Journée mondiale des oiseaux migrateurs 9 et 10 mai 2009
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Bonjour à tous et à toutes :
Ce weekend - la journée mondiale des oiseaux migrateurs. En dessous, le commuiqué de presse des deux organisateurs, l’Accord sur les oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique- Eurasie (AEWA) et la Convention sur les espèces migratrices (CMS), avec plus d'informations disponibles sur le site Web www.worldmigratorybirdday.org.
Cordialement, Sandra Hails, Secrétariat de Ramsar
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– COMMUNIQUÉ DE PRESSE –
JOURNÉE MONDIALE DES OISEAUX MIGRATEURS 9 et 10 mai 2009
Des millions d’oiseaux tués chaque année par des obstacles érigés par l’homme
Bonn/Nairobi, 8 mai 2009 – le week-end prochain (9 et 10 mai 2009), des milliers de personnes participeront dans le monde entier à diverses manifestations organisées dans le cadre de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs (JMOM) afin d’attirer l’attention sur les nombreux obstacles érigés par l’homme que les oiseaux rencontrent au cours de leur migration.
Le thème choisi cette année pour la Journée mondiale des oiseaux migrateurs, « LES OBSTACLES À LA MIGRATION », a pour but de mettre en lumière les effets que des structures édifiées par l’homme (éoliennes, mâts d’antennes de communication, hauts bâtiments, vitres, lignes électriques, clôtures, etc.) peuvent avoir sur les oiseaux migrateurs.
Au cours de leur migration, les oiseaux rencontrent de nombreux obstacles naturels, tels que des déserts sans cesse plus étendus, des mers, des montagnes immenses et autres. Par-dessus le marché, au cours de leurs longs voyages, ils sont de plus en plus confrontés à des obstacles créés par l’homme.
Les structures d’origine anthropogène ne se limitent pas seulement à perturber les mouvements migratoires des oiseaux. On estime en effet qu’elles entraînent chaque année à travers le monde la mort de millions d’oiseaux entrant en collision avec elles.
Parmi les espèces touchées, certaines ont des effectifs abondants et d’autres sont menacées d’extinction. Les obstacles édifiés par l’homme sont considérés comme représentant une menace croissante qui contribuera vraisemblablement dans des proportions importantes au déclin de nombreuses populations, notamment celles des espèces rares et plus vulnérables.
« Des centaines de milliers d’oiseaux migrateurs, y compris de nombreuses espèces protégées par des traités internationaux pour la conservation de la faune sauvage - dont l’Accord sur les Oiseaux migrateurs d’Afrique- Eurasie (AEWA) - sont tués en nombre croissant par les obstacles érigés par l’homme. Dans certains cas, ceci pourrait être facilement évité par des mesures techniques destinées à réduire cette cause de destruction », nous a confié Bert Lenten, Secrétaire exécutif de l’AEWA et initiateur de la campagne de sensibilisation de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs.
Toutefois, chaque année, le nombre d’éoliennes, de lignes électriques, de mâts d’antenne radio, TV et GSM aux hauteurs imposantes, de surfaces vitrées réfléchissantes, de tours et autres structures semblables continue à augmenter, bien souvent sans que des mesures nécessaires connues destinées à éviter ou à atténuer la mortalité aviaire due aux collisions avec ces structures soient prises en considération.
Outre un certain nombre de mesures d’atténuation connues spécifiques à chaque type de structure, l’emplacement et la position des parc éoliens et des lignes électriques le long des principaux itinéraires de migration ou à proximité de zones régulièrement utilisées par des effectifs importants d’oiseaux pour se nourrir, se reproduire ou faire halte, peuvent fortement aggraver le risque de collision. La localisation de structures le long de zones humides, de vallées fluviales et de régions côtières où se rassemblent d’importants effectifs d’oiseaux migrateurs augmente probablement les risques encourus par ces derniers.
