Convention
sur les zones humides
Ramsar COP7 DOC. 18.3
"Lhomme
et les zones humides: un lien vital"
7e Session de la Conférence des Parties contractantes à la
Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971)
San José, Costa Rica, 10 au 18 mai 1999
Ramsar COP7 DOC. 18.3
Séance technique III:
Participation de la population, à tous les niveaux, à la conservation et à
lutilisation rationnelle des zones humides
Document 3
Mesures dincitation visant à promouvoir lapplication du principe dutilisation rationnelle de la Convention de Ramsar
Préparé par
Andrea Bagri et Frank
Vorhies
Services économiques de lUICN
economics@hq.iucn.org
§1. Vue densemble
1. Depuis que la "diversité biologique" a été communément admise non seulement comme un concept scientifique mais aussi comme une priorité politique, nous assistons, dans le monde entier, à une engagement grandissant vis-à-vis des trois objectifs centraux de la politique relative à la diversité biologique: conservation de lintégrité et de la diversité de la nature, utilisation durable des ressources naturelles, et partage équitable des avantages et des coûts de la conservation et de lutilisation durable. Ces objectifs se reflètent de plus en plus dans les programmes de travail des conventions en rapport avec la diversité biologique, y compris la Convention de Ramsar sur les zones humides.
2. Les mesures dincitation sont des outils particulièrement importants pour lapplication des conventions en rapport avec la diversité biologique. Le présent document commence par introduire le concept des mesures dincitation. Il résume ensuite lélaboration récente dun programme de travail sur des mesures dincitation au titre de la Convention sur la diversité biologique, se référant au travail potentiel réalisé dans le cadre de la Convention sur le commerce des espèces de faune et de flore sauvages menacées dextinction (CITES). Le chapitre suivant étudie les mesures dincitation dans le contexte de la Convention de Ramsar et le chapitre final propose des éléments pour un programme de travail de la Convention de Ramsar sur les mesures dincitation. Ce document sappuie également sur un dossier dinformation consacré sur "Les mesures dincitation et la Convention de Ramsar" disponible sur le site http://economics.iucn.org/kits-04-00.htm
§2. Une introduction aux mesures dincitation
3. Le concept de "mesures dincitation" appliquées à la conservation de la diversité biologique existe depuis un certain temps déjà dans la littérature. Dans louvrage publié en 1988 par lUICN et intitulé Economics and Biological Diversity: Developing and Using Economic Incentives to Conserve Biological Resources,, Jeffrey McNeely définit les mesures dincitation de la manière suivante:
toute incitation visant spécifiquement à inciter ou à motiver des gouvernements, des populations locales et des organisations internationales à conserver la diversité biologique. Les incitations servent à détourner des ressources comme la terre, le capital et le travail au profit de la conservation des ressources biologiques, ainsi quà faciliter la participation de certains groupes ou agents à des travaux qui bénéficieront à ces ressources.
4. Il faut savoir que Jeff McNeely a aussi souligné la nécessité de mettre laccent sur les incitations perverses qui induisent un comportement préjudiciable à la diversité biologique.
5. En 1992, comme lexplique plus en détail le paragraphe §3, le concept de " mesures dincitation" a été intégré dans Action 21 et, plus pertinemment, dans la Convention sur la diversité biologique. Le document de base sur les mesures dincitation présenté à ce sujet aux première délibérations de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, intitulé "Partager lexpérience en matière de mesures dincitation pour la conservation et lutilisation durable" (PNUE/CDB/COP/3/24), se fondait sur une étude de la littérature théorique ainsi que sur un grand nombre détudes de cas. Conformément à lapproche adoptée par la Convention sur la diversité biologique, il intégrait une dimension sociale dans son explication des mesures dincitation:
Les incitation sont des possibilités et des contraintes qui influencent le comportement des individus et des organisations au sein dun société. Les incitations à la gestion de la diversité biologique proviennent dune interaction complète des lois, des politiques, des droits de propriété, des conventions sociales, des normes culturelles et des niveaux de conformité dune société. Les décisions des individus et des organisations concernant la diversité biologique et ses composantes résultent de lenvironnement à multiples facettes et uniques de chaque société. Les incitations découlent de toute une gamme de faits de société et non pas dune seule mesure.
Une mesure dincitation est une incitation spécifique visant à influencer les organes gouvernementaux, le monde des affaires, les organisations non gouvernementales ou les communautés locales à conserver la diversité biologique ou à utiliser ses composantes de façon durable. Les mesures dincitation revêtent généralement la forme dune nouvelle politique, dune nouvelle loi, ou dun nouveau programme économique ou social. Toutefois, une mesure dincitation unique fonctionne à lintérieur dun vaste ensemble dincitations qui régissent le comportement humain, et son efficacité dépend du soutien du milieu socio-économique ambiant.
