internationales partenaires de la Convention chercheront à obtenir des ressources du secteur privé, entre autres, pour financer le WLI en tant que mécanisme essentiel pour léducation.
b. Le Bureau de la Convention de Ramsar fera la promotion du WLI sur son site Internet et encouragera les centres qui font partie du WLI à devenir des centres nationaux dexcellence pour la promotion de la CESP-zones humides.
c. Les Parties contractantes sont invitées, dans le cadre des activités de CESP-zones humides à envisager des accords de jumelage entre les centres déducation à lenvironnement ou aux zones humides de leurs pays et dautres pays, afin daider à promouvoir les objectifs du Programme dinformation. Une fois que ces dispositions seront en place, les échanges de personnel et les liens Internet devraient devenir une priorité.
d. Les Parties contractantes sont invitées à signaler lexistence du réseau WLI aux centres spécialisés dans lenvironnement et les zones humides de leurs pays afin quils puissent contribuer à léchange dinformation et davis dexperts.
e. Les correspondants nationaux pour la CESP-zones humides devraient collaborer étroitement avec les centres qui font partie du WLI et, au besoin, accueillir un représentant de ces centres au Groupe détude CESP-zones humides ou autre mécanisme approprié.
f. Lexpérience du réseau WLI dans la mise en place de centres déducation sera documentée et publiée pour aider tous ceux qui souhaitent en faire autant.
48. Chercher à créer des centres déducation à lenvironnement et aux zones humides Dans le cadre du Programme dinformation, ces centres sont considérés comme des éléments vitaux de lapplication du Plan daction CESP-zones humides. La gamme des fonctions que ces centres peuvent fournir a été décrite ci-dessus, outre le fait quils peuvent offrir une expérience pratique concernant les zones humides. Lexpérience a également démontré que ces centres peuvent apporter des avantages économiques considérables au plan local, par lintermédiaire de lécotourisme. Dans la formulation de plans daction nationaux de CESP-zones humides, les Parties contractantes sont priées denvisager dinclure des dispositions pour la création de centres déducation à lenvironnement ou aux zones humides qui peuvent servir de carrefour pour les activités déducation et de sensibilisation. Pour les pays en transition économique ou les pays en développement, ces centres peuvent aussi apporter des avantages financiers substantiels en encourageant le développement durable.
49. Faire participer les centres dinterprétation de lenvironnement Les musées, les jardins zoologiques, les aquariums, les jardins botaniques et institutions semblables ont parfois beaucoup à offrir au sens où ils fournissent des avis techniques et offrent au grand public une éducation à lenvironnement. Ils sont généralement très populaires et, de ce fait, tout désignés pour faire naître un intérêt pour les zones humides. Les Parties contractantes sont invitées à nouer des partenariats et à travailler en collaboration avec ces centres spécialisés afin de promouvoir les valeurs et limportance des zones humides. Dans le cadre du Programme dinformation, ces institutions devraient être encouragées à se joindre à linitiative Wetlands Link International décrite ci-dessus.
