Ramsar logoLa Convention sur les zones humides

Notes d'information sur les valeurs et fonctions des zones humides

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[Citation autorisée aux fins d'information et d'éducation]

STABILISATION DU LITTORAL & PROTECTION CONTRE LES TEMPÊTES
(Fiche No 3 d'un total de 10 sur les valeurs et fonctions des zones humides. Retour à l'introduction)

  En bref......

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Les zones humides côtières jouent un rôle critique dans de nombreuses régions du monde où elles protègent la terre contre les tempêtes et autres phénomènes climatiques; elles atténuent l’action du vent, des vagues et des courants et la végétation côtière contribue à maintenir les sédiments en place.

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En Malaisie, la valeur d’un marécage à mangroves intact, pour la protection contre les tempêtes et la maîtrise des crues uniquement, a été estimée à USD 300 000 par kilomètre - ce qu’il en coûterait pour les remplacer par des murs de pierre.
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La perte de végétation le long des berges des rivières de l’est de l’Angleterre a été évaluée à USD 425 par mètre, le coût de l’entretien de structures artificielles de renforcement des berges pour prévenir l’érosion.
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La valeur d’un kilomètre de récifs coralliens varie entre USD 137 000 à près de USD 1,2 million sur une période de 25 ans, calculée d’après la valeur économique de la protection contre les tempêtes, de la pêche et du tourisme.

Les ouragans, les cyclones, les tempêtes et autres perturbations du climat côtier ont le pouvoir de causer des ravages en provoquant inondations et destructions, sans parler des pertes de vies humaines. Au Bangladesh, 40 000 personnes ont péri noyées en 1985 durant une seule tempête. Dans le monde entier, on estime que 46 millions de personnes sont, chaque année, menacées par des tempêtes.

Les marais salés, les mangroves et autres zones humides boisées sont des lignes de défense contre les tempêtes. Ils contribuent à en atténuer les effets en réduisant l’action du vent, des vagues et des courants tandis que les racines des plantes maintiennent les sédiments en place. Dans les Sundarbans, les mangroves brisent les vagues de plus de quatre mètres de haut et cette fonction a encouragé le gouvernement du Bangladesh à investir des sommes considérables pour replanter les mangroves et contribuer à la protection contre les tempêtes. Après des années de pertes et de conversion des mangroves, le Gouvernement philippin a adopté en 1986 une loi qui prescrit la formation d’une « ceinture » de mangroves le long des zones littorales soumises aux tempêtes et typhons, ceinture d’une largeur de 20 mètres (d’après une loi de 1975) à 50-100 mètres. La restauration des mangroves aux Philippines, avec l’appui du Gouvernement, a commencé dans les années 80, avec un projet de USD 3,5 millions financé par la Banque mondiale. La reforestation est un processus coûteux : en Thaïlande, il en coûte USD 946 par hectare replanté, alors que USD 189 par hectare auraient suffi à la protection des mangroves existantes.

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Les mangroves, les marais salés et d’autres zones humides boisées font souvent office de première ligne de défense contre les tempêtes qui arrivent de la mer.        
Photo: WWF-Canon/Siegfried Voldhek

En Malaisie, la valeur des marécages à mangroves intacts, pour la protection contre les tempêtes et la maîtrise des crues uniquement, a été estimée à USD 300 000 par kilomètre - c’est-à-dire ce qu’il en coûterait pour les remplacer par des murs de pierre. La stabilisation des berges est également importante sur les rivières de l’intérieur. Au Royaume-Uni, la perte de végétation le long des rivières de l’est de l’Angleterre a été estimée à USD 425 par mètre - ce qu’il en coûte pour entretenir des structures artificielles de renforcement des berges afin de prévenir l’érosion.

Les récifs coralliens offrent aussi une protection contre les tempêtes. Lors d’une estimation récente de la valeur des récifs coralliens, on a déterminé que le coût de destruction d’un kilomètre de récifs se situait entre USD 135 000 et près de USD 1,2 million sur une période de 25 ans, chiffres basés sur la valeur économique de la protection contre les tempêtes, de la pêche et du tourisme. Malgré ce rôle crucial, on estime qu’un tiers des 600 000 km2 de récifs coralliens que compte la planète ont déjà été détruits et une enquête récente indique que 58 pour cent des récifs restants sont menacés par des activités humaines, la surpêche et les pratiques de pêche destructrices ainsi que par le développement du littoral et le blanchissement associé aux changements climatiques.

Les effets prévus des changements climatiques dans les 50 à 100 prochaines années exerceront de graves pressions sur les zones humides côtières et continentales dans certaines régions du monde en raison d’une fréquence accrue des tempêtes, de la structure changeante des précipitations et de l’élévation du niveau de la mer.


Pour tout renseignement, contactez: Bureau de la Convention de Ramsar, Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41 22 999 0170, fax +41 22 999 0169, e-mail ramsar@ramsar.org ). Traduit de l'anglais par Danièle Devitre. Publié le 21 decembre 2000, Sandra Hails, Ramsar.

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