Rapport national de la République Démocratique du Congo pour la COP7 Ramsar
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Rapport national à loccasion de la 7e Session de la Conférence des Parties contractantes à la Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971)
Application de la Convention de Ramsar en général et du Plan stratégique Ramsar, 1997-2002, en particulier, durant la période écoulée entre le Rapport national préparé en 1995 pour la COP6 Ramsar et le 30 juin 1998

| Partie contractante | République Démocratique du Congo |
| Autorité administrative Ramsar désignée | |
| Nom complet de linstitution | MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT, CONSERVATION DE LA NATURE, PECHE ET FORETS |
| Nom et titre du chef de linstitution | Mr EDI ANGULU MABENGI, Ministre de l'Environnement, Conservation de la Nature, Pêche et Forêts |
| Adresse postale du chef de linstitution | |
| Téléphone | 243 - 88 - 34.390, 243 - 12 - 34.390 |
| Télécopie | 243 - 12 - 33721 |
| Courriel | ungc@ ic.cd |
| Nom et titre (si différents) du responsable chargé des affaires de la Convention de Ramsar | KASULU SEYA MAKONGA (responsable administratif), Secrétaire Exécutif - Adjoint du Comité Interministériel pour l'Environnement Conservation de la Nature et Tourisme Madame NINA LANDU (responsable technique et scientifique), Directeur de Recherche Scientifique à l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature |
| Adresse électronique (si différente) du responsable désigné | . |
| Téléphone | 243 - 88 - /33.549, /34.263, 243 - 12 - /33.549 ou /33.263 |
| Télécopie | 243 - 88 - 43675, 1 - 212 - 376 - 9466 |
| Courriel | Skankolongo@hotmail.com PRGIE: ungc@ic.cd |
Plan stratégique Ramsar Objectif général 1
Sefforcer dobtenir une adhésion universelle à la Convention.
1.1 Décrire toute mesure prise par votre gouvernement (par ex. organisation de réunions/consultations régionales ou infrarégionales, coopération avec des pays voisins à propos de sites transfrontières) pour encourager dautres pays à adhérer à la Convention.
Plan stratégique Ramsar Objectif général 2
Parvenir à lutilisation rationnelle des zones humides en appliquant et en améliorant les Lignes directrices Ramsar sur lutilisation rationnelle.
2.1 Avez-vous élaboré un plan daction/une politique/stratégie national(e) pour les zones humides, êtes-vous en train ou prévoyez-vous de le faire dans un avenir proche? Si tel est le cas:
Dans le contexte actuel, le Ministère de lEnvironnement, Conservation de la Nature, Pêche et Forêts na pas jugé utile délaborer une politique sectorielle sur les zones humides. Celle-ci, sa stratégie ainsi que son plan daction ne pourront être déterminés quune fois un inventaire de toutes les zones humides de la République Démocratique du Congo sera réalisé. Toutefois, dans lattente de cet inventaire, la gestion de certaines zones humides a été prise en compte dans la politique nationale de la gestion stratégique de lenvironnement ainsi que dans la stratégie nationale et le plan daction de la diversité biologique.
a. Quelles sont/seront ses caractéristiques principales?
Cfr. 2.2.
b. Etait-il ou est-il prévu que le plan daction/la politique/stratégie soit adopté(e) par lensemble du gouvernement, le ministre responsable des questions relatives à Ramsar ou dans le cadre dun autre processus? Veuillez décrire.
Cette politique nationale relative à la gestion stratégique de lenvironnement sera adoptée dans un avenir très proche par le Gouvernement après la tenue de la table-ronde des bailleurs de fonds sur le Plan National dAction Environnemental (PNAE) qui sera convoquée par le PNUD dès que la situation politique qui prévaut actuellement viendrait à se normaliser.
c. Comment ce document entre-t-il/entrera-t-il en rapport avec dautres initiatives nationales de planification de lenvironnement/de la conservation (par ex. plan daction national pour lenvironnement, plan daction national pour la diversité biologique, stratégie nationale de conservation)?
Dans le cadre du PNAE et de la stratégie nationale et du plan daction de la biodiversité, les préoccupations relatives à la gestion des zones humides ont été prises en compte.
2.2 Sil y a une politique en vigueur, où en est son application et quelles sont les principales difficultés rencontrées?
Dans le cadre du PNAE, une nouvelle politique environnementale a été formulée et elle vise à assurer le maintien de lintégrité des écosystèmes et à réduire, voire supprimer les divers types de pression qui les compromettent. Cette politique nest pas encore mise en application mais les principales difficultés auxquelles elle pourra être confrontée résident dans linsuffisance du personnel, le manque du matériel de surveillance entraînant le braconnage et la déforestation des aires protégées, dune part, et à labsence dun plan dutilisation de terre et des ressources naturelles en dehors des aires protégées qui est fondamentalement à la base des pressions que subissent ces aires, dautre part.
2.3 Si une politique/stratégie/un plan daction est en place, qui est responsable de son application:
a. Un seul ministère,
b. Un comité interministériel, ou
c. Un comité intersectoriel?Le Ministère de lEnvironnement, Conservation de la Nature, Pêche et Forêts (ECNPF) est responsable de toute la politique environnementale. Il comprend aussi une Direction du Secrétariat Permanent du Comité Interministériel de l'Environnement et Conservation de la Nature où lon retrouve aussi bien dautres Ministères que des structures soccupant, de loin ou de près, de la gestion des zones humides en République Démocratique du Congo (RDC). De plus, lapplication de cette politique étant une tâche multidisciplinaire, elle nécessite une large concertation et coopération avec tous les Ministères techniques concernés, les universités, les institutions de recherches et le secteur privé (collectivités, associations professionnelles, ONG, etc.).
En outre, beaucoup de sites potentiels situés en dehors des aires protégées échappent à son contrôle.
