COP10 logoLa Convention sur les zones humides

10e Session de la Conférence des Parties contractantes (Ramsar, Iran, 1971)


"Notre santé dépend de celle des zones humides"
10e Session de la Conférence des Parties contractantes à la
Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971)
Changwon, République de Corée, 28 octobre au 4 novembre 2008
   
Ramsar COP10 DOC. 28

Notre santé dépend de celle des zones humides – une étude des interactions entre les zones humides et la santé humaine

Projet de résumé analytique et de messages clés

(voir aussi COP10 DR 23, « Les zones humides et la santé et le bien-être humains »)

Contexte

1.    Dans la Résolution IX.2, la Conférence des Parties contractantes à sa 9e Session (COP9, 2005) donnait instruction au Groupe d’évaluation scientifique et technique (GEST) d’entreprendre, de manière prioritaire, une étude des problèmes et interactions entre les zones humides et la santé humaine, reconnaissant que ces questions n’avaient jusqu’alors pas reçu suffisamment d’attention de la part de la Convention. Par la suite, ce sujet a pris plus d’importance avec l’adoption du thème de la COP10 : « Notre santé dépend de celle des zones humides ».

2.    Le Groupe a établi un Groupe d’experts chargé de cette tâche sous la direction, à l’origine, de la Présidente du GEST et du Secrétaire général adjoint. Le Groupe a établi le champ d’action, l’approche et un bref descriptif du contenu de ce rapport d’étude et a invité plusieurs autres experts des zones humides et de la santé à contribuer à la rédaction. L’équipe de rédaction était dirigée par Philip Weinstein, Max Finlayson et Pierre Horwitz et la préparation du rapport a bénéficié de contributions importantes de Robert Bos et Martin Birley de l’Organisation mondiale de la santé, de Chris Skelly et de plusieurs autres experts invités, membres du GEST (notamment Rebecca D’Cruz et Ritesh Kumar) et d’observateurs comme auteurs participants.

3.    Le GEST et le Secrétariat sont profondément reconnaissants aux gouvernements de la République de Corée et de la Suède qui ont apporté un appui financier à ce travail permettant ainsi aux membres de l’équipe de rédaction du rapport de se réunir lors de trois ateliers de rédaction pour faire progresser les travaux : à Changwon, République de Corée (novembre 2007), à Perth, Australie (janvier 2008) et à Kuala Lumpur, Malaisie (avril 2008).

4.    Le GEST a déterminé que le but de son rapport initial serait de fournir des avis aux administrateurs et décideurs du domaine des zones humides sur une gamme de questions souvent complexes concernant les interactions entre les zones humides et la santé mais il a aussi reconnu que ce rapport devait être la première étape exploratoire des questions et problèmes et recommande (dans COP10 DR 10 et DR 23) à la COP de le prier de poursuivre les travaux sur différents aspects des questions étant apparues comme des lacunes. Parmi elles, le Groupe a reconnu, notamment en ce qui concerne le thème de la COP10, la nécessité d’évaluer plus à fond et de fournir une meilleure connaissance de ce que signifie « santé des écosystèmes de zones humides » notamment dans le contexte des engagements pris au titre de la Convention concernant le maintien des caractéristiques écologiques des zones humides.

5.    Le projet de rapport complet approche de sa finalisation et sera examiné par des pairs avant publication en tant que Rapport technique Ramsar. Le présent document d’information fournit un projet du résumé analytique de ce rapport et de ses messages clés, en appui aux discussions qui auront lieu durant la COP10 sur DR. 23 : « Les zones humides et la santé et le bien‑être humains ».  

Projet de résumé analytique et messages clés

L’étude décrit l’ampleur et l’importance des liens qui unissent les zones humides et la santé et le bien‑être humains. L’importance de ces liens est reflétée dans le thème « Notre santé dépend de celle des zones humides » qui sert à mettre en évidence la nécessité de promouvoir un appui intersectoriel plus large pour examen futur des aspects scientifiques et sociaux de la santé humaine et des zones humides.

L’étude replace ces questions dans le contexte du concept de la conservation et de l’utilisation rationnelle des zones humides de la Convention de Ramsar. Elle est conçue pour informer les responsables de la conservation et de l’utilisation rationnelle des zones humides, notamment les administrateurs des zones humides et les décideurs aux niveaux national et international de l’importance des zones humides pour la santé et le bien‑être humain et de la nécessité de collaborer plus étroitement avec leurs collègues des secteurs de la santé publique et de la santé environnementale afin de garantir que la gestion des zones humides et les interventions relatives à la santé maximisent le maintien des écosystèmes de zones humides et soutiennent la santé et le bien‑être humain.