6. Un thème important du document de base de la Convention sur la diversité biologique est le fait que "les incitations qui régissent lutilisation de la diversité biologique et de ses composantes sont produites par lenvironnement institutionnel de la société". Cette approche institutionnelle sarticule autour de trois composantes interactives:
- Les contraintes formelles sont les instruments écrits qui offrent un cadre juridiquement contraignant aux activités économiques et sociales dune société. Ces contraintes peuvent être séparées en lois, politiques gouvernementales (y compris les mesures économiques) et droits de propriété.
- Les contraintes sociales sont des règles non écrites qui régissent le comportement humain quotidien dans les échanges économiques et sociaux. Les normes culturelles, les conventions sociales, les murs, létiquette, les traditions et les tabous sont autant de contraintes sociales qui proviennent de systèmes de croyances. La conformité aux contraintes sociales se fait par convention et non par des biais juridiques. Lobjet des contraintes sociales est de réduire lincertitude de lhomme en rendant le comportement humain plus prévisible.
- La conformité est la mesure dans laquelle des individus et des organisations respectent les contraintes existantes, tant formelles que sociales, et y adhèrent. La mesure dans laquelle les individus et les organisations dune société se conforment aux contraintes formelles et sociales est déterminée par leurs niveaux relatifs dapplication. Chaque type de contrainte possède un mécanisme distinct de suivi et de conformité".
7. La réussite de la conception et de lapplication des mesures dincitation requiert une approche institutionnelle prenant en considération linteraction complexe des contraintes formelles, des contraintes sociales et de la conformité. En dautres termes, pour quune mesure dincitation soit efficace, elle doit avoir un sens économique, un sens social, un sens culturel, un sens juridique, un sens dapplication et bien entendu un sens biologique. Cela signifie quune mesure ou un ensemble de mesures ne convient pas forcément à toutes les situations.. Ainsi, "le diagnostic des possibilités de concevoir et dappliquer des mesures dincitation qui soient économiquement et socialement rationnelles passe par une évaluation intégrale de lenvironnement institutionnel dun pays, étant donné la nature interactive des trois composantes".
8. Ce document fait également plusieurs recommandations qui ont été prises en compte ultérieurement dans les décisions prises par les Parties à la Convention sur la diversité biologique concernant les mesures dincitation, à savoir:
- Envisager ladoption dune approche institutionnelle;
- Entreprendre une étude des incitations institutionnelles existantes;
- Mettre au point des études dimpact sur la diversité biologique;
- Partager linformations et des études de cas;
- Renforcer les capacités nationales nécessaires à lutilisation de mesures économiques et dincitation en tant quinstrument pour la gestion de la diversité biologique.
9. Dans un document publié par lOCDE en 1996, intitulé, "Mixing Instruments and Institutional Arrangements for Optimal Biodiversity Conservation," (Combiner les des instruments et les dispositions institutionnelles pour optimiser la conservation de la diversité biologique), Mike Young fait une remarque importante:
Dans la grande majorité des cas, et compte tenu de ses objectifs multiples, la conservation de la diversité biologique sera plus efficace si elle recourt à une combinaison dinstruments et de mécanismes.
10. Cela signifie que les dirigeants devraient adopter une approche mixte lorsquils appliquent des mesures dincitation à la diversité biologique reflétant les circonstances particulières de leur pays.
11. Ce document présente également un tableau utile des catégories dinstruments ou de mesures applicables à la conservation et à lutilisation durable des ressources biologiques:
Politique fiscale |
Application |
Mécanismes institutionnels |
Frais |
Obligations et dépôts |
Information |
Programmes financiers |
Réglementations |
Mécanismes de levier |
Droits de propriété |
Systèmes daccréditation |
Indemnités |
Baux & quotas |
Responsabilisation |
. |
12. Chaque catégorie recouvre plusieurs instruments. Par exemple, dans la rubrique "Frais", on trouve les taxes touristiques, les taxes dentrée, les redevances et les droits dutilisation. Sous "Droits de propriété" , les quotas commercialisables, les actions de pêche, les droits de mise en valeur, les servitudes et les pactes. Sous "Responsabilisation", les droits des tiers de contester les décisions, les droits daccès à linformation, et la cogestion. Pour obtenir des informations complémentaires sur les types de mesures dincitation et leurs utilisations, veuillez consulter le document disponible sur http://economics.iucn.org/kits-04-00.htm.
§3. Les mesures dincitation inscrites à lordre du jour de la diversité biologique
13. Ce chapitre présente brièvement les progrès réalisés au titre des mesures dincitation de la Convention sur la diversité biologique. Il passe en revue les Articles qui se réfèrent aux mesures dincitation et étudie les principales recommandations et décisions de la Convention sur la diversité biologique qui ont conduit aux dernières décisions sur les mesures dincitation prises à la 4e Conférence des Parties contractantes (COP4). Ce chapitre ne vise pas à faire une étude exhaustive mais plutôt à démontrer limportance grandissante des mesures dincitation en tant quinstrument de la politique applicable à diversité biologique, ainsi quà mettre en relief les principales décisions intéressant la Convention de Ramsar.
