Important developments at Ichkeul, Tunisia

22/08/2008


Important developments at Ichkeul, Tunisia

Ichkeul in Tunisia is generally recognised (with Camargue in France, Doñana in Spain and El Kala in Algeria) as one of the four major wetlands of the western Mediterranean basin. It has been listed as a National Park in Tunisia, and recognised at international level as a World Heritage site, a Ramsar site and a MAB reserve.

Ichkeul was listed as a World Heritage site in danger and included in the Ramsar Montreux Record in 1995, because dam building on inflow rivers coincided with a severe drought cycle, restricting supplies of fresh water, and causing the lake and marshes to become hyper-saline. In 2006, the site was removed by the World Heritage Committee from the World Heritage in Danger list, in recognition of improvements in the situation and of the restoration measures taken by the Tunisian authorities. Steps are currently under way to request its removal in the very near future from the Montreux Record. Among the reasons which led to the removal of Ichkeul from the List of World Heritage in Danger were:

  • an important change in the approach of the Tunisian authorities, who recognised that Ichkeul was a consumer of water, on the same level as agriculture, a key recognition which could serve as a model for other arid countries;
  • the reduction in salinity levels of lake water, due to improved rainfall and operation of the sluice at the outlet to the sea;
  • the restoration of the vegetation (especially Potamogeton in the lake) and Scirpus in the marshes;
  • the return of the major wintering waterbird populations;
  • and the revival of fisheries.

The World Heritage Committee however requested the Tunisian authorities to maintain their monitoring of the site, to continue the detailed reporting coordinated by the ANPE (National Agency for Protection of the Environment), and to carry out a number of further restoration measures. One of the latter was the restoration of the course of the Oued Joumine, one of the major inflow rivers: back in the early 1980s the river channel had been deepened and transformed into a rectilinear canal, so as to allow surface water from neighbouring agricultural land to flow directly and quickly into the lake. As a result, water moved rapidly through the marsh, causing it to dry out and the soils to become much more saline.

During the dry summer period of 2008, work has been carried out by the Ministry of Agriculture and Water Resources, to restore the Joumine marshes. International participants in a seminar marking the 20th anniversary of the ANPE (National Agency for Protection of the Environment) saw the beginning of the work in June. Now the work has been completed: the bed of the river has been blocked with heavy stones, an earth dam has been built across the stones, and in early August 2008 water was flowing on to the marsh, which was already green with new Scirpus shoots and occupied by large flocks of storks, herons, egrets and stilts; as soon as the autumn rains arrive, the earth dam will be breached, and water will flow through other side channels, reflooding the rest of the marsh, thus recreating the ecological conditions that existed before the channel was dug in the 1980s.

The Tunisian authorities should be warmly congratulated by the international community on this major and long awaited action for the restoration of the original ecological conditions at Ichkeul.

-- Mike Smart

Réalisations importantes à Ichkeul en Tunisie

Le lac et les marais d’Ichkeul en Tunisie sont généralement considérés (avec la Camargue en France, Doñana en Espagne, et la région d’El Kala en Algérie) comme étant une des quatre principales zones humides du bassin occidental de la Méditerranée. Le Parc national de l’Ichkeul a été établi et, au niveau international, Ichkeul a été inscrit comme site du Patrimoine international, comme Réserve de la Biosphère et comme zone humide d’importance internationale sur la Liste de la Convention de Ramsar.

Ichkeul a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en danger, et sur le Registre de Montreux de la Convention de Ramsar, en 1995 ; la raison était la construction de barrages sur les cours d’eau qui se déversent dans la zone humide, qui coïncidait avec un cycle de sécheresse ; le résultat en était une limitation des apports d’eau douce et une salinisation extrême du lac et des marais. En 2006, en reconnaissance de l’amélioration de la situation et des mesures de restauration entreprises par les autorités tunisiennes, le Comité du patrimoine mondial a retiré Ichkeul de la liste du Patrimoine mondial en danger ; des mesures sont actuellement en cours pour présenter une demande visant son retrait dans un avenir proche du Registre de Montreux. Parmi les raisons qui ont motivé le retrait d’Ichkeul de la liste du Patrimoine mondial en danger, on peut citer :

  • une évolution très importante de l’approche des autorités tunisiennes, qui ont reconnu qu’Ichkeul est un consommateur d’eau au même titre que l’agriculture ; il s’agit là d’une prise de conscience clé, qui pourrait servir de modèle à d’autres pays arides ;
  • la réduction du niveau de salinité des eaux du lac, grâce au retour des bonnes pluies et à l’opération de l’écluse sur la sortie du lac vers la mer ;
  • la restauration de la végétation, notamment des potamots Potamogeton du lac et des scirpes Scirpus des marais ;
  • le retour des populations hivernantes importantes d’oiseaux d’eau ;
  • et la reprise de la pêche.

Le Comité du Patrimoine mondial a cependant prié les autorités tunisiennes de continuer le suivi scientifique du site et la préparation de rapports détaillés, coordonnés par l’ANPE (Agence nationale de protection de l’environnement), et d’effectuer des mesures supplémentaires de restauration. Parmi ces mesures figurait la restauration du cours de l’oued Joumine, un des principaux affluents du site : déjà au début des années 1980, le cours de cette rivière a été approfondi et transformé en canal rectiligne, pour permettre l’évacuation directe vers le lac des eaux des surface des terrains agricoles avoisinants. En conséquence, ces eaux traversaient rapidement le marais, ce qui a provoqué son dessèchement et une augmentation de la salinité des sols.

Au cours de la période estivale sèche de 2008, le Ministère de l’Agriculture et des Ressources en Eau a entrepris des travaux pour la restauration des marais du Joumine. Les participants internationaux à un séminaire qui marquait le vingtième anniversaire de l’établissement de l’ANPE en juin 2008 ont pu voir le début de ces travaux ; depuis, ces travaux ont été menés à bien : le lit mineur de l’oued a été rempli de grandes pierres, un barrage en terre surmonte les pierres et pendant les premiers jours d’août, les eaux se déversaient sur les marais, déjà verts de nouvelles pousses de Scirpus et servant d’héberge à des rassemblements impressionnants de cigognes, de hérons, d’aigrettes et d’échasses ; dès les premières pluies de l’automne, ce barrage en terre sera brisé et le débit de l’oued, à travers de nouveaux chenaux transversaux, remettra en eau les autres secteurs des marais ; on aura ainsi rétabli les conditions qui existaient avant le creusage du canal aux années 1980.

Les autorités tunisiennes méritent les félicitations chaleureuses de la communauté internationale sur l’exécution de cette action majeure et longtemps attendue en faveur de la restauration des conditions écologiques originales d’Ichkeul .

-- Mike Smart

Ichkeul, November 2007 (from left): a warden from Direction Générale des Forêts, Mike Smart (consultant for WWF's designation project in Tunisia), Pierre Goeldlin (Board member of the MAVA Foundation), Denis Landenbergue (WWF International Freshwater Programme). Photo: Faouzi Maamouri, WWF-Tunisia.

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