1.     Introduction

1.    Le rapport étudie les relations et les problèmes complexes concernant l’utilisation rationnelle des écosystèmes de zones humides et la santé humaine, notamment :

2.    Le rapport est conçu pour aider les responsables de la conservation et de l’utilisation rationnelle des zones humides, des administrateurs de sites de zones humides jusqu’aux décideurs aux niveaux national et international, en éclaircissant les questions de politique et de gestion afin qu’ils puissent collaborer plus étroitement avec leurs collègues des secteurs de la santé publique et de la santé de l’environnement et veiller à ce que la gestion des zones humides et les interventions relatives à la santé maximisent le maintien des écosystèmes de zones humides et leur permettent de fournir leurs services de manière permanente.

3.    Depuis des millénaires, les écosystèmes de zones humides et les humains entretiennent des relations étroites; les populations obtiennent de nombreux services précieux des zones humides, notamment un appui direct et indirect au bien‑être et à la santé. L’augmentation de l’exploitation par l’homme et la modification de l’environnement ont déjà porté atteinte à la santé des zones humides qui, dans de nombreux cas, ont disparu ou ont été dégradées au point qu’elles ne fournissent plus les services écosystémiques qui appuyaient jusque‑là le bien‑être et la santé des êtres humains. Cette situation est aujourd’hui telle que faute de réussir à enrayer la perte et la dégradation des écosystèmes de zones humides, les progrès de réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) seront compromis.

4.    Une des caractéristiques de la relation entre la santé des zones humides et la santé des êtres humains est sa complexité comme on peut le voir dans cette situation paradoxale où les zones humides fournissent de nombreux services précieux à la population mais entretiennent aussi de nombreux vecteurs de maladies. Tenant compte de cette complexité, le rapport se concentre sur la santé humaine en tant qu’élément du bien‑être humain lié de manière inextricable à la santé des zones humides.

2.    Principes de santé publique

5.    La définition actuelle de la santé a été convenue il y a 60 ans, adoptée par les États Membres fondateurs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et inscrite dans la constitution de l’OMS. Elle souligne les principes et concepts de santé publique qui ont évolué durant la deuxième moitié du 19e siècle et la première moitié du 20e siècle : La santé est un état complet de bien‑être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en l’absence de maladie et d’infirmité.

6.    La santé publique repose sur trois principes :

7.    Les déterminants de la santé sont les facteurs qui influencent notre état de santé. Ils se rangent dans trois grandes catégories :

8.    Beaucoup de déterminants de la santé peuvent changer, dans un sens positif ou négatif et, ce faisant, améliorer ou amoindrir les résultats de santé pour la communauté. Certains déterminants de la santé peuvent être gérés de manière à améliorer la santé communautaire, par exemple la qualité des approvisionnements en eau. D’autres, comme l’âge, ne peuvent être gérés. Les trois niveaux hiérarchiques peuvent être vus comme trois sphères concentriques qui se déplacent progressivement vers l’extérieur – des individus à leur environnement et aux institutions qui réglementent cet environnement. Ces catégories et sous-catégories, de déterminants de la santé, peuvent constituer un cadre permettant de structurer les évaluations des associations entre des types particuliers de zones humides et la santé dans un contexte donné.

9.    La description de la conception actuelle des principes de santé publique doit s’appuyer sur une connaissance des concepts dans une perspective historique. Si l’on considère les 60 ans écoulés entre 1948 et 2008, il est clair que les problèmes de santé publique n’ont pas changé. La première Assemblée sur la santé mondiale, en 1948, a établi quatre domaines prioritaires pour le Programme de travail de l’OMS : la lutte contre le paludisme et la tuberculose; l’amélioration des soins de santé maternelle et infantile; la réduction de la mortalité infantile due à des maladies évitables par la vaccination; et la gestion des risques de santé par l’assainissement du milieu.

10.    Quatre des huit Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) issus de la Déclaration du Millénaire des Nations Unies en 2000 ont des objectifs spécifiques de santé publique (mis en évidence en gras dans le texte qui suit) :

Objectif 1: Réduire l'extrême pauvreté et la faim
Objectif 2: Assurer l'éducation primaire pour tous
Objectif 3: Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes
Objectif 4: Réduire la mortalité infantile
Objectif 5: Améliorer la santé maternelle
Objectif 6: Combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies
Objectif 7: Assurer un environnement durable
Objectif 8: Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

11.    À l’exception du VIH/sida apparu récemment, les objectifs OMD associés qui devraient être atteints avant 2015, s’appliquent facilement aux domaines prioritaires énoncés en 1948. En d’autres termes, en dépit des changements nombreux et profonds que le monde a connus depuis 60 ans, les priorités de santé publique sont restées remarquablement constantes.

12.    Dans le contexte des zones humides et des mesures de conservation de ces zones humides, les questions de santé évidentes comprennent les maladies associées à l’eau comme le paludisme et d’autres maladies transmises par des vecteurs inextricablement liés au milieu aquatique. Le lien entre l’eau potable salubre et les services écosystémiques des zones humides est également facile à percevoir.

13.    Le rôle que pourraient jouer des déterminants sociaux de la santé, spécifiques aux zones humides, dans la transmission du VIH/sida est moins évident mais il est cependant clair que les communautés des zones humides touchées par le VIH/sida, le paludisme, la tuberculose ou différentes maladies d’origine aquatique sont moins en mesure de contribuer au maintien des zones humides et de leurs services ainsi que de bénéficier des zones humides et de leurs services. La nature bidirectionnelle des liens entre la santé et les systèmes de zones humides ne doit jamais cesser d’être prise en compte.

14.    Ce qui est peut-être moins clair pour des professionnels hors du domaine de la santé, ce sont les liens spécifiques entre les déterminants des zones humides et la santé maternelle/infantile ainsi que le fardeau des maladies infantiles. Ces déterminants des zones humides seront étroitement associés avec les déterminants institutionnels de la santé, p.ex., la capacité d’apporter des services de santé à des communautés locales dépendant des zones humides et la possibilité, pour des communautés dépendant des zones humides d’avoir accès aux services de santé. À cet égard, les contraintes et les possibilités nécessitent une analyse spécifique sur place, aux différentes saisons de l’année.

15.    Un des principaux OMD vise à éradiquer la faim mais il n’y a pas de référence spécifique à la nutrition. Or, l’état nutritionnel des individus et des communautés est un élément clé de leur état sanitaire global et plusieurs aspects de l’écologie des zones humides ont une influence sur l’état nutritionnel des communautés locales.

16.    Pour avoir une connaissance et une évaluation éclairées des interactions entre les zones humides et la santé humaine, il est utile d’établir la distinction entre différents résultats de santé. Les principales catégories de résultats de santé sont les suivantes :

Principales catégories de résultats de santé

Exemples

Maladies transmissibles

Paludisme et autres maladies transmises par des vecteurs, maladies diarrhéiques, maladies sexuellement transmissibles / VIH/sida, affections respiratoires

Maladies non transmissibles

Empoisonnement aigu et chronique par des substances chimiques et minérales dangereuses, cancers, maladies cardiovasculaires et affections des poumons dues à la poussière

Problèmes nutritionnels

Carences et excès protéinocaloriques et en oligoéléments; sécurité alimentaire

Blessures

Noyade, accidents de la circulation, accidents dus à l’utilisation de machines agricoles et de chantiers de construction

Désordres et bien‑être psychosocial

Suicide, dépression, violences (communautaires), toxicomanie, stress, peur des catastrophes; bonheur, épanouissement, intégration sociale

3.    Caractéristiques écologiques et santé des écosystèmes

17.    La Convention de Ramsar a conçu et adopté une approche composite en vue d’évaluer les caractéristiques écologiques des zones humides, approche appliquée en particulier à l’évaluation des conditions de référence ou de base des zones humides inscrites sur la Liste des zones humides d’importance internationale. Outre les éléments et processus écologiques que l’on considère généralement comme constituant une zone humide, une attention explicite a été apportée aux services écosystémiques fournis par une zone humide.

18.    La population tire des avantages des zones humides, que ce soit au niveau individuel ou collectif, directement ou indirectement. Ces avantages des zones humides comprennent les services suivants : approvisionnement (eau potable, aliments, matériel génétique, produits structurels, produits médicinaux, irrigation et eau pour l’industrie), régulation (recharge des eaux souterraines, épuration de l’eau, maîtrise des crues, rétention des sols, des sédiments et des matières nutritives, régulation du climat local et stockage du carbone), culturels (chasse et pêche récréatives, sports aquatiques, tourisme et éducation, patrimoine, autres moyens de subsistance, valeurs éthiques et spirituelles) et appui (les éléments et processus écosystémiques qui sous‑tendent tous les autres services).

19.    En intégrant les services écosystémiques aux caractéristiques écologiques, la Convention reconnaît que le bien‑être humain est intimement associé aux caractéristiques écologiques à travers les services que fournit une zone humide. Tout comme la santé humaine est inhérente au bien‑être humain, elle est liée aux caractéristiques écologiques et aux services que fournissent les zones humides et ne se limite pas à une absence de maladie. En outre, on peut considérer que la santé humaine commence par le droit fondamental à disposer de suffisamment d’eau pour la santé et le bien‑être par l’hydratation, la nutrition et l’assainissement.

20.    Les caractéristiques écologiques et les services écosystémiques sont sujets à changement sous l’influence de processus naturels, de modifications saisonnières, de succession ou d’évolution progressive ou encore d’événements épisodiques à grande échelle plus catastrophiques et tous ces changements peuvent ou non se produire avec la complicité des êtres humains. Ces changements peuvent à leur tour avoir une influence sur la santé et le bien-être humains. Les facteurs de changement dans les zones humides sont considérés comme des processus naturels mais aussi comme des actions anthropiques issues de domaines bien définis de l’activité humaine ou d’effets systémiques dont les êtres humains font partie.

21.    Il existe de nombreux exemples des liens entre les changements dans les caractéristiques écologiques et la santé humaine. Un changement dans le régime hydrologique, l’état des matières nutritives ou la structure trophique peut entraîner une augmentation du nombre des vecteurs d’agents pathogènes humains; des changements dans les régimes hydrologiques peuvent mobiliser des substances chimiques toxiques pour les êtres humains ou la production agricole. Des changements dans les écosystèmes de zones humides peuvent amoindrir la productivité avec des conséquences directes ou indirectes sur la santé pour les personnes dont les moyens d’existence dépendent de cette productivité.

22.    La santé des écosystèmes est une approche conceptuelle qui cherche à établir de manière explicite le bien-être humain et la santé humaine en tant qu’éléments d’un écosystème et non séparés de ce dernier. Elle couvre à la fois une approche écosystémique pour aborder des questions de santé humaine et l’utilisation d’une métaphore de santé pour l’évaluation des écosystèmes. Ce concept offre des moyens de mesurer qui vont au‑delà d’autres indicateurs des écosystèmes : qu’est‑ce que la vigueur (l’activité, le métabolisme ou la productivité du système), l’organisation (les signes vitaux d’un système, la diversité, la spécialisation) ou la résilience (critères de robustesse, tampon) ? Il s’agit d’une vue d’ensemble du système, où la pensée systémique est nécessaire pour comprendre non seulement les causes du changement en amont mais aussi les conséquences des actions en aval. Dans cette optique, la santé humaine peut devenir un indicateur important de la santé d’un écosystème de zone humide.

23.    En conséquence, l’adoption du thème « Notre santé dépend de celle des zones humides » livre des messages multiples et bénéfiques, permettant une évaluation des écosystèmes de zones humides pour améliorer notre compréhension des caractéristiques écologiques, embrasser plus complètement les services écosystémiques, reconnaître que le lien entre les zones humides et le bien‑être humain est central et garantir une approche de la gestion des zones humides au niveau des systèmes.

4.    Services écosystémiques et avantages pour la santé humaine

24.    Les services écosystémiques fournis par les zones humides sont à la base d’une gamme d’avantages pour la santé et le bien‑être humains. La reconnaissance réelle et la communication de ces avantages pourraient servir de fondement à une coopération digne de ce nom entre les administrateurs des zones humides et ceux de la santé, conduisant à l’élaboration de stratégies de gestion plus réellement intégrées.

25.    La sécurité alimentaire est une des contributions les plus importantes des zones humides à la santé. Les zones humides soutiennent les trois éléments de la sécurité alimentaire, à savoir : disponibilité, accès et suffisance nutritionnelle; elles soutiennent directement la santé et les moyens d’existence de nombreuses personnes, dans le monde entier, en fournissant des biens alimentaires importants tels que le riz et le poisson. La sécurité alimentaire future dépend aussi du matériel génétique contenu dans les plantes, y compris celles des zones humides. Les zones humides peuvent aussi soutenir des systèmes de production alimentaire intégrée produisant des hydrates de carbone mais aussi des protéines animales et fournissant ainsi des moyens d’équilibrer la sécurité alimentaire et la santé humaine avec les moyens d’existence durables. L’importance de la sécurité alimentaire fournie par les zones humides est fréquemment sous‑estimée.

26.    En assurant la sécurité de l’eau, les zones humides jouent un rôle important et sont fondamentales pour la santé et le bien‑être humains. Le rôle des zones humides dans le cycle hydrologique donne une occasion non négligeable d’associer les préoccupations locales de santé publique à la conservation des zones humides. L’importance fondamentale de l’approvisionnement en eau douce de grande qualité pour la population n’est plus à démontrer. Le rôle de la végétation des zones humides pour la réduction des matières nutritives a encouragé le recours à des zones humides artificielles ou hautement modifiées dans de nombreux pays et ces zones humides ont une efficacité relative en matière de traitement des sources diffuses de pollution.

27.    Les zones humides fournissent aussi des produits qui forment la base du revenu de subsistance des communautés locales. Pour les populations rurales qui souhaitent entrer dans l’économie monétaire, le prélèvement des ressources sauvages des zones humides (sel, poisson, crustacés, plantes utiles) est une solution non négligeable qui permet d’appliquer les connaissances et les compétences locales au prélèvement de produits commercialisés qui forment une part importante du revenu de subsistance. Cette économie cachée est fréquemment caractérisée par des réseaux de commerce complexes et le revenu reçu apporte un certain pouvoir d’achat, ce qui joue un rôle important pour la sécurité alimentaire. Dans beaucoup de pays en développement où les systèmes de sécurité sociale gouvernementaux sont limités, ces ressources assurent une forme de « sécurité sociale verte ».

28.    Les zones humides sont parmi les sources les plus productives de médicaments traditionnels et de nouveaux produits naturels. Dans les économies en développement et sous‑développées, les médicaments communautaires traditionnels provenant des zones humides sont communément utilisés pour traiter les maladies parasitaires, la diarrhée et pour l’hygiène buccale, constituant ainsi une part importante de l’infrastructure de santé. Les espèces de plantes aromatiques et médicinales qui poussent dans les zones humides forment un pan important du commerce mondial de ces produits. Les nouveaux produits naturels provenant des zones humides ont de larges applications qui vont de la médecine à l’agriculture.

29.    En réduisant la vulnérabilité humaine aux catastrophes et aux phénomènes extrêmes, beaucoup de zones humides fournissent une « assurance » car elles offrent une protection naturelle. Les zones humides offrent une protection naturelle contre les catastrophes dans diverses circonstances et préservent ainsi la vie et la propriété. En stockant l’eau et en ralentissant son mouvement, les zones humides protègent les régions environnantes contre les tempêtes et les inondations. Dans plusieurs pays, la transformation des zones humides est citée comme l’une des raisons primaires de la vulnérabilité augmentée aux catastrophes. En revanche, les efforts déployés pour les contenir à l’aide de mesures structurelles et de génie technique se sont souvent révélés coûteux et stériles. C’est la raison pour laquelle certains gouvernements ont décidé d’intégrer les zones humides dans leurs stratégies de lutte contre les catastrophes.

30.    Les zones humides, par leurs valeurs spirituelles, récréatives, d’inspiration et pédagogiques contribuent au bien‑être psychologique et social des communautés humaines. Beaucoup de religions attachent une valeur spirituelle et religieuse à certains aspects des écosystèmes de zones humides. Les contributions apportées par ces écosystèmes au bien‑être par l’utilisation récréative se reflètent en particulier dans les avantages de l’activité physique pour la santé et certains ouvrages décrivent aussi maintenant des avantages substantiels pour la santé mentale.

5.    Les effets sur la santé de la perturbation des écosystèmes de zones humides

31.    La perturbation d’un écosystème de zone humide par des activités humaines peut diminuer la capacité d’une zone humide d’apporter des services écosystémiques qui contribuent à la santé humaine :

32.    Bien que les zones humides puissent être associées à une incidence accrue de maladies infectieuses d’importance mondiale et locale (telles que le paludisme et la bilharziose), l’élimination des zones humides ou la modification du régime de l’eau ne sont généralement pas les seules solutions que l’on puisse envisager pour gérer les maladies. L’incidence de beaucoup de ces maladies peut en revanche être réduite par la fourniture d’eau propre, un assainissement amélioré et, surtout, une bonne gestion des zones humides.

33.    Il est nécessaire d’élargir les perspectives traditionnelles de santé publique et leurs approches épidémiologiques pour qu’elles concordent davantage avec la science de l’écologie, un domaine où les administrateurs des zones humides ont une contribution importante à apporter. Les maladies infectieuses sont notamment causées par des agents pathogènes d’origine aquatique et transmis par des vecteurs et proviennent d’une gamme diverse de groupes biotiques exigeant tous une connaissance écologique des conditions qui permettent la prolifération, la résurgence ou l’émergence de l’agent pathogène.

34.    Les administrateurs des zones humides doivent reconnaître la conscience et la perception des changements par les populations comme des modulateurs lorsqu’ils examinent les effets de leurs décisions sur la qualité de l’environnement local. Cette perception du changement peut avoir un prolongement pathologique, par exemple la douleur ou la maladie causée par la perte de réconfort ou l’incapacité de trouver ce réconfort en raison de l’état présent du milieu de vie.

35.    Les conséquences pour la santé humaine peuvent persister ou se produire à long terme de sorte que les interventions doivent se faire à toutes les échelles temporelles pertinentes et pas seulement à court ou à moyen terme. Par exemple, les communautés qui ont subi une catastrophe naturelle peuvent souffrir, à court terme,  de blessures physiques, d’une exposition à des contaminants microbiens et chimiques, à l’activité accrue des vecteurs de maladies mais les effets sur la santé mentale peuvent être persistants et affecter, éventuellement, plusieurs générations.

36.    Comme beaucoup de ces questions fonctionnent au niveau mondial, ou sont pilotées par des facteurs qui s’exercent au niveau mondial, l’attention des administrateurs des zones humides doit dépasser l’échelle locale et régionale. Les perturbations causées aux écosystèmes d’eau douce au niveau mondial affecteront aussi bien les pays industrialisés que les pays en développement et cela vaut aussi pour les conséquences des changements climatiques sur la santé humaine.

6.    Valeurs économiques et incitations

37.    Les zones humides jouent un rôle essentiel en fournissant des services écosystémiques qui soutiennent la santé et le bien‑être humains et malgré cela, le risque est bien réel de voir ces services négligés ou ignorés dans les processus décisionnels. Les décideurs politiques sont souvent confrontés à la nécessité de choisir entre plusieurs solutions pour veiller à l’attribution efficace des ressources. La rareté de certains services écosystémiques et la nécessité de choisir entre plusieurs solutions posent la question inévitable des valeurs relatives. La quantification et la valorisation des services écosystémiques des zones humides de manière qu’ils soient comparables aux revenus issus d’autres utilisations peuvent faciliter un processus politique et décisionnel amélioré.

38.    L’application de techniques d’évaluation économique a permis d’obtenir des estimations économiques utiles de la contribution des zones humides aux objectifs de santé pour piloter une prise de décisions avisée. Des études de cas réalisées au niveau mondial ont permis d’obtenir des estimations économiques spécifiques à certaines régions ou même mondiales indiquant la contribution importante des zones humides aux économies locale, nationale, régionale et mondiale et aux moyens d’existence locaux. Plusieurs évaluations indiquent aussi que lorsqu’on inclut à la fois des avantages économiques commercialisés et non commercialisés, la valeur économique totale d’une zone humide intacte est souvent plus élevée que celle d’une zone humide transformée. Toutefois, il faudra procéder à d’autres travaux de recherche sur l’intégration des compromis qui émergent à différentes échelles et au niveau d’une multitude d’acteurs. Les progrès récents de la modélisation écologico-économique montrent des applications intéressantes permettant de traiter ces questions conformément aux principes d’utilisation rationnelle.

39.    La perturbation et/ou la perte des fonctions écosystémiques des zones humides imposent des coûts économiques élevés. Les estimations économiques vertigineuses des dommages causés par la destruction des zones humides – notamment celles qui ont été faites à la suite des catastrophes récentes – et des coûts de la restauration, témoignent de la rentabilité relative des investissements dans la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides.

40.    L’évaluation des conséquences sur la santé et le bien‑être des perturbations causées aux services écosystémiques des zones humides n’a pas fait l’objet de recherches approfondies bien que les cadres théoriques soient apparemment bien développés. Les approches d’évaluation se sont concentrées sur les compromis faits par les individus, les gouvernements et/ou les décideurs entre des changements dans la probabilité de mortalité et/ou de morbidité et d’autres biens commercialisés. Des mesures telles que la volonté de payer pour l’espérance de vie corrigée en fonction du bien‑être, la valeur de la vie statistique ou le comportement économique modélisé en fonction de conditions de santé indésirables ont été appliquées à la pollution de l’air et de l’eau. L’étude des preuves empiriques révèle une lacune du point de vue de l’application aux zones humides.

41.    La mise au point de systèmes d’incitation durables est un excellent moyen, pour les administrateurs des zones humides et décideurs politiques, de promouvoir la conservation et l’utilisation rationnelle des services écosystémiques des zones humides et d’obtenir des résultats pour la santé et le bien‑être. La nature de « bien public » des zones humides (à savoir que de nombreux services écosystémiques des zones humides sont considérés comme gratuits et que les marchés ne parviennent pas à refléter correctement la valeur intégrale des coûts et des avantages des changements intervenant dans l’apport des services) est une des principales raisons de la dégradation des zones humides et de leur utilisation non durable entraînant une érosion de leur contribution aux processus décisionnels et politiques. Depuis peu, on s’intéresse de plus près à la valorisation des services environnementaux par le paiement des services environnementaux (PSE). L’application du PSE ne porte pas précisément sur les services des zones humides mais plusieurs études de cas adoptent le paysage comme unité de fourniture de services, ce qui a le potentiel d’affecter les différents facteurs influençant le fonctionnement des zones humides. Encourager de tels systèmes d’incitation peut promouvoir la gestion responsable et créer une base pour le partenariat public/privé en vue d’un approvisionnement continu en services écosystémiques des zones humides.

7.    Tendances mondiales qui affectent la santé humaine

42.    Les tendances historiques, actuelles et projetées de plusieurs moteurs de changement des écosystèmes, directs et indirects, ont affecté, sont en train ou pourraient continuer d’affecter les zones humides, notamment lorsqu’il s’agit de changements (souvent décroissants) dans la disponibilité et la qualité de l’eau. Ces moteurs comprennent la disponibilité de l’eau douce; la fragmentation des rivières; l’assainissement; l’expansion et l’intensification agricoles; l’expansion de l’aquaculture; la transformation des sols et l’urbanisation; les changements démographiques et dans la population; et les changements climatiques mondiaux. Chacun a des incidences particulières sur les zones humides et la santé humaine mais il y a, naturellement, de nombreux liens et interactions entre ces moteurs qui, de surcroît, seront tous influencés par les tendances dans les changements et la variabilité du climat au niveau mondial.

43.    Parmi les informations disponibles, beaucoup proviennent d’évaluations de l’eau et de la santé humaine plutôt que d’interactions entre les écosystèmes de zones humides eux‑mêmes et la santé humaine.

