Rapport national de Guinée pour la COP7 Ramsar

23/01/2000

Rapport national à l’occasion de la 7e Session de la Conférence des Parties contractantes à la Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971)

Application de la Convention de Ramsar en général et du Plan stratégique Ramsar, 1997-2002, en particulier, durant la période écoulée entre le Rapport national préparé en 1995 pour la COP6 Ramsar et le 30 juin 1998

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Partie contractante REPUBLIQUE DE GUINEE
Autorité administrative Ramsar désignée  
Nom complet de l’institution Direction Nationale de l’Environnement / Ministère de l’Equipement et de l’Environnement
Nom et titre du chef de l’institution Mme TOURE IDIATOU CAMARA, Directrice Nationale de l’Environnement
Adresse postale du chef de l’institution BP. 3118 Conakry
Téléphone (224) 46 48 50
Télécopie (224) 46 48 39
Courriel  
Nom et titre (si différents) du responsable chargé des affaires de la Convention de Ramsar Fodé Luncény CAMARA, Chef de la Section Préservation des Ecosystèmes Humides, Direction Nationale de l’Environnement (Comité National Ramsar)
Adresse électronique (si différente) du responsable désigné BP. 1629 Conakry
Téléphone (224) 46 48 50
Télécopie (224) 46 48 39
Courriel .

Plan stratégique Ramsar – Objectif général 1
S’efforcer d’obtenir une adhésion universelle à la Convention.

1.1 Décrire toute mesure prise par votre gouvernement (par ex. organisation de réunions/consultations régionales ou infrarégionales, coopération avec des pays voisins à propos de sites transfrontières) pour encourager d’autres pays à adhérer à la Convention.

Les travaux de consultation et de négociation d’un Accord cadre de coopération entre la République de Guinée et la Guinée-Bissau, engagés depuis 1996 relatifs à la mise en oeuvre d’un plan commun de gestion des zones humides transfrontières des deux pays. Ceci est un acquis qui pourrait inciter d’autres pays à venir dans la Convention. C’est le cas par exemple du Libéria, le Cap Vert qui peuvent être intéressés à cette nature de coopération, au niveau sous-régional.


Plan stratégique Ramsar – Objectif général 2
Parvenir à l’utilisation rationnelle des zones humides en appliquant et en améliorant les Lignes directrices Ramsar sur l’utilisation rationnelle.

2.1 Avez-vous élaboré un plan d’action/une politique/stratégie national(e) pour les zones humides, êtes-vous en train ou prévoyez-vous de le faire dans un avenir proche? Si tel est le cas:

a. Quelles sont/seront ses caractéristiques principales?

Dans le cadre de la mise en oeuvre de sa politique nationale des zones humides, la Guinée a initié quelques mesures de conservation, il s’agit entre autres de:

  • l’élaboration du shéma Directeur d’Aménagement de la Mangrove (SDAM);
  • la mise en oeuvre du projet national de définition des contraintes d’aménagement du littoral, grâce à une assistance technique de l’ORSTOM;
  • la mise en oeuvre du projet pilote de gestion de la mangrove de la baie de Sangareya, dont l’objectif général vise à l’utilisation rationnelle des ressources de la zone humide côtière à travers les actions de sensibilisation du grand public à la participation aux activités de conservation.

b. Etait-il ou est-il prévu que le plan d’action/la politique/stratégie soit adopté(e) par l’ensemble du gouvernement, le ministre responsable des questions relatives à Ramsar ou dans le cadre d’un autre processus? Veuillez décrire.

Il est prévu la mise en oeuvre d’une politique nationale des zones humides, qui devra être élaborée par les services responsables en la matière, et qui sera adoptée par le gouvernement pur exécution.

c. Comment ce document entre-t-il/entrera-t-il en rapport avec d’autres initiatives nationales de planification de l’environnement/de la conservation (par ex. plan d’action national pour l’environnement, plan d’action national pour la diversité biologique, stratégie nationale de conservation)?

Tous ces plans nationaux de développement vont intégrer en leur sein les différentes stratégies d’utilisation rationnelle des zones humides accompagnées de plans d’action. Il s’agit par exemple du Plan National d’Action pur l’Environnement (PNAE), la monographie nationale sur la Diversité biologique, le Plan d’Action Forestier Tropical National (PAFTN).

2.2 S’il y a une politique en vigueur, où en est son application et quelles sont les principales difficultés rencontrées?