2.4 Pour les pays sous régime de gouvernement fédéral: existe-t-il des politiques/stratégies/plans en vigueur, en voie délaboration ou prévus au niveau des provinces/Etats, régions? Oui/Non. Si oui, veuillez décrire en détail.
2.5 Une évaluation de la législation et des pratiques ayant des effets sur les zones humides a-t-elle eu lieu et, si oui, a-t-elle abouti à des changements qui contribuent à lapplication de la Convention de Ramsar? Veuillez décrire.
Oui. Lévaluation de la législation et de certaines pratiques a été faite dans le cadre de la stratégie nationale et du plan daction de la biodiversité (SNPADB) et non spécifiquement pour les zones humides. Elle a démontré, dune part, que certaines politiques traduites en lois, ordonnances et arrêtés, prises à linitiative du Ministère assurant la gestion des ressources naturelles renouvelables ont un impact sur la diversité biologique et sur les zones humides (exemple: la décision du Ministère de lECNPF de porter la production de bois duvre de 500.000 m3 à 6.000.000 m3 de bois grumes par an dici à lAn 2000 et dorienter le pool dexploitation forestière dans la Cuvette Centrale, qui est une vaste étendue de 800.000 Km2 se caractérisant par des forêts sempervirentes et des forêts marécageuses se situant le long des fleuves, des rivières et dans les zones basses qui sont des zones humides par excellence).
Dautre par, cette même évaluation énumère toute une autre série des ordonnances qui assurent au contraire la conservation et lutilisation rationnelle des ressources de la biodiversité. Ce lot dordonnances permet en effet de sauvegarder lexistence des zones humides. Malgré lexistence de ces lois réglant leur utilisation et leur protection, les zones humides ne bénéficient pas des mesures de protection efficaces. Tous ces textes sont insuffisants pour répondre aux exigences des normes environnementales actuelles et demandent donc dêtre actualisés; certains, soit en les complétant, dautres, soit à la fois en les modifiant et en les complétant, et dautres à être remplacés.
2.6 Décrivez les efforts déployés dans votre pays pour que les zones humides soient prises en compte dans les processus daménagement et de gestion intégrés du territoire/de leau et de la zone côtière, aux niveaux suivants:
a. national,
b. provincial,
c. local.c. Local: Au niveau de la zone côtière, un Parc Marin des Mangroves a été créé pour la protection du biotope spécial du littoral atlantique (les mangroves à palétuviers) à lestuaire du fleuve Congo.
2.7 Avez-vous publié des documents ou des descriptions des pratiques qui pourraient aider dautres pays à promouvoir et améliorer lapplication des Lignes directrices Ramsar relatives à lutilisation rationnelle des zones humides? Oui/Non. Si oui, veuillez donner des détails et fournir des copies.
Oui. Le Ministère de lECNPF a publié respectivement, en septembre et novembre 1997, un document synthèse du PNAE et un autre sur les actions environnementales prioritaires. Le PNAE constitue un cadre stratégique de référence pour toutes les actions touchant à lenvironnement en général dans notre pays. Un des volets de ce Plan sintéresse particulièrement à la problématique liée aux écosystèmes naturels. Dans une première phase, les types décosystèmes rencontrés au Congo, les problèmes qui y sont liés ainsi que les causes de leur dégradation ont été identifiés. Dans la seconde phase, des stratégies et des actions prioritaires ont été définies dans le cadre dune gestion saine et durable de lensemble des ressources naturelles, y compris les zones humides.
2.8 Dans le contexte de la Recommandation 6.14 de la COP6 sur les substances toxiques et la pollution, veuillez décrire les mesures prises pour «remédier aux effets de la pollution qui affecte les sites Ramsar et autres zones humides, et pour prévenir ces effets» (paragraphe 9 du dispositif).
Dans le cadre de SNPADB, en ce qui concerne particulièrement le site des mangroves, qui est soumis à des déjections dhydrocarbures issues de lexploration et de lexploitation pétrolières off-shore, des discussions ont été amorcées avec les responsables des sociétés pétrolières afin de trouver des voies et moyens pour arrêter ces déversements des déchets dans la forêt des mangroves et quun système de contrôle devrait être mis en place. Il a été jugé aussi utile dévaluer limpact de la pollution sur les éléments de la biodiversité et de prendre toutes les mesures de contrôle des sources de pollution et des engins de pêche prohibés.
Dans le PNAE, les mesures suivantes ont été prises pour remédier aux effets de la pollution et de la destruction des mangroves:
Actions législatives:
- Concrétisation du Parc Marin des Mangroves par une ordonnance-loi;
Renforcement et application de la réglementation relative à la pollution des eaux, à l'exploitation illicite des ressources biologiques et à l'urbanisation incontrôlée;
- Application de la Convention de Ramsar;
Actions Institutionnelles
- Renforcement des capacités de gestion de cet écosystème unique.
Investissements
- Elaboration d'un Plan Directeur d'aménagement et réactualisation de celui de gestion après inventaire de sa flore et de sa faune;
- Appui aux projets agro-forestiers, reboisement compensatoire;
- Dépollution et retraitement des déchets pétroliers par les industries locales;
- Appui logistique et financier à l'ICCN pour la gestion et la protection des Mangroves.
Instruments Economique et Financier
- Taxe à l'exploitation des bois; taxes touristiques et sports nautiques;
- Taxes et redevances sur la pollution.
Etudes d'impact, recherche, information et formation
- Etudes d'impact sur l'intégration, la conservation et le développement;
- Inventaire floristique et faunistique;
- Actualisation des données socio-économiques en possession par l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN)
- Formation des cadres et agents à la protection des zones humides.
Sensibilisation
- Education mésologique des riverains à tous les niveaux;
- Vulgarisation des pratiques agro-forestières, des techniques de carbonisation et des foyers améliorés.
Participation Communautaire, ONG
Participation des ONG et des Communautés autochtones à la protection et à la gestion des Mangroves.
