Journée mondiale de l’eau 2013 : La coopération est essentielle

22/03/2013

C’est à l’occasion du Forum International 2013, sur la célébration de la Journée mondiale de l’eau, qui s’est tenu à la Haye qu’Anada Tiéga, Secrétaire général de la Convention de Ramsar, a souligné la nécessité de gérer les zones humides et a expliqué pourquoi cela devait être fait de manière multilatérale.

Mergus merganser, Lac Léman, Suisse © Laura Máiz-Tomé

Cette année, pour refléter l’Année Internationale de la Coopération sur l’Eau, la Journée mondiale de l’eau est dédiée au thème de la coopération autour de l’eau. L’eau ne connaît aucune frontière, beaucoup de zones humides sont des systèmes internationaux qui chevauchent les frontières entre deux pays ou plus, ou qui font partie de bassins hydrographiques s’étendant sur plus d’un État. La santé de ces zones humides dépend de la qualité et de la quantité de l’eau des rivières, des cours d’eau, des lacs ou des aquifères souterrains transfrontières. Avec 260 bassins versants internationaux fournissant 60% de l’eau douce mondiale, il est essentiel de renforcer les bienfaits des procédures de « partage » et d’améliorer les connaissances à ce sujet.

La coopération sur l’eau crée des avantages économiques

La coopération est la clé pour corriger le “nexus” entre l’eau, les aliments et l’énergie, qui est l’une des relations les plus fondamentales et qui représentent les plus grands défis pour la société. Il est temps de reconnaitre que les cycles de l’eau, au niveau global, ou local, dépendent grandement des zones humides et des avantages des services fournis par les écosystèmes et qu’ils sont bien plus importants que les autres types d’écosystèmes. La Convention de Ramsar travaille en collaboration avec ses partenaires afin d’identifier les opportunités pour la gestion de tous les types de zones humides, y compris les ressources en eau transfrontalières. Mais pour réaliser cela, tous les décideurs doivent réaliser les dangers économiques réels liés aux pertes continues en zones humides et prendre les actions nécessaires, en intégrant les avantages de l’eau et des zones humides dans les processus décisionnels. Le Rapport lancé récemment The Economics of Ecosystem and Biodiversity (TEEB) for Water and Wetlands énumère les avantages découlant des zones humides, de même que les pertes subies en les détruisant, et reconnaît le besoin de ‘mesurer’ ces avantages afin de nous aider à mieux gérer les zones humides. 

Lors de son intervention à La Haye, Anada Tiéga a présenté les conclusions et messages clés du rapport TEEB, basés sur des études de cas démontrant les valeurs économiques et sociales de l’eau et des zones humides. Par exemple, la région du bassin de la rivière Volta (400'000 km2) couvre six pays, dont 85% au Burkina Faso et au Ghana. L’augmentation de la population et la pauvreté dans cette région ont conduit à une pénurie en eau, à la dégradation d’habitat et la salinisation des canaux des rivières. Un projet lancé par UICN-Eau et l’Initiative pour la Nature (WANI) avec des partenaires nationaux a néanmoins réussi à établir des cadres de gouvernance participative et à plusieurs niveaux (local, national, transfrontalier et régional) afin d’assurer une gestion conjointe des ressources en eau. Entre autre, les activités de conscientisation et de formation ont aidé les populations locales à améliorer leurs méthodes de culture. Le projet dans son ensemble a démontré l’impact positif d’une gestion intégrée des ressources en eau sur la réduction de la pauvreté. 

Compte tenu d’une population mondiale en constante croissance et de sa dépendance à l’eau et aux zones humides, il est impératif de reconnaître les valeurs et les bénéfices de la nature. Le Secrétaire général Anada Tiéga a terminé sa présentation aujourd’hui en lançant un appel à la coopération entre les gouvernements, le secteur privé, les ONG, les communautés locales et les populations indigènes afin d’assurer à long terme la durabilité de l’eau et des zones humides et commencer une transition vers une économie efficace dans l'utilisation des ressources.

Informations supplémentaires sur le rapport TEEB :  www.teebweb.org/wetlands/ 

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La Convention aujourd'hui

Nombre de » Parties contractantes : 168 Sites sur la » Liste des zones humides d'importance internationale : 2181 Surface totale des sites désignés (hectares) : 208.545.658

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