Appendice I
Les groupes cibles prioritaires du Programme dinformation de la Convention sur les zones humides
A) LE PUBLIC EN GÉNÉRAL
Groupes cibles/individus |
Raisonnement |
Comportement recherché |
| Propriétaires (en particulier ceux qui ont la responsabilité de gérer des zones humides) | Il sagit de personnes qui prennent des décisions ayant une incidence directe sur les zones humides. Ramsar doit les informer et leur donner accès à des informations spécialisées. | Lutilisation durable des zones humides conformément au principe Ramsar dutilisation rationnelle. |
| Populations autochtones et communautés locales | Beaucoup de populations autochtones et de communautés locales qui vivent en association avec les zones humides savent comment gérer ces écosystèmes de façon durable. Ramsar devrait encourager léchange de lexpérience de ces populations avec celle dautres gestionnaires des zones humides. | Échanger les
connaissances autochtones et communautaires relatives à lutilisation durable des
zones humides et de leurs ressources. Encourager les populations autochtones du monde entier à poursuivre lutilisation durable des zones humides. |
| Les femmes | Faire participer davantage de femmes à la gestion des zones humides est une priorité car, dans beaucoup de sociétés, elles tendent à jouer un rôle de premier plan dans la cellule familiale et sont plus disposées à changer de mode de vie. Elles communiquent parfois davantage avec les enfants de la famille. | La participation de lensemble de la famille à la promotion et à la réalisation de lutilisation durable (rationnelle) des zones humides |
| Les enfants | Les enfants sont les gestionnaires/gardiens de lenvironnement de lavenir et Ramsar doit veiller à ce quils aient conscience de limportance des zones humides et des moyens de les utiliser rationnellement. | Faire en sorte que les jeunes prennent la responsabilité de conserver et dutiliser rationnellement les zones humides. |
| Les organisations non gouvernementales, nationales et locales | Dans beaucoup de pays, les ONG locales jouent un rôle actif vital. Il faut mettre à leur disposition des informations spécialisées. | Favoriser, promouvoir et faciliter lutilisation rationnelle des zones humides à tous les niveaux. |
| Les responsables de moyens de communication électroniques et imprimés | La communication de messages positifs, chargés dinformations sur les zones humides, à la communauté en général peut être accélérée par lintermédiaire darticles et de nouvelles communiqués par moyens électroniques et imprimés. | La reconnaissance des nombreuses fonctions, des services et des avantages fournis par les zones humides reflétée par une couverture plus large et mieux informée des questions relatives aux zones humides dans les médias. |
| Chefs de communautés et personnalités athlètes, sportifs, personnalités religieuses, artistes, etc. | Les chefs de communautés peuvent se servir de leur image publique pour attirer lattention sur ces questions; ceux qui sintéressent à la conservation des zones humides peuvent être les meilleurs ambassadeurs de Ramsar | Promouvoir les idéaux et les principes de la Convention de Ramsar pour mieux sensibiliser la communauté et éliminer les images négatives que lon a des zones humides. |
B) LES GOUVERNEMENTS À TOUS LES NIVEAUX
Groupes cibles/individus |
Raisonnement |
Comportement recherché |
| Décideurs et planificateurs de lenvironnement dans les collectivités locales et les administrations gouvernementales nationales, provinciales et dÉtat | Ces fonctionnaires sont des décideurs clés à léchelle sous-régionale et au niveau national. Leurs décisions peuvent avoir un effet direct sur les zones humides, aussi bien positif que négatif, soit au niveau local, soit à léchelle du bassin hydrographique/bassin versant. | Faire en sorte que les zones humides soient prises en compte pour toutes leurs fonctions, services et avantages dans les processus décisionnels et de planification afin que cessent la perte et la dégradation des zones humides. Faire en sorte que les fonctionnaires en question adoptent la restauration et la remise en état des zones humides comme instruments de gestion de lenvironnement. |
| Gestionnaires des zones humides (gardiens, guides, etc.) dans les administrations nationales, provinciales/dÉtat et locales | Ces personnes ont besoin de conseils sur les meilleures pratiques de gestion des écosystèmes de zones humides, en particulier lorsquelles gèrent des sites Ramsar. | Utilisation durable des zones humides conformément aux principes Ramsar dutilisation rationnelle. |
