Nouveau rapport - Ramsar et la Convention du patrimoine mondial : au confluent du succès

Nouveau rapport - Ramsar et la Convention du patrimoine mondial : au confluent du succès

4 octobre 2017

Le rapport Ramsar et la Convention du patrimoine mondial : au confluent du succès examine dans quelle mesure les valeurs culturelles et la participation communautaire ont une influence positive sur la conservation de zones humides exceptionnelles ayant à la fois le statut de bien du patrimoine mondial et de Site Ramsar.

Six études de cas, à travers le monde, illustrent les enjeux – et les succès – de l’intégration de la nature et de la culture dans la gestion de zones humides ayant un statut international : le delta de l’Okavango (Botswana), le Mont-Saint-Michel (France), Wood Buffalo (Canada), le banc d’Arguin (Mauritanie), Sian Ka’an (Mexique) et le Sanctuaire shinto d’Itsukushima (Japon).

Les enseignements tirés de ces zones humides remarquables visent à aider aussi bien les administrateurs de sites que les décideurs en général à tirer le meilleur parti de la grande force des valeurs culturelles et de la participation communautaire au service de la conservation et de l’utilisation rationnelle des zones humides.

La Convention du patrimoine mondial et la Convention de Ramsar sur les zones humides sont les seuls accords mondiaux intergouvernementaux très fortement axés sur les sites. Depuis près de 45 ans, elles œuvrent de concert à la conservation de sites naturels et culturels exceptionnels pour les générations futures.

Les zones humides sont le berceau de nombreuses grandes civilisations, de l’Égypte ancienne en Afrique, à l’Empire aztèque en Mésoamérique et à la civilisation de la vallée de l’Indus en Asie du Sud. Aujourd’hui, la majeure partie de la biodiversité mondiale se trouve sur des terres et dans des eaux ancestrales. C’est la raison pour laquelle les peuples autochtones et les communautés locales jouent toujours un rôle central dans la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides qui nous donnent notre eau potable et sont la clé de la réalisation des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030, en particulier pour l’eau, la sécurité alimentaire, les changements climatiques et l’allègement de la pauvreté.

Le rapport Ramsar et la Convention du patrimoine mondial : au confluent du succès conclut qu’une double désignation – bien du patrimoine mondial et Site Ramsar – peut avoir des avantages, par exemple en augmentant la résilience à de multiples défis, pressions externes et menaces. Et cet avantage est important car les chiffres les plus récents montrent que 64% des zones humides de la planète ont disparu au siècle passé et que chaque année nous perdons 1% de celles qui restent. Ces ‘Enseignements acquis’ parmi d’autres s’appuient sur les recommandations de l’étude  Gérer les SDIM: Harmoniser la gestion des sites à désignations internationales multiples (Schaaf et Clamote Rodrigues, 2016), qui porte sur les Sites Ramsar, les biens du patrimoine mondial, les réserves de biosphère et les géoparcs mondiaux de l’UNESCO.

Le rapport a été préparé en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO et avec le soutien du Réseau culturel Ramsar (RCR) et du Programme de communication, renforcement des capacités, éducation, sensibilisation et participation (CESP) de la Convention de Ramsar. Il a bénéficié de l’appui généreux de la Fondation MAVA et du projet InforMEA de l’initiative pour la gestion de l’information et des connaissances des AME du PNUE.

Le rapport existe dans les trois langues de la Convention (anglais, français et espagnol) et peut être téléchargé du site web de Ramsar : http://www.ramsar.org/fr/document/ramsar-et-la-convention-du-patrimoine-mondial-au-confluent-du-succes.