§3.1 La Convention sur la diversité biologique et les mesures dincitation
14. A la Conférence des Nations Unies sur lenvironnement et le développement (CNUED) tenue en 1992, la communauté mondiale a adopté Action 21, qui au chapitre 15 traite de la diversité biologique et de la Convention sur la diversité biologique. Ce chapitre souligne la nécessité de "prendre les mesures dincitation qui conviennent -- économiques, sociales et autres pour encourager la préservation de la diversité biologique et une exploitation non déprédatrice de la biosphère¼". A la CNUED également, 150 Etats ont signé la Convention sur la diversité biologique qui, à ce jour, a été ratifiée par plus de 170 Parties.
15. LArticle 11 de la Convention sur la diversité biologique revêt une importance particulière pour Ramsar, en demandant que chaque Partie contractante adopte, "dans la mesure du possible et selon quil conviendra, des mesures économiquement et socialement rationnelles incitant à conserver et à utiliser durablement les éléments constitutifs de la diversité biologique".
16. Deux autres articles mettent laccent sur les mesures dincitation. LArticle 20 demande que chaque Partie contractante "sengage à fournir, en fonction de ses moyens, un appui et des avantages financiers en ce qui concerne les activités nationales tendant à la réalisation des objectifs de la présente convention, conformément à ses plans, priorités et programmes nationaux". LArticle 7 demande que chaque Partie contractante "identifie les processus et catégories dactivités qui ont ou risquent davoir une influence défavorable sensible sur la conservation et lutilisation de la diversité biologique", au nombre desquels figurent les incitations "perverses" comme nous lavons déjà mentionné plus haut.
17. Les mesures dincitation jouent également un rôle clé dans la mise en uvre de la plupart des engagements découlant de la Convention sur la diversité biologique, notamment lArticle 6 intitulé "Mesures générales en vue de la conservation et de lutilisation durable", lArticle 8 "Conservation in-situ", lArticle 10 "Utilisation durable des éléments constitutifs de la diversité biologique", lArticle 14 "Etude dimpact et réduction des effets nocifs", lArticle 15 "Accès aux ressources génétiques", et lArticle 16 "Accès à la technologie et transfert de technologie". Nombre de ces engagements, notamment la conservation in-situ, lutilisation durable et létude dimpact ainsi que les programmes de travail associés, au niveau de la Conférence des Parties et au niveau national, intéressent tout particulièrement la Convention de Ramsar.
3.2 Les mesures dincitation dans le processus de la Convention sur la diversité biologique
18. Étant donné que les mesures dincitation sont des instruments de politique dintérêt commun, elles constituent, explicitement ou implicitement, un thème dominant dans la plupart des délibérations de la Convention sur la diversité biologique. Ce chapitre se limite à un examen des décisions clés de Conférences des Parties contractantes à la Convention sur la diversité biologique concernant les mesures dincitation.
§3.2.1 Les mesures dincitation durant les premières sessions des Conférences des Parties contractantes et de lorgane subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques de la Convention sur la diversité biologique
19. La COP1 a inscrit les mesures dincitation à lordre du jour de la COP3. La première réunion de lorgane subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA1) a abordé la question des incitations perverses pour la première fois. Il a pris acte des préoccupations concernant les subventions qui entraînent un surcapacité de la pêche. A la COP2, lArticle 11 a été mentionné dans la décision sur la diversité biologique marine et côtière, également connue sous le nom de Mandat de Djakarta qui stipule que: "il conviendrait tout particulièrement dexaminer les diverses subventions existantes à la lumière de lArticle 11, qui porte sur les mesures dincitation économiquement et socialement rationnelles".
20. Cest à la SBSTTA2, en septembre 1996, que lon a commencé à sintéresser sérieusement aux mesures dincitation. Dans la cadre dune recommandation sur lévaluation économique, cette réunion a conseillé la Conférence des Parties:
que, bien que des informations supplémentaires soient encore nécessaires sur les valeurs économiques, ce manque dinformation ne doit pas retarder lapplication de mesures rationnelles sur le plan économique et social qui serviront dincitation à la gestion durable de la diversité biologique. A cet égard, la prise en compte des incitations ayant des effets pervers sur la diversité biologique et ses éléments constitutifs devrait être considérée comme une priorité importante.
21. On relèvera que cette recommandation reconnaît le lien entre lévaluation et les incitations. La SBSTTA2 a également recommandé à la Conférence des Parties "dans son examen des mesures dincitation à sa troisième session, de souligner limportance de la définition de mesures dincitation bien ciblées à léchelon local, des méthodes participatives pour la conception de nouvelles mesures, et du renforcement des capacités".