D'autres mesures ont été prises toujours dans le PNAE concernant la pollution des eaux maritimes et côtières;
Actions législatives
- Adoption d'une législation nationale pour la gestion des zones humides;
- Application des objectifs et recommandations des Conventions de MONTEGO et de Ramsar.
Actions Institutionnelles
- Mise en place d'une structure de gestion des eaux maritimes (création effective d'une Direction des Ressources en eau et Pêche depuis septembre 1998) qui a pour objet la gestion des eaux nationales et transfrontières en tant que ressource et habitat, la surveillance de la qualité des eaux et la protection de la population contre les effets néfastes de la pollution hydrique
Investissements
- Collecte et recyclage des déchets pétroliers et autres;
- Modernisation de l'exploitation pétrolière et création des sites non dangereux pour le déversement des déchets.
Instruments Economique et Financier
- Taxes et redevances sur la pollution, taxe sur le tourisme et les sports maritimes.
Etudes d'impact, Recherche, Information et Formation
- Etude d'impact des effets de la pollution par les hydrocarbures sur la flore et la faune côtière et maritime
- Formation des océanologistes et des spécialistes de dépollution maritime.
Sensibilisation, Opinion Publique, Education et Vulgarisation
- Sensibilisation des industriels sur les méfaits à court et à long terme de la pollution.
2.9 Décrire les mesures prises pour intégrer les techniques dévaluation économique des zones humides dans les mesures daménagement et dévaluation des ressources naturelles.
Des mesures dans ce sens nont jamais été prises. Mais, dans le cadre de la gestion du deuxième site Ramsar (Parc Marin des Mangroves), lanalyse coût-avantages a été utilisée partiellement lors du processus de planification. Elle a porté sur la conservation vs pêche artisanale dans la mangrove, dune part, et sur les produits tirés de la mangrove et limpact sur la vie des populations et leurs revenus, dautre part.
2.10 La législation de votre pays exige-t-elle de réaliser des évaluations dimpact sur lenvironnement à propos dactivités pouvant avoir des répercussions sur les zones humides? Oui/Non.
Non. Au niveau national, il nexiste pas de réglementation qui permette dexiger létude des impacts environnementaux des différents projets ou activités susceptibles de nuire à la diversité biologique en général et aux zones humides en particulier.
2.11 La restauration et la remise en état des zones humides sont-elles considérées comme des priorités dans votre pays? Oui/Non. Si oui, décrire les mesures prises pour identifier des zones humides nécessitant de telles mesures et mobiliser les ressources en vue de la restauration ou de la remise en état.
Oui. Dans le cadre de la SNPADB financée par le FEM à travers le PNUD/Kinshasa, une fiche de projet dun montant de 2.151.200 $US a été établie portant sur le plan de protection et de rétablissement des espèces et des écosystèmes menacés. Lune des grandes mesures prises sera de réactualiser les plans directeur et de gestion du Parc National des Virunga (PNVi) et du Parc Marin des Mangroves (PNM) et de les adapter au contexte actuel car ayant perdu de leur actualité. En outre, dans la mise en uvre du PNAE, le FEM vient dapprouver, en novembre 1997, en faveur de la République Démocratique du Congo, pour le compte de lInstitut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), un financement de 6.307.441 $US pour la réhabilitation des aires protégées existantes.
2.12 Décrire les mesures prises pour «encourager une participation active et informée des communautés locales, notamment des populations autochtones et, en particulier des femmes, dans les domaines de la conservation et de lutilisation rationnelle des zones humides». (Voir Plan stratégique, Actions 2.7.1-4).
En République Démocratique du Congo, lexploitation des ressources naturelles en général et des ressources de la biodiversité en particulier seffectuent de façon « libre »; ces ressources étant considérées, en vertu de la loi foncière, comme des biens « publics » appartenant à la fois à tout le monde et à personne. Quelques mesures décidées en vue de protéger des ressources de la biodiversité, tels que les animaux menacés dextinction, par exemple, sont demeurées lettre morte. La réglementation sur la chasse et sur la pêche connaît le même sort. Ces mesures protègent des ressources naturelles sans aucune compensation pour la population que la pauvreté mine chaque jour et qui trouve sa survie dans lexploitation ou plutôt la destruction de la biodiversité, sans se soucier du lendemain. Des mesures incitatives ont été conçues dans le plan de gestion du Parc Marin des Mangroves et seront appliquées de façon quelles constituent une source de revenus pour lEtat et pour lInstitut Congolais pour la Conservation de la Nature qui ont besoin dargent pour financer les actions de développement durable. Elles constituent également des garde-fous pouvant permettre à la population dadopter un comportement responsable, compatible avec la gestion rationnelle des ressources de la biodiversité. Nous citons:
- la conservation de la diversité biologique, de processus et de la productivité des écosystèmes de la Réserve Naturelle des Mangroves tout en permettant une utilisation durable de ces ressources par les populations autochtones;
- lobtention dun cadre législatif adéquat de conservation de cette réserve et son insértion dans le contexte culturel des populations autochtones;
- la promotion de léducation et de la sensibilisation du public, à tous les niveaux;
- lencouragement de la recherche dans tous les domaines en rapport avec les ressources du parc et les aspirations des populations autochtones;
- la promotion de la formation des chercheurs et des gestionnaires du parc ainsi que de lamélioration du niveau de vie des populations autochtones par linitiation des micro-projets de développement où les femmes joueront un rôle important;
- linstallation de deux centres de pêche artisanale dont le rôle consistera à assister les pêcheurs, à assurer la vente et lentretien du matériel de pêche, à octroyer des crédits pour léquipement et à créer une chaîne de froid pour la conservation du poisson. La mise en uvre de ce projet va constituer une garantie indispensable à la production préconisée de la faune ichtyologique de la zone du littoral et à minimiser limpact de la pression de pêche exercée sur les eaux du parc.
