Convention
sur les zones humides
Ramsar COP7 DOC. 19.3
"Lhomme
et les zones humides: un lien vital"
7e Session de la Conférence des Parties contractantes à la
Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971)
San José, Costa Rica, 10 au 18 mai 1999
Ramsar COP7 DOC. 19.3
Séance technique IV:
Instruments didentification et dévaluation des valeurs des zones humides
Document 3
Étude mondiale des ressources en zones humides et des priorités dinventaire pour les zones humides
Rapport résumé
C.M. Finlayson (Environmental Research Institute of the Supervising Scientist, Jabiru, Australie; Groupe des spécialistes des inventaires et de la surveillance des zones humides de Wetlands International) &
N.C. Davidson (Service international de coordination, Wetlands International, Wageningen, Pays-Bas), compilateurs, Février 1999
Rapport au Bureau de la Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971) de Wetlands International et du Environmental Research Institute of the Supervising Scientist, Australie
Contrat No 56 du Bureau Ramsar
Équipe du projet
Les rapports sur lesquels sappuie le présent rapport résumé ont été compilés par:
Environmental Research Institute of the Supervising Scientist - AG Spiers
Wetlands International
Afrique, Europe, Moyen-Orient N. Stevenson & S. Frazier
Amériques R. Vanderkam & I. Davidson
Océanie D. Watkins & F. Parish
Remerciements
Létude a été entreprise par Wetlands International et Environmental Research Institute of the Supervising Scientist, Australie, sous contrat du Bureau de la Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971) et avec lappui financier du Royaume-Uni. Elle a été réalisée par une équipe dont les membres se trouvaient en Australie, au Canada, en Malaisie et aux Pays-Bas, avec lappui de collègues dispersés dans le monde entier et dun comité directeur international. Léquipe européenne a également bénéficié dun financement de projet de RIZA (Pays-Bas) et de NORAD (Norvège). Le présent résumé a été composé à partir du matériel fourni par le groupe dans son entier. Les rapports individuels et les bases de données préparées pour chacune des régions Ramsar seront publiés séparément, sous forme imprimée et sur CD-ROM.
Étude mondiale des ressources en zones humides et priorités dinventaire pour les zones humides
SOMMAIRE
Résumé
Recommandations
Contexte et objectifs
Méthodologie
Résultats et conclusions
Information générale
Étendue et distribution des zones humides
Types de zones humides et définitions
Rythme et ampleur de la disparition et de la dégradation des zones humides
Régime foncier et gestion
Avantages et valeurs des zones humides
Mise à jour des programmes: état et pertinence
Normalisation des méthodes d'inventaire
Sources d'information
Priorités pour un inventaire futur des zones humides
Résumé
1. Le présent résumé sappuie sur des études de létat des inventaires des zones humides dans chaque région Ramsar. Ces études ont été réalisées daprès un examen des inventaires régionaux et internationaux des zones humides, à laide de méthodes normalisées dassemblage et denregistrement des données.
2. Il convient de noter que ces études ont été limitées tant par les fonds mis à disposition que par le temps imparti et que des activités supplémentaires permettront de rassembler davantage dinformations.
3. Il na pas été possible de faire des estimations globales fiables de létendue de la ressource en zones humides au niveau mondial ou régional. Il existe quelques bons exemples de procédures dinventaire des zones humides (par exemple, lInitiative pour les zones humides méditerranéennes MedWet) mais de nombreux inventaires nont permis quune évaluation succincte de létendue des zones humides et de leur état. Sans remettre en question la valeur de certains inventaires, on peut dire que linventaire des zones humides est incomplet et difficile à entreprendre.
4. Les recommandations visent à améliorer la précision de la quantification et de la description des zones humides dans le cadre dun inventaire des zones humides et à fournir linformation de base nécessaire à la gestion des zones humides.
5. Les recommandations portent sur la nécessité de conduire des programmes nationaux dinventaire et dintégrer des informations de base sur lemplacement et létendue de chaque zone humide et ses principales caractéristiques écologiques comme préalable à la collecte de nouvelles informations utiles à la gestion.
6. Il est indispensable délaborer des méthodes normalisées de collecte, dassemblage et de stockage des données. Il serait bon que ces méthodes tiennent compte de techniques relativement nouvelles de collecte et dinterprétation des données issues de la télédétection; de stockage de ces données sous forme électronique, y compris dans les systèmes dinformation géographique (SIG) et denregistrement des informations clés dans une métabase de données.
7. La conclusion principale de cette étude est que lon sait encore peu de choses sur létendue et létat de la ressource mondiale en zones humides. Au niveau régional, seules certaines régions dAmérique du Nord et dEurope occidentale disposent dinventaires passés et actuels adéquats. Faute de disposer dun bon inventaire, il est difficile de promouvoir et de soutenir lutilisation rationnelle des habitats des zones humides inscrites à la Convention de Ramsar.