La Guinée ne dispose pas encore d’une politique nationale des zones humides en tant que telle. Cependant, en 1993, une requête du gouvernement a été soumise au Bureau de la Convention de Ramsar pour une assistance afin de doter la Guinée d’une telle politique à cause de l’importance des terres humides que recèle le pays.

Avec la mise en place prochaine de la structure de l’Autorité du littoral et de la Mangrove, la Guinée compte disposer sa propre politique des zones humides, d’ici l’an 2000.

Les difficultés qui pourraient être rencontrées sont liées au support financier pour son élaboration et sa mise en oeuvre.

2.3 Si une politique/stratégie/un plan d’action est en place, qui est responsable de son application:

a. Un seul ministère,
b. Un comité interministériel, ou
c. Un comité intersectoriel?

En Guinée, le Ministère de l’Agriculture, des Eaux et Forêts est l’institution de l’Etat responsable de l’application des stratégies et plans d’action pour ce qui est du schéma directeur d’aménagement et de la gestion de la mangrove et des contraintes d’aménagemnet. Cette responsabilité est partagée avec le Ministère en charge de l’environnement au point de vue coordination et suivi évaluation.

2.4 Pour les pays sous régime de gouvernement fédéral: existe-t-il des politiques/stratégies/plans en vigueur, en voie d’élaboration ou prévus au niveau des provinces/Etats, régions? Oui/Non.  Si oui, veuillez décrire en détail.

Non applicable à notre pays.

2.5 Une évaluation de la législation et des pratiques ayant des effets sur les zones humides a-t-elle eu lieu et, si oui, a-t-elle abouti à des changements qui contribuent à l’application de la Convention de Ramsar? Veuillez décrire.

Les études menées lors de l’élaboration du Plan d’Action pour l’Environnement (PNAE), du projet monographie nationale sur la Diversité bilogique, et le PAFTN, ont permis de faire une évalutation de la législation ainsi que de certaines pratiques pouvant avoir des effets directs ou indirects sur les zones humides. Les résultats et conclusions dégagés ont nécessité des changements intervenus dans le code forestier, et le code de l’Environnement dont celui-ci sera bientôt en voie de révision.

2.6 Décrivez les efforts déployés dans votre pays pour que les zones humides soient prises en compte dans les processus d’aménagement et de gestion intégrés du territoire/de l’eau et de la zone côtière, aux niveaux suivants:

a. national,
b. provincial,
c. local.

a) Mise en place du programme national d’aménagement des bassins versants sous l’autorité du Ministère de l’Agriculture, des Eaux et Forêts;

Création des structures déconcentrées de l’Environnement et de l’Agriculture, des Eaux et Forêts;

Elaboration du schéma directeur d’aménagement du bassin de la Kayamba/Geba-Corrubal/Koliba, partagée entre la Guinée, la Guinée-Bissau et le Sénégal pour le développement des activités agrosylvopastorales au niveau des trois (3 pays)

b) Au plan national il y a des efforts de coopération avec Wetland International, en outre la Guinée a signé un protocole d’Accord avec l’Office National de la Chasse (ONC) de la France, dans le cadre de la mise en oeuvre d’un projet régional de suivi des populations d’oiseaux d’eau de la Région ouest Africaine Francophone. Les actions de conservation et de surveillance sont prévues pour les zones humides de l’intérieur qui sont aussi d’une grande valeur écologique.

c) Au plan régional ou provincial, il est créé des directions préfectorales du développement rural et de l’environnement chargées entre autres des questions de conservations des zones humides.

A l’échelle locale, il y a des programmes ponctuels de sensibilisation des populations rurales sur l’utilisation durable des terres humides en général, dans le but de maintenir leur valeur à travers certains projets de développement du pays.

2.7 Avez-vous publié des documents ou des descriptions des pratiques qui pourraient aider d’autres pays à promouvoir et améliorer l’application des Lignes directrices Ramsar relatives à l’utilisation rationnelle des zones humides? Oui/Non.  Si oui, veuillez donner des détails et fournir des copies.

Oui, il s’agit des grandeslignes du projet Contraintes d’Aménagement et de Gestion de la zone littorale.

2.8 Dans le contexte de la Recommandation 6.14 de la COP6 sur les substances toxiques et la pollution, veuillez décrire les mesures prises pour «remédier aux effets de la pollution qui affecte les sites Ramsar et autres zones humides, et pour prévenir ces effets» (paragraphe 9 du dispositif).