§3.2.2 Les mesures dincitation à la COP3 et au SBSTTA3
22. A la COP3 tenue novembre 1996, les mesures dincitation figuraient pour la première fois comme un point de lordre du jour, et ont aussi été abordées dans le cadre dautres sujets inscrits à lordre du jour. La Décision III/18 établit les premiers éléments dun programme de travail sur les mesures dincitation. Les éléments suivants de cette décision revêtent un intérêt tout particulier pour la Convention de Ramsar:
Notant que les communautés locales et autochtones et le secteur privé ont un rôle important à jouer dans la conception et lapplication de mesures dincitation,
Encourage les Parties à examiner leurs législations et politiques économiques en vigueur afin de recenser les incitations utiles à la conservation et à lutilisation durable des éléments constitutifs de la diversité biologique et den favoriser lapplication, en soulignant quil importe de prendre des mesures appropriées lorsque les incitations menacent la diversité biologique;
Encourage les Parties à faire en sorte que les plans, politiques et programmes et dautres dispositifs pertinents, comme les systèmes de comptabilité nationale et les stratégies dinvestissement, prennent en compte la valeur commerciale et non commerciale attribuée à la diversité biologique;
Encourage les Parties à mettre au point des programmes de formation et de renforcement des capacités afin de donner effet aux mesures dincitation et de favoriser les initiatives du secteur privé;
Encourage les Parties à intégrer la prise en compte de la diversité biologique aux études dimpact, conformément à larticle 14 de la Convention, comme première étape dans la voie de la conception et de lapplication des mesures dincitation;
Invite les Parties à partager leur expérience en matière de mesures dincitation et à mettre à la disposition du Secrétaire des études de cas, et prie le Secrétaire exécutif de faciliter léchange dinformations sur les mesures dincitation, y compris les études de cas, entre Parties, par le biais de moyens appropriés tels que le centre déchange et les ateliers régionaux;
23. En outre, la COP3 a confirmé le rôle important que joue le Fonds pour lenvironnement mondial pour les mesures dincitation. Concernant la conservation in-situ, laccent a été mis sur "les moyens de déceler les mesures dincitation à effets pervers, ainsi que les possibilités den éliminer ou atténuer les effets négatifs sur la diversité biologique". Et concernant lévaluation de la diversité biologique, la COP3 a recommandé didentifier les processus et les catégories dactivités qui ont ou sont susceptibles davoir des conséquences négatives importantes sur la diversité biologique.
24. Des mesures dincitation figuraient au nombre des décisions relatives à la diversité biologique agricole et forestière, reflétant la volonté dintégrer des mesures dincitation dans lapproche par écosystème de la Convention sur la diversité biologique. De plus, la COP3 a associé lArticle 8j sur les communautés locales et autochtones à des mesures dincitation. Des mesures dincitation figuraient également dans les décisions de la COP3 sur laccès aux ressources génétiques, les droits de propriété intellectuelle et la biosécurité.
25. La prise en compte de considérations liées à la diversité biologique de leau douce et, en fin de compte, la synergie entre la Convention sur la diversité biologique et la Convention de Ramsar a débuté à la SBSTTA3 en septembre 1997. Des mesures dincitation ont été incorporées dans les recommandations de la COP4 concernant ce type décosystème. Par exemple, la Recommandation III/1 sur les écosystèmes aquatiques continentaux demandait "de mettre au point des méthodes et des techniques permettant dévaluer les écosystèmes deaux intérieures, de définir des mesures dincitation et des réformes politiques, et de mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes". Elle recommandait en outre aux Parties de "de passer en revue toutes les mesures nationales dincitation, subventions, réglementations et autres mécanismes de financement pertinents de nature à influer favorablement sur les écosystèmes aquatiques ou pouvant leur nuire, et den évaluer lefficacité " ainsi que de "réorienter les mesures de soutien financier qui vont à lencontre des objectifs de la Convention en ce qui concerne la diversité biologique des eaux intérieures."