2.13 Décrire les mesures prises pour «encourager la participation du secteur privé à la conservation et à lutilisation rationnelle des zones humides (voir Plan stratégique, Actions 2.8.1-4). Y a-t-il eu, parmi ces mesures, une évaluation des moyens fiscaux (accords fiscaux, etc.) en vue de déterminer et déliminer les obstacles et dintroduire des incitations à la conservation et à lutilisation rationnelle des zones humides. Oui/Non? Si oui, décrire en détail.
Le littoral congolais abrite deux entreprises privées (ex-ZAIREP et ex-ZAGOC) qui effectuent la recherche, le forage et le transport du pétrole, la première sur terre et la seconde en mer. Une troisième entreprise, la Société Congolaise et Italienne de Raffinerie (SOCIR) est spécialisée dans le raffinage du pétrole. Comme développé au point 2.8., il est démontré que les pourparlers ont été amorcés avec les responsables de ces sociétés pétrolières afin de trouver les voies et moyens pour arrêter les déversements des effluents sur la forêt des mangroves et quun système de contrôle devrait être mis en place.
Etant au niveau de la concertation, des moyens fiscaux nont pas encore été arrêtés de commun accord afin dinciter ces sociétés à la conservation et à lutilisation rationnelle de cette zone humide. Toutefois, ces mesures sont préconisées dans le PNAE (Cfr. Point2.8., niveau économique et financier) et surtout dans la loi-cadre sur lenvironnement qui vient dêtre finalisée.
Généralement, ces trois entreprises privées se montrent surtout soucieuses de réaliser des performances de production et pas assez concernant la protection de la nature, bien quelles comptent parmi les plus grands utilisateurs des ressources naturelles. Certaines dentre elles peuvent cependant aider à réaliser des études dimpacts soit en les élaborant, soit en fournissant des indications chiffrées pour leur élaboration.
Plan stratégique Ramsar Objectif général 3
Améliorer la sensibilisation aux valeurs et fonctions des zones humides dans le monde entier et à tous les niveaux.
3.1 Existe-t-il, dans votre pays, un programme national dirigé par le gouvernement sur léducation et la sensibilisation du public portant sur les zones humides ou tenant compte de celles-ci. Oui/Non? Si oui, quelles sont les mesures prioritaires inscrites dans ce programme et les groupes cibles? (Voir aussi question 9.4)
Oui. Il existe dans notre pays un programme national d'éducation qui tient compte de lenvironnement en général et non spécifiquement des zones humides et est dirigé par le Ministère de lEducation Nationale. Les mesures prioritaires inscrites dans ce programme varient du cycle primaire, secondaire et supérieur et portent sur la géographie, la géographie-physique, les soins de santé, la santé publique, la protection de la faune, le droit foncier, laménagement du territoire, laménagement urbain, lurbanisme, lanthropologie, la géologie, etc. Cette éducation de lenvironnement se réalise à travers des canaux classiques (écoles primaires, secondaires, instituts supérieurs de développement rural, détudes agronomiques, du bâtiment et des travaux publics, de la faculté des sciences sociales, politiques et administratives), soit dans des centres autonomes de formation et de recherche (Centre de Formation et de Recherches Forestières : CEREPOF), soit à travers des expériences de sensibilisation menées auprès des communautés autochtones, notamment dans certains sites protégés (Parcs Nationaux des Virunga et de Kahuzi-Biega et de la Réserve de Faune dOkapi). Des programmes appropriés du niveau post-licence existent à lUniversité de Kinshasa qui offre un diplôme spécial en gestion de lenvironnement réparti sur deux années et dont les cours comprennent diverses matières couvrant aussi les problèmes des zones humides. Lannée académique prochaine (1999-2000) de lUniversité de Kinshasa comprendra une faculté de lenvironnement dun programme de cinq ans. Au deuxième degré, tout un cours entier sera consacré aux zones humides.
3.2 Décrire les mesures prises pour que les programmes pédagogiques tiennent compte des questions relatives aux zones humides et des principes dutilisation rationnelle de Ramsar. Cette mesure a-t-elle été prise à tous les niveaux denseignement (primaire, secondaire, supérieur et adulte)? Veuillez décrire.
Le Bureau Africain des Sciences de lEducation (BASE) a lancé un programme expérimental dans notre pays ayant trait à léducation environnemental en général. Le programme élaboré porte sur la santé et lenvironnement à lécole primaire et concerne six des onze provinces du pays. Une fois les résultats de ce programme évalués, il sera alors procédé à sa généralisation à lensemble du pays. Le contenu du programme, en parlant des substrats, effleure les aspects ayant trait à lhumidité, aux caractéristiques dun endroit humide, son rôle, ses attitudes correctes : protection des aliments et des médicaments. En bref, les mesures prioritaires en rapport avec les zones humides inscrites dans ce programme et qui concernent les écoles primaires portent sur :
les facteurs climatiques :
- pluies : caractéristiques, cours, conséquence;
- air : caractéristiques, facteurs qui le modifient;
les substrats :
- humidité : caractéristiques dun endroit humide, rôle, attitudes correctes (protéger les aliments et les médicaments);
- eau : caractéristiques;
- sol : caractéristiques, nature, utilité;
- relief : caractéristiques;
autres facteurs :
- végétations : étude de quelques espèces du milieu, croissance;
- formations végétales;
- animaux.
Plan stratégique Ramsar Objectif général 4
Améliorer les capacités des institutions des Parties contractantes, chargées de la conservation et de lutilisation rationnelle des zones humides.
4.1 Décrire les mécanismes en place ou en train dêtre mis en place pour améliorer la coopération entre les institutions responsables dactivités qui pourraient avoir des répercussions sur la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides. Si lun des mécanismes est un comité national Ramsar/pour les zones humides, décrire sa composition, ses fonctions et son mode de fonctionnement.
