Convention
sur les zones humides
Ramsar COP7 DOC. 13.3
"Lhomme
et les zones humides: un lien vital"
7e Session de la Conférence des Parties contractantes à la
Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971)
San José, Costa Rica, 10 au 18 mai 1999
Ramsar COP7 DOC. 13.3
Point XI de lordre du jour: Questions découlant des résolutions et recommandations des sessions précédentes de la Conférence des Parties contractantes
Question 3:
Examen de la description officielle, de létat de conservation et des plans de gestion des sites Ramsar, y compris la situation de sites particuliers sur le territoire de certaines Parties contractantes
Étude des Lignes directrices relatives aux plans de gestion de la Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971)
par
Makoto Komoda (Japon) et Roberto Schlatter (Chili), membres du Groupe dévaluation
scientifique et technique de la Convention
(avec laide du Bureau Ramsar)
RAPPEL
1. La Conférence des Parties contractantes, à sa 5e Session (Kushiro, Japon, 1993), a adopté, dans la Résolution 5.7, les Lignes directrices relatives aux plans de gestion des sites Ramsar et autres zones humides. À la session suivante de la Conférence des Parties contractantes (Brisbane, Australie, 1996), la Recommandation 6.13 a été adoptée. Parmi toute une série de mesures, elle demandait au Groupe d'évaluation scientifique et technique (GEST) de la Convention "dassurer le suivi des Lignes directrices de Kushiro relatives aux plans de gestion, en examinant notamment les progrès les plus récents accomplis en ce qui concerne la conception globale ou intégrée des plans de gestion à léchelle du bassin versant, et de communiquer ses conclusions ainsi que les 10 monographies sur les meilleures pratiques de planification de la gestion (Ligne daction 5.2.2 du Plan stratégique 1997-2002 de la Convention à la 7e session de la Conférence des Parties contractantes)". LAction 5.2.2 du Plan stratégique demande également au GEST, au Bureau et aux ONG partenaires de la Convention de publier, à lintention des Parties contractantes, avant la 7e COP (1999), 10 monographies sur les meilleures pratiques de planification de la gestion des sites Ramsar aux niveaux local, régional et du bassin versant ou de la zone côtière.
2. En application des mesures requises, les auteurs du présent rapport, avec laide du Bureau, ont préparé deux questionnaires qui ont été adressés aux Parties contractantes, entre autres, dans les trois langues officielles, pour obtenir leur avis sur lutilité des Lignes directrices relatives aux plans de gestion. Les résultats de cette enquête figurent dans les sections qui suivent.
3. Le premier questionnaire a été communiqué en janvier 1997 et cherchait des réponses concernant la pertinence, lapplication et la viabilité des Lignes directrices, ainsi que laide à la formation. Le deuxième questionnaire, distribué en janvier 1998, était surtout destiné aux gestionnaires des sites et aux personnes ayant une expérience directe en matière de préparation et dapplication de plans de gestion dans des sites Ramsar et autres zones humides. Ce deuxième questionnaire cherchait à obtenir des informations plus spécifiques sur les processus délaboration et de mise à jour des plans de gestion, les principes de gestion pris en considération lors de lélaboration des plans de gestion, la mise en uvre de plans comprenant des pratiques dévaluation et les principaux obstacles à la mise en uvre des plans de gestion.
4. En ce qui concerne les 10 monographies sur les meilleures pratiques, le GEST sest rangé à lavis du Bureau, à savoir que le même nombre au moins de monographies était nécessaire à dautres projets en train dêtre préparés pour la COP7 (en particulier des lignes directrices pour associer la population autochtone et locale à la gestion des zones humides et des lignes directrices pour lintégration de la conservation et de lutilisation rationnelle des zones humides dans la gestion des bassins hydrographiques) et quil était donc inutile den commander dautres.