| Autorités administratives nationales pour la Convention de Ramsar | Elles devraient avoir à leur disposition les meilleures informations en vue de lapplication et de la diffusion. | Sacquitter de toutes les obligations découlant de la Convention de Ramsar et créer les cadres politiques, administratifs et programmatiques nécessaires pour laction à tous les niveaux. Travailler en partenariat avec ceux qui sont chargés de lexécution dautres conventions internationales et régionales de lenvironnement. |
| Autorités administratives nationales et points focaux pour dautres conventions relatives à lenvironnement | Sil doit y avoir une approche plus intégrée de la gestion des terres et des ressources deau, y compris des zones humides, il est nécessaire de susciter une plus grande compréhension et un plus grand intérêt pour la Convention de Ramsar chez ceux qui sont chargés de lapplication dautres conventions. | Travailler en partenariat avec ceux qui sont chargés dappliquer la Convention de Ramsar et toutes les autres conventions internationales et régionales de lenvironnement afin de réaliser des programmes intégrés dapplication. |
| Comités consultatifs nationaux pour la Convention de Ramsar et dautres conventions relatives à lenvironnement (par exemple, les Comités nationaux Ramsar) | Sil doit y avoir une approche plus intégrée de la gestion des terres et des ressources deau, y compris des zones humides, il est nécessaire de susciter une plus grande compréhension et un plus grand intérêt pour la Convention de Ramsar chez ceux qui conseillent les gouvernements à propos de lapplication de Ramsar et dautres conventions. | Travailler en partenariat avec ceux qui sont chargés dappliquer la Convention de Ramsar et toutes les autres conventions internationales et régionales de lenvironnement, afin de parvenir à des programmes dapplication intégrés. |
| Les ministres responsables de tous les portefeuilles du développement durable et des conventions relatives à lenvironnement ainsi que les membres du Parlement national, dÉtat/provincial et local | Ramsar a besoin dobtenir laide de ces ministres et de tous les membres du gouvernement car ils ont un effet direct sur létablissement des politiques, lattribution des budgets, etc. Des membres du Parlement (ceux qui sont dans les partis dopposition) pourraient un jour occuper ces postes. | Reconnaissance de lintérêt dutiliser la Convention de Ramsar comme instrument positif pour promouvoir lutilisation durable des zones humides et des ressources deau. |
| Organismes daide nationaux, bailleurs de fonds bilatéraux | La Convention doit sassurer quil y a une bonne compréhension générale concernant ses fonctions chez ces organisations qui traitent avec les gouvernements en ce qui concerne différentes questions de développement durable. Ramsar doit veiller à ce que les fonctionnaires pertinents soient informés et à même de soutenir les principes de Ramsar dans le cadre de projets pratiques, dans chaque Partie contractante. | Appui aux projets compatibles avec les principes Ramsar dutilisation rationnelle et rejet des projets qui entraînent la destruction ou la dégradation des zones humides. |
| Les ambassadeurs et le personnel des missions à létranger | Il importe que ces fonctionnaires comprennent pleinement la Convention de Ramsar et son modus operandi afin que les gouvernements nationaux puissent être mieux informés. | Reconnaissance de lintérêt dutiliser la Convention de Ramsar comme instrument positif pour promouvoir lutilisation durable des zones humides et des ressources deau. |
C) ORGANISATIONS INTERNATIONALES ET RÉGIONALES
Groupes cibles/individus |
Raisonnement |
Comportement recherché |
| Organisations mondiales Banque mondiale, Fonds pour lenvironnement mondial, Programme des Nations Unies pour le développement, Programme des Nations Unies pour lenvironnement, Partenariat global pour leau, etc. | La Convention doit veiller à ce que les organisations qui traitent avec les gouvernements de différentes questions de développement durable comprennent bien le sens de ses activités. Lorsque les organisations ont des programmes de financement, Ramsar doit faire en sorte que les fonctionnaires pertinents soient bien informés et à même de soutenir les principes Ramsar à travers des projets pratiques, dans chaque Partie contractante. | Appui aux projets compatibles avec le principe Ramsar dutilisation rationnelle et rejet des projets qui entraînent la destruction ou la dégradation des zones humides. |
| Organisations régionales Programme régional océanien de l'environnement, Commission européenne, Communauté dAfrique australe pour le développement (SADC), Banques régionales de développement, etc. | Comme ci-dessus. | |
| ONG mondiales partenaires et autres ONG régionales et internationales | Les quatre ONG Partenaires de Ramsar (UICN, WWF, Wetlands International et BirdLife) sont toutes actives et efficaces dans leur promotion de la Convention de Ramsar. Il faut que dautres ONG internationales et régionales communiquent le message de Ramsar. | Favoriser, promouvoir et faciliter lutilisation durable des zones humides à tous les niveaux. |
