Le Programme d'information de la Convention

L’aventure australienne


waveline1.gif (1280 bytes)waveline1.gif (1280 bytes)

L’élaboration du plan d’action australien de CESP, 2001-2005
Voici un résumé du Programme d’information tel qu’il s’est déroulé les deux dernières années, en réponse à l’adoption de la Résolution sur le Programme d’information lors de la COP7 de Ramsar, en 1999.

australia.gif (2553 bytes)

Christine Prietto, Correspondante australienne CESP–ONG
8 janvier, 2002

Les premières étapes du déroulement du Programme d’information en Australie ont été quelque peu hésitantes. Dans un véritable esprit d’ouverture, le groupe d’étude qui allait diriger le processus d’examen et de plan d’action pour la CESP-zones humides devait bien représenter la communauté des ONG, nombreuses en Australie. Alors que cette situation peut sembler enviable, elle a rendu les choses quelque peu difficiles pour Environnement Australie qui était l’organe moteur. Le problème consistait à choisir l’équipe chargée de démarrer le projet, sans commettre de faux pas.

Quelques-uns d’entre nous se sont immédiatement portés volontaires, et ceci a eu le mérite de faire démarrer les choses. Par la suite, Environnement Australie a identifié d’autres critères pour inclure les premières organisations dans le groupe d’étude, notamment sur le champ d’application et la portée des activités de chaque organisation, le niveau auquel chacune travaillerait, et enfin, leur connaissance préalable du domaine. Un autre problème majeur était celui du financement. En effet, la mise en œuvre des recommandations ne disposait que d’un très petit budget et dépendrait en grande partie du bon vouloir de chacun des représentants siégeant au groupe d’étude.

Les représentants des organisations suivantes ont joué un rôle important au sein du groupe d’étude, avec des orientations et une aide financière d’Environnement Australie.

The Wetlands Centre, Australie Australian Wetlands Alliance
Wetland Care Australia Wetlands International, Océanie
Le Fonds mondial pour la nature Murray-Darling Basin Commission

Parmi ces ONG, il y a des organisations qui se consacrent principalement aux politiques ou aux appels de fonds, d’autres qui donnent la priorité aux travaux sur le terrain, à la CESP-zones humides, mais aussi des organisations à vocation technique. Et ce n’est qu’un échantillon des groupes qui auraient pu participer directement à ce stade. Il est important de noter que la composition du groupe d’étude était dominée par les ONG, tandis que les représentants des états formant l’actuel Comité national Ramsar n’ont rejoint le groupe qu’en cours de route. Le résultat final a pris la forme d’un document fortement influencé par les ONG qui représente une perspective conjointe de ces organisations sur l’interprétation du Programme d’information.

Une fois notre équipe de départ constituée, nous avons probablement perdu une réunion entière à tenter d’aboutir à un consensus sur le sens des mots clés du Programme d’information, sur la façon dont ils sont adaptés au contexte australien, et sur les orientations que nous pouvions en tirer pour agir. Certains mots clés tels que la communication, l’éducation et la sensibilisation du public ont provoqué des heures de discussion et de débat ! Derrière ces saines disputes, il y avait un certain nombre de personnes engagées et tenaces qui avaient des idées personnelles sur ce qu’il fallait faire mais nous avons fini par nous entendre sur le fait qu’il fallait bien commencer quelque part et le plus vite possible.

Nous avons convenu de commencer par concevoir et distribuer un questionnaire national qui aurait plusieurs objectifs. Les personnes interrogées représentaient un petit groupe très lié aux zones humides. Il s’agissait, pour nous, d’une première sélection et nous avons l’intention de répéter l’opération auprès de différents publics dans le cadre du plan d’action. Les réponses ont confirmé :

  • un accord général sur la valeur et la nécessité d’améliorer la CESP ;
  • l’existence d’une multitude d’organisations, d’activités et de produits relatifs aux zones humides ;
  • le fait que la communication entre les organisations qui travaillent dans le même domaine est plutôt satisfaisante ;
  • le fait que la communication entre différents domaines pourrait être bien meilleure.

Suite au questionnaire, nous avons utilisé les réponses et notre connaissance des intervenants du domaine afin d’identifier les organisations ou les groupes d’acteurs qui pourraient jouer un rôle dans la conception et la mise en œuvre des produits de CESP. Les stratégies qui suscitent l’intérêt, le soutien et la participation de ces groupes sont d’une importance capitale. Au-delà des groupes évidents, nous avons repéré d’autres groupes qui ont également une incidence sur les zones humides.

Centres pour les zones humides et autres organisations : l’Australie a quelque 15 centres qui sont identifiés comme tel ou qui ont pour préoccupation centrale les zones humides ou les espèces des zones humides. Il existe plusieurs autres centres bien placés pour soutenir les produits et les initiatives de CESP. Toutefois, les Centres pour les zones humides sont un symbole permanent et sans égal des activités de CESP. Ils sont également des véhicules importants du renforcement des capacités de gestion des zones humides. La présence d’un réseau de centres pour les zones humides dans un pays, qu’ils soient nombreux ou pas, petits ou grands, simples ou plus élaborés, permet de communiquer un message fort et constant sur les zones humides.