8. Létude identifie les habitats prioritaires pour les futures activités dinventaire: il sagit des herbiers marins, des récifs coralliens, des marais salés et des étendues côtières, des mangroves, des zones humides de régions arides, des tourbières, des rivières et cours deau et des zones humides artificielles.
9. La Convention de Ramsar devrait jouer un rôle charnière dans la mise en uvre des présentes recommandations.
10. La présente étude propose de nombreux commentaires critiques sur létat de linventaire mondial des zones humides. En bref, celui-ci est incomplet et inadapté à la plupart des objectifs de gestion. Parmi nos nombreux commentaires, huit font lobjet de recommandations prioritaires et portent sur les efforts nécessaires pour mettre en uvre un programme efficace dinventaire comme base pour lutilisation rationnelle de la ressource mondiale en zones humides. Toutes les recommandations ne sappliquent cependant pas à toutes les situations géographiques ou à tous les programmes dinventaire.
10.1 Tous les pays nayant pas dinventaire national des zones humides devraient entreprendre un travail dinventaire en utilisant une méthode comparable à dautres méthodes dinventaires des zones humides; à cet égard, la Convention de Ramsar devrait apporter des orientations (voir ci-après). Ces inventaires sont nécessaires pour permettre lélaboration de plans nationaux, de politiques et toutes les activités de conservation et dutilisation rationnelle prônées par la Convention de Ramsar et dautres conventions pertinentes. Les inventaires permettront didentifier des zones humides dimportance nationale et internationale et, ce faisant, contribueront à la "vision" élaborée par la Convention de Ramsar pour la Liste des zones humides dimportance internationale [Ramsar COP7 Doc. 15.11].
10.2 Il importe de réaliser, de toute urgence, des études quantitatives sur la perte et la dégradation des zones humides, pour une bonne partie de lAsie, de lAfrique, de lAmérique du Sud, des îles du Pacifique et de lAustralie.
10.3 Les nouvelles activités dinventaires devraient être focalisées sur une série de données de base décrivant lemplacement et les dimensions de chaque zone humide ainsi que ses principales caractéristiques biophysiques et hydrologiques et notamment les variations dans la superficie et le régime hydrologique. Cette information devrait être mise à disposition sous forme imprimée et électronique.
10.4 Après acquisition des données de base, il serait bon de rassembler dautres informations, dans une optique de gestion, sur les menaces et les utilisations des zones humides, le régime foncier et les régimes de gestion, les avantages et les valeurs. La ou les source(s) dinformation devraient être soigneusement enregistrée(s) avec des commentaires sur lexactitude et la disponibilité des données.
10.5 Chaque inventaire devrait comprendre un exposé dintention clair des motifs et de la gamme dinformations compilées ou collectées, sans oublier la définition des habitats inventoriés et la mention de la date à laquelle linformation a été obtenue ou mise à jour.
10.6 La Convention de Ramsar devrait soutenir lélaboration et la diffusion de modèles dinventaires des zones humides améliorés, applicables à léchelle mondiale. Ceux-ci seraient inspirés de modèles existants, par exemple lInitiative MedWet, capable dutiliser à la fois des techniques de télédétection et de terrain, selon quil convient. Les modèles devraient comprendre des classifications dhabitats appropriées (par exemple celles qui reposent sur les catégories géomorphologiques), la compilation et le stockage de linformation, en particulier les systèmes dinformation géographique pour des données spatiales et temporelles pouvant servir à la surveillance continue.
10.7 La Convention de Ramsar devrait soutenir lélaboration dun conservatoire central des inventaires sous forme imprimée et électronique. La métabase de données qui décrit les inventaires devrait être portée sur Internet pour un accès optimal.
10.8 Un appui supplémentaire est nécessaire pour terminer lÉtude mondiale des ressources en zones humides et des priorités dinventaire pour les zones humides ainsi que pour élaborer des procédures de mise à jour et de publication régulière des données dinventaire sur Internet. Une mise à jour régulière (cest-à-dire coïncidant avec les rapports nationaux triennaux à la Convention de Ramsar) peut nécessiter une restructuration de la présentation et du style des bases de données actuelles ainsi que du matériel bibliographique fourni par le présent projet.
11. Connaître lemplacement, la répartition et les caractéristiques des zones humides, leurs valeurs et leurs utilisations ainsi que les menaces qui pèsent sur elles sont des éléments de base essentiels pour élaborer et mettre en uvre la gestion en vue dune utilisation rationnelle. Ces informations sont nécessaires tant pour la gestion de sites locaux que pour lélaboration de politiques nationales et létablissement de priorités à léchelle mondiale.
12. Les différences constatées dans les objectifs et lutilisation des inventaires des zones humides signifient que linformation compilée est rarement accessible pour toutes les utilisations et tous les usagers. Une bonne partie de cette information est dispersée de sorte quil a été impossible de déterminer clairement les cas où il existe des données dinventaire adéquates et détablir où se trouvent les principales lacunes.