Au plan national il y a le Décret D/97/287/PRG/SGG du 24 décembre 1997 qui réglemente la gestion et le contrôle des substances chimiques nocives et dangereuses en Guinée; La Guinée a ratifié et signé la Convention de Bâle relative au mouvement transfrontalier des déchets, et il y a également en cours de réalisation une interprétation des textes en la matière relatifs à l’appication de cette Convention et celle de Bamako, toutes deux relatives aux produits chimiques dangereux. Ces différentes dispositions sont entre autres, quelques mesures prises relatives à la protection des zones humides contre la pollution.

2.9 Décrire les mesures prises pour intégrer les techniques d’évaluation économique des zones humides dans les mesures d’aménagement et d’évaluation des ressources naturelles.

Pour l’intégration des techniques d’évaluation économique des zones humides, le Gouvernement de la Guinée a publié le décret n°201/PRG/SGG/98 portant préservation du milieu marin et des zones côtières . Il existie également le décret n°199/PRG/SGG/89 codifiant les études d’impacts sur l’environnement; en outre, le decret n°200/PRG/SGG/89, portant régime juridique des installations classées pour la protection de l’environnement.

2.10 La législation de votre pays exige-t-elle de réaliser des évaluations d’impact sur l’environnement à propos d’activités pouvant avoir des répercussions sur les zones humides? Oui/Non.

Oui

2.11 La restauration et la remise en état des zones humides sont-elles considérées comme des priorités dans votre pays? Oui/Non.  Si oui, décrire les mesures prises pour identifier des zones humides nécessitant de telles mesures et mobiliser les ressources en vue de la restauration ou de la remise en état.

Oui, il existe à cet effet l’Article. 20 du Code de l’environnement en application de l’article.121 de l’ordonnance n°076/PRG du 21 mars 1986 portant Code Minier de la République de Guinée;

Il y a l’élaboration et l’application du SDAM, le PNAE, le programme national d’aménagement des bas-fonds dont les activités constituent un avantage pour inventaire des zones humides et la mobilisation des ressources pour leur mise en valeur.

2.12 Décrire les mesures prises pour «encourager une participation active et informée des communautés locales, notamment des populations autochtones et, en particulier des femmes, dans les domaines de la conservation et de l’utilisation rationnelle des zones humides». (Voir Plan stratégique, Actions 2.7.1-4).

Après le SDAM, il a été initié le projet pilote d’aménagement de la mangrove de la baie de Sangarèya dont la réalisaiton est basée sur l’approche participative des populations environnantes. L’objectif essentiel de ce projet est d’aider à orienter les activités économiques et de subsistance des communautés locales de manière à protéger les zones humides côtières contre la dégradation due aux actions humaines. Le programme sera en extension pour couvrir toute la zone littorale actuellement sous pression humaine.

2.13 Décrire les mesures prises pour «encourager la participation du secteur privé à la conservation et à l’utilisation rationnelle des zones humides (voir Plan stratégique, Actions 2.8.1-4). Y a-t-il eu, parmi ces mesures, une évaluation des moyens fiscaux (accords fiscaux, etc.) en vue de déterminer et d’éliminer les obstacles et d’introduire des incitations à la conservation et à l’utilisation rationnelle des zones humides. Oui/Non?  Si oui, décrire en détail.

Non


Plan stratégique Ramsar – Objectif général 3
Améliorer la sensibilisation aux valeurs et fonctions des zones humides dans le monde entier et à tous les niveaux.

3.1 Existe-t-il, dans votre pays, un programme national dirigé par le gouvernement sur l’éducation et la sensibilisation du public portant sur les zones humides ou tenant compte de celles-ci. Oui/Non? Si oui, quelles sont les mesures prioritaires inscrites dans ce programme et les groupes cibles? (Voir aussi question 9.4)

Oui, la mise en oeuvre du Programme régional d’Assistance Technique à la Communication et l’Information sur la Protection de l’Environnement en Guinée (PACIPE/GUINEE), qui couvre toute la région côtière, et dont le volet spécifique "promotion de prise de conscience écologique en Guinée-maritime", mène de larges campagnes d’information et de sensibilisation en direction des communautés côtières sur la valorisation des zones humides dont elles sont tributaires.

3.2 Décrire les mesures prises pour que les programmes pédagogiques tiennent compte des questions relatives aux zones humides et des principes d’utilisation rationnelle de Ramsar. Cette mesure a-t-elle été prise à tous les niveaux d’enseignement (primaire, secondaire, supérieur et adulte)? Veuillez décrire.