§3.2.4 Mesures dincitation à la COP4
26. Les mesures dincitation figuraient également en bonne place à la COP4 de la Convention sur la diversité biologique tenue en mai 1998. La Décision IV/10 sur les mesures destinées à mettre en uvre la Convention incluent un chapitre détaillé sur les mesures dincitation (10a) et sur les études dimpact (10c). Il ressort clairement que cette décision considère les mesures dincitation comme un instrument clé pour la politique sur la diversité biologique et comme une base solide pour lélaboration de programmes futurs sur les mesures dincitation dans le cadre des conventions en rapport avec la diversité biologique, y compris celle de Ramsar. La Décision IV/10a stipule ce qui suit:
La Conférence des Parties,
Réaffirmant quil importe, pour lapplication de la Convention, que les Parties et les gouvernements adoptant et appliquant des mesures rationnelles sur le plan économique et social qui servent dincitation à la conservation et à lutilisation durable de la diversité biologique,
Rappelant sa décision III/18 relative aux mesures dincitation,
Considérant quil importe de concevoir les mesures dincitation selon une approche par écosystème et en ayant à lesprit les responsables de la gestion des ressources visés,
Considérant que lévaluation économique de la diversité biologique et des ressources biologiques constitue un outil important aux fins de mesures dincitation économiques bien ciblées et étalonnées,
1. Encourage les Parties, les gouvernements et les organisations compétentes à:
- Favoriser la conception et lapplication de mesures dincitation appropriées, en tenant pleinement compte de lapproche par écosystème et de la situation particulière des Parties et en appliquant la démarche fondée sur le principe de précaution du Principe 15 de la Déclaration de Rio sur lenvironnement et le développement, afin de faciliter la réalisation des objectifs de la Convention et dintégrer la diversité biologique dans les politiques, instruments et projets sectoriels;
- Identifier, à titre de première étape dans la formulation de mesures dincitation, à identifier les menaces pour la diversité biologique et les causes profondes de la réduction ou de lappauvrissement de la diversité biologique ainsi que les acteurs pertinents;
- Prendre en compte lévaluation des aspects économiques, sociaux, culturels et ethniques dans la mise au point de mesures dincitation pertinentes;
- Élaborer des cadres juridiques et de politique générale pour la conception et lapplication de mesures dincitation;
- Mener, au niveau approprié, des consultations participatives afin de définir des mesures claires et ciblées propres à sattaquer aux causes profondes de la réduction ou de la perte de la diversité biologique et de lutilisation non durable;
- Déceler les mesures dincitation ayant des effets pervers et à envisager den éliminer ou den réduire les conséquences négatives sur la diversité biologique afin de favoriser des effets positifs plutôt que négatifs sur la conservation et lutilisation durable de la diversité biologique;
- Réaliser des études de cas sur les mesures dincitation dans le cadre des thèmes de la cinquième réunion de la Conférence des Parties, en suivant autant que possible le plan suggéré par le Secrétaire exécutif et communiquer ces études au Secrétaire exécutif;
- Valoriser et améliorer les ressources génétiques naturelles, si possible selon la méthode participative, à titre dincitation pour leur conservation et leur utilisation durable;
2. Prie les Parties dinclure dans leurs deuxièmes rapports nationaux des données sur la conception et lapplication de mesures dincitation;
3. Demande que le Mécanisme de financement fournisse en temps voulu aux Parties réunissant les conditions requises un appui approprié pour la conception et lapplication de mesures dincitation, notamment pour lévaluation de la diversité biologique des différents écosystèmes, le renforcement des capacités nécessaires à la conception et à lapplication des mesures dincitation et la mise au point de cadres juridiques et de politique générale appropriés, ainsi que des projets comportant des volets prévoyant ces mesures dincitation;
4. Invite toutes les organisations intéressées :
- A appuyer laction menée par les Parties pour concevoir et appliquer des mesures dincitation appropriées;
- A aider les Parties et les gouvernements à identifier les lacunes des capacités nationales en matière de recherches et danalyse des politiques générales applicables à la conception de mesures dincitation et à mettre au point les capacités nécessaires à ces recherches et à cette analyse;
5. Prie le Secrétaire exécutif :
- De rassembler les données communiquées par les Parties, les gouvernements et les organisations compétentes et de faciliter léchange dinformations par des moyens appropriés, tels que le Centre déchange, en tirant tout le parti possible des activités des Parties et des organisations compétentes dans ce domaine;
- Détablir, en collaboration avec lOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE), lAlliance mondiale pour la nature (UICN) et dautres organisations compétentes, un document de base contenant une analyse plus poussée de la conception et de lapplication de mesures dincitation pour la conservation et lutilisation durable de la diversité biologique, dans le cadre des mesures dincitation relevant des thèmes de la cinquième réunion de la Conférence des Parties, afin délaborer des orientations à lintention des Parties;
- De décrire dans ce document les moyens de déceler les mesures dincitation à effets pervers, ainsi que les possibilités den éliminer ou atténuer les effets négatifs sur la diversité biologique.
27. La COP4 a traité des mesures dincitation à son point de lordre du jour sur la diversité biologique des écosystèmes deau douce intérieurs en priant les Parties de:
de passer en revue les mesures nationales dincitation, subventions, réglementations et autres mécanismes de financement pertinents de nature à influer favorablement sur les écosystèmes aquatiques ou pouvant leur nuire et den évaluer lefficacité; de réorienter les mesures de soutien financier qui vont à lencontre des objectifs de la Convention en ce qui concerne la diversité biologique des eaux intérieures; dadopter des mesures dincitation et des mesures réglementaires ayant un impact positif sur la diversité biologique des eaux intérieures; de développer la recherche nécessaire pour que les décisions puissent être prises en connaissance de cause, dans un cadre pluridisciplinaire et intersectoriel.