RÉSULTATS
Résultats du questionnaire #1
5. Comme indiqué au paragraphe 3, le premier questionnaire visait à évaluer lutilité et lapplicabilité des Lignes directrices relatives aux plans de gestion. Nous avons reçu 43 réponses au total: 34 réponses de Parties contractantes et 9 dorganisations régionales, comme suit Algérie, Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Bolivie, Bulgarie, Canada, Chili, Équateur, Espagne, Estonie, Grèce, Hongrie, Israël, Japon, Liechtenstein, Malte, Maroc, Mexique, Namibie, Niger, Norvège, Pérou, Philippines, République populaire de Chine, République slovaque, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Suriname, Tunisie, Turquie, Venezuela, Yougoslavie et Zambie. À partir de ces réponses, on peut tirer quelques conclusions.
Pertinence des Lignes directrices
6. Tous ceux qui ont répondu au questionnaire ont indiqué clairement que les Lignes directrices relatives aux plans de gestion restent pertinentes et sont un instrument important de la Convention pour la promotion de la conservation et de lutilisation rationnelle des zones humides. Presque tous ceux qui ont répondu ont indiqué quils considèrent les Lignes directrices relatives aux plans de gestion comme soit "très pertinentes" (27; 63%) soit relativement pertinentes (13; 30%) par rapport aux objectifs de la Convention.
Application
7. Près de 70% (30) de ceux qui ont répondu ont indiqué quils ont appliqué les Lignes directrices relatives aux plans de gestion et/ou des lignes directrices nationales pertinentes bien quil semble y avoir des différences dans lintensité de lapplication. Ceux qui ont dit ne pas avoir appliqué les Lignes directrices ont signalé différentes difficultés dapplication. Les obstacles les plus généralement reconnus sont des contraintes financières, des difficultés dapplication, une pénurie de personnel scientifique, des informations scientifiques insuffisantes et une pénurie déquipement de terrain.
8. Environ 50% (20) de ceux qui ont répondu ont indiqué que des organismes non gouvernementaux étaient au moins partiellement responsables de lélaboration et/ou de la mise en uvre de plans de gestion dans des sites Ramsar et/ou dautres zones humides de leur région et de leur pays. Cela laisse à penser que les ONG participent de près à la mise en uvre de la Convention dans beaucoup de pays.
Aide à la formation
9. Plus de 30% de ceux qui ont répondu (13) ont déclaré avoir fourni une formation technique à dautres pays, tandis que 40% des répondants (18) ont déclaré avoir reçu une formation dautres pays. Des programmes de formation technique, de types variés, ont été signalés, allant de la formation détudiants étrangers à la mise en place de centres de formation. Dans certains pays, les ONG ont joué un rôle important en matière daide internationale à la formation. Létude montre que laide fournie en matière de formation est très appréciée mais il y a une demande généralisée dexpansion de ces efforts dans lintérêt de la conservation et de lutilisation rationnelle des zones humides.
Viabilité
10. Sept répondants (14%) ont déclaré que les Lignes directrices relatives aux plans de gestion devaient être modifiées. Deux ont estimé quelles étaient inutilement longues et compliquées.
11. En revanche, près de 80% des répondants (34) nétaient pas de cet avis. Certains estiment, certes, que les Lignes directrices sont complexes mais la plupart jugent quelles sont encore viables. Un certain nombre de propositions ont été faites sur les moyens daméliorer lutilité des Lignes directrices. Certains répondants ont demandé que les définitions soient plus détaillées et dautres ont estimé que les Lignes directrices devaient être plus précises.
CONCLUSION et RECOMMANDATIONS du questionnaire #1
12. Les réponses au premier questionnaire indiquent que si certaines Parties contractantes trouvent difficile dappliquer les Lignes directrices relatives aux plans de gestion, la plupart de celles qui ont répondu estiment que le concept et la structure des Lignes directrices sont utilisables telles quelles ont été adoptées à la COP5 de Ramsar (Kushiro). Toutefois, il apparaît également clairement que certaines Parties contractantes jugeraient utile que la Convention améliore les Lignes directrices. Le deuxième questionnaire (voir paragraphes 16 à 25 ci-après) a alors été préparé dans le but de déterminer les aspects des pratiques daménagement modernes pour lesquels la Convention devrait envisager délaborer des orientations complémentaires pour les Parties contractantes.