La RDC avait déjà mis en place, suivant l'ordonnance n° 75/232 du 22/07/1975 un Comité consultatif appelé « Comité Interministériel de l'environnement et Conservation de la Nature» qui lui sert aussi de point focal pour toutes les questions relatives aux zones humides dans le cadre de la planification stratégique de lenvironnement. Ce Comité qui a été adapté au contexte actuel conformément à l'arrêté ministériel n° 056/CAB/MIN/ECNT/94 du 01/04/1994 est défini de la manière suivante :
Président : le Secrétaire Général de lECNPF,
1er Vice-Président : le Président-Délégué Général de lICCN,
2ème Vice-Président : le Président-Délégué Général de la Radiodiffusion et Télévision Nationale Congolaise (RTNC),
Membres : un représentant de la Présidence de la République, un représentant de la Primature (poste supprimé par le nouveau Pouvoir), tous les directeurs du Secrétariat Général à lECNPF, seize représentants des Ministères techniques, un représentant du Service Météorologique, un représentant de la Banque Centrale, un représentant de lUniversité de Kinshasa (Département de Gestion de l'Environnement), un représentant de la Fédération des Employeurs du Congo et un représentant du Secrétariat Exécutif du Conseil National des Organisations Non Gouvernementales de Développement.
Pour lexécution pratique des travaux, ce Comité est doté d'un Secrétariat Permanent, dirigé par un Directeur qui prépare la synthèse des travaux et des sessions de concertation.
Ce Comité est un organe interministériel chargé aussi de lorientation et de la prise de décisions relatives au PNAE et agit comme un cadre multisectoriel de concertation regroupant différents acteurs et partenaires pour réfléchir ensemble sur la problématique de la dégradation environnementale dans notre pays.
Lorganisation et le suivi des travaux est assurée par des réunions de concertation entre les services et départements ministériels concernés. Ce Secrétariat Permanent est chargé aussi de mettre en place des comités techniques ad-hoc pour la réalisation des études et il peut sappuyer en provinces sur les comités de concertation aux différents échelons de lAdministration du Territoire.
4.2 Parmi les éléments suivants, indiquez ceux qui ont été mis en place:
a. une évaluation en vue didentifier les besoins de formation des institutions et des personnes concernées par la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides. Oui/Non? Si oui, veuillez indiquer les principaux résultats de lévaluation.
Dans le plan de gestion du Parc National des Mangroves financé par la Banque Mondiale, une évaluation des besoins en formation a été faite pour ce deuxième site Ramsar et qui a pris en compte en même temps les capacités déjà existantes au sein de lICCN. Le plan nayant pas été adopté jusqu'à ce jour, lévaluation à posteriori na pas encore eu lieu.
b. une évaluation visant à déterminer les possibilités de formation pour ces personnes, tant au niveau national que dans dautres pays. Oui/Non?
Oui.
c. la mise au point de modules de formation ou dun programme de formation destiné aux administrateurs des zones humides. Si oui, veuillez décrire en détail.
Non.
d. des citoyens de votre pays ont-ils suivi une formation relative aux zones humides soit dans votre pays soit à létranger. Oui/Non? Si oui, veuillez décrire en détail.
Non.
Plan stratégique Ramsar Objectif général 5
Garantir la conservation de tous les sites inscrits sur la Liste des zones humides dimportance internationale (Liste de Ramsar).
5.1 Combien de sites Ramsar de votre pays disposent dun plan de gestion officiel:
a. en préparation,
b. prêt,
c. en voie dapplication?Veuillez indiquer dans le tableau des sites Ramsar de la page annexée de quels sites il sagit et dans quelle catégorie ils se trouvent.
Les deux sites Ramsar de la RDC dispose chacun dun plan de gestion officiel qui est déjà prêt. Il sagit du plan directeur du Parc National des Virunga et du plan de gestion du Parc Marin des Mangroves. Le plan directeur pour le Parc National des Virunga attend toujours dêtre publié en Belgique et ses données de base risquent de perdre de lactualité avec limpact des réfugiés rwandais durant les années 1994 à 1996 et la dernière guerre de lEst (août 1998) qui ont fortement entamé les ressources biologiques existantes. En outre, le plan de gestion pour la zone côtière financé par la Banque Mondiale et incluant le Parc Marin des Mangroves existe et ce plan na pas encore été adopté jusqu'à ce jour. Il y aura lieu de reprendre le dossier et de le finaliser afin de permettre au Gouvernement de convoquer une table-ronde pour son financement.
Les deux sites se trouvent dans les catégories suivantes : les zones humides du Parc National des Virunga dans les zones humides continentales et le Parc Marin des Mangroves (Réserve Naturelle des Mangroves) dans les zones humides, marines et côtières.
5.2 Parmi les plans de gestion susmentionnés, lesquels comprennent un plan ou programme de surveillance continue permettant de détecter des changements dans les caractéristiques écologiques? Veuillez le mentionner également dans le tableau des sites Ramsar.
Aucun de deux plans ne comprennent un programme de surveillance continue parce quils nont pas encore connu un début dexécution ou de mise en uvre.
5.3 Y a-t-il eu un changement dans les caractéristiques écologiques (positif ou négatif) dans lun de vos sites Ramsar; cela pourrait-il se produire à lavenir? Oui/Non. Si oui, veuillez décrire en détail.
Oui. Des changements ont eu lieu dans les caractéristiques écologiques du site du Parc Marin des Mangroves, et cela pourrait continuer à lavenir, à moins dune grande volonté politique. En effet, lhandicap croissant provient de lanarchie durbanisme perpétrée par les services du cadastre dans une partie du territoire concernée par le parc. La destruction des habitats du parc (bois des mangroves utilisés dans la fabrication du charbon de bois) et lutilisation non rationnelle des ressources entraînent la rareté de certaines espèces de mammifères, parmi lesquelles : le lamantin aquatique, huit espèces de reptiles dont la tortue marine, six espèces doiseaux, qui sont devenues rares ou menacées. Les faibles moyens du Gouvernement et de lInstitut Congolais pour la Conservation de la Nature ne permettent pas de soutenir les efforts de conservation. Labsence dune autonomie financière conséquente constitue un manque de garantie dans lexécution du programme de conservation de cette zone humide. A cela, il faudrait y ajouter la remise en cause au niveau local de lautorité de conservateurs pour une simple question dorigine ethnique en rapport avec la politisation de loption de la décentralisation (fédéralisme).