§4. La Convention de Ramsar et les mesures dincitation
28. Lapplication de mesures dincitation relève de lArticle 3.1 de la Convention de Ramsar sur les zones humides qui stipule que: "les Parties contractantes élaborent et appliquent leurs plans daménagement de façon à favoriser la conservation des zones humides inscrites sur la Liste et, autant que possible, lutilisation rationnelle des zones humides de leur territoire."
29. En outre, les mesures dincitation font clairement partie de lAnnexe à la Résolution 5.6 intitulée "Orientations complémentaires pour lapplication du concept dutilisation rationnelle" qui constate que "les facteurs économiques et sociaux sont la cause principale de la perte des zones humides et doivent en conséquence être au cur des programmes dutilisation rationnelle". Cette annexe explique en outre que lutilisation rationnelle des zones humides exige une approche coordonnée au niveau national; pour cela, une planification est nécessaire. Celle-ci peut être réalisée dans le cadre dune politique des zones humides, de politiques de conservation, ou de politiques ayant une portée plus large (environnement, application de la législation sur leau ou planification de lutilisation de ressources)."
30. Lapplication de mesures dincitation est également encouragée par le Plan stratégique 19972002 de la Convention de Ramsar. En particulier, les travaux relatifs aux mesures dincitation jouent un rôle important dans lObjectif général 4, à savoir "renforcer les capacités des institutions de chaque Partie contractante de réaliser la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides". La Ligne daction 4.1.1 invite les Parties contractantes à "évaluer les institutions nationales actuelles qui sont responsables de la conservation et de lutilisation rationnelle des zones humides." Comme indiqué au chapitre 2 du présent document, une approche institutionnelle de lidentification, de la conception et de lapplication des mesures dincitation est parfaitement compatible avec cette activité.
31. Les mesures dincitation intéressent également dautres parties du Plan stratégique. Par exemple, la Ligne daction 2.2.2 à savoir "veiller à ce quil soit tenu compte des sites Ramsar dans les documents et activités daménagement du territoire aux niveaux national, provincial et local et dans tous les secteurs pertinents ainsi que lors des allocations budgétaires." Et la Ligne daction 2.7.3 qui invite les Parties contractantes et les partenaires à "faire participer les communautés locales à la gestion des zones humides en instaurant des comités de gestion des zones humides, notamment sur les sites Ramsar, où les personnes intéressées, les propriétaires, les administrateurs, les promoteurs et les groupes dintérêt communautaire locaux, en particulier les groupes de femmes, sont représentés." Les mesures dincitation jouent un rôle critique dans la gestion de zones humides particulières et dans la participation des groupes dintérêt locaux.
32. Les mesures dincitation sont essentiellement des politiques dutilisation rationnelle et les obstacles à lélaboration de telles politiques incluent les "politiques qui découragent la conservation et lutilisation rationnelle" existantes. Cela nous amène au problème des incitations perverses; lAnnexe à la Résolution 5.6 énumère plusieurs instruments pour promouvoir les incitations positives et résoudre le problème des incitations perverses. Au nombre de ces instruments figurent des mesures législatives telles que:
un examen périodique de la législation en vigueur, afin de vérifier quelle est généralement compatible avec lobligation dutilisation rationnelle et si elle ne lest pas, de lamender en conséquence; cela sapplique aux dispositions qui rendent obligatoire la destruction de zones humides ou à celles qui lencouragent au moyen davantages fiscaux et de subventions;
la réalisation dune étude dimpact pour déterminer si un projet est compatible avec les conditions nécessaires à lutilisation rationnelle et au maintien des caractéristiques écologiques des zones humides concernées.
33. En outre, concernant la législation générale sur lutilisation rationnelle, ces lignes directrices prévoient que les éléments suivants devraient au moins être pris en compte:
- "la surveillance continue des effets des actions autorisées et la réalisation daudits environnementaux indépendants de ces actions après leur mise en uvre;
- linstitution dun système de conventions de gestion entre les administrations compétentes, les propriétaires et les utilisateurs des terres, contenant des mesures de gestion positives pour le moins lorsque cela est nécessaire au maintien de lécosystème;
- lattribution dincitations financières, notamment des avantages fiscaux et des subventions, pour encourager les activités compatibles avec le maintien des zones humides, pour promouvoir leur conservation et y contribuer. Les incitations financières et fiscales ne devraient pas encourager les activités préjudiciables aux zones humides;".
34. A la COP7, les mesures dincitation figurent également en bonne place dans plusieurs autres documents dinformation, en particulier dans celui intitulé "Lignes directrices pour létude des lois et des institutions en vue de promouvoir la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides". Les documents sur les lois et institutions suggèrent quune étude juridique et institutionnelle devrait avoir deux objectifs principaux:
- identifier les mesures juridiques et institutionnelles qui constituent un obstacle à la conservation et à lutilisation rationnelle;
- soutenir lélaboration de mesures juridiques et institutionnelles positives pour la conservation et lutilisation rationnelle.