13. LAction 6.1.3 du Plan stratégique de la Convention de Ramsar 997-2002 demande de "procéder à partir de linformation contenue dans les répertoires régionaux des zones humides, les répertoires scientifiques nationaux des zones humides et dautres sources, au dénombrement des ressources mondiales en zones humides pour obtenir linformation de base qui permettra dévaluer les tendances en matière de conservation ou de disparition des zones humides." À la 6e Session de la Conférence des Parties contractantes à la Convention (Brisbane, 1996), le Royaume-Uni sest engagé à financer cette action et cet engagement a abouti à la présente étude.
14. Létude avait trois objectifs:
14.1 fournir une vue densemble des inventaires internationaux, régionaux et nationaux des zones humides (y compris les répertoires régionaux et nationaux des zones humides importantes), ainsi que dautres informations générales sur les ressources mondiales en zones humides puisées dans des publications, la littérature de la Convention de Ramsar et des informations rassemblées par dautres institutions travaillant au même sujet ou à des sujets connexes;
14.2 préparer des recommandations sur les moyens de procéder pour atteindre lobjectif fixé dans lAction 6..3 du Plan stratégique de la Convention de Ramsar concernant les répertoires de données existants, identifiés dans le cadre de 4.1 ci-dessus;
14.3 identifier les priorités détablissement, actualisation et augmentation des inventaires de zones humides afin daméliorer la précision avec laquelle les ressources mondiales en zones humides peuvent être quantifiées et décrites à lavenir.
15. Wetlands International a entrepris létude en 1998, sous contrat du Bureau de la Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971. Le travail de compilation et dévaluation a été effectué dans le cadre de sous-contrats avec des contractants régionaux et sous-régionaux de Wetlands International et de Environmental Research Institute of the Supervising Scientist, Australie, en appui au Groupe de spécialistes des inventaires et de la surveillance continue des zones humides de Wetlands International. Un comité directeur comprenant des représentants du Bureau Ramsar, les contractants de Wetlands International, le gouvernement du Royaume-Uni et des experts invités a été établi et chargé dévaluer les progrès et les résultats.
16. Les membres du comité directeur et les équipes de projet se sont réunis en ateliers, parallèlement à la 2e Conférence internationale sur les zones humides et le développement à Dakar, Sénégal, en novembre 1998 pour évaluer les progrès des rapports du projet.
17. Le financement était considéré comme une condition indispensable à la réalisation satisfaisante du projet, ce dernier a donc été lié à dautres travaux de Wetlands International dans le cadre du Système dinformation sur la conservation de la biodiversité (SICB). Le projet SICB vise à établir des orientations pour lévaluation et linventaire des zones humides et des propositions concernant lélaboration des inventaires des zones humides et lamélioration des instruments dévaluation. Du côté de Wetlands International Afrique, Europe, Moyen-Orient, les travaux ont été conduits conjointement avec un autre projet dinventaire des zones humides en Europe qui a fourni des informations pour étayer lélément européen du projet et a permis de réaliser une compilation et une analyse plus précise pour les régions Afrique et Europe de Ramsar.
18. Au départ, les travaux ont été axés sur lélaboration de définitions pour les catégories dinventaire, la portée et les procédures didentification des sources dinventaire et la compilation et le traitement des données dinventaire. Ces points étaient essentiels pour que les équipes régionales procèdent à la compilation et au traitement de linformation de manière cohérente. Trois méthodes de traitement de linformation ont été mises au point:
18.1 Une fiche dévaluation de linventaire des zones humides pour une compilation et une évaluation rapides des données dinventaire des zones humides.
18.2 Une base de données pour lévaluation de linventaire des zones humides afin de stocker linformation compilée grâce à la fiche dévaluation de linventaire des zones humides.
18.3 Une base de données bibliographique afin de compiler les détails des données dinventaire contenues dans les rapports et de permettre une recherche ultérieure.
19. Ces instruments ont servi aux études de létat des données dinventaire disponibles pour chacune des sept régions Ramsar Afrique, Asie, Europe de lEst, Région néotropicale, Amérique du Nord, Océanie et Europe de lOuest. Les études régionales reposaient principalement sur les inventaires nationaux mais des études sous-nationales ont également été utilisées lorsquelles couvraient une vaste superficie ou une région administrative principale. Les études régionales ont été complétées par une étude des ressources dinventaire à léchelle continentale et mondiale. Toutes les études et les bases de données dappui sont disponibles sous forme imprimée et sur CD-ROM. Seul un résumé est présenté ici.