5.4 Pour les sites Ramsar inscrits au Registre de Montreux et auxquels a été appliqué la Procédure consultative sur la gestion, comment les recommandations du rapport de procédure ont-elles été appliquées? Dans quel délai est-il prévu de retirer le site du Registre de Montreux?
5.5 Pour les pays concernés par les Recommandations 6.17.1-4 de la COP6 «Sites Ramsar se trouvant sur le territoire de certaines Parties contractantes»: veuillez indiquer les mesures prises pour résoudre les problèmes soulevés à lépoque.
Plan stratégique Ramsar Objectif général 6
Inscrire sur la Liste de Ramsar les zones humides qui satisfont aux critères de la Convention, en particulier celles qui appartiennent à une catégorie encore sous-représentée dans la Liste et les zones humides transfrontières.
6.1 Un inventaire national des zones humides a-t-il été préparé dans votre pays? Oui/Non.
Si la réponse est non: prévoyez-vous de le faire? Oui/Non.
Sil existe un inventaire national: quand a-t-il été terminé? Où est-il conservé? Quelles informations contient-il?
Non. La RDC na pas encore préparé un inventaire national de ces zones humides, mais elle compte le faire, à moins dobtenir un financement auprès du Fonds de Conservation des Zones Humides.
6.2 Existe-t-il une liste ou un répertoire des zones humides «importantes» de votre pays ou région? Oui/Non. Si oui: quand a-t-il été terminé? Où est-il conservé? Quels critères ont été utilisés pour déterminer limportance et quelles sortes dinformations ont été retenues?
Non. A ce jour, la connaissance de ce potentiel demeure fragmentaire, cest pourquoi, un inventaire de ces sites est une étape importante pour leur classification et leur conservation.
6.3 Si possible, veuillez donner une estimation de la superficie des zones humides de votre pays et toute information sur le rythme de disparition ou de transformation au profit dautres activités. Si cette information est disponible, veuillez indiquer la définition de «zone humide» qui est utilisée.
La superficie du Parc National des Virunga est de 800.000 hectares, tandis que celle du Parc Marin des Mangroves est 66.000 hectares dont 20 % en surface maritime. Bien quil faille prendre cela avec beaucoup de réserve, le rapport GOODSON établi en 1988 affirme que la Mangrove a perdu 40 % de sa superficie actuelle. Ce qui est vrai au moins est que chaque année, des superficies entières sont récoltées à la suite de la coupe de bois de mangroves pour la fabrication du charbon de bois. Cette activité sintensifie en raison de son caractère lucratif, surtout avec les ventes opérées en Angola.
6.4 Des mesures ont-elles été prises pour appliquer les résolutions et recommandations de la COP6 selon lesquelles les Parties contractantes devraient, en priorité, inscrire des zones humides dimportance internationale qui:
a. satisfont aux critères relatifs aux poissons (Rés. VI.2);
b. satisfont aux critères de 1% pour les populations doiseaux deau à laide des données fournies par le Comptage international des oiseaux deau (Rés. VI.4);
c. sont des systèmes de zones humides karstiques ou de grottes (Rés. VI.5);
d. sont des écosystèmes de tourbières (Rec. 6.1);
e. sont des récifs coralliens et systèmes associés (Rec. 6.7);
f. sont des types de zone humide sous-représentés (qui, à part d) et e) ci-dessus comprennent des mangroves et des herbiers marins) (Action 6.2.3 du Plan stratégique).Face à plusieurs menaces environnementales qui pèsent sur le lac Tanganyika, notamment : la pollution par des quantités excessives des sédiments en suspension qui entrent dans le lac à la suite de la déforestation et des pratiques agricoles, la pollution chimique croissante dorigine urbaine et industrielle, la pollution possible de nodules pétroliers dans le futur, car une exploration intensive faite durant la dernière décennie porte à croire que le bassin du lac regorge des ressources pétrolières, les mauvaises pratiques de pêche conduisant à long terme à une réduction de prise dont la diversité en poissons est déjà entamée. De plus, en raison de limportance de la côte congolaise sur le lac Tanganyika par rapport aux autres pays qui se partagent ce lac, à savoir la Zambie, le Burundi et la Tanzanie, et étant donné que ce lac possède une diversité biologique remarquable et même probablement la plus riche de tous les lacs du monde et que la diversité biologique de cet écosystème est dun intérêt mondial, la République Démocratique du Congo se propose, dans le cadre des sites transfrontières, dinscrire dici trois ans le lac Tanganyika comme site qui satisfasse aux critères relatifs aux poissons. Cette inscription fera lobjet des concertations entre tous les pays frontaliers gérant ce lac dans le cadre du Projet « Biodiversité du Lac Tanganyika » financé entre autres par le FEM/PNUD. Ce lac est un laboratoire naturel unique. Il contient 250 espèces de poissons dont 216 seraient endémiques. Des nouvelles espèces sont continuellement découvertes. On y rencontre également une abondante despèces endémiques parmi les mollusques et les crustacés. Toutes ces espèces représentent une source de nourriture et de revenu importante pour la population. De plus, le Projet « Biodiversité du Lac Tanganyika » implique les communautés locales pour les besoins de développement et de conservation.