13. Daprès les réponses au premier questionnaire, on peut dire que ce qui est préoccupant, cest labsence apparente de lien entre les plans de gestion et la surveillance continue. Cest une question importante car, dans le processus de gestion des zones humides, létude des objectifs et mesures de gestion sappuyant sur linformation issue de la surveillance continue devrait être considérée comme primordiale.
14. Le premier questionnaire a également montré que la complexité des Lignes directrices empêche certaines Parties contractantes de les appliquer. Il est recommandé de faire de cette question une priorité dans le cadre de laide à la formation et, en particulier, de la coopération régionale et internationale entre Parties contractantes.
15. Cette étude a également démontré une perception différente des Lignes directrices relatives aux plans de gestion selon les Parties contractantes qui ont répondu. Lobjectif des Lignes directrices est daider à guider le processus de planification de la gestion des sites Ramsar et/ou dautres zones humides. Frank Alberts, Coordonnateur du Cours international de gestion des zones humides organisé par lInstitut national de gestion des eaux intérieures des Pays-Bas, voit les Lignes directrices ainsi: "Dans notre cours, nous ne présentons pas les lignes directrices comme un modèle précis mais nous mettons laccent sur lessence des lignes directrices en posant trois questions principales: quelle est la situation? Que faire? Et comment faire?
Résultats du questionnaire #2
16. Comme indiqué au paragraphe 12 ci-dessus, le deuxième questionnaire était conçu pour assurer le suivi des questions quil semblait nécessaire dapprofondir, en priorité, et pour lesquelles il pourrait être utile de fournir dautres orientations aux Parties contractantes. Le deuxième questionnaire cherchait à obtenir des réponses plus spécifiques sur:
i. les processus délaboration et de mise à jour des plans de gestion;
ii. les principes de gestion pris en considération dans ces processus;
iii. la mise en uvre des plans, comprenant des pratiques dévaluation; et
iv. les principaux obstacles à la mise en uvre.
17. Vingt-huit Parties contractantes ont répondu à ce questionnaire concernant des plans de gestion de 93 zones humides. Un certain nombre de ces réponses, ont été apportées par des personnes ayant lexpérience pratique des plans de gestion dans une zone humide. Les réponses sont venues des pays suivants: Afrique du Sud, Argentine, Autriche, Brésil, Bulgarie, Canada, Chili, Danemark, Équateur, Estonie, ex-République yougoslave de Macédoine, Grèce, Honduras, Inde, Islande, Israël, Liechtenstein, Malaisie, Malte, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Turquie, Venezuela et Zambie. À partir de leurs réponses, on peut tirer les conclusions suivantes.
18. Élaboration et mise à jour des plans de gestion
a. Consultation des parties prenantes La plupart des répondants ont indiqué que les parties prenantes gouvernementales et non gouvernementales avaient participé à lélaboration des plans de gestion. Dans de nombreux cas, des ateliers ont eu lieu à cet effet, durant le processus délaboration. Peu de Parties contractantes ont reçu laide dinstitutions internationales pour cette initiative mais elles y ont associé leurs propres experts techniques.
b. Information de base pour les plans La plupart des répondants ont indiqué que des informations de base étaient disponibles pour sous-tendre les plans de gestion mais quelques rares répondants seulement ont indiqué avoir entrepris des études dimpact sur lenvironnement pour les activités envisagées dans le plan.
c. Ressources humaines et financières Dans plus de la moitié des Parties contractantes, le processus de planification a tenu compte des ressources humaines et financières ainsi que des questions de formation du personnel. Les autres ont envisagé ou entamé la mise en place dactivités de renforcement des capacités des ressources humaines et de formation du personnel ainsi que des projets dappel de fonds pour ces activités.
d. Mise à jour des plans de gestion Le deuxième questionnaire a révélé que les rares Parties contractantes qui ont, depuis longtemps, des méthodes de planification bien établies, procèdent tous les 5 à 10 ans à la mise à jour de leurs plans. Pour la plupart des Parties contractantes, la mise en place de telles mesures est récente. Il serait donc utile dencourager une révision régulière des plans, dans le cadre de la Convention, en particulier une révision fondée sur les informations issues de la surveillance continue.