Pour la prise en compte des questions liées aux zones humides au niveau des programmes d’éducation, il est crée un Institut National Pédagogique qui réalise un programme de développement d’action environnementale. Ce programme vise tous les cycles scolaires et universitaires, ainsi que le grand public. Il fait un bulletin trimestriel dénommé "Ecole verte, école propre".

Il y a le projet Erosion Côtière piloté par l’université de Conakry dont les activités sont la recherche et la protection des zones humides côtières, il y a aussi le Centre d’Etudes et de Recherche en Environnement (CERE) de l’Université de Conakry.


Plan stratégique Ramsar – Objectif général 4
Améliorer les capacités des institutions des Parties contractantes, chargées de la conservation et de l’utilisation rationnelle des zones humides.

4.1 Décrire les mécanismes en place ou en train d’être mis en place pour améliorer la coopération entre les institutions responsables d’activités qui pourraient avoir des répercussions sur la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides. Si l’un des mécanismes est un comité national Ramsar/pour les zones humides, décrire sa composition, ses fonctions et son mode de fonctionnement.

Un des mécanismes à mettre en place pour les facilités de coopération entre les institutions responsables des actions de mise en oeuvre du programme de la Convention Ramsar au plan national et local est la restructuration et le fonctionnement du Comité Natinal Ramsar à caractère intersectoriel qui va regrouper en son sein de représentants des secteurs intéressés y compris le secteur privé. Il sera chargé de la coordination, et du suivi-évaluation de toutes les actions de la Convention sur les zones humides au niveau national et international. Il est responsable de l’administration de la Convention ainsi que de l’impulsion des aspects techniques relatifs aux zones humides, sous l’autorité administrative compétente. Le comité Ramsar est le principal interlocuteur de la Convention auprès du Gourvernement de la Guinée, il est donc un organe consultatif pour le Gouvernement. Il est en collaboration directe avec le point focal de la Convention Ramsar pour appuyer les activités de coordination.

4.2 Parmi les éléments suivants, indiquez ceux qui ont été mis en place:

a. une évaluation en vue d’identifier les besoins de formation des institutions et des personnes concernées par la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides. Oui/Non? Si oui, veuillez indiquer les principaux résultats de l’évaluation.

Non

b. une évaluation visant à déterminer les possibilités de formation pour ces personnes, tant au niveau national que dans d’autres pays. Oui/Non?

Oui

c. la mise au point de modules de formation ou d’un programme de formation destiné aux administrateurs des zones humides. Si oui, veuillez décrire en détail.

Non

d. des citoyens de votre pays ont-ils suivi une formation relative aux zones humides soit dans votre pays soit à l’étranger. Oui/Non? Si oui, veuillez décrire en détail.

Oui, Formation de deux (2) cadres en gestion des zones humides à l’Ecole Internationale de Bordeau (1993);

- participation d’un (1) cadre à l’Atelier régional sur les contraintes d’aménagement et de gestion de la zone du littoral à Conakry;

- participation d’un (1) cadre au séminaire international sur les zones humides de la côte Atlantique (Séville).


Plan stratégique Ramsar – Objectif général 5
Garantir la conservation de tous les sites inscrits sur la Liste des zones humides d’importance internationale (Liste de Ramsar).

5.1 Combien de sites Ramsar de votre pays disposent d’un plan de gestion officiel:

a. en préparation,   Aucun
b. prêt,   Aucun
c. en voie d’application?    Aucun

Veuillez indiquer dans le tableau des sites Ramsar de la page annexée de quels sites il s’agit et dans quelle catégorie ils se trouvent.    

Néant

5.2 Parmi les plans de gestion susmentionnés, lesquels comprennent un plan ou programme de surveillance continue permettant de détecter des changements dans les caractéristiques écologiques? Veuillez le mentionner également dans le tableau des sites Ramsar.

Néant

5.3 Y a-t-il eu un changement dans les caractéristiques écologiques (positif ou négatif) dans l’un de vos sites Ramsar; cela pourrait-il se produire à l’avenir? Oui/Non. Si oui, veuillez décrire en détail.

Oui, en effet les sites Ramsar inscrits par la Guinée en 1992, font déjà signe de changements écologiques à cause de l’insuffisance du support d’actions de surveillance et de conservation (activités de restauration) et surtout l’absence d’un plan de gestion exécutoire. Cependant, cette tendance pourrait être corrigée au moyen des efforts de sensibilisation pour implication de tous les acteurs concernés dans les actions de réhabilitation du milieu.

L’exemple des îles Tristao est l’illustration de menaces d’érosion sur le site.