En outre, la RDC compte, dici la fin de lannée prochaine (1999), inscrire les marais de la Lufira, situés dans le Parc National de lUpemba, comme troisième site Ramsar (Cfr. 6.4.b du questionnaire). En effet, le Parc National de lUpemba est occupé par des gorges profondes, des falaises et des chutes qui contrastent avec dimmenses savanes vallonnées et de grandes étendues marécageuses qui font de ce parc lune des grandes zones ornithologiques du pays. Il abrite au moins 424 espèces doiseaux; ce qui représente 40 % de la totalité de lavifaune en RDC (1086 espèces) et constitue un des plus importants quartiers dhivernage pour les migrateurs paléarctiques. La valeur biologique du Parc de lUpemba est énorme, le taux dendémisme de certains groupes est très élevé (jusqu'à 10 % chez les poissons).
Pour toutes ces raisons, ce parc revêt un caractère exceptionnel qui justifie un effort particulier de protection et son inscription sur la liste de Ramsar.
6.5 Si votre gouvernement a indiqué, à la COP6, quil allait procéder à linscription de nouveaux sites, veuillez décrire la situation.
Cfr. Point 6.4. partie consacrée au Parc National de l'Upemba.
6.6 Veuillez indiquer dans le tableau de la page 3 quels sites de votre pays, inscrits sur la Liste de Ramsar, sont des sites transfrontières (voir aussi 7.1).
Le Parc Marin des Mangroves se trouvant le long des eaux maritimes et côtières de la RDC. En effet, à lembouchure du fleuve Congo, les effets combinés des effluents industriels, de nettoyage fréquent, des pétroliers et autres navires accostant à Soyo (Angola) et sur la plate-forme de SOCIR, dans la partie de la RDC, des remontées de sable et de boue destuaire et de labattage de Mangroves ont pour conséquence la mise en péril de la faune aquatique, tels que les tortues marines, le lamantin et la faune ichtyologique. Toutes ces activités provenant des deux rives (Angola et RDC) se traduisent par une baisse de la production de poissons. La crique de Banana qui, jadis, regorgeait une quantité et qualité impressionnantes despèces de poissons se plaint aujourdhui de déversements des déchets provenant des raffineries qui sont à la base de la destruction des habitats de la vie sauvage et de la faune aquatique. Cette perturbation favorise le déplacement de certaines espèces, voire leur disparition. Les huitres sont devenues impropres à la consommation car elles sentent le pétrole. Des concertations devront être amorcées avec lAngola pour la gestion partagée de ce site transfrontière.
6.7 Décrire tout plan ou mesure en train dêtre adoptés pour inscrire davantage de sites transfrontières (voir aussi 7.1).
La RDC partage près de 6.500 kilomètres de frontière naturelle avec huit pays voisins. Cette frontière est matérialisée par les cours deau (fleuve Congo, Ubangi, Bomu, Ruzizi, Luapula, Kasaï et Kwango) ainsi que par les lacs Albert, Edouard, Kivu, Tanganyika et Moëro. A notre connaissance, la gestion de ces eaux internationales na jamais été une préoccupation nationale. Mais devant lampleur de problèmes quon y rencontre, il est important que des dialogues puissent être amorcés avec tous ces pays voisins. Dans un premier temps, des concertations devront avoir lieu avec la République du Congo voisin dans le cadre de la commission mixte Congo-congolaise pour la gestion du fleuve Congo (zone humide partagée) séparant les deux capitales les plus rapprochées du monde (Kinshasa et Brazzaville). Dans cet espace, de chaque côté de deux rives, on constate que les poissons pêchés à la côte ou même dans le pool Malebo ont des relents dhydrocarbures.
Plan stratégique Ramsar Objectif général 7
Mobiliser une assistance financière pour la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides en collaboration avec dautres conventions et organisations, tant gouvernementales que non gouvernementales.
7.1 Décrire brièvement toute activité bilatérale ou multilatérale prise, en cours ou prévue pour gérer des zones humides transfrontières ou leurs bassins versants (voir aussi 6.6 et 6.7).
Cfr. points 6.6 et 6.7
7.2 Avez-vous des sites Ramsar jumelés avec dautres sites, soit au plan national soit au plan international? Oui/Non. Si oui, décrire.
Non.
7.3 Au cas où votre pays serait également signataire de lune des conventions suivantes, décrire les mécanismes qui existent pour aider au dialogue régulier et à la prise de mesures en coopération entre le personnel responsable de lapplication de ces conventions et lAutorité administrative Ramsar:
a. Convention sur la diversité biologique;
b. Convention-cadre sur les changements climatiques;
c. Convention sur la lutte contre la désertification;
d. Convention sur les espèces migratrices;
e. Convention du patrimoine mondial.Etant donné que le Secrétariat Permanent du Comité Interministériel supervise les quatre premières conventions ainsi que celle relative aux zones humides et que lICCN, qui en supervise la cinquième, en est membre, le travail sen trouve facilité.
7.4 Votre pays participe-t-il à des activités bilatérales ou multilatérales de conservation des espèces migratrices des zones humides? Oui/Non. Si oui, décrire en détail.
Non.
7.5 Y a-t-il des bailleurs de fonds multilatéraux et/ou bilatéraux qui financent des projets contribuant à lapplication de la Convention de Ramsar dans votre pays? Oui/Non. Si oui, veuillez décrire en détail.
Oui. Cfr. points 2.11 et 6.4. En outre, le FEM/PNUD, le NRI, Instiute of Fres Water Ecology, à travers le Projet « Biodiversité du Lac Tanganyika » financent déjà, quoique le site Lac Tanganyika nest pas encore inscrit sur la liste de Ramsar, un des projets qui va contribuer à lapplication de la Convention de Ramsar en République Démocratique du Congo.
7.6 Votre gouvernement procède-t-il à une attribution budgétaire annuelle afin de financer la conservation et lutilisation rationnelle des zones humides nationales? Oui/Non. Si oui, sagit-il dune attribution spécifique à un programme pour les zones humides ou accordée dans le cadre dun budget de gestion générale de lenvironnement ou des ressources naturelles?