« Bien que les obstacles créés par l’homme représentent un problème croissant pour les oiseaux migrateurs dans le monde entier, on ne s’est guère intéressé jusqu’à présent aux solutions qu’il est possible d’apporter. J’espère vivement que cette Journée mondiale des oiseaux migrateurs aidera à accroitre la sensibilisation à ces obstacles et que des actions seront entreprises pour réduire l’impact de certaines de ces structures érigées par l’homme sur les oiseaux migrateurs », a indiqué Bert Lenten.
Dans le monde entier, des personnes et des organisations dévouées à leur cause, profiteront de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs (JMOM) du week-end prochain pour organiser des manifestations qui contribueront à attirer l’attention sur l’impact des obstacles d’origine anthropogène sur les oiseaux migrateurs. Une centaine de manifestations différentes trouvant place dans 44 pays figurent déjà sur le site Web de la JMOM: www.worldmigratorybirdday.org
Notes aux rédacteurs
Journée mondiale des oiseaux migrateurs (JMOM)
La Journée mondiale des oiseaux migrateurs (JMOM) est une initiative mondiale vouée à célébrer les oiseaux migrateurs et à promouvoir leur conservation à travers le monde. Cette année, la JMOM se déroule le week-end du 9 et 10 mai et a pour thème « Les obstacles à la migration ». La Journée mondiale des oiseaux migrateurs est organisée par l’Accord sur les oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique- Eurasie (AEWA) et la Convention sur les espèces migratrices (CMS) – deux traités internationaux pour la conservation de la faune sauvage, administrés par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et autres associations partenaires. Dans le monde entier, des personnes et des organisations dédiées à la conservation des oiseaux profiteront de cet événement pour attirer l’attention sur les obstacles érigés par l’homme et leur impact sur les oiseaux migrateurs. Une centaine de manifestations différentes trouvant place dans 44 pays figurent déjà sur le site Web de la JMOM (voir : www.worldmigratorybirdday.org). Ces activités comprennent des festivals et des excursions ornithologiques, des discussions publiques, des expositions, des présentations, des rassemblements ornithologiques et divers autres événements éducatifs et publics. Pour plus d’informations, veuillez consulter le site suivant: www.worldmigratorybirdday.org
Les obstacles à la migration (informations générales sur le thème de la JMOM 2009) Vitres et hauts bâtiments
Les fenêtres de toutes tailles et de tous types, mêmes petites et étroites, et tant celles des tours que celles des demeures résidentielles sont très dangereuses pour les oiseaux. Les ornithologues ont coutume de les appeler les « tueurs invisibles » du fait du nombre impressionnant d’oiseaux tués ou blessés, indépendamment de l’espèce, de l’âge du sexe et des conditions dans lesquelles les collisions se produisent. Attirés par le reflet d’arbres ou de plantes situés à proximité des vitres, les oiseaux essaient de passer à travers, parfois à toute vitesse. Le choc peut être fatal ou entraîner des blessures ou encore, lorsque l’oiseau cherche en vain à surmonter cet obstacle, l’épuiser totalement. L’oiseau tombe alors au sol, devenant une proie facile, notamment pour des prédateurs comme les chats qui attendent patiemment de pouvoir foncer sur leur victime. Des études ont en outre montré qu’environ la moitié des oiseaux parvenant finalement à s’envoler mouraient ensuite de leurs blessures. Ces faits sont souvent ignorés des personnes qui observent des collisions d’oiseaux et qui ont ensuite tendance à croire celles-ci sont peu dangereuses pour les oiseaux et qu’ils sont capables de s’envoler sain et sauf.
Éoliennes
Les éoliennes, tout en étant une forme de technologie propre pour la production d’énergie renouvelable et ainsi un outil important pour lutter contre le changement climatique, représentent également un danger pour les oiseaux migrateurs. Les éoliennes, surtout celles situées isolément dans de très vastes parcs éoliens, représentent un danger potentiel sérieux pour les oiseaux migrateurs. Leurs pales tournent jusqu’à 200 kilomètres à l’heure et celles qui sont placées le long des principaux itinéraires de migration des oiseaux peuvent constituer des obstacles extrêmement dangereux susceptibles d’estropier ou de tuer des oiseaux appartenant à de nombreuses espèces migratrices. En plus des collisions, on sait que les éoliennes peuvent entraîner le déplacement des oiseaux migrateurs et sont considérées comme étant particulièrement nuisibles dans les régions à forte concentration d’oiseaux d’eau, par exemple dans les grands sites de halte et de ravitaillement. Tout comme les autres obstacles entourés de lumières destinées à la sécurité aérienne, les éoliennes sont équipées de vifs éclairages pouvant attirer des oiseaux désorientés et entraîner des blessures mortelles pendant la nuit. Les parcs éoliens sont souvent construits le long des côtes ou sur des sommets montagneux, généralement dans des régions ayant un fort potentiel éolien et souvent situées le long des itinéraires de nombreux oiseaux migrateurs. Malheureusement, les parcs éoliens continuent à être construits le long des littoraux, des chaînes de montagnes et des zones humides, parfois sans aucune évaluation préliminaire du potentiel de leur impact environnemental sur les oiseaux migrateurs, et dans des endroits connus pour leur forte concentration de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs. Il est particulièrement préoccupant de voir des parcs éoliens construits dans des régions souvent utilisées par des espèces d’oiseaux rares et menacées d’extinction.
Lignes électriques
On pense que les lignes électriques et les clôtures constituent un risque particulier pour les oiseaux migrateurs. Les lignes électriques aériennes s’étendent dans le monde entier sur les millions de kilomètres et le maillage résultant des câbles de surface continue de s’accroitre. Outre le risque d’électrocution encouru par les oiseaux en résultat de la mauvaise conception des poteaux électriques, les câbles eux-mêmes représentent des objets de collision potentiels. Les oiseaux volant rapidement, ceux que l’on appelle les « mauvais voleurs » du fait de leurs petites ailes et ceux manquant d’agilité sont particulièrement menacés. Ils ont tendance à heurter les conducteurs et les câbles de gardes, souvent de nuit et dans des conditions atmosphériques difficiles.
Tours et mâts de télécommunication
Les tours et les mâts de télécommunication sont généralement de hautes structures situées sur des points élevés et leurs câbles d’étayage sont extrêmement dangereux pour les oiseaux migrateurs. Les oiseaux qui volent rapidement ne remarquent tout simplement pas ces câbles isolés et les moins agiles ont des difficultés à les éviter. Les nuits de tempêtes et la mauvaise visibilité rendent ces câbles encore plus dangereux pour les oiseaux et augmentent grandement les risques de collision. Dans ces mêmes conditions défavorables, les tours vivement éclairées augmentent les risques de collision. Les oiseaux, notamment les oiseaux de nuit, voyageant par temps de brouillard ou de brume, perdent leurs repères de navigation et se trouvent désorientés ou éblouis par les lumières des tours de communication. Les prenant pour des constellations, les oiseaux tournent autour des ces lumières et parviennent rarement à éviter les câbles et autres éléments de support. Même s’ils parviennent à éviter des chocs violents, les oiseaux sont souvent gravement blessés ou gaspillent l’énergie nécessaire à l’accomplissement de leur voyage de migration.
Facteurs aggravant
Lorsque des éoliennes, des lignes électriques et autres structures érigées par l’homme sont placées dans des zones à fortes densités d’oiseaux ou le long des principaux itinéraires de migration, les risques de collision augmentent considérablement. On estime que la localisation de parcs éoliens et d’autres structures le long de vallées fluviales et de zones côtières qui servent de repères de navigation pour les oiseaux migrateurs accroit considérablement les risques de collision. Ceux-ci sont également accrus ou réduits par l’intensité de l’éclairage et la taille de la structure. Plus l’éclairage est intense et plus la structure est grande, plus les objets sont dangereux pour les oiseaux. Le mauvais temps et l’obscurité ainsi que les caractéristiques physiques des oiseaux (acuité de la vision) ou mode de vol (volées), influencent également le taux de collision.