Information générale
20. Il ressort clairement, des rapports réalisés pour les sept régions Ramsar que le travail dinventaire des zones humides au niveau mondial est inégal il ne fournit pas de base dinformation complète pour lutilisation rationnelle et la surveillance des zones humides. Il y a de nombreuses lacunes dans la couverture. Une grande partie de linformation est obsolète ou incomplète et il y a très peu de données sur lévaluation des zones humides ou les valeurs des zones humides. Ainsi, au niveau mondial, nous ignorons encore combien de zones humides nous avons et nous ne connaissons pas la somme totale de leurs valeurs.
21. Le travail dinventaire a rarement progressé au-delà de la compilation de données existantes. En outre, les compilations utilisaient souvent des sources dinformation différentes sans fournir dindication sur lancienneté ou la fiabilité de linformation ni même de référence adéquate au matériel source.
22. À lexception de quelques programmes fondés sur limagerie, la plupart des inventaires napportent pas de base pour la surveillance continue de létat des zones humides. Par ailleurs, les questions fondamentales de létendue et de la répartition des zones humides nont pas encore trouvé de réponse. Linformation de base nest pas disponible pour une grande partie de lAfrique, de lAsie, de lEurope de lEst, de la Région néotropicale et de lOcéanie. Les exceptions sont les travaux nationaux dinventaire menés aux États-Unis et dans certains pays dEurope de lOuest.
Étendue et distribution des zones humides
23. On a obtenu des données sur létendue et la distribution des zones humides à différentes échelles, destimations mondiales à la superficie de types particuliers de zones humides dans des sites spécifiques. Toutefois, on constate des écarts importants dans linformation, les données nétant pas disponibles pour certains sites ou pays.
24. Avec linformation actuelle, il est impossible de donner un chiffre acceptable pour la superficie des zones humides à léchelle mondiale. Dune part, la définition des zones humides est loin de faire lunanimité et, dautre part, il y a de nombreuses lacunes et inexactitudes dans linformation. En conséquence, la "meilleure" estimation minimale mondiale, fournie ci-après, est donnée à titre indicatif seulement:
| zones humides naturelles deau douce | 570 000 000 ha |
| rizières | 130 000 000 ha |
| mangroves | 18 100 000 ha |
| récifs coralliens | 30 à 60 000 000 ha |
25. Selon les chiffres cités ci-dessus, la superficie mondiale des zones humides oscille entre 748 000 000 et 778 100 000 ha, mais de nombreux types de zones humides tels que les marais salés, les étendues côtières, les herbiers marins, le karst et les grottes, les réservoirs ne sont pas compris. Les estimations mondiales publiées précédemment allaient de 560 000 000 à 970 000 000 ha.
26. Si lon décide de pousser lanalyse plus loin, les chiffres mentionnés ci-dessus sont immédiatement remis en question lorsquon considère les estimations minimales de la superficie des zones humides au niveau régional.
| Afrique | 121 322 000 à 124 686 000 ha |
| Asie | 204 345 000 ha |
| Europe de lEst | 229 217 000 ha |
| Région néotropicale | 134 804 000 à 1 782 03 000 ha |
| Amérique du Nord | 244 903 000 à 2 057 369 000 ha |
| Océanie | 35 750 000 ha |
| Europe de lOuest | 28 822 000 ha |
27. Le total des chiffres ci-dessus est de 999 165 000 ha à 4 462 292 000 ha, ce qui dépasse largement les meilleures estimations mondiales présentées au paragraphe 24.
28. Compte tenu de ces écarts considérables, lutilité des estimations de superficie est extrêmement douteuse. Les écarts peuvent être imputés à de nombreux facteurs: définitions différentes des zones humides, techniques différentes utilisées pour assembler et interpréter les données de base et échelles différentes des analyses. Il est impossible dévaluer objectivement les différents chiffres donnés car beaucoup dinventaires se contentent de reprendre des informations précédemment rassemblées et/ou ne décrivent clairement ni les méthodes utilisées, ni la précision et la fiabilité des données, notamment en ce qui concerne létablissement des limites de zones humides saisonnières ou dont la superficie augmente par intermittence.
Types et définition des zones humides
29. La définition générale Ramsar dune zone humide a été adoptée en 1971 et elle est aujourdhui utilisée communément dans de nombreux pays. Elle a servi de base, généralement avec quelques modifications, à de nombreux inventaires nationaux des zones humides. Ce nest cependant pas toujours le cas et beaucoup dinventaires se limitent à des habitats plus spécifiques (par exemple, des lacs, des mangroves ou des récifs) et ne comprennent ni les zones humides marines ni les zones humides intérieures (par exemple, les inventaires à léchelle continentale de lAsie et de lAfrique).
30. Dans de nombreux inventaires, il ny a pas de définition claire de la gamme des habitats considérés. Il sensuit une sorte de confusion étant donné que la gamme des habitats de zones humides considérés dans les inventaires sétend des récifs coralliens aux mangroves côtières et aux lacs et tourbières de haute altitude.