| Les secrétariats dautres instruments sur lenvironnement (CDD, CLD, CMS, FCCC, CITES, Patrimoine mondial, MAB) | Il est essentiel de renforcer la synergie entre les conventions aux niveaux mondial et national. | uvrer en partenariat avec ceux qui sont responsables de lapplication de la Convention de Ramsar et de toutes les autres conventions internationales et régionales de lenvironnement afin de parvenir à des programmes dapplication intégrés. |
D) LE SECTEUR PRIVÉ
Groupes cibles/individus |
Raisonnement |
Comportement recherché |
| Bailleurs de fonds éventuels | Ramsar prône lutilisation durable des zones humides et doit donc faire en sorte que le secteur privé participe afin de garantir que les activités entreprises par ce secteur ne soient pas contraires aux objectifs de la Convention. | Appui à des projets compatibles avec le principe dutilisation rationnelle de Ramsar et rejet de projets qui entraîneraient la destruction ou la dégradation des zones humides. |
Principaux secteurs des
affaires
|
Dans ces secteurs, entre autres, se trouvent les industries qui sont le plus susceptibles davoir des répercussions négatives sur les zones humides. Ramsar doit encourager ces entreprises à adopter des pratiques qui naboutissent pas à la disparition des zones humides. | Appui à des activités
compatibles avec les principes dutilisation rationnelle de Ramsar et rejet de
projets qui entraîneraient la destruction ou la dégradation des zones humides. Favoriser, promouvoir et faciliter lutilisation rationnelle des zones humides à tous les niveaux. |
| Associations professionnelles | Ramsar devrait encourager les associations professionnelles à appliquer les pratiques dutilisation rationnelle de Ramsar. | Favoriser, promouvoir et faciliter lutilisation rationnelle des zones humides à tous les niveaux. |
E) SECTEUR DE LÉDUCATION ET INSTITUTIONS COGNITIVES
Groupes cibles/individus |
Raisonnement |
Comportement recherché |
| Ministères de lÉducation, autorités chargées détablir les programmes, conseils détude et universités | Tous peuvent aider à faire inscrire la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides dans les programmes scolaires et autres programmes officiels. | Soutenir lapplication des éléments pertinents de plans daction CESP-zones humides fondés sur le présent Programme dinformation. |
| Associations nationales et internationales denseignants | Lintégration des principes Ramsar dans les programmes denseignement et dapprentissage peut généralement être accélérée si lon travaille en collaboration avec les associations denseignants. | Soutenir lapplication des éléments pertinents de plans daction CESP-zones humides fondés sur le présent Programme dinformation. |
| Réseaux nationaux et internationaux, associations et conseils déducation à lenvironnement | Les questions concernant les zones humides et leau peuvent être intégrées dans le programme et dautres matériels pédagogiques conçus par ces organisations. | Soutenir lapplication des éléments pertinents de plans daction CESP-zones humides fondés sur le présent Programme dinformation. |
| Centres pour les zones humides/ lenvironnement, zoos, aquariums, jardins botaniques, etc. | Ce sont des lieux rêvés pour promouvoir le message Ramsar et les efforts devraient être intensifiés en vue de garantir quils aient à disposition des informations et du matériel pertinents. | Soutenir lapplication des éléments pertinents de plans stratégiques de CESP-zones humides fondés sur le présent Programme dinformation. |
| Réseaux nationaux et internationaux de bibliothèques | Les réseaux de bibliothèques sont des lieux excellents pour rendre linformation sur Ramsar et les zones humides encore plus accessible à la communauté en général. | Soutenir lapplication des éléments pertinents de plans daction CESP- zones humides fondés sur le présent Programme dinformation. |
Programme Wetland Link International (WLI) du Wildfowl & Wetlands Trust
Cest en 1990 que le Wildfowl & Wetlands Trust, ONG ayant son siège au Royaume-Uni, a lancé le programme Wetland Link International (WLI) pour aider des organisations du monde entier à créer ou à améliorer leurs propres centres déducation aux zones humides. Répondant au surnom affectueux de Wellie (pour WLI), le programme a commencé avec une poignée de centres situés en Australie, aux Etats-Unis, en France, à Hong Kong, en Nouvelle-Zélande, au Royaume-Uni, à Singapour et à la Trinité-et-Tobago pour sadresser, au bout de quelque temps, à plus de 900 personnes, groupes et organisations qui, dans plus de 100 pays, sont reliés à la base de données du WLI.