35. En dautres termes, les Parties devraient identifier et réformer les lois et institutions qui engendrent des incitations perverses et devraient établir et mettre en uvre des lois et institutions engendrant des incitations positives pour la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides.
36. Les "Lignes directrices pour la mise en uvre de processus participatifs en vue dassocier les communautés locales et les populations autochtones à la gestion des zones humides" (Ramsar COP7 Document 15.8) abordent également plusieurs questions liées aux mesures dincitation. Elles soulignent limportance de lélaboration de mesures dincitation pertinentes pour associer les communautés locales et autochtones tant au processus de prise de décisions concernant les zones humides ayant une importance pour eux quà la gestion de ces zones humides. En outre, comme le mentionne le Document COP7 15.8, il est essentiel que ces mesures dincitation garantissent que ces communautés tirent des avantages de ces processus participatifs.
§5. Vers une décision de Ramsar sur les mesures dincitation
37. Les Décisions III/18 et IV/10c de la Convention sur la diversité biologique prévoient un mandat mondial et une orientation claire pour lélaboration de programmes de travail relatifs à la conception et à lapplication de mesures dincitation pour la conservation et lutilisation durable des éléments constitutifs de la diversité biologique. Ces décisions étant applicables aux écosystèmes deau douce et aux écosystèmes côtiers, elles donnent également des orientations quant à une décision relative aux mesures dincitation dans le cadre de la Convention de Ramsar sur les zones humides. A cet égard, on soulignera que les mesures dincitation figurent dans le plan de travail conjoint de la Convention sur la diversité biologique et de Ramsar, entériné par la Convention sur la diversité biologique dans la Décision IV/15 et qui sera examiné à la 7e Session de la Conférence des Parties à la Convention de Ramsar (Document 15.3).
38. La Décision IV/10 prie également de Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique de collaborer avec lOCDE et lUICN à la préparation dorientations supplémentaires sur les mesures dincitation et duvrer avec le bureau de Ramsar, le Secrétariat de la Convention sur les espèces migratrices, lUICN, lAssociation internationale pour lévaluation dimpacts (afin de préparer des orientations supplémentaires sur les études dimpact. Les représentants techniques de ces six institutions se sont réunis en décembre 1998 pour étudier les possibilités dinstaurer un partenariat sur les instruments applicables aux Conventions en rapport avec la diversité biologique. Un rapport de cette réunion est disponible sur le site http://economics.iucn.org.
39. Les éléments dun programme de travail mondial sur les mesures dincitation pour la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides qui pourraient figurer dans une décision Ramsar sur les mesures dincitation incluent les neuf activités suivantes:
- Recueillir, publier et diffuser des études de cas.
- Partager lexpérience.
- Diffuser les enseignements tirés.
- Fournir des orientations et élaborer des lignes directrices.
- Renforcer les capacités.
- Étudier, concevoir et appliquer des mesures dincitation.
- Associer les parties prenantes.
- Suivre et vérifier les mesures dincitation.
- Placer les mesures dincitation "sur le devant de la scène".
40. Ces activités pourraient sinspirer de la méthode mise au point par lOCDE, et inclure un soutien tant à la collaboration internationale et quà laction nationale. Leur approche devrait être "au niveau de lécosystème", ce qui permettrait didentifier et de résoudre les effets cumulatifs des politiques intersectorielles appliquées simultanément à un seul écosystème. Elles devraient en outre mettre laccent sur les moyens déceler les mesures dincitation à effets pervers, ainsi que les possibilités den éliminer ou atténuer les effets négatifs sur la diversité biologique.
§5.1 Recueillir, publier et diffuser des études de cas
41. Bien quun certain nombre détudes de cas pertinentes et utiles sur les mesures dincitation aient été documentées, nos connaissances demeurent lacunaires. Il pourrait donc être utile de mener des études de cas supplémentaires, ce qui permettrait de recueillir et de diffuser les centaines détudes de cas pertinentes disponibles aujourdhui sous forme de rapports de la "littérature grise", dans les organismes de conservation et de développement.
§5.2 Partager lexpérience
42. LInternet est un véritable classeur à tiroirs électronique, accessible à léchelle planétaire, un lieu idéal pour partager lexpérience acquise en matière de mesures dincitation. Il conviendrait de renforcer les capacités des Parties contractantes, des partenaires et du Bureau Ramsar, et de créer un centre déchange dinformations sur les mesures dincitation. Il existe déjà un site qui pourrait être intéressant, soit comme prototype, soit comme base dune telle centrale déchange, à savoir le site UICN sur léconomie de la diversité biologique, qui propose toute une gamme dinformations sur les mesures dincitation à la conservation et à lutilisation durable de la diversité biologique.