31. Les zones humides artificielles forment une part importante des ressources en zones humides dans de nombreuses régions (par exemple, les rizières dAsie) mais ces habitats sont rarement inclus dans les inventaires de zones humides et nont pas non plus été retenus dans les études régionales qui sous-tendent la présente analyse résumée.
32. Quelles que soient les définitions utilisées, les limites des zones humides sont rarement données. Il est donc difficile de comparer différentes sources. Le traitement variable de certaines zones humides, dans des complexes de zones humides ne facilite pas non plus la comparaison.
Rythme et ampleur de la disparition et de la dégradation des zones humides
33. En dehors de lEurope occidentale et de lAmérique du Nord, nous disposons de très peu dinformations et très peu de tentatives ont été faites pour calculer la perte des zones humides de manière systématique. À léchelle mondiale, on estime que 50% des zones humides ont disparu depuis 1900 un chiffre qui comprend les zones humides continentales et peut-être les mangroves mais non les grands estuaires et les zones humides marines (récifs coralliens et herbiers marins, par exemple). Une bonne partie de cette perte sest produite durant la première moitié du 20e siècle et cest surtout la zone tempérée septentrionale qui a été touchée. Toutefois, depuis les années 50, de plus en plus de zones humides tropicales et subtropicales, en particulier les forêts marécageuses et les mangroves disparaissent.
34. Lagriculture est considérée comme le principal facteur responsable de la disparition des zones humides dans le monde entier. On estimait, en 1985, que 56 à 65% des zones humides accessibles avaient été drainées pour lagriculture intensive en Europe et en Amérique du Nord, 27% en Asie, 6% en Amérique du Sud et 2% en Afrique.
35. Au niveau mondial, la question de la répartition et de la distribution de leau vient se greffer au problème de la disparition et de la dégradation des zones humides. Partout, des cours deau ont été fortement modifiés par la construction de barrages destinés à satisfaire la demande croissante pour lirrigation et la production hydro-électrique. Les impacts sur les rivières et les masses deau naturelles associées -marais et marécages - comprennent la salinisation, la diminution des réserves deau souterraine, le déclin de la diversité biologique et lappauvrissement des stocks de poissons du aux entraves à la migration et à la dégradation des habitats.
36. Les impacts ne se limitent pas aux zones humides continentales et côtières. Une étude récente des récifs coralliens montre que 58% des récifs du monde connaissent un risque modéré à élevé de dommages dus à des perturbations anthropiques. À léchelle mondiale, 36% de tous les récifs sont menacés par la surexploitation, 30% par la mise en valeur côtière, 22% par la pollution dorigine tellurique et lérosion et 12% par la pollution marine.
37. La banque de données des sites Ramsar fournit une analyse régulièrement actualisée mais encore inégale des menaces pesant sur les zones humides. Les données fournies par les Parties contractantes à la Convention de Ramsar indiquent que 84% des zones humides inscrites sur la Liste ont subi ou risquent de subir des changements dans leurs caractéristiques écologiques. Les menaces les plus répandues sont la pollution, le drainage pour lagriculture, la construction détablissements humains et lurbanisation et la chasse.
38. Bien des inventaires continentaux et certains inventaires nationaux contiennent des informations générales sur laménagement des sols et le régime foncier. Généralement, ces informations prennent la forme de notes de base sur la juridiction, le statut de conservation et les mesures de conservation proposées. Linformation est généralement brève et mentionne rarement lefficacité ou linefficacité des mesures prises pour protéger les zones humides.
39. En Asie et dans certaines régions dOcéanie, malgré des progrès de mise en uvre des lois sur la conservation, de nombreux pays nont pas encore les moyens dappliquer les mesures de sauvegarde contre les pressions de plus en plus fortes de la croissance démographique. La situation est particulièrement critique en ce qui concerne la conservation des mangroves.
Avantages et valeurs des zones humides
40. De nombreuses sources dinventaire donnent certaines informations sur les valeurs et les avantages des zones humides mais il sagit souvent de résumés des valeurs de la diversité biologique et de lutilisation par lhomme qui napportent que peu de données quantitatives ou économiques. Les exceptions sont la productivité des zones humides artificielles telles que les rizières, les bassins de pisciculture et les salines.
41. Les valeurs et avantages de toutes les zones humides pour la conservation de la diversité biologique et pour lutilisation par lhomme à léchelle mondiale ont été décrites. Linformation concernant les mangroves est particulièrement détaillée: les valeurs et avantages des mangroves comprennent la protection du littoral, la maîtrise des crues, laccumulation de sédiments, le rôle de nurseries pour les poissons et les crustacés. Des descriptions semblables sont disponibles pour les tourbières.
42. En Europe, laccent est mis sur les valeurs des aires protégées, en particulier comme sites de nidification ou de nourrissage pour les oiseaux. Cet accent est aussi mis dans dautres régions, mais pas de manière aussi systématique. Les aires protégées sont importantes pour la population pour de nombreuses raisons, notamment la conservation, le tourisme et la pêche.