5.4 Pour les sites Ramsar inscrits au Registre de Montreux et auxquels a été appliqué la Procédure consultative sur la gestion, comment les recommandations du rapport de procédure ont-elles été appliquées? Dans quel délai est-il prévu de retirer le site du Registre de Montreux?

Aucun des sites Ramsar ne se prête à une inscription au registre de Montreux. Toutefois, le site îles Tristao a tendance à être inscrit au registre pour des raisons exigées au 5.3.

5.5 Pour les pays concernés par les Recommandations 6.17.1-4 de la COP6 «Sites Ramsar se trouvant sur le territoire de certaines Parties contractantes»: veuillez indiquer les mesures prises pour résoudre les problèmes soulevés à l’époque.

Un des sites Ramsar les plus importants en Guinée est les îles Tristao, contigu à l’Archipel des Bijagos de la Guinée-Bissau, où les ressources sont partagées entre les deux pays. Dans la réalisation du projet "Sauvegarde des îles Tristao", un problème frontalier a été posé. Par rapport à l’importance de la situation, les autorités de la Guinée ont aussitôt engagé une négociation pacifique intergouvernementale en vue d’une coopération pour la geston des ressources partagées de la zone transfrontière avec la Guinée-Bissau. Ces sonsultations ont abouti d’abord à l’élaboration et à la signature par les deux parties d’un mémorandum d’intention de coopération, ensuite à la préparation d’un Accord cadre de coopération Guinée/Guinée-Bissau sur la mise en oeuvre d’un plan commun de gestion des zones humides transfrontières, la signature du document final est prévue avant la 7COP, si la stabilité de la Guinée-Bissau est rétablie.


Plan stratégique Ramsar – Objectif général 6
Inscrire sur la Liste de Ramsar les zones humides qui satisfont aux critères de la Convention, en particulier celles qui appartiennent à une catégorie encore sous-représentée dans la Liste et les zones humides transfrontières.

6.1 Un inventaire national des zones humides a-t-il été préparé dans votre pays? Oui/Non.

Non, cependant, compte tenu de la priorité que le Gouvernement de la Guinée accorde à la protection et la mise en valeur des terres humides et du littoral, l’inventaire national de ces écosystèmes est une nécessité qui se fait sentir.

Si la réponse est non: prévoyez-vous de le faire? Oui/Non.

Oui

S’il existe un inventaire national: quand a-t-il été terminé? Où est-il conservé? Quelles informations contient-il?

Néant

6.2 Existe-t-il une liste ou un répertoire des zones humides «importantes» de votre pays ou région? Oui/Non.  Si oui: quand a-t-il été terminé? Où est-il conservé? Quels critères ont été utilisés pour déterminer l’importance et quelles sortes d’informations ont été retenues?

Oui, il existe un répertoire des zones humides pour ce qui est de la région côtière. En raison des arguments relatés au 6.1, nécessité est d’établir un second répertoire pour compléter les informations sur ce premier répertoire et aussi inclure cette fois , les zones humides intérieures et sous-régional. C’est le cas par exemple du fleuve Niger, une ressource partagée entre 7 pays de la sous-région et 3 autres cours d’eau qui prennent leur source en Guinée pour se jeter enfin dans le Sahel.

6.3 Si possible, veuillez donner une estimation de la superficie des zones humides de votre pays et toute information sur le rythme de disparition ou de transformation au profit d’autres activités. Si cette information est disponible, veuillez indiquer la définition de «zone humide» qui est utilisée.

Les zones humides côtières en Guinée couvrent une superficie estimée 400.000 ha, pour celles de l’intérieur du pays, l’inventaire n’étant pas encore réalisé une estimation exacte ne saurait être donnée. Toutefois, le rythme de dégradation et de transformation au profit des activités telles que la riziculture inondée, l’extraction du sel, l’exploitation du bois d’énergie et de service, de l’élevage, sont autant d’activités qui menacent les zones humides.

6.4 Des mesures ont-elles été prises pour appliquer les résolutions et recommandations de la COP6 selon lesquelles les Parties contractantes devraient, en priorité, inscrire des zones humides d’importance internationale qui:    Oui

a. satisfont aux critères relatifs aux poissons (Rés. VI.2);

Mesures relatives au plan de pêche élaborées par le Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques;

b. satisfont aux critères de 1% pour les populations d’oiseaux d’eau à l’aide des données fournies par le Comptage international des oiseaux d’eau (Rés. VI.4);

Mesures relatives à l’inventaire des zones côtières de la région nord-ouest de la Guinée avec l’assistance du CIPO/WIWO (Pays-Bas);

- Réalisation du SDAM

c. sont des systèmes de zones humides karstiques ou de grottes (Rés. VI.5);

Non

d. sont des écosystèmes de tourbières (Rec. 6.1);

Non

e. sont des récifs coralliens et systèmes associés (Rec. 6.7);

Non

f. sont des types de zone humide sous-représentés (qui, à part d) et e) ci-dessus comprennent des mangroves et des herbiers marins) (Action 6.2.3 du Plan stratégique).