Partenaires de la JMOM :
Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) représente la voix de l’environnement dans le système onusien. Il joue le rôle de défenseur, d’éducateur, de catalyseur et de facilitateur, encourageant l’utilisation judicieuse des biens de la planète en vue d’un développement durable. http://www.unep.org/
La Convention sur la Conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (la CMS, également appelée Convention de Bonn) a pour objectif la conservation des espèces migratrices terrestres, aquatiques et aviaires dans toute leur aire de répartition. Il s’agit d’un accord intergouvernemental conclu sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Depuis l’entrée en vigueur de la Convention, le nombre de ses Parties (d’Afrique, d’Amérique centrale et d’Amerique du Sud, d’Asie, d’Europe et d’Océanie), en augmentation constante, est passé à 110 (au 1er novembre 2008). http://www.cms.int/
L’Accord sur les oiseaux d’eaux migrateurs d’Afrique-Eurasie (AEWA) est un traité intergouvernemental développé sous la CMS dédié à la conservation des oiseaux d’eau migrateurs. L’accord couvre 255 espèces dépendant écologiquement des zones humides pendant au moins une partie de leur cycle annuel. Il couvre une large zone géographique, incluant l’Europe, des parties d’Asie, le Canada, le Moyen-Orient et l’Afrique. Jusqu’à présent, sur les 118 pays de la zone de l’accord, 62 pays sont devenus Parties contractantes à l’Accord international. http://www.unep-aewa.org/
BirdLife International est un partenariat mondial des organisations de conservation luttant en faveur de la conservation des oiseaux, de leurs habitats et de la biodiversité mondiale. BirdLife International se consacre de longue date à la conservation des oiseaux migrateurs et des habitats dont ils dépendent. Le Partenariat BirdLife participe à la conservation des oiseaux migrateurs à différents niveaux, incluant aussi bien des projets visant une espèce ou des sites clés, que des travaux d’orientation et de défense plus larges destinés à promouvoir la conservation des espèces migratrices ou encore la participation à des projets à l’échelle de la voie de migration. http://www.birdlife..org/www.worldmigratorybirdday.org
Wetlands International est une organisation mondiale indépendante à but non lucratif dédiée à la conservation et à l’usage judicieux des zones humides. Wetlands International travaille au niveau mondial, régional et national en vue de la conservation et de l’usage judicieux des zones humides au profit de la biodiversité et du bien-être de l’homme. http://www.wetlands.org/
Contacts :
Florian Keil, Administrateur responsable de l’information, Secrétariat UNEP/AEWA. Tél. : +49 (0) 228 8152451, Portable : +49 (0)151 14701633, Courriel : contact@worldmigratorybirdday.org
Francisco Rilla, Administrateur responsable de l’information, Secrétariat UNEP/CMS. Tél. : +49 (0) 228 8152460, Courriel : frilla@cms.int ou Veronika Lenarz, Assistante chargée de l’information, Secrétariat UNEP/CMS. Tél. : +49 (0) 228 8152409, Courriel : vlenarz@cms.int au PNUE :
Nick Nuttall, Porte parole/ Responsable des médias, PNUE. Tél. : +254 20 7623084, Portable : +254 733 632755, Courriel : nick.nuttall@unep.org à BirdLife International :
Nick Askew, Administrateur chargé des communications, BirdLife International. Tél. : +44 (0)1223 279809, Courriel : Nick.Askew@birdlife..org à Wetlands International :
Alex Kaat, Directeur des communications, Wetlands International. Tél. : +31 (0)317 486776, Portable : +31 (0)6 50601917, Courriel : alex.kaat@wetlands.org
Pour plus d’informations, veuillez vous rendre à l’adresse suivante : http://www.worldmigratorybirdday.org(PRESS MATERIALS)
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Sandra HAILS
CEPA Programme Officer
Ramsar Convention Secretariat
Rue Mauverney 28, 1196 Gland, Switzerland
hails@ramsar.org
Tel: +41 22 9990176
Fax: +41 22 9990169