Oui. Le Gouvernement procède, à travers lICCN, à une attribution budgétaire annuelle afin de financer la conservation et la protection des aires protégées renfermant entre autres des sites Ramsar. Un fait est que cette attribution est devenue rare depuis lannée passée.
7.7 Si votre pays dispose dun programme daide au développement, ce dernier comprend-il des fonds destinés à la conservation et à lutilisation rationnelle des zones humides dans dautres pays? Oui/Non. Si oui, veuillez décrire en détail.
Non.
7.8 Y a-t-il un processus officiel de consultation en place entre lAutorité administrative Ramsar et le programme daide au développement de votre pays? Oui/Non. Si oui, quel est ce processus.
Non.
Plan stratégique Ramsar Objectif général 8
Mettre à la disposition de la Convention les mécanismes institutionnels et les ressources nécessaires.
8.1 Votre gouvernement a-t-il versé des contributions volontaires autres que les contributions facturées ou au Fonds de petites subventions, en faveur des activités de la Convention dans le monde entier? Oui/Non. Si oui, décrire en détail.
Non.
8.2 Si votre pays est en retard dans le versement de ses contributions annuelles à la Convention de Ramsar, veuillez donner les raisons de cette situation et les possibilités de règlement de ces arriérés dans un proche avenir.
Oui. La RDC est vraiment en retard dans le versement de ses contributions annuelles auprès de la Convention de Ramsar. La situation politique qui prévaut actuellement à lEst de notre pays en est lune des causes. En effet, les ressources en devises de lICCN proviennent des Parcs Nationaux des Virunga et de Kahuzi-Biega actuellement sous occupation. Le financement obtenu auprès du FEM pour la réhabilitation de nos aires protégées aboutira au retour massif des touristes. Un calendrier échelonné sera proposé par notre pays dans la moitié du second trimestre de lannée 1999 pour le règlement de tous ces arriérés.
Section facultative Participation dorganisations non gouvernementales à lapplication de la Convention
Il sagit de questions facultatives qui ont trait à la coopération avec des organisations non gouvernementales dans un effort de coopération à lapplication de la Convention.
A la COP6, 42 ONG ont publié l«Engagement des ONG en faveur des activités de la Convention de Ramsar». Le Comité permanent estime que, pour la COP7, il convient dévaluer le niveau et le type de coopération en cours entre les autorités administratives des gouvernements et les ONG nationales et internationales qui sintéressent aux questions relatives aux zones humides.
Dans cette section facultative du rapport national, nous vous demandons de décrire la nature de la coopération et des relations avec toutes ONG internationales, régionales, nationales et provinciales actives dans votre pays.
9.1 Combien, environ, dONG ont inscrit les zones humides à leur programme dactivité dans votre pays? Veuillez établir la distinction entre les organisations internationales, régionales et nationales/provinciales.
Aucun.
9.2 Existe-t-il un forum ou mécanisme ordinaire par lequel les ONG expriment leur point de vue sur la conservation des zones humides et lapplication de Ramsar:
a. entre elles, oui/non
b. au gouvernement, oui/nonEtant membre du Comité Interministériel de Coordination qui joue en même tant le rôle de point focal pour les questions relatives aux zones humides, les ONG expriment leur point de vue à travers ce forum.
9.3 Y a-t-il des représentants dONG dans la délégation officielle de votre gouvernement aux COP Ramsar? Oui/Non.
Non.
9.4 Y a-t-il des programmes dONG sur léducation et la sensibilisation du public à propos des zones humides dans votre pays? Oui/Non. Si oui, veuillez décrire (voir aussi question 3.1).
Actuellement non. Mais dans le passé, pareil programme existait et était dirigé par le WWF. Il sagit du Programme « Education Virunga » et celui-ci portait non spécifiquement sur les zones humides, mais sur les problèmes environnementaux en général.
9.5 Des représentants dONG siègent-ils aux comités consultatifs de gestion des sites Ramsar (sil en existe)? Si oui, décrire en détail.
Non, étant donné que de tels comités consultatifs de gestion des sites Ramsar ne sont pas encore constitués.
9.6 Décrire les thèmes de la Convention (voir Objectifs généraux 1-8 du Plan stratégique) dans lesquels vous estimez que les ONG nationales/provinciales sont le plus actives.
Les thèmes en rapport avec les objectifs généraux 1 à 8 du plan stratégique dans lequel les ONG nationales et provinciales peuvent être les plus actives sont les 3, 4, 5, 6 et 7.
Commentaires de conclusion:
10.1 Commentaires généraux sur lapplication du Plan stratégique Ramsar.
Labsence de linformation sur lexistence dun mécanisme de financement auquel toutes les parties contractantes pouvaient recourir pour exécuter ce plan risque dêtre à la base même du non succès de ce plan stratégique.
10.2 Observations concernant le fonctionnement des organes suivants, les relations que vous entretenez avec eux et les services quils fournissent:
a. le Comité permanent Ramsar
b. le Groupe Ramsar dévaluation scientifique et technique
c. le Bureau Ramsar
d. les ONG partenaires de Ramsar.A part les informations venant du Bureau Ramsar et de quelques brochures reçues des Organisations Non Gouvernementales internationales, tels que WETLANDS INTERNATIONAL et UICN, les deux autres structures de la Convention ne sont pas du tout en contact avec notre pays, les résultats de leurs travaux nous parviennent souvent par le biais du Secrétariat Exécutif de Ramsar. Le bulletin Ramsar ne nous est pas parvenu depuis la dernière Conférence des Parties de Brisbane.
10.3 Toute autre observation et/ou recommandation générale pour lavenir.
Absence dun personnel qualifié pour la gestion des zones humides en RDC.
Entre deux Conférences des Parties, prévoir la tenue dun atelier régional qui permettra dévaluer à mi-parcours lapplication de la convention.
Absence dun programme dinformation suffisante de sensibilisation sur les avantages quoffre une zone humide auprès des communautés autochtones ou de son environnement.