19. Production de plans de gestion
a. Zonage et principes dutilisation multiple Presque toutes les Parties contractantes qui ont répondu ont indiqué avoir mis en place une forme ou une autre de zonage pour réglementer les utilisations par lhomme dans certaines parties des sites ou à léchelle du site. Certaines (3) ont également indiqué avoir adopté le principe dutilisation multiple dans une partie ou dans lensemble dune zone humide.
b. Zones tampons Plus de la moitié des Parties ont indiqué avoir mis en place une forme ou une autre de zone tampon autour de leurs sites.
c. Principe de précaution Environ 40% (11) des répondants ont indiqué avoir adopté le principe de précaution pour leurs plans de gestion.
d. Analyse coût-avantages Il est rare que des analyses coût-avantages soient appliquées dans le cadre de la planification.
20. Mise en uvre des plans des gestion
a. Préparés dans le cadre dune loi spécifique Dans la plupart des Parties contractantes, lélaboration des plans de gestion se fait dans le cadre de lois spécifiques ou dun instrument de politique nationale spécifique. Les Lignes directrices Ramsar relatives aux plans de gestion ne sont pas requises dans le cadre de ces instruments juridiques/politiques.
b. Responsabilité pour lapplication du plan Dans la plupart des cas, la responsabilité pour lapplication des plans de gestion incombe à une institution gouvernementale. Dans plusieurs Parties contractantes, ce sont des ONG qui sont responsables de lapplication. Dans la plupart des cas, il existe un organe/comité qui supervise et discute de lapplication du plan de gestion.
c. Formation du personnel Les réponses obtenues étaient tout sauf claires mais il semble que dans quelques rares cas seulement, la formation du personnel ait été entreprise dans le cadre de la mise en uvre du plan de gestion.
d. Participation des populations locales à lapplication Ici encore, les réponses étaient loin dêtre précises mais il semble que la participation de la population locale à lapplication de plans de gestion ne soit pas commune. Ceci vient contredire des informations précédentes (voir paragraphe 18.a) selon lesquelles dans la plupart des cas, les parties prenantes locales sont consultées lors de lélaboration du plan de gestion. Il semblerait que cette participation ne se poursuive pas tout au long du processus dapplication.
e. Activités du secteur privé en particulier le tourisme Presque toutes les Parties contractantes qui ont répondu ont signalé des activités de tourisme dans leurs zones humides, activités également considérées dans le contexte du plan de gestion.
21. Évaluation de la mise en uvre des plans de gestion
a. Surveillance régulière Presque toutes les Parties contractantes qui ont répondu ont entrepris des activités de surveillance continue mais très peu de paramètres font lobjet dun suivi. Cette activité est généralement menée par un personnel formé et, dans certains cas, par des experts techniques. Les réponses nindiquaient pas clairement si les données issues de la surveillance continue étaient utilisées et comment, pour permettre des révisions futures du plan de gestion ou guider la gestion quotidienne des sites.
22. Obstacles à la mise en uvre des plans de gestion
Beaucoup de Parties contractantes ont indiqué que la pénurie de ressources financières était une entrave majeure à lapplication des plans de gestion. Dautres ont mentionné que la pénurie de personnel formé et des conflits au niveau législatif/administratif posaient un problème. Certains répondants ont indiqué quils navaient pas suffisamment dinformations de base.
23. Soutien financier pour la mise en uvre des plans de gestion
La plupart des pays ont des fonds disponibles pour lapplication de plans de gestion mais, comme indiqué au paragraphe 22 ci-dessus, ils nen ont jamais assez pour permettre une application pertinente et rapide. Pour le moment, la plupart des sites ont des fonds mais à court terme seulement.
CONCLUSION et RECOMMANDATIONS découlant du questionnaire #2
24. Les réponses au deuxième questionnaire ont été très utiles car elles ont permis didentifier certains des aspects spécifiques des plans de gestion pour lesquels il est évident que la Convention de Ramsar doit fournir dautres orientations plus précises:
a. étude dimpact;
b. zonage et utilisation multiple;
c. zones tampons;
d. application du principe de précaution; et
e. analyse coût-avantages.
25. Comme on la déterminé avec le premier questionnaire, il est nécessaire que la Convention encourage plus vigoureusement les activités de surveillance continue et lévaluation régulière des plans de gestion daprès les résultats de la surveillance continue.
26. Un des points satisfaisants est que, dans la plupart des pays, les plans de gestion sont préparés dans le cadre dinstruments juridiques. Toutefois, il est préoccupant de constater que si de nombreuses Parties contractantes ont connaissance des Lignes directrices Ramsar relatives aux plans de gestion et les appliquent, les instruments législatifs et politiques relatifs aux zones humides, en règle générale, ne reconnaissent pas les Lignes directrices Ramsar relatives aux plans de gestion et nencouragent pas leur application.
27. Comme on la vu également dans le premier questionnaire, de nombreux pays ont un besoin urgent de formation (par exemple dans le cadre dateliers) et daide pour préparer des plans de gestion et les appliquer de manière appropriée.
CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES
28. Daprès les deux questionnaires et les consultations connexes entreprises par les auteurs et le Bureau durant le projet, les conclusions et recommandations suivantes peuvent être tirées:
28.1 Les Lignes directrices relatives aux plans de gestion restent valides et fournissent un cadre utile pour lélaboration des plans de gestion que toutes les Parties contractantes sont priées de promouvoir et dappliquer.
28.2 Les Parties contractantes devraient ?tre ? nouveau pri?es de promouvoir, dans la mesure du possible, lapplication des Lignes directrices relatives aux plans de gestion, notamment dans le cadre de politiques (telles que les politiques nationales pour les zones humides), de strat?gies et de lois relatives aux zones humides. Ceci devrait ?tre refl?t? dans les Lignes directrices relatives ? l?laboration de politiques nationales pour les zones humides et ? l?tude des lois et institutions en rapport avec la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides qui seront examin?es par la COP7.
28.3 Les Parties contractantes devraient être fermement encouragées à soutenir la participation des parties prenantes locales et des ONG à lélaboration et, le cas échéant, à lapplication des plans de gestion et cet aspect devrait être reconnu dans le cadre des Lignes directrices de la Convention pour la mise en place de processus participatifs en vue dassocier les communautés locales et autochtones à la gestion des zones humides qui seront examinées par la COP7.
28.4 Dans la préparation des plans de gestion, les Parties contractantes devraient être invitées à inclure un régime clair et approprié de surveillance continue et à faire en sorte que les résultats issus de la surveillance continue servent de base à des évaluations régulières des plans de gestion et à des modifications des pratiques de gestion, au besoin. Les Parties contractantes devraient être encouragées à appliquer le Cadre permettant de concevoir un programme efficace de surveillance continue des zones humides adopté dans la Résolution VI.1 de la COP6 et les orientations ultérieures dans ce domaine qui seront examinées par la COP7.
28.5 Toutes les Parties contractantes devraient être encouragées à trouver le moyen de fournir une formation adéquate aux personnes participant à lélaboration et à lapplication des plans de gestion. Les ateliers de formation sont un moyen approprié dassurer cette formation. Plus particulièrement, la communauté daide au développement et autres bailleurs de fonds devraient être priés daccorder la plus haute priorité au financement des activités de formation dans les pays en développement et en transition. Le transfert de compétences et de connaissances dans ce domaine, éventuellement dans le cadre daccords de jumelage, devrait être reconnu prioritaire dans le cadre des Lignes directrices de la Convention pour la coopération internationale qui seront examinées par la COP7.
28.6 Afin de rendre les Lignes directrices relatives aux plans de gestion encore plus utiles aux Parties contractantes à lavenir, le GEST, avec laide du Bureau, entre autres, devrait être chargé de préparer des orientations complémentaires sur les aspects suivants des plans de gestion:
a. étude dimpact comme élément de la planification et de la gestion;
b. application des principes de zonage et dutilisation multiple;
c. conception et maintien des zones tampons;
d. application du principe de précaution dans les plans de gestion; et
e. analyse coût-avantages dans le cadre des plans de gestion et des processus décisionnels en matière de gestion.
REMERCIEMENTS
29. Les auteurs souhaitent remercier les deux personnes suivantes qui ont fourni des commentaires et des opinions utiles sur les moyens daméliorer les Lignes directrices relatives aux plans de gestion de même que lapplication générale des plans de gestion:
Mike Alexander, Countryside Council for Wales, Plas Penhros, Bagor. Gwynedd LL57 2LQ, pays de Galles, Royaume-Uni. (Télécopie: +44 1248 355 782)
Frank Alberts, Chef de la Division de laménagement du territoire, ministère des Transports, des Travaux public et de la Gestion de lEau, Institut de la gestion des eaux intérieures et du traitement des eaux usées, B.P. 17 NL-8200 AA, Lelystad, Pays-Bas (Télécopie: + 31 320 298 381, courriel: falberts@euronet.nl)
Tableau résumant la situation actuelle (au 1er mars 1999) du Registre de Montreux
1. Le Registre de Montreux porte le nom officiel de Registre des sites Ramsar dont les caractéristiques écologiques ont connu, connaissent ou sont susceptibles de connaître des modifications. Le Registre a été établi par la Recommandation 4.8 de la 4e Session de la Conférence des Parties contractantes à Montreux, Suisse, en 1990 et développé dans la Recommandation 5.4 de la 5e Session de la Conférence des Parties contractantes à Kushiro, Japon, en 1993.
2. Les Procédures dorientation sur la gestion (POG) sont des missions dexperts qui se rendent dans les sites inscrits au Registre de Montreux à la demande de la Partie contractante concernée. Ces missions sont généralement conduites par un groupe dexperts indépendants, coordonné par le Bureau de la Convention de Ramsar. Lorsque la mission est terminée, un rapport est préparé avec des recommandations sur les problèmes de gestion détectés durant la mission. Le rapport est remis à la Partie contractante en tant quavis expert indépendant sur les moyens dagir pour restaurer ou maintenir les caractéristiques écologiques du site Ramsar concerné.
ANNEXE 6: SITUATION ACTUELLE DU REGISTRE DE MONTREUX
| Pays | Nom du Site | Inscription au Registre | Retrait du Registre | Commentaires sur la Procédure dorientation sur la gestion (POG), visites, et autres actions (voir Annexe 7 pour dautres informations) |
| Algérie |
|
4.7.90 | 18.11.97 | POG novembre 1990 |
| Algérie |
|
16.6.93 | POG novembre 1990. Autres POG prévues en 1998 mais reportées pour des raisons de sécurité. | |
| Autriche |
|
4.7.90 | POG avril 1991 | |
| Belgique |
|
4.7.90 | POG janvier 1988 | |
| Belgique |
|
4.7.90 | 17.1.94 | Pas de POG; site retiré suite au rapport des autorités belges sur les progrès accomplis. |
| Bolivie |
|
16.6.93 | 7.8.96 | Pas de POG. En novembre 1994, une POG avait été préparée mais a été annulée, par la suite, par lAutorité administrative. |
| Bulgarie |
|
16.6.93 | Mission du Bureau en mai 1995 | |
| Bulgarie |
|
16.6.93 | Missions du Bureau en mai 1995 puis en octobre 1998 lors dune mission conjointe avec la Convention du patrimoine mondial (voir Annexe 7 pour dautres informations). | |
| Costa Rica |
|
16.6.93 | POG mars-avril 1998. Rapport soumis en décembre 1998 (voir Annexe 7 pour dautres informations ). | |
| Croatie |
|
16.6.93 | Mission du Bureau en septembre 1998 (voir Annexe 7 pour dautres informations). | |
| République Tchèque |
|
26.2.97 | Pas de POG officielle, mais une mission du Bureau en août 1998 (voir Annexe 7 pour dautres informations). | |
| République Tchèque |
|
18.9.94 | Pas de POG officielle, mais une mission du Bureau en août 1998 (voir Annexe 7 pour dautres informations). | |
| République Tchèque |
|
18.9.94 | LAutorité tchèque considère quune POG nest pas requise mais que le site doit rester inscrit au Registre. | |
| Danemark |
|
4.7.90 | POG août 1998 (voir Annexe 7 pour dautres informations). | |
| Egypte |
|
4.7.90 | POG octobre 1991. Mission de haut niveau proposée par le Bureau en mai ou août 1998 na pas eu lieu. | |
| Egypte |
|
4.7.90 | POG octobre 1991 | |
| Allemagne |
|
16.6.93 | 8.1.99 | POG avril 1993. Demande de retirer le site reçue avant la COP6. Questionnaire sur le Registre de Montreux et nouvelle demande de retrait reçue en janvier 1999. Site retiré par la suite. |
| Allemagne |
|
4.7.90 | POG septembre 1990 | |
| Grèce |
|
4.7.90 4.7.90 4.7.90 4.7.90 4.7.90 4.7.90 4.7.90 4.7.90 4.7.90 4.7.90 |
POG
tous les sites novembre 1988 Mission de suivi en mai 1989. Mission du Bureau auprès de Autorité administrative en mars 1998. Commission mixte gouvernement /Bureau établie pour faire rapport sur les 10 sites avant la COP7 (voir Annexe 7 pour dautres informations). |
|
| Guatemala |
|
16.6.93 | POG juillet /août 1997 Rapport reçu février 1998 (voir Annexe 7 pour dautres informations). | |
| Islande |
|
4.7.90 | 16.6.93 | Mission POG préliminaire juin 1992; site retiré suite au rapport à la COP5 faisant état des progrès réalisés. |
| Islande |
|
4.7.90 | 16.6.93 | Site retiré suite au rapport à la COP5 faisant état des progrès réalisés. |
| Inde |
|
16.6.93 | POG prévue en novembre 1998 mais na pas eu lieu. | |
| Inde |
|
4.7.90 | POG février 1990, une deuxième POG était prévue en novembre 1998 mais na pas eu lieu. | |
| Inde |
|
16.6.93 | ||
| Iran, République Islamique d |
|
16.6.93 | ||
| Iran, République Islamique d |
|
31.12.93 | Deux POG janvier 1992 et mai 1997 (voir Annexe 7 pour dautres informations). | |
| Iran, République Islamique d |
|
4.7.90 | POG janvier 1992 | |
| Iran, République Islamique d |
|
4.7.90 | POG janvier 1992 | |
| Iran, République Islamique d |
|
4.7.90 | Deux POG janvier 1992 et avril 1997 (voir Annexe 7 pour dautres informations). | |
| Iran, République Islamique d |
|
16.6.93 | POG - mai 1997 (voir Annexe 7 pour dautres informations). | |
| Iran, République Islamique d |
|
4.7.90 | ||
| Italie |
|
31.12.93 | POG novembre 1998. Rapport remis au Gouvernement italien en novembre 1998 (voir Annexe 7 pour dautres informations). | |
| Italie |
|
31.12.93 | POG novembre 1998. Rapport remis au Gouvernement italien en novembre 1998 (voir Annexe 7 pour des informations supplémentaires). | |
| Italie |
|
4.7.90 | Pas de POG officielle. Mission du Bureau en décembre 1996 et visite à lAutorité administrative en mars 1998 (voir Annexe 7 pour des informations supplémentaires). | |
| Italie |
|
4.7.90 | Pas de POG officielle. Mission du Bureau en décembre 1996 et visite à lAutorité administrative en mars 1998 (voir Annexe 7 pour des informations supplémentaires). | |
| Italie |
|
31.12.93 | POG novembre 1998. Rapport remis au Gouvernement italien en novembre 1998 (voir Annexe 7 pour des informations supplémentaires). | |
| Jordanie |
|
4.7.90 | POG mars 1990, Mission du Bureau en février 1998. | |
| Mexique |
|
4.7.90 | 7.8.96 | POG juin 1989. Mission de suivi en septembre 1991 |
| Pays-Bas |
|
4.7.90 | 16.6.93 | Pas de POG site retiré suite à la demande des autorités néerlandaises et dun rapport faisant état des progrès réalisés. |
| Pologne |
|
4.7.90 | POG juillet 1989. Mission de suivi en mars 1994. | |
| Pologne |
|
16.6.93 | Les Autorités polonaises ont indiqué quune POG nest pas nécessaire. | |
| Sénégal |
|
16.6.93 | POG décembre 1988 | |
| Sénégal |
|
4.7.90 | POG décembre 1998 | |
| Afrique du Sud |
|
4.7.90 | 11.3.96 | POG avril-mai 1992 |
| Afrique du Sud |
|
6.5.96 | ||
| Afrique du Sud |
|
26.9.95 | ||
| Espagne |
|
4.7.90 | Création dune Commission de coordination Gouvernement espagnol et Gouvernement autonome dAndalousie | |
| Espagne |
|
4.7.90 | POG mars 1988. Une commission a été créée avec laide du Bureau. | |
| Trinité-et- Tobago |
|
16.6.93 | POG - mai 1995, Rapport envoyé en février 1998 (voir Annexe 7 pour dautres informations) | |
| Tunisie |
|
4.7.90 | Deux POG avril 1988 et décembre 1989. Mission conjointe avec la Convention sur le Patrimoine mondial en février 1999 (voir Annexe 7 pour dautres informations). | |
| Ouganda |
|
4.7.90 | Mission POG prévue mais a dû être annulée. | |
| Ukraine |
|
4.7.90 | ||
| Ukraine |
|
16.6.93 | POG novembre 1990 | |
| Ukraine |
|
16.6.93 | POG novembre 1990 | |
| Royaume-Uni |
|
4.7.90 | Mission préparatoire en février 1993. POG novembre 1994 | |
| Royaume-Uni |
|
4.7.90 | 9.11.91 | Pas de POG; site retiré, car la PC indique dans un rapport que la menace sur le site a été évitée. |
| États-Unis dAmérique |
|
16.6.93 | ||
| Uruguay |
|
4.7.90 | POGs octobre 1988 et mai 1993 | |
| Venezuela |
|
16.6.93 | 7.8.96 | Pas de POG officielle |
| Ex-URSS |
|
4.7.90 (Ex-URSS) |
Le Kirghizistan nest pas encore une Partie contractante à la Convention en tant que État indépendant. | |
| Ex-URSS |
|
4.7.90 (Ex-URSS) |
LAzerbaïdjan nest pas encore une Partie contractante à la Convention en tant que État indépendant. | |
| Ex-URSS |
|
16.3.93 (Ex-URSS) |
Le Kirghizistan nest pas encore une Partie contractante à la Convention en tant que État indépendant. |
Pour tout renseignement, contactez: Bureau de la
Convention de Ramsar, Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41 22 999
0170, fax +41 22 999 0169, e-mail ramsar@ramsar.org
). Traduit de l'anglais par Danièle Devitre. Publié le17 avril 1999,
Dwight Peck, Ramsar.