§5.3 Diffuser les enseignements
43. à mesure que les études de cas sont publiées, recueillies et échangées, il convient de poursuivre la diffusion des enseignements quon peut en tirer. Ainsi, tout programme de travail devrait comporter un volet de synthèse et danalyse, que ce soit sous par le biais de réunions dexperts, de listes de sujets abordés dans le cadre de groupes de discussion par courrier électronique, de documents de synthèse, de compilations publiées ou darticles de presse. Ce type de dialogue et de discussions ouvertes joueront un rôle essentiel à ce stade et devraient être encouragés par une large diffusion du matériel sur les études de cas et par des groupes de discussion ciblés ouverts au public.
§5.4 Offrir des orientations et élaborer des lignes directrices
44. Plusieurs ensembles de lignes directrices ou de procédures concernant les mesures dincitation seront nécessaires pour garantir une conception et une application adéquates des mesures dincitation. Il pourrait sagir de lignes directrices et dorientation sur "lévaluation des mesures dincitation" qui mettraient au point des instruments détude dimpact permettant danalyser les décisions à trois niveaux politique, programme et projet. En outre, des lignes directrices plus explicites pourraient se révéler nécessaires pour passer en revue la législation et les politiques économiques en vigueur.
§5.5 Renforcement des capacités
45. Essentielle au succès de lexamen, de la conception et de lapplication des mesures dincitation: la capacité des décideurs et des responsables de lévaluation. Ces capacités doivent être renforcées par des exercices de formation ciblés et par le partage des connaissances et des expériences (voir §5.2 plus haut).
§5.6 Etude, mise au point et application des mesures dincitation
46. Tous les éléments mentionnés plus haut devraient aider les Parties à étudier, mettre au point et appliquer des mesures dincitation utiles à la conservation et lutilisation durable de la diversité biologique, ainsi quà recenser et à atténuer celles qui constituent une menace pour la diversité biologique. Un tel exercice devrait être mené conformément à lignes directrices acceptées et être renforcé par des publics cible. En outre, lInternet pourrait, au besoin, être utilisé pour diffuser les résultats de ces études entre les Parties contractantes intéressées et les parties prenantes.
5.7 Associer les parties prenantes
47. Il est essentiel que létude, la mise au point et lapplication proprement dites des mesures dincitation se fasse en collaboration avec les parties prenantes. Lorsquon prend mesures dincitation, on se fonde essentiellement sur lhypothèse quelles seront de nature à influer sur les processus de prise de décisions. Pour que cette influence soit aussi précise et efficace que possible, il importe dassocier les principaux intéressés à lensemble du processus détude, de mise au point et dapplication. De par leur structure, les comités nationaux Ramsar proposés en tant quorganes intersectoriels ou ministériels se prêtent à une telle participation, et pourraient donc constituer un cadre idéal pour passer en revue les mesures dincitation. De plus, la participation des intéressés à la mise au point de politiques nationales pour les zones humides (Ramsar COP7 Document 15.6), ainsi que lanalyse et la conception des politiques menées à ce titre constituent une occasion dexaminer et de concevoir des mesures dincitation pour la conservation et lutilisation durable des zones humides.
5.8 Mesures dincitation pour la surveillance continue et laudit écologique
48. Étant donné le caractère évolutif des structures sociales, économiques et écologiques, les mesures dincitation sont vouées à la caducité, dautant plus que ceux qui les conçoivent ne peuvent jamais prévoir toutes leurs conséquences. Il importe, par conséquent, détablir une procédure daudit écologique claire et ouverte permettant, au besoin, de modifier la conception des mesures dincitation. Parallèlement à cette procédure, il convient de prévoir un système de surveillance continue qui déclenchera de tels audits au cas où les mesures dincitation prendraient une tournure inattendue ou indésirable. Pour que des mesures dincitation soient efficaces à long terme, il est impératif de prévoir un processus intégré de surveillance continue et daudit écologique.
§5.9 Placer les incitations au premier plan
49. Enfin, le caractère global des mesures dincitation fait ressortir la nécessité daccorder davantage dimportance aux incitations liées à la diversité biologique dans lensemble des secteurs économiques. Ainsi, en traitant les mesures dincitation comme un élément des discussions sectorielles, le FEM et dautres organismes de financement devraient, au besoin, intégrer de telles mesures dans lensemble de leurs programmes et activités. En conclusion, tout programme de travail devrait comporter un volet de sensibilisation à limportance des mesures dincitation pour lensemble des activités en rapport avec la diversité biologique.
Pour tout renseignement, contactez: Bureau de la
Convention de Ramsar, Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41 22 999
0170, fax +41 22 999 0169, e-mail ramsar@ramsar.org
). Traduit de l'anglais par Catherine Lockschin. Publié le 14 avril
1999, Dwight Peck, Ramsar.