Fonds Ramsar de petites subventions -- Senegal 2000 : "Ciconia nigra" en Afrique

06/09/2002

SITUATION DE LA CIGOGNE NOIRE CICONIA NIGRA EN AFRIQUE

Introduction

Depuis 1991, Wetlands International a mis en place un programme de dénombrements d'oiseaux d'eau en Afrique. Résultant d'un projet global de suivi des populations des oiseaux d'eau (IWC), le programme a pour objectif général de participer aux efforts internationaux de dénombrement et de conservation des zones humides et des oiseaux d'eau en particulier.

Au fil des années, avec l'augmentation sensible du nombre de pays africains, les opérations de dénombrement sont devenues un exercice de monitoring intégrant plus de vingt pays, dans lesquels a été établi un fort réseau de coordinateurs nationaux et d'observateurs bénévoles. Ainsi, à partir de 1999, trente pays participent régulièrement aux dénombrements et le réseau des sites ne cesse de s'accroître. Les données issues de cet exercice permettent donc de faire des estimations générales des populations d'oiseau, d'identifier des sites favorables et de dégager des priorités pour la conservation et la gestion des zones humides. En outre, elles contribuent au support des conventions internationales, telles que la Convention sur les zones humides (Convention de Ramsar), la Convention sur la diversité biologique et l'Accord cadre sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique Eurasie (AEWA). La qualité des données qui refléte le dynamisme de l'activité présente un grand potentiel d'utilisation comme outil de conservation des zones humides en Afrique.

Parmi les espèces concernées par ce dénombrement, figure la Cigogne noire Ciconia nigra. Cette espèce assez répandue en Europe, reste cependant rare en Afrique où on estime sa population à 27500 (Rose et Scott, 1997). Deux grandes voies de migration sont empruntées par la cigogne pour rejoindre les quartiers d'hivernage en Afrique. La population occidentale aborde l'Afrique par le détroit de Gibraltar pour se rendre en Afrique sub-saharienne. Les zones d'hivernage couvertes dans cette région sont vastes et peuvent s'étendre sur des milliers de km2. Les principaux quartiers d'hiver de cette population se localisent dans l'est du Sénégal, dans le centre et l'ouest du Mali, et dans le sud de la Mauritanie. Quant à la population orientale, c'est après avoir franchi Israël et la mer rouge, qu'elle traverse l'Egypte et le Soudan pour achever finalement sa migration dans le nord de l'Ethiopie, à l'est de la république centre africaine, au sud-est du Nigeria et parfois jusqu'en Afrique australe. Une population nicheuse de cigogne noire a été signalée dans le sud de l'Afrique, notamment au Zimbabwe où 150 couples ont été observés sur les falaises rocheuses. Cette population, estimée à 1000 individus, semble être totalement isolée de celle de l'Europe (Strazds, 2001), cependant les effectifs recensés durant ces dernières années ne donnent pas d'indication précise sur la nidification de l'espèce.

1. Matériel et méthode

Cette analyse s'appuie sur les différents rapports des DOEA effectués en Afrique depuis 1991. La compilation des informations a permis d'appréhender les données qualitatives et quantitatives sur la richesse aviaire des zones d'hivernages, notamment les populations de Cigognes.

2. Situation actuelle de la Cigogne noire en Afrique

L'analyse des données des DOEA renseigne sur les effectifs, la distribution et l'abondance des cigognes noires qui hivernent en Afrique. De façon générale, l'espèce est considérée rare en Afrique.

En effet sur un cumul de 327.890 cigognes recensées de 1991 à 2000, seulement 756 cigognes noires ont été observées dans l'ensemble des quartiers d'hivernage de l'Afrique, soit 0,23% des observations. L'analyse du statut des sites d'hivernage, montre que les cigognes noires s'installent le plus souvent à proximité des grands fleuves et que plus de 60% des sites fréquentés sont des aires protégées ou des réserves cynégétiques. Ces sites renferment les conditions optimales pour la quiétude de l'espèce.

Tableau 1 : effectifs de Ciconia nigra dans les quartiers d'hiver
en Afrique (d'après les DOEA 1991-2000)

Afrique de l’ouest

Afrique de l’est

Afrique du Sud

Pays

Nbre

Pays

Nbre

Pays

Nbre

Bénin

03

Ethiopie

5

Botswana

7

Côte d’Ivoire

01

Kenya

42

Malawi

19

Guinée

01

Tanzanie

47

Namibie

19

Niger

01

. .

R. sud Afrique

32

Nigeria

11

. .

Zambie

2

Mali

14

. .

Zimbabwe

39

Mauritanie

287

. . . .

Sénégal

235

. . . .

Total

503

.

94

.

116

Les séries de dénombrements mettent en exergue que jusqu'en 93, la quasi-totalité des observations concernait l'Afrique de l'ouest, notamment au Sénégal (avec un cumul de 78 cigognes sur un total de 87 individus pour toute l'Afrique). Le Sénégal ayant été un précurseur en matière de dénombrement des oiseaux d'eau en Afrique tropicale depuis 1958, ceci pourrait expliquer la régularité des résultats au moment où les opérations étaient encore très timides dans certains pays. A partir de 1994, le programme de dénombrement a couvert plusieurs zones humides vitales de bon nombre de pays et la zone ouest africaine semble fonctionner comme le site d'hivernage le plus important pour les cigognes noires durant ces 10 dernières années (tableau 1). La majorité des cigognes noires qui hivernent en Afrique de l'ouest, stationnent dans le delta inférieur du fleuve Sénégal, dans le sud mauritanien et aux frontières entre le Sénégal, le Mali et la Mauritanie. Il est établi que les cigognes qui séjournent en Afrique adoptent un comportement plus ou moins erratique, lié le plus souvent à l'assèchement progressif des mares et des cours d'eau avec l'avancement de la saison sèche, forçant les cigognes à se rapprocher des endroits où elles trouvent davantage de nourriture. Les jeunes cigognes qui effectuent leur premier séjour en Afrique ont un comportement plus erratique que les adultes, ce fait peut se traduire par la recherche constante de meilleures places de gagnage.

Figure 1 : Evolution des effectifs de Cigogne noire Ciconia nigra en Afrique
(1991 - 2000) d'après les résultats des DOEA

L'analyse des courbes d'évolution (figure 1) montre que les effectifs de cigognes noires connaissent des fluctuations sensibles dans les quartiers d'hiver. Si l'on remarque aisément que la population ouest africaine se stabilise, mieux augmente ces dernières années, il n'en est pas autant pour les autres populations de l'est et du sud qui connaissent des taux de déclin importants. Les histogrammes de fréquence (figure 2), permettent de constater que les effectifs de cigognes sont restés assez faibles entre1991 et 1994, sans doute suite aux effets de la sécheresse et ses correlaires de bouleversement écologique, cependant l'intensification des projets d'aménagements agricoles ont compromis en partie les quartiers d'hivernage de l'espèce. A partir de 1995, on peut considérer que la population africaine est en évolution, ce qui pourrait résulter de l'amélioration des conditions climatiques, de la couverture des sites de suivi, de l'implication d'un nombre plus élevé d'observateurs et de structures spécialisées.



Figure 2 : Observation de Cigogne noire Ciconia nigra en Afrique
(1991 - 2000) d'après les résultats des DOEA

2.1. Afrique de l'Ouest

En Afrique de l'ouest, l'aire de distribution des cigognes noires s'étend entre 16° et 10° de latitude Nord et entre 16°W et 4°E de longitude : à l'extrème nord-ouest, le delta du fleuve Sénégal et à l'extrème sud-est le lac Kainji sur le fleuve Niger au Nigeria (Jadoul, 2001). Cette partie ouest africaine, caractérisée par une savane arbustive ou arborée, est comprise entre les isohyètes de 200 mm au nord et de 1000 mm de pluies au sud. Trois grandes zones d'hivernage peuvent être utilisées par les cigognes noires (carte 1) :

· une zone occidentale comprenant le sud de la Mauritanie, le Sénégal et l'ouest du Mali ;
· une zone centrale comprenant le delta intérieur du Niger ;
· une zone orientale qui comporte le sud et l'est du Burkina Faso, l'ouest et le sud-ouest du Niger, l'ouest du Nigeria, le Nord du Bénin, le Nord du Togo et le nord du Ghana.

Les sites fréquentés par les cigognes noires dans ces différentes zones ont des statuts différents. Les aires protégées et les réserves cynégétiques occupent une place prépondérante : 10 parcs nationaux et deux reserves de chasse soit une superficie totale de plus de 3 millions d'hectares (Jadoul, 2001). Les cigognes fréquentent également différentes zones dans lesquelles elles sont confrontées à l'activité humaine, principalement des zones mixes d'élevage, de culture et de pêche.

Carte 1 : Voie de migration et zones d'hivernage de la Cigogne noire
Ciconia nigra en Afrique de l'Ouest

La zone occidentale semble accueillir la majorité des cigognes : 562 individus contre 31 pour les deux autres zones restantes (tableau 1). Les cigognes noires arrivent au début de la saison sèche en octobre et repartent avant la saison des pluies en mars. L'analyse de la fréquence de distribution (figure 3) montre que l'effectif global des cigognes noires est en phase d'évolution positive dans les quartiers d'hivernage de l'Afrique de l'ouest. Cette augmentation pourrait résulter de l'amélioration des conditions climatiques de la région (pluviométrie, présence de vastes étendues de zones humides, abondance et disponibilité de la nourriture, etc) et de l'élargissement des sites de dénombrement ainsi que des efforts de décomptes consentis dans les pays de l'Afrique de l'ouest.

Figure 3 : Observation de Cigogne noire Ciconia nigra en Afrique de l'Ouest (1991 - 2000)
(Bénin, Côte-d'Ivoire, Guinée, Niger, Nigeria, Mali, Mauritanie, Sénégal)
d'après les résultats des DOEA

Le suivi des cigognes noires au moyen des émetteurs satellites au cours de la période 1995-2000 a permis de déceler deux zones tampons en Afrique de l'ouest dans lesquelles les cigognes se rassemblent par plusieurs dizaines d'individus (Bobek, 2001) : il s'agit de la région de Maghama à la frontière de la Mauritanie et du Sénégal et de la région du Karakoro (probable), sur la frontière mauritanio-malienne. Certaines cigognes restent dans ces zones pendant tout l'hiver n'effectuant que des petits déplacements ; d'autres par contre, les utilisent comme zone de reposoir et d'engraissement avant de poursuivre leur migration vers d'autres quartiers d'hivernage.

Figure 4 : Observation de la Cigogne noire
Ciconia nigra en Afrique de l'Ouest (1991-2000)

L'analyse de la distribution des individus (figure 4) montre que la zone occidentale est la principale zone d'hivernage des cigognes noires, avec un maximum de 94% de l'effectif qui séjourne en Afrique de l'ouest. Le sud de la Mauritanie (51%) et le Sénégal (43%) semblent jouer un rôle prépondérant dans l'accueil des migrateurs du paléarctique, notamment les cigognes noires. Tandis que les zones centrale et orientale n'accueillent que 6% des effectifs concentrés principalement au Mali, au Nigeria et au Bénin.

2.2. Afrique de l'est

La population de cigogne qui passe l'hiver en Afrique de l'est traverse d'abord l'Israël et le Sinaï avant d'entamer sa descente vers les quartiers d'hiver. Du fait de la présence de vastes zones humides artificielles, les zones d'étang de pisciculture en Israël sont devenues des importants endroits d'hivernage pour les cigognes noires. Elles apparaissent en grand nombre au niveau de ces sites artificiels, contrairement en Afrique où les cigognes sont aperçues seules ou en très petits groupes. Les cigognes qui achèvent leur migration dans les quartiers d'hiver de Afrique de l'est ont donc eu l'occasion de bien se nourrir avant la traversée du désert, ce qui augmente leur chance de survie et de retour en Europe comme nidificateur. Contrairement aux ruisseaux et galeries des sites de l'ouest africain, les cigognes rencontrent des paysages très ouverts en Afrique de l'est. Peu d'arbres existent sur les flancs des collines et montagnes des hauts plateaux cultivés, les cigognes pêchent dans des vallées assez larges où se développe une intense activité humaine. Les principaux quartiers d'hiver se trouvent au Kenya, en Tanzanie et en Ethiopie.


Figure 5 : Observation de Cigogne noire Ciconia nigra en Afrique de l'Est (1991 - 2000)
(Ethiopie, Kenya, Tanzanie) d'après les résultats des DOEA

Les histogrammes de présence (figure 5) permettent de constater que la population est africaine est beaucoup moins importante que celle de l'Afrique de l'ouest. Les effectifs de cigognes sont restés très faibles (groupe de 2 à 4 individus) jusqu'en 1998. C'est seulement en 1999 qu'on a enregistré un nombre assez élevé (71) dans cette région.

2.3. Afrique du Sud

Les données existantes sur le sud de l'Afrique ne permettent pas d'établir que la population nicheuse de cigogne noire est en augmentation dans la zone. Au sud de l'Afrique, la nidification sur des parois rocheuses et des carrières est de règle, notamment au Zimbabwe, au Botswana et en Afrique du Sud. La population africaine, estimé à quelques 1500 couples, est considérée être en bonne santé par rapport aux populations asiatique et européenne. Le Zimbabwe semble être un noyau de reproduction pour cette espèce avec environ 150 couples connus à partir de 1995. Les données des DOEA montre que cette espèce est beaucoup plus présente au Zimbabwe et en Afrique du Sud, cependant on ne dispose pas d'indices d'évolution de cette population.

3. Comparaison entre les différentes espèces

Tableau 2 : comparaison entre les différentes espèces de Cigognes
en Afrique d'après les résultats des DOEA (1991-2000)

Années

Ciconia nigra

Cicocnia abdimii

Ciconia ciconia

Ciconia episcopus

1991

36

33

338

0

1992

20

989

229

297

1993

31

8916

3762

372

1994

48

6635

3740

286

1995

87

160601

15747

356

1996

82

1073

3003

3074

1997

45

6478

4744

945

1998

50

79483

2055

1256

1999

170

2531

7979

470

2000

187

2238

8701

377

Total

756

268903

50298

7433

Le tableau de récapitulation des effectifs (tableau 2) de cigognes observés en Afrique lors de ces 10 dernières années montre que la population africaine de la cigogne blanche Ciconia ciconia est très importante, notamment en Afrique de l'est. Après un déclin général au début du siècle, la population mondiale de cigogne blanche commence à connaître une augmentation significative et cela grâce aux mesures de conservation, de restauration et de sensibilisation mises en place dans différents pays à travers le monde. Cette tendance générale a été confirmée par les recensements des migrateurs effectués au détroit de Gibraltar et au niveau du Bosphore et Israël. Quant à la Cigogne noire, les résultats des DEOA permettent de mettre en évidence, malgré la qualité des données, que l'espèce reste assez rare en Afrique et se trouve menacée dans les quartiers d'hiver.

4. Menaces sur la cigogne noire

L'Afrique sahélienne a subit une sécheresse très marquée dont le point culminant a été jusqu'à présent en 1994, année où la plupart des fleuves ont connu leur débit le plus bas. Depuis, la sécheresse s'est atténuée sans pour autant disparaître. La conjonction des effets néfastes de la sécheresse et l'utilisation accrue des pesticides pour la pêche, les insecticides, les herbicides et engrais chimiques pour l'agriculture dans les zones agro-écologiques proches des quartiers d'hivernage, ont eu des répercussions importantes sur les effectifs d'oiseaux migrateurs en général et sur la cigogne noire en particulier. La baisse de la pluviométrie a entraîné la dégradation du réseau écologique composé de biotopes naturels riches en ressources alimentaires dans les quartiers d'hiver. L'intensification de l'agriculture, l'assèchement des zones humides et le drainage des marais ont appauvri ou éliminé des lieux essentiels de gagnage qui remplissaient différentes fonctions écologiques pour les oiseaux d'eau. En dehors de la compétition pour les ressources aquatiques qui s'amenuisent au cours de l'avancement de la saison sèche (aussi bien avec d'autres animaux qu'avec les populations autochtones et leurs troupeaux), les conflits sont générés le plus souvent par la densité des installations humaines où les cigognes peuvent faire l'objet de chasse, de prédation et de vandalisme.

5. Conclusions et recommandations

En tant qu'oiseau migrateur, la Cigogne noire est influencée par les conditions écologiques qu'elles rencontrent durant ses migrations et dans les quartiers d'hiver en Afrique. Ces conditions ne sont pas les mêmes en Afrique de l'ouest qu'en Afrique de l'est. En effet, la population de l'est qui passe par Israël et le Sinaï pour rejoindre les quartiers d'hiver en Afrique orientale et australe n'est pas sérieusement affectée par la dégradation des habitats, la sécheresse ou la persécution humaine. Par contre la dynamique de la population occidentale qui rejoint l'Afrique par le détroit de Gibraltar a été fortement influencée par les changements climatiques qui ont touché ses quartiers d'hiver dans la zone sahélienne. La sécheresse a fait disparaître des zones humides importantes et les grands aménagements hydro-agricoles construits tout au long des grands fleuves ont accéléré la perte d'habitat favorable aux cigognes.

Devant ces menaces qui pèsent sur la cigogne noire, et au vu des efforts de conservation et de sauvegarde consentis en Europe, il devient indispensable d'entreprendre des actions de conservation et de sensibilisation dans les zones d'hivernages, car c'est seulement en apprenant davantage sur le rôle, la distribution et l'importance des sites d'escale et d'hivernage que des mesures nécessaires de protection de la cigogne noire pourront être mises en place.

Cependant, comment améliorer la connaissance scientifique relative à la cigogne noire dans ses quartiers d'hiver ? A l'heure actuelle, les recensements de terrain et le suivi par satellite ont montré la valeur potentielle des zones humides dans les quartiers d'hivernage de l'Afrique. Toutefois, la connaissance de la distribution de tels sites, le nombre réel de cigognes, la durée de séjour, l'efficacité de nourrissage et les stratégies de survie en cas de sécheresse restent largement méconnus. En outre, conserver les zones humides est certes très important pour le maintien de la population de cigogne noire, cependant sensibiliser un large public à sa protection ainsi qu'à celle de son habitat doit l'être tout autant.

Pour affiner la perception du problème de conservation de la cigogne noire en Afrique, il conviendrait alors de :

1. Etablir, à l'échelle régionale, des inventaires harmonisés dans l'ensemble des quartiers d'hivernage afin de disposer de données précises et fiables sur les effectifs, la distribution, les menaces, l'alimentation et l'appréciation de la cigogne noire en Afrique.

2. Elaborer un questionnaire «Situation et répartition de la Cigogne noire en Afrique », afin de prendre en compte les lieux de gagnage et le régime alimentaire des cigognes, lors des dénombrements internationaux des oiseaux d'eau en Afrique.

3. Etablir, de façon précise, une carte de distribution de la cigogne noire dans les quartiers d'hivernage.

4. Améliorer les connaissances sur les utilisations spatio-temporelles des habitats des quartiers hivernaux qui, du reste, sont fragmentés et peu étudiés.

5. Identifier, de façon précise, les différents types de menaces sur les cigognes et leur impact sur la population, pour mettre en place de mesures de conservation (protection, sensibilisation et utilisation) dans les quartiers d'hivernage où les regroupements sont les plus nombreux, afin de garantir la survie de la population hivernante.

6. En adéquation avec le plan d'action des habitats et des espèces de l'AEWA, mettre l'accent sur la restauration et l'amélioration des habitats dans les quartiers d'hivernage et dans les zones de halte.

7. Développer avec les pays ciblés des programmes de conservation pour optimiser la survie de l'espèce dans les quartiers d'hivernage.

8. Développer à l'échelle régionale une campagne de sensibilisation élargie à tous les niveaux pour la sauvegarde de la cigogne noire et de son habitat en utilisant les différents supports médiatiques et pédagogiques.

9. Créer un réseau africain sur la cigogne noire. Le manque de groupe Net working handicape la circulation de l'information sur les actions, les mesures et les statuts de l'espèce. La mise en place d'un tel réseau ainsi que des forums de discussions permettra d'échanger sur les différentes actions et être au cœur des évènements concernant la cigogne noire.

6. Remerciements

Le Bureau de la Convention de Ramsar et le Programme "Afrique de l'Ouest" de Wetlands International Programme expriment leurs vis remerciements à la Direction Générale des Ressources Naturelles et de l'Environnement et le Ministère de la Région Wallonne, Belgique, pour l'appui financier qui a permis le déroulement de cette étude préliminaire sur la cigogne noire en Afrique.

Les investigations ont permis d'appréhender la situation actuelle et les tendances des effectifs de la cigogne ainsi que certaines menaces qui affectent l'espèce. Cependant, un financement complémentaire est nécessaire pour améliorer la connaissance et la perception du problème de conservation de la cigogne noire dans ses quartiers d'hivernage en Afrique.

Aussi, une suite à cette étude est proposée sous la forme d'un programme destiné à mettre en oeuvre les recommandations de la première étude. Le Bureau de la Convention de Ramsar et le Bureau de Wetlands International en Afrique de l'Ouest signeront un contrat qui mettra à profit la contribution financière 2002 du Ministère de la Région Wallonne. Cette nouvelle proposition mettra un accent particulier sur les actions de suivi et de sensibilisation pour la mise en place d'un plan de conservation pour la cigogne noire en Afrique.

7. Références bibliographiques

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Rose M. P. & Scott D. A. (1997) Waterfowl Population estimates, second edition. Wetlands International Publ. 44, Wageningen, the Netherlands. 106pp.

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Wetlands International, bureau de l'Afrique de l'Ouest, Bases de données AFWC 1999 - 2000.

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