Le bulletin, publié deux fois par an, reste le principal organe de communication du réseau et des projets ont été conçus, au coup par coup, depuis neuf ans: formation, création de centres, programmes plus généraux déducation et de sensibilisation du public.
Le programme a reçu un financement de départ provenant du secteur privé mais, depuis cinq ans, cest le Wildfowl & Wetlands Trust qui couvre les coûts administratifs et le salaire du Coordonnateur et, malheureusement, cette source de financement sest tarie depuis mai 1998.
Le Wildfowl & Wetlands Trust a le projet de poursuivre ce programme et cherche activement des ressources financières pour pouvoir lui imprimer un nouvel élan. Il souhaite élargir le champ daction du WLI régénéré, en vue daider des personnes et des organisations à élaborer des programmes denseignement et de communication relatifs aux zones humides, tant dans les centres quau-delà de ces centres. A cet égard, un des instruments majeurs sera "lespace des connaissances" logé à lintérieur du site Internet du Wildfowl & Wetlands Trust. Cet espace contiendra une base de données sur les ressources et les informations clés en matière denseignement et de communication pour les zones humides pour contribuer au renforcement des centres déducation aux zones humides.
Quelques mots sur le Wildfowl & Wetlands Trust
Cette organisation, dont le siège se trouve au Royaume-Uni, a plus de 50 ans dhistoire et gère huit centres daccueil des visiteurs dans le pays. Elle est en train den créer un neuvième, The Wetland Centre, London et a aidé de nombreuses personnes et organisations à créer leurs propres centres, dans le monde entier. Le plus célèbre des centres du Wildfowl & Wetlands Trust se trouve à Slimbridge, dans louest de lAngleterre, où Sir Peter Scott fonda lorganisation, en 1946.
Chaque année, les centres accueillent 750 000 visiteurs et ce chiffre devrait dépasser le million en 2000, avec louverture du neuvième centre à Londres.
Rendre le public plus conscient des valeurs et avantages des zones humides, améliorer léducation à ce sujet: ce sont deux des grands objectifs du Wildfowl & Wetlands Trust qui, à cet effet, a conçu de nombreux programmes, notamment les campagnes Pondwatch et Waterlands (1988-1994), les programmes Explorer pour les écoles, les programmes dinterprétation/exposition (avec, en particulier, la création de Discovery Centres, Learning through Play Centres Centres de découverte et dapprentissage par le jeu). Le Wildfowl & Wetlands Trust coordonne également le Groupe de spécialistes de léducation et de la sensibilisation de Wetlands International.
Pour tout renseignement: Doug Hulyer, Directeur des programmes de la conservation, Wildfowl & Wetlands Trust, Slimbridge, Glos. GL2 7BT, R.-U. Tél. (+44) 1453890333 poste 224. Télécopieur (+44) 1453890827; Courrier électronique: doug.hulyer@wwt.org.uk .
Pour
tout renseignement, contactez: Bureau de la Convention de Ramsar,
Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41 22 999 0170, fax +41 22 999
0169, e-mail
).
Publié le 29 juillet 1999, Dwight Peck, Ramsar.