Oui, avec le SDAM et les études du centre de Recherche Océanographique de Rogbané (CERESCOR) à Conakry, dont les activités courvrent les 300 km de la zone littorale de mangrove, pour ce qui concerne les herbiers marins, on peut citer les îles Corail et Capri.

Les mesures prises sont des mesures de conservation et de réglementation des prélèvements par le code de l ‘environnement.

6.5 Si votre gouvernement a indiqué, à la COP6, qu’il allait procéder à l’inscription de nouveaux sites, veuillez décrire la situation.

A la 6COP, il a été proposé l’inscription du bassin supérieur du fleuve Niger (transfrontalier et qui alimente certaines régions du Sahel). En raison du fait que l’inventaire envisagé n’a pu être réalisé par manque d’assistance technique et financière, cette proposition est toujours restée en l’état. Toutefois, le Gouvernement Guinéen souhaiterait une aide de la part du Bureau Ramsar et de la communauté internationale pour l’inscription non seulement de cet important site, mais aussi d’autres qui ont un caractère écologique aussi important pour le pays.

6.6 Veuillez indiquer dans le tableau de la page 3 quels sites de votre pays, inscrits sur la Liste de Ramsar, sont des sites transfrontières (voir aussi 7.1).

Les îles Tristao (frontière avec la Guinée-Bissau).

6.7 Décrire tout plan ou mesure en train d’être adoptés pour inscrire davantage de sites transfrontières (voir aussi 7.1).

Le protocole d’Accord cadre de coopération scientifique et technique en matière de gestion de l’environnement est en préparation par la Guinée et la Guinée-Bissau. Cette coopération est relative à la gestion de l’environnement et de l’utilisation rationnelle des ressources naturelles partagées de la zone transfrontière. Le document qui sera issu, constitue un outil assurément nécessaire pour la mise en oeuvre efficace de la Convention sur les zones humides au niveau des deux (2) parties.

Le PNAE, le PAFT, déjà adoptés proposent l’inscription d’autres sites à caractère transfrontière. En outre, le SDAM, la Monographie nationale sur la diversité biologique en phase d’adoption par le Gouvernement, font la même proposition que les plans ci-dessus indiqués.


Plan stratégique Ramsar – Objectif général 7
Mobiliser une assistance financière pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides en collaboration avec d’autres conventions et organisations, tant gouvernementales que non gouvernementales.

7.1 Décrire brièvement toute activité bilatérale ou multilatérale prise, en cours ou prévue pour gérer des zones humides transfrontières ou leurs bassins versants (voir aussi 6.6 et 6.7).

Le démarrage du projet "suivi hydro-écologique du bassin supérieur du Niger" dont la réalisation sera assurée par la Guinée et le Mali, avec une assistance financière du Gouvernement des Pays-Bas. Ce projet qui a déjà fait l’objet de deux (2) phases d’études sera opérationnel dans la 3ème phase "gestion environnementale du bassin supérieur du fleuve Niger".

Le projet "Conservation de la diversité biologique dans la zone transfrontière des îles Tristao (Guinée) et de l’Archipel des Bijagos (Guinée-Bissau)", est à la recherche de financement pour sa réalisation. Le programme de sensibilisation des populations des îles Tristao pour la sauvegarde du site Ramsar (projet déjà soumis au Bureau de la Convention en 1996), ce sont entre autres quelques activités relatives au programme de gestion des zones humides transfrontières.

7.2 Avez-vous des sites Ramsar jumelés avec d’autres sites, soit au plan national soit au plan international? Oui/Non. Si oui, décrire.

Non, cependant en vu.

7.3 Au cas où votre pays serait également signataire de l’une des conventions suivantes, décrire les mécanismes qui existent pour aider au dialogue régulier et à la prise de mesures en coopération entre le personnel responsable de l’application de ces conventions et l’Autorité administrative Ramsar:

a. Convention sur la diversité biologique;
b. Convention-cadre sur les changements climatiques;
c. Convention sur la lutte contre la désertification;
d. Convention sur les espèces migratrices;

Les mécanismes existants et qui se sont bien comportés jusqu’à présent, sont les rapports entre les Secrétariats de ces Conventions avec les points focaux de ces instruments juridiques internationaux qui sont en mêmne temps considérés par le gouvernement comme ses porte-paroles. Ces points focaux remontent l’information au plus haut niveau de la prise des décisions pour en faire une préoccupation du Gouvernement et qui est traduite en acte concret à la case de départ avec d’autres institutions concernées par la mise en oeuvre de ces Conventions.

e. Convention du patrimoine mondial.

Le mécanisme qui existe se rapporte au Comité MAB directement rattaché au Ministère de l’Education nationale et en rapport direct avec le Secrétariat de la Convention et ayant pour interlocuteur suppléant la Direction Nationale de l’Environnement.

7.4 Votre pays participe-t-il à des activités bilatérales ou multilatérales de conservation des espèces migratrices des zones humides? Oui/Non. Si oui, décrire en détail.

Oui, un des cas relatifs est l’accord sur la conservation des espèces d’oiseaux d’eau Afrique-Eurasie (AEWA).

7.5 Y a-t-il des bailleurs de fonds multilatéraux et/ou bilatéraux qui financent des projets contribuant à l’application de la Convention de Ramsar dans votre pays? Oui/Non. Si oui, veuillez décrire en détail.

L’Office National de la Chasse (ONC) de la France, le Wetland International, et le WIWO des Pays-Bas sont pour le moment des bailleurs concernés en Guinée.

Sous peu, la Guinée compte recevoir une assistance financière et technique de l’Union Européenne et d’autres institutions Françaises pour la mise en oeuvre du réseau de suivi des populations d’oiseaux d’eau de l’Afirque sub-saharienne Francophone.

7.6 Votre gouvernement procède-t-il à une attribution budgétaire annuelle afin de financer la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides nationales? Oui/Non. Si oui, s’agit-il d’une attribution spécifique à un programme pour les zones humides ou accordée dans le cadre d’un budget de gestion générale de l’environnement ou des ressources naturelles?

Oui. Il s’agit non seulement d’une contribution spécifique au programme pour les zones humides côtières et les mangroves, mais aussi du budget général des ressources naturelles.

7.7 Si votre pays dispose d’un programme d’aide au développement, ce dernier comprend-il des fonds destinés à la conservation et à l’utilisation rationnelle des zones humides dans d’autres pays? Oui/Non.  Si oui, veuillez décrire en détail.

Non

7.8 Y a-t-il un processus officiel de consultation en place entre l’Autorité administrative Ramsar et le programme d’aide au développement de votre pays? Oui/Non. Si oui, quel est ce processus.

Non


Plan stratégique Ramsar – Objectif général 8
Mettre à la disposition de la Convention les mécanismes institutionnels et les ressources nécessaires.

8.1 Votre gouvernement a-t-il versé des contributions volontaires autres que les contributions facturées ou au Fonds de petites subventions, en faveur des activités de la Convention dans le monde entier? Oui/Non. Si oui, décrire en détail.

Non. Néant

8.2 Si votre pays est en retard dans le versement de ses contributions annuelles à la Convention de Ramsar, veuillez donner les raisons de cette situation et les possibilités de règlement de ces arriérés dans un proche avenir.

Le retard accusé dans le paiement des contributions de la Guinée à la Convention Ramsar est dû simplement à une question d’autorité. Autrement dit, le Bureau de la Convention Ramsar devrait simultanément adresser des correspondances en la matière aux Ministres des Finances, des Affaires Etrangéres, avec copies au Ministre reponsable de la mise en oeuvre de la Convention, pour obtenir leur engagement au versement de ces contributions, et les copies de toutes correspondances doivent être aussi adressées au Bureau national Ramsar provisoire pour un suivi cohérent.

Toutefois, un processus a été déjà engagé ceci depuis mars 1998 pour l’acquittement intégral des arriérés à la Convention.


Section facultative – Participation d’organisations non gouvernementales à l’application de la Convention

Il s’agit de questions facultatives qui ont trait à la coopération avec des organisations non gouvernementales dans un effort de coopération à l’application de la Convention.

A la COP6, 42 ONG ont publié l’«Engagement des ONG en faveur des activités de la Convention de Ramsar». Le Comité permanent estime que, pour la COP7, il convient d’évaluer le niveau et le type de coopération en cours entre les autorités administratives des gouvernements et les ONG nationales et internationales qui s’intéressent aux questions relatives aux zones humides.

Dans cette section facultative du rapport national, nous vous demandons de décrire la nature de la coopération et des relations avec toutes ONG internationales, régionales, nationales et provinciales actives dans votre pays.

9.1 Combien, environ, d’ONG ont inscrit les zones humides à leur programme d’activité dans votre pays? Veuillez établir la distinction entre les organisations internationales, régionales et nationales/provinciales.

A présent une ONG nationale appelée "Associaton Guinéenne des Femmes Chercheurs", et une autre "Association pour la Conservation de la Faune et de la Flore sauvages en Guinée" (ASCOFAGUI).

9.2 Existe-t-il un forum ou mécanisme ordinaire par lequel les ONG expriment leur point de vue sur la conservation des zones humides et l’application de Ramsar:

a. entre elles, oui/non
b. au gouvernement, oui/non

Non pour le moment

9.3 Y a-t-il des représentants d’ONG dans la délégation officielle de votre gouvernement aux COP Ramsar? Oui/Non.

Non, par manque de support financier.

9.4 Y a-t-il des programmes d’ONG sur l’éducation et la sensibilisation du public à propos des zones humides dans votre pays? Oui/Non. Si oui, veuillez décrire (voir aussi question 3.1).

Oui, le PACIPE/Guinée a signé un protocole de partenariat avec une ONG nationale (Organisation d’Aide au développement Or-AD) pour la sensibilisation du public à la prise de conscience écologique des zones humides.

9.5 Des représentants d’ONG siègent-ils aux comités consultatifs de gestion des sites Ramsar (s’il en existe)? Si oui, décrire en détail.

Oui, aux réunions du Comité national Ramsar, prennent part souvent les représentants des ONGs de développement pour proposer des perspectives à long terme de gestion durable des zones humides. Ces propositions sont traduites en recommandations auprès du Gouvernement. Ces mêmes ONGs sont représentées aux journées mondiales sur les zones humides pour exprimer leur adhésion aux préoccupations des institutions chargées de politiques et programmes de gestion des zones humides.

9.6 Décrire les thèmes de la Convention (voir Objectifs généraux 1-8 du Plan stratégique) dans lesquels vous estimez que les ONG nationales/provinciales sont le plus actives.

- Réf. Objectifs Généraux: 2.3.4-.7


Commentaires de conclusion:

10.1 Commentaires généraux sur l’application du Plan stratégique Ramsar.

L’application du plan stratégique 1997-2002 va susciter au plan national l’élaboration de nouvelles stratégies et plans d’action pour la conservation durable des zones humides. La réalisation de ces plans d’action exige la disponibilité des capacités techniques et financières pour la mise en oeuvre du plan stratégique proposé d’ici 2007. C’est donc un outil guide de référence et aussi une démarche évolutive quant à la préservation des valeurs des zones humides. Toutefois, la coopération internationale et les organismes d’aide au développement doivent être encouragés pour aider surtout les pays en développement qui ne disposent pas de ressources supplémentaires pour la mise en oeuvre de ces stratégies et plans d’action, et aussi répondre à la nécessité de jumelage de sites Ramsar. C’est justement à ce titre qu’il faut surtout les intéresser au partenariat avec les organismes d’aide au développement intéressés, particulièrement la Convention sur la Diversité biologique derrière laquelle se trouve entre autre le FEM, à s’impliquer à la réalisation du plan stratégique en vue d’atteindre pleinement les objectifs généraux de la convention sur les zones humides.

10.2 Observations concernant le fonctionnement des organes suivants, les relations que vous entretenez avec eux et les services qu’ils fournissent:

a. le Comité permanent Ramsar   Aucun
b. le Groupe Ramsar d’évaluation scientifique et technique    Aucun
c. le Bureau Ramsar

Les relations sont au beau fice entre le Bureau Ramsar et notre institution sur le plan administratif. Toutefois, pour éviter les conflits de compétence, nous demandons à ce que le Bureau Ramsar améliore davantage ses relations avec le Comité National Ramsar qui est le point focal national, et organe de consultation du Gouvernement auquel doivent être strictement adressées toutes correspondances relatives à la Convention Ramsar.

d. les ONG partenaires de Ramsar.

Les relations sont bonnes, seulement nous aurions vivement souhaité que ces partenaires trouvent de stratégies plus efficaces pour notre support technique et matériel afin de nous permettre de maîtriser davantage quