Synergies avec d'autres conventions relatives à l'environnement

04/09/2009

Il est désormais clair que la coopération et la coordination entre les conventions et organisations internationales dont la mission est proche et, parfois, coïncide, présentent des avantages considérables. Le Secrétariat Ramsar a déployé et déploie encore des efforts considérables pour améliorer la synergie avec d'autres instruments juridiques du domaine de l'environnement. Dans certains cas, l'analyse des progrès tangibles réalisés à cet égard a démontré que toutes les parties à ces initiatives étaient gagnantes. Le Secrétariat Ramsar a pris des mesures vigoureuses pour encourager les " autorités administratives " de la Convention à instaurer des liens de travail étroits avec leurs homologues pour d'autres conventions, au niveau national.

[Mémoranda de coopération entre les conventions et organisations internationales]

            La Convention sur la diversité biologique (CDB)

En janvier 1996, le Secrétariat Ramsar et le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique ont signé un premier Protocole de coopération et en novembre de la même année, la CDB, à sa 3e réunion, a invité Ramsar à coopérer " en qualité de chef de file " à la mise en œuvre des activités de la CDB relatives aux zones humides. En conséquence, un Plan de travail conjoint pour 1998-1999 a été élaboré et appliqué par les deux conventions puis un deuxième Plan de travail conjoint a été appliqué avec succès en 2000-2001. Actuellement, un troisième Plan de travail conjoint pour la période 2002-2006, approuvé par la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique à sa 6e réunion, en avril 2002 et par la COP8 de Ramsar, en novembre 2002, offre un cadre à la coopération mutuelle entre les secrétariats et un quatrième PTC, applicable à partir de 2007, est en préparation. La COP de Ramsar et celle de la CDB ont aussi appelé à renforcer la communication et la coopération entre les organes subsidiaires scientifiques des deux conventions - l'Organe subsidiaire de la CDB chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA) et le Groupe d'évaluation scientifique et technique de Ramsar. Les membres de chaque organe participent régulièrement aux travaux et réunions de l'autre organe.

            La Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS)


Le Secrétariat Ramsar et le Secrétariat de la CMS ont signé un premier Protocole d'accord en février 1997. Ce dernier vise à établir la coopération entre les deux secrétariats dans les domaines de promotion conjointe des deux conventions : mesures pour la conservation à appliquer de concert ; collecte, stockage et analyse de données ; et nouveaux accords sur les espèces migratrices, notamment celles qui sont en danger critique d'extinction et celles dont l'état de conservation est inquiétant. Cette relation a déjà porté des fruits, surtout en ce qui concerne le travail conjoint de Ramsar et de l'Accord sur les oiseaux migrateurs d'Afrique-Eurasie (AEWA) de la CMS. Un Plan de travail tripartite entre les secrétariats de la CMS, de l'AEWA et de la Convention de Ramsar a été signé en avril 2004.

            La Convention du patrimoine mondial de l'UNESCO

En mai 1999, le Secrétariat Ramsar et le Centre du patrimoine mondial ont signé un Mémorandum d'accord. Le Secrétariat Ramsar et le responsable chargé des biens naturels du patrimoine mondial entretiennent une relation de travail étroite dans le but :

- de promouvoir l'inscription de zones humides dans le cadre des deux conventions ;
- d'évaluer les formulaires d'établissement de rapports et coordonner l'établissement des rapports en ce qui concerne les sites inscrits aux deux conventions ;
- de contribuer aux efforts de formation des deux conventions ;
- de coordonner les initiatives d'appel de fonds en ce qui concerne les sites inscrits aux deux conventions ;
- d'encourager la mise en place de comités nationaux mixtes.

En particulier, le patrimoine mondial et Ramsar ont travaillé de manière extrêmement étroite dans le cadre de missions expertes et consultatives menées conjointement, ces dernières années, sur les sites de l'Ichkeul en Tunisie, du Djoudj et du Diawling au Sénégal et en Mauritanie ainsi que du lac Srebarna, en Bulgarie.

            La Convention sur la lutte contre la désertification (CCD)

Les zones humides sont d'importance vitale partout mais dans les régions arides, elles le sont peut-être plus que n'importe où ailleurs. C'est la raison pour laquelle le Secrétariat Ramsar était représenté à la première Conférence des Parties à la CCD (octobre 1997), où il a distribué aux délégués un document d'information sur les " Zones humides des régions arides ". En décembre 1998, à l'occasion de la deuxième Conférence des Parties à la CCD, à Dakar, le Secrétaire général de la Convention de Ramsar et le Secrétaire exécutif de la CCD ont signé un Protocole de coopération dans le but de renforcer la communication entre les deux conventions, de coordonner les activités et d'éviter le dédoublement de celles-ci. Cependant, la coopération pratique entre les secrétariats ne se met en place que lentement.

            La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC)

En préparation de la cinquième session de la CCNUCC, le Secrétariat Ramsar a commandé à l'UICN un document technique intitulé " Les zones humides et les changements climatiques : Explorer les avenues de la collaboration entre la Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971) et la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ". Le document a été traduit dans les six langues officielles de l'ONU et distribué à l'Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (SBSTA) et aux délégués à la COP5.

Le SBSTA a demandé au secrétariat de la CCNUCC " d'assurer la liaison avec le secrétariat de la Convention sur les zones humides à propos des domaines spécifiques que le représentant de ce secrétariat a mis en évidence dans son rapport oral, afin de déterminer comment renforcer la coopération entre les deux conventions. Le SBSTA a demandé au secrétariat de lui présenter un rapport sur la question à sa douzième session. " Le Secrétariat Ramsar collabore avec le Secrétariat de la CCNUCC à la rédaction d'un document officiel qui sera soumis au SBSTA, ainsi qu'à une prochaine session de la Conférence des Parties à la CCNUCC. Dans la Résolution VIII.3 (2002), la Conférence des Parties contractantes a demandé au GEST d'approfondir, avec la CCNUCC et le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), les relations entre les zones humides et les changements climatiques.

            Les Conventions régionales et commissions de bassins hydrographiques

Le Secrétariat Ramsar a signé des protocoles de coopération : avec la Convention pour la protection et la mise en valeur du milieu marin dans la région des Caraïbes (Convention de Cartagena) en mai 2000 (une nouvelle version a été signée en juin 2005) et avec l'Unité de coordination du Plan d'action pour la Méditerranée (PAM) de la Convention sur la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée (Convention de Barcelone) en février 2001 (un nouveau protocole a été signé en février 2006). Un protocole de coopération a été signé, en décembre 2006, avec la Convention-cadre sur la protection et le développement durable des Carpates (Convention des Carpates). Le Programme régional océanien de l'environnement (PROE) est partenaire de la Convention de Ramsar dans le cadre d'un plan de travail conjoint adopté en 2002 et dans le contexte duquel le PROE au Samoa accueille un cadre Ramsar pour la région océanienne, et la Commission internationale pour la protection du Danube coopère dans le cadre d'un accord signé en novembre 2000. En outre, la Convention de Ramsar participe étroitement aux travaux de la Commission du bassin du lac Tchad et de l'Autorité du bassin du Niger avec lesquelles la Convention a signé un mémorandum de coopération en novembre 2002. En mars 2006, un nouvel accord a été conclu avec la Commission internationale du bassin du Congo-Ougangui-Sang (CICOS).

            Autres liens étroits établis avec des organismes officiels

Ramsar travaille en collaboration étroite avec le Programme de l'UNESCO sur l'homme et la biosphère, dans le cadre d'un programme de travail conjoint conclu pour la première fois en 2002 et a signé un nouvel accord de coopération, en février 2006, avec l'Agence européenne pour l'environnement. Un accord a été signé en juin 2006 avec le Système mondial d'observation terrestre et le Secrétariat collabore très étroitement avec l'Agence spatiale européenne au projet GlobWetland qui élabore des outils de suivi et de gestion basée sur les données d'observation de la Terre dans le cadre d'un projet pilote auquel participent 50 sites Ramsar à travers le monde. Depuis peu, les liens de collaboration se sont renforcés entre Ramsar et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et des accords de coopération sont en discussion avec la FAO et l'UNITAR.

            Coordination entre conventions

Le Secrétariat Ramsar participe aux réunions de coordination des conventions organisées par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et se félicite de la tendance de ces réunions à se concentrer moins sur des questions purement administratives que sur des questions de coordination réelle. Le Secrétariat Ramsar donne du temps de son personnel et des ressources financières pour les groupes de travail conjoints et les études qui visent à harmoniser les besoins des conventions relatives à la biodiversité, par exemple l'étude menée par le Centre mondial de surveillance continue de la conservation de la nature du PNUE (PNUE- WCMC) sur la possibilité d'harmoniser les obligations d'établissement de rapports au titre des différents instruments et a participé au groupe de gestion de l'environnement du PNUE.

Par décision prise en 2002, la COP8 de la CCNUCC a invité la Convention de Ramsar à participer aux travaux du Groupe de liaison conjoint des " conventions de Rio " : la CCNUCC, la CDB et la CCD. En outre, les cinq conventions relatives à la biodiversité - CDB, CITES, CMS, Ramsar et Convention du patrimoine mondial - ont, depuis mars 1999, un site Web commun hébergé par le Secrétariat de la CDB. La Convention de Ramsar participe activement, en qualité de membre à part entière, au Groupe de liaison sur la biodiversité composé de représentants des cinq conventions.

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La Convention aujourd'hui

Nombre de » Parties contractantes : 168 Sites sur la » Liste des zones humides d'importance internationale : 2181 Surface totale des sites désignés (hectares) : 208.545.658

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Tel.: +41 22 999 0170
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