44.    Bien des pressions actuelles et continues sur les zones humides et bien des tendances influant sur la santé humaine se produisent néanmoins essentiellement par l’intermédiaire de l’eau, ou plutôt de la rareté croissante de l’eau et de la qualité adéquate de l’eau pour répondre aux besoins de la production alimentaire, de l’assainissement et de la consommation.

45.    Dans les pays industrialisés, le fardeau de la morbidité est passé des maladies infectieuses et carences nutritionnelles spécifiques à l’exposition aux risques environnementaux et aux toxines, à un mode de vie plus sédentaire et à la surconsommation mais il semble qu’il soit en train de se déplacer vers les maladies dues aux perturbations causées aux écosystèmes au niveau mondial, notamment aux écosystèmes des milieux aquatiques et des zones humides. Les pressions croissantes qui s’exercent sur l’eau douce et sa raréfaction attendue ont valu à l’eau le surnom de « prochain pétrole », en prévision d’une époque où la rareté et la demande attiseront les conflits et alourdiront le fardeau mondial de la morbidité.

46.    Environ 2,8 milliards de personnes sont actuellement confrontées à la rareté de l’eau. Plus de 1,2 milliard d’entre elles vivent dans des régions qui connaissent une rareté physique de l’eau et 1,6 milliard dans des bassins confrontés à une rareté économique de l’eau. On estime que quelque 1,2 milliard de personnes vivent dans des bassins hydrographiques où l’utilisation de l’eau par l’homme dépasse les limites durables tandis que 500 millions de personnes supplémentaires vivent dans des bassins hydrographiques qui s’approchent à grands pas de cette situation. Pourtant, selon les prévisions, l’exploitation de l’eau augmentera encore de 50% dans les pays en développement d’ici à 2025 et de 18% dans les pays industrialisés, essentiellement pour la production alimentaire. À l’échelon mondial, l’état de la qualité de l’eau s’est dégradé dans presque toutes les régions où l’on trouve une agriculture intensive et de vastes zones urbaines et industrielles et même les approvisionnements en eau potable les plus modernes peuvent constituer un risque pour la santé. La fragmentation accrue des cours d’eau et l’extraction de l’eau en amont mettent en péril l’approvisionnement en eau et autres services écosystémiques en aval et pourtant c’est vers ces régions que la population, de plus en plus urbanisée, se dirige. Bien que l’on note quelques progrès dans l’amélioration de l’assainissement, la qualité de l’eau va se détériorant sous l’effet du déversement de déchets industriels et urbains, du ruissellement agricole et d’investissements insuffisants dans les infrastructures d’adduction d’eau à usage domestique. À l’échelon mondial, l’eau contaminée reste la principale cause de maladies et de décès.

47.    Ainsi, tandis que nous nous efforçons de remplir l’OMD sur la sécurité alimentaire, la rareté de plus en plus grande de l’eau pour les zones humides, la capacité en diminution des zones humides de continuer de traiter et de fournir de l’eau vitale pour la consommation et la production alimentaire et la demande croissante d’eau devraient aggraver le fardeau de la morbidité et les problèmes de santé humaine liés. On estime que les pays moins développés et les populations les plus pauvres continueront de subir des effets de plus en plus graves pour la santé. La concurrence entre l’eau pour la production alimentaire et l’eau pour d’autres secteurs s’intensifiera mais la production alimentaire restera le principal utilisateur de l’eau à l’échelon mondial.

48.    Les changements climatiques ont exacerbé et devraient continuer d’exacerber les effets pour la santé liés aux zones humides et à l’eau, à la fois en affectant les zones humides elles‑mêmes, pour lesquelles on s’attend à des incidences plus négatives que positifs (en particulier pour les récifs, les atolls, les mangroves et les zones humides des prairies, les forêts tropicales et boréales et les écosystèmes arctiques (y compris le pergélisol) et alpins) et en modifiant le tableau de la morbidité, à travers des décès et des maladies plus nombreux dus aux extrêmes climatiques, par les changements et la variabilité du climat qui modifieront la distribution des maladies à transmission vectorielle et par une propagation plus générale de la sécheresse qui fera baisser la production alimentaire aux basses latitudes et augmentera ainsi le nombre de personnes souffrant de malnutrition dans les zones à faible revenu de la planète.

8.    Réponses et interventions

49.    Les mesures de gestion des zones humides peuvent avoir des conséquences positives ou négatives pour la santé humaine. Par exemple, pour restaurer des zones humides en région urbaine, il faudra peut-être rétablir des liens hydrologiques qui risquent, ensuite, de servir d’habitat pour des vecteurs de maladies d’origine aquatique. Réciproquement, en s’attaquant aux questions de santé et de bien‑être humains, les actions de la société peuvent entraîner, directement ou indirectement, la perturbation des écosystèmes. Les administrateurs des zones humides doivent donc réagir de manière pertinente dans les deux cas.