Mise à jour des programmes: état et pertinence
43. Peu dinventaires sont régulièrement actualisés. Au niveau national, des analyses détat et de tendance ont été faites aux États-Unis dans le but de mettre linformation à jour. Comme on dispose de peu dautres études, létendue globale des zones humides et lampleur de la disparition des zones humides ne peuvent être déterminées.
44. Le Bureau de la Convention de Ramsar possède un répertoire des sites inscrits sur la Liste des zones humides dimportance internationale, mis à jour tous les six ans. La Liste compte près de 1000 sites avec une superficie dépassant 70 millions dhectares. Elle est aujourdhui disponible sur Internet et sur CD-ROM ainsi que sous forme imprimée. Toutefois, le répertoire ne contient pas de vue densemble complète et à jour de tous les sites.
45. Labsence apparente de mise à jour régulière des inventaires des zones humides nest pas surprenante étant donné le coût global et leffort logistique nécessaire pour mener et publier (sous forme imprimée) de tels travaux. La mise au point récente de bases de données conviviales toutes prêtes et la mise à disposition, de plus en plus généralisée, de systèmes dinformation électroniques tels que le système dinformation géographique (SIG) et Internet augmentent les possibilités de stockage, danalyse et daccès aux données. Il est de plus en plus possible de stocker des données dinventaire sur les zones humides dans une base de données électronique et de mettre celle-ci largement à disposition.
Normalisation des méthodes dinventaire
46. Les techniques dinventaire ne sont pas suffisamment normalisées, non plus que les moyens denregistrer et détablir des rapports avec les informations de base nécessaires pour déterminer de façon fiable le statut des zones humides du monde entier. Dans les inventaires, on trouve rarement des informations de base, en particulier sur les objectifs ou buts de linventaire, les définitions des zones humides et des systèmes de classification utilisés, les méthodes de collecte des données, les données sources qui servent à établir les statistiques sur la superficie et la perte de zones humides, les noms et affiliations des compilateurs pour les données concernant tel ou tel site, les programmes de mise à jour des inventaires, etc.
47. Lélaboration dun cadre normalisé et souple pour les inventaires des zones humides aidera les pays à préparer des inventaires nationaux de zones humides qui seront compatibles non seulement avec leurs objectifs mais aussi avec linventaire des pays voisins. Cela améliorera énormément la capacité dobtenir un inventaire complet des zones humides à léchelle régionale puis à léchelle mondiale.
48. Lutilisation de systèmes électroniques de stockage des données, tels que les bases de données des systèmes dinformation géographique reliés à lInternet, augmenteront la disponibilité des données et informations en rapport (par exemple, les bibliographies) pour des pays et des sites de zones humides donnés. Cela permettra aussi une mise à jour régulière et dun bon rapport coût-efficacité des données dinventaire.
49. Pour les pays dont les ressources sont limitées ou qui ont une expertise limitée en matière dinventaire des zones humides, laccès à des méthodes dinventaire des zones humides normalisées ou génériques comprenant des bases de données génériques pour enregistrer et stocker les informations de base du programme dinventaire serait tout particulièrement utile. Cette information pourrait ensuite être ajoutée à une métabase de données mondialement accessible telle que celle qui est mise au point dans le cadre du SICB, avec les coordonnées des personnes à contacter, afin de garantir que dautres personnes puissent accéder un jour à linventaire.
50. La normalisation pourrait se faire à partir de modèles existants, notamment linventaire des zones humides méditerranéennes (MedWet) et linventaire des zones humides du Fish and Wildlife Service des États-Unis. Les techniques de télédétection et les systèmes de classification utilisés pour ces méthodes ont été adaptés pour dautres pays et pourraient servir de base à un cadre normalisé et/ou à une base de données dinventaire générique des zones humides.
51. Régulièrement, il est préconisé dutiliser davantage la technologie de télédétection pour dresser linventaire des zones humides. Ces techniques sont disponibles et beaucoup ont été mises à lessai dans différents habitats de zones humides. Il ne convient cependant pas dencourager ladoption généralisée de ces techniques; il serait préférable délaborer des modèles qui conviennent à des objectifs particuliers et qui sont reliés à des activités de gestion pratiques, notamment des validations et la surveillance sur le terrain.
52. Globalement, compte tenu de la difficulté dobtenir ne serait-ce que les informations les plus élémentaires sur de nombreuses zones humides, il serait bon de définir un ensemble de données de base afin de décrire les zones humides. Ces données comprendraient lemplacement et la superficie, ainsi que les caractéristiques écologiques fondamentales qui sont à lorigine des valeurs et des avantages pour les êtres humains, notamment des indicateurs généraux ou des descripteurs du régime hydrologique, de la qualité de leau et du biote. Un système de classification géomorphologique accepté permettrait de comparer des sites et des régions et dobtenir ainsi une base pour les décisions de gestion pouvant entraîner la collecte dinformations plus spécifiques sur les menaces, les valeurs et les avantages, le régime foncier et la gestion et la surveillance.
53. De très nombreux inventaires et rapports publiés sur les zones humides ont été étudiés: inventaires mondiaux, régionaux et supranationaux disponibles dans des rapports publiés, des ouvrages et des journaux et complétés par des rapports non publiés, des atlas (par exemple pour les mangroves), des sites Internet (par exemple pour les récifs coralliens). Une bonne partie de linformation évaluée ne figurait pas dans des sources dinventaire publiées.
54. Nous considérons que beaucoup dautres sources dinformation nont pas été consultées durant létude. Cest particulièrement le cas pour les Amériques où il existe une vaste quantité dinformations. Il y a beaucoup moins dinformations pour lAfrique et lAsie. Dans ces cas du moins, dautres informations pourraient se trouver dans des rapports traitant des ressources des sols et de leau, en particulier des rapports sur la pêche. Toutefois, on estime que lessentiel se trouve dans de petites collections de bibliothèques auxquelles il est difficile daccéder dans le cadre des procédures déchange entre bibliothèques. Pour pouvoir détecter davantage de sources dinformation il faudrait faire appel à des réseaux plus vastes et disposer de plus grandes connaissances linguistiques.
55. Les collections dimages obtenues par télédétection et de cartes et tableaux à léchelle nationale et mondiale nont pas été évaluées. Il semble que les cartes topographiques et de navigation naient pas été beaucoup utilisées à des fins dinventaire, en partie parce quelles ne sont pas faciles à obtenir et à rassembler. Cette situation pourrait changer à mesure que des cartes seront produites sous forme électronique. La disponibilité accrue de bases de données dimages à léchelle mondiale et nationale (sur CD-ROM et sur Internet) pourrait aussi fournir de meilleures possibilités dutilisation des données de télédétection.
56. Nous ne saurions prétendre que la présente étude soit complète mais notre enquête sur les bases de données bibliographiques et dinventaire fournit un premier instrument auquel viendront sajouter dautres sources à mesure quelles seront détectées. Si cette procédure devait devenir régulière (cest-à-dire se faire parallèlement à linventaire triennal des sites Ramsar), il conviendrait de restructurer la présentation et le style des bases de données actuelles.
57. Les études régionales ont identifié un grand nombre de sources pour les inventaires de zones humides mais la couverture au niveau national reste fragmentaire. De nombreux inventaires ne contenaient quune partie des ressources en zones humides dun pays (par exemple les estuaires, les tourbières ou les lacs). Les inventaires supranationaux couvrent davantage de pays mais ne sont généralement pas complets (par exemple, ils ne contiennent que les zones humides importantes).
58. De nombreux inventaires sappuyaient sur des critères de diversité biologique, notamment ceux qui sont importants pour les oiseaux deau. Dautres sappuyaient sur des habitats spécifiques tels que des lacs ou des récifs. Beaucoup étaient des études ou des résumés non spécifiques dinformations sur les zones humides.
59. Beaucoup dinventaires nationaux ont été réalisés par des agences gouvernementales nationales ou provinciales. En revanche, les inventaires supranationaux ont été réalisés par des organisations internationales non gouvernementales. Certes, ces derniers fournissent des compilations précieuses de matériel existant mais beaucoup ne sont pas bien distribués et nont été actualisés que dune façon occasionnelle.
60. Le principal effort dinventaire semble avoir eu lieu pendant les années 1980 et au début des années 1990. Dans lensemble, le matériel qui précède les années 1990 est aujourdhui considéré comme dintérêt historique uniquement compte tenu de la disparition et de la dégradation constante des zones humides dans bien des régions. Dans la mesure du possible, nos analyses se sont axées sur les sources dinventaires à partir des années 1990.
Priorités pour un inventaire futur des zones humides
61. La connaissance des ressources mondiales en zones humides aux fins dinventaire est, en général, loin dêtre complète. Elle est, par ailleurs, inadéquate en ce qui concerne les besoins de gestion. Linformation présente des lacunes pour toutes les régions du monde Afrique, Asie, Europe de lEst, Région néotropicale, Amérique du Nord, Océanie et Europe de lOuest et pour toutes ces régions, on a déterminé des zones prioritaires aux fins dinventaire des zones humides. Certaines des lacunes doivent être traitées de toute urgence et lurgence augmente à mesure que disparaissent les zones humides.
62. Pour que la tâche soit plus réalisable, il faut, en priorité, encourager les pays qui nont pas encore dinventaire national des zones humides à trouver ou à engager les ressources pour ce faire. On ne saurait trop insister sur limportance et lurgence de réaliser des inventaires nationaux des zones humides: ils fournissent des données de base pour la surveillance, la gestion, lutilisation durable et la conservation efficace des zones humides à tous les niveaux local, national, régional et mondial.
63. Il convient également de se préoccuper activement de linventaire des habitats de zones humides prioritaires en donnant la priorité à ceux pour lesquels linformation est rare ou inexistante et ceux qui sont le plus menacés par la dégradation et la destruction. Daprès la présente étude, les habitats des zones humides prioritaires sont:
63.1 les herbiers marins en Asie du Sud, dans le Pacifique Sud, en Amérique du Sud et dans certains régions dAfrique, ils sont de plus en plus menacés par la pollution, laménagement des zones côtières, les pratiques de pêche destructrices, les utilisations récréatives, etc.;
63.2 les récifs coralliens sont une ressource de diversité biologique importante constamment menacée au plan mondial par la mise en valeur, le déboisement et la pollution des zones humides côtières et continentales;
63.3 les marais salés et les étendues côtières ont généralement été négligés dans les inventaires des zones humides où il y a peu destimations de superficie et aucune "image" mondiale véritable. Toutefois, ils sont de plus en plus menacés dans le monde entier, en particulier en Afrique, en Asie et en Océanie, en raison de laménagement côtier;
63.4 les mangroves pour lesquelles on dispose de meilleures cartes que pour les autres zones humides côtières et marines mais avec de graves incohérences. Il convient détablir des inventaires plus complets qui serviraient à mieux déterminer la disparition des mangroves qui se produit à un rythme alarmant dans bien des régions dAfrique, dAsie du Sud-Est et dOcéanie à cause de la déforestation, de lexondation des terres et de la mise en valeur pour laquaculture;
63.5 les zones humides des régions arides sont généralement mal reportées sur les cartes malgré leur importance croissante face aux pressions de la démographie et de la demande deau. Par exemple, en Afrique et au Moyen-Orient, les pressions exercées par la demande deau ont entraîné la construction de nombreux grands barrages et des conflits de partage transfrontière de ressources deau limitées;
63.6 les tourbières par comparaison avec les autres habitats des zones humides, elles font lobjet dexcellents relevés. Toutefois, elles sont menacées par le drainage pour lagriculture et le reboisement en particulier en Asie et dans certaines régions dEurope et dAmérique du Nord malgré le rôle important quelles jouent en tant que puits mondial pour le carbone et ressource économique; elles sont mal connues dans des régions tropicales telles que lAsie du Sud-Est;
63.7 les rivières et cours deau sont gravement menacés par la pollution industrielle et domestique, le détournement de leau et la régulation des cours deau dans bien des régions du monde. On considère que les rivières et les cours deau sont généralement bien reportés sur les cartes, mais il reste difficile dobtenir des estimations de leur superficie ainsi que de létendue des marais, marécages, lacs de bras morts et lagunes associés;
63.8 les zones humides artificielles de plus en plus importantes avec les réservoirs, les barrages, les salines, les rizières et les bassins daquaculture qui jouent un rôle essentiel dans de nombreuses régions, notamment en Asie, en Afrique et dans la Région néotropicale; les zones humides artificielles fournissent un habitat pour la faune sauvage et en particulier, les oiseaux migrateurs. Dans certaines circonstances, elles apportent de nombreuses valeurs et avantages à lhomme et peuvent compenser partiellement la perte et la dégradation des zones humides naturelles.
64. Considérés à léchelle mondiale les travaux nécessaires pour établir, mettre à jour et augmenter linventaire des zones humides semblent gigantesques. Ils sont cependant réalisables au niveau national à condition quil y ait une volonté réelle et que lon améliore les processus clés. Pour cela il faudra améliorer la communication pour garantir que les données dinventaire des zones humides soient utiles à tout le monde à tous les niveaux, du plan local à léchelle mondiale.
65. Il convient de renforcer la coopération entre les pays et les agences dans loptique commune daméliorer les inventaires des zones humides pour tous les habitats de zones humides et en particulier les plus menacés. Les ressources et les efforts sont souvent "gaspillés" à réaliser des études pilotes et des projets trop ambitieux dont les résultats sont discutables du point de vue de linventaire et de lamélioration de la gestion des zones humides. Il importe donc détablir la priorité, avec le plus grand soin possible, lorsquon attribue des ressources pour linventaire des zones humides.
66. Dans le cas dun nouvel inventaire des zones humides, tout doit être fait pour y associer des initiatives nationales et internationales par exemple didentification et de délimitation dautres sites dimportance internationale. En outre, les efforts dinventaire devraient permettre de faire progresser la "vision" pour la Liste Ramsar des zones humides dimportance internationale (Ramsar COP7 Doc. 5.11).
Pour tout renseignement, contactez: Bureau de la
Convention de Ramsar, Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41 22 999
0170, fax +41 22 999 0169, e-mail ramsar@ramsar.org
). Traduit de l'anglais par Danièle Devitre. Publié le 22 mars 1999,
Dwight Peck, Ramsar.