Organismes gouvernementaux : les gouvernements, qui sont les agences responsables, sont les mieux en mesure de mettre la CESP à l’ordre du jour. De même, la communication entre les ministères et au sein des ministères ne peut être pilotée que par le gouvernement.

Les ONG : en Australie, la communauté des ONG est active et variée. La force de ces organisations réside dans leurs programmes précis, leur engagement fort et ce qui peut sembler parfois une énergie sans limites. Bien que ces organisations soient en proie à des changements permanents, qu’elles soient en expansion ou l’inverse, ce sont des acteurs motivés et précieux.

Les communautés locales : la participation des communautés représente un défi important pour le Programme d’information en Australie car ce pays possède des communautés très variées, qu’il s’agisse de communautés très urbanisées ou de communautés autochtones dont les moyens d’existence dépendent des zones humides locales. Des programmes tels que Waterwatch ont obtenu la participation des communautés de toute l’Australie. Dans d’autres situations, comme par exemple dans les groupes d’études sur les échassiers ou dans les communautés locales détentrices des connaissances autochtones, les communautés sont dans une position clé pour mettre en œuvre la CESP.

Le secteur privé : grâce au nombre croissant d’initiatives importantes qui existent aujourd’hui en Australie, les occasions de mobiliser l’intérêt et d’obtenir le soutien du secteur privé dans le domaine des zones humides augmentent. Les communautés et les ONG peuvent fournir la main d’œuvre et leur engagement mais rarement les ressources financières. Il existe d’excellents exemples du soutien du secteur privé dans le monde entier et nous espérons mettre en œuvre et orienter ces initiatives vers des objectifs de CESP.

Après quatre réunions réparties sur 12 mois, beaucoup de discussions, de débats, de réécriture, de séances de réflexion, nous avons rédigé notre Plan d’action juste à temps pour la Journée mondiale des zones humides 2001. La révision et la rédaction finales ont eu lieu en mai 2002 et c’est seulement en novembre 2002 que nous avons conclu ce travail en tant que groupe, soit après presque deux années de collaboration.

Le Plan d’action de CESP offre un cadre de travail national pour la mise en œuvre d’une initiative internationale. Son but est de coordonner, et non de contrôler, une approche conjointe de la CESP – zones humides. Le plan d’action a été conçu au moyen d’un processus participatif et la réussite de sa mise en œuvre dépendra également de la participation. L’objectif est d’identifier et de soutenir des produits et des méthodes de communication efficaces et de faciliter l’échange d’informations. Une copie du Plan d’action CESP australien se trouve sur le site Web de la Convention de Ramsar.

Et après ? : on peut dire que l’accouchement du Plan d’action australien fut difficile. En préparation des travaux à venir, le groupe d’étude est devenu Australian Wetlands Information Network (Réseau d’information australien sur les zones humides), un nom qui décrit plus clairement ce que nous espérons réaliser dans les quatre prochaines années tandis que nous tenterons de mettre en œuvre le Plan d’action. Nous nous trouvons face à de nombreux défis, notamment un financement insuffisant, la nécessité d’obtenir une plus grande participation et la tâche essentielle de faire accepter la CESP comme un outil utile et précieux.

Le groupe d’étude estime que la mise en œuvre du plan d’action doit être un processus plus évolutif et plus souple et faire l’objet d’examens réguliers. Il estime également qu’au delà de son rôle dans la conception du Plan d’action, il ne serait pas réaliste qu’il soit chargé de la mise en œuvre, dans la plupart des cas. Les exceptions pourraient inclure la planification de la Journée mondiale des zones humides et l’identification de campagnes nationales et de slogans. La mise en œuvre de chaque activité devrait être confiée à des organisations ou des groupes particuliers, en consultation avec le groupe d’étude.

Le Programme d’information contient un certain nombre de recommandations, qui peuvent toutes être vues de différentes façons. Globalement le Programme d’information a pour but de renforcer et d’améliorer l’utilisation de la communication, de l’éducation et de la sensibilisation du public afin d’améliorer la conservation des zones humides. Le présent récit reflète l’expérience australienne et ne peut que servir de guide ; le processus et les résultats dans un pays donné doivent être utiles dans le contexte de ce pays. Les correspondants nationaux australiens attendent avec impatience de pouvoir travailler avec les correspondants nationaux d’autres pays afin de faire progresser les objectifs du Programme d’information dans le monde entier.


Retour à la page index du Programme d'information de la Convention

Back to top
Suivez-nous sur :      
Prix Ramsar

La Convention aujourd'hui

Nombre de » Parties contractantes : 168 Sites sur la » Liste des zones humides d'importance internationale : 2186 Surface totale des sites désignés (hectares) : 208.674.342

Secrétariat de Ramsar

Rue Mauverney 28
CH-1196 Gland, Suisse
Tel.: +41 22 999 0170
Fax: +41 22 999 0169
E-Mail : ramsar@ramsar.org
Carte : cliquez ici

Devenez membre du Forum Ramsar