50.    Les administrateurs des zones humides doivent collaborer activement avec le secteur de la santé aux niveaux local et national. Certains des outils, méthodes et instruments clés susceptibles d’être utilisés par le secteur de la santé pour réagir à des effets et conséquences sur la santé de la perturbation des services écosystémiques doivent être bien compris. Le suivi, la surveillance et l’intervention, les évaluations du tableau de la morbidité, les évaluations d’impact sur la santé, les évaluations des risques, l’engagement des communautés et des acteurs sont des méthodes communément utilisées.

51.    Pour agir à l’échelle de différents secteurs, il serait peut-être intéressant d’utiliser les données du tableau de morbidité humaine comme bioindicateur pour aider à cibler et organiser par ordre de priorité la remise en état des zones humides. Les données sur la santé humaine sont généralement rassemblées à plus grande échelle et avec plus de fiabilité que les données sur la santé des écosystèmes de sorte qu’une collaboration plus étroite entre les écologistes des zones humides et les chercheurs du domaine de la santé pourrait permettre de prouver que les zones humides fournissent des services écosystémiques de manière durable.

52.    Beaucoup de réponses possibles aux changements qui se produisent au niveau des écosystèmes et du bien‑être humain sont essentiellement hors du contrôle direct du secteur des zones humides, voire même du secteur de la santé. Elles sont, en revanche, ancrées dans des domaines tels que l’assainissement et l’approvisionnement en eau, l’éducation, l’agriculture, le commerce, le tourisme, le transport, le développement et le logement. Il faut donc adopter des solutions intersectorielles intégrées pour réduire les impacts potentiels des changements dans les écosystèmes sur la santé. À cet égard, il importe d’identifier les principaux partenaires intersectoriels et les groupes d’acteurs responsables qui permettront d’obtenir les résultats souhaités. Ces interventions intégrées porteront nécessairement sur les valeurs sociales existantes et les normes culturelles, les infrastructures en place et les facteurs sociaux, économiques et démographiques qui entraînent des changements dans les écosystèmes.

53.    Les administrateurs des zones humides doivent reconnaître que différentes approches (impliquant différents instruments et formes d’engagement) sont disponibles pour planifier et appliquer les interventions. Par exemple, des plans visant l’amélioration de l’assainissement de l’eau nécessiteront le renforcement de la participation des parents, en particulier des femmes, dans les communautés locales, aux phases de planification et de mise en œuvre.

54.    Les administrateurs des zones humides doivent participer au renforcement des capacités de réponse des communautés humaines et reconnaître que les réponses devront se faire aux niveaux local, national ou régional. En effet, les forces qui mettent les populations en péril (telles que la pauvreté ou le fardeau élevé de la morbidité) entravent aussi, bien souvent, la capacité de ces populations de se préparer à l’avenir, ou dans ce cas, de gérer correctement leurs écosystèmes de zones humides.

55.    Dans le contexte de la gestion des écosystèmes, les interventions doivent être conçues aux échelles spatiales et temporelles qui correspondent à la perturbation de l’écosystème et aux résultats attendus pour la santé. Elles peuvent se concentrer aux échelles locale, nationale, régionale et internationale et, à l’intérieur de ces échelles, sur des groupes vulnérables. Les facteurs généraux qui affectent le choix de réponses comprennent les connaissances et la compréhension des processus ou causes sous‑jacents; la capacité de prédire, prévoir et donner l’alerte; la capacité de répondre (institutionnelle, notamment); la manière dont le risque pourrait changer avec le temps et avec les changements intervenant dans les écosystèmes; et l’éthique.

56.    Lorsque les interventions ou réponses supposent des compromis, il importe de comprendre les conséquences du choix d’une voie plutôt qu’une autre. À ce titre, reconnaître la possibilité de compromis est une première étape importante. Engager un processus permettant de négocier les compromis devient le principal souci : la représentation d’acteurs marginalisés, la transparence accrue de l’information et la coopération avec les activités centrales d’autres secteurs seront des éléments clés de ces processus.

57.    Options de réponses et interventions spécifiques concernant les types d’effets sur la santé et les résultats en matière de santé, conséquence de services écosystémiques diminués :

58.    Gérer les services écosystémiques des zones humides de manière à améliorer la santé humaine contribuera à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. Cette affirmation peut être démontrée par les relations étroites qui unissent la production alimentaire, l’utilisation et l’extraction de l’eau et la gestion des zones humides.

9.    Conclusions et recommandations

59.    Le rapport aboutit à plusieurs conclusions et recommandations concernant les mesures à prendre pour l’avenir :

60.    À l’appui de cette recommandation, il serait utile :

61.    Pour identifier les zones humides cibles, une des stratégies possibles comprend l’utilisation des données de surveillance de la santé humaine en tant que bioindicateurs des services écosystémiques perturbés des zones humides.

Par souci d’économie, le présent document est imprimé en nombre limité et ne sera pas distribué durant la Session. Les délégués sont priés de se munir de leurs propres copies et de ne pas demander de copies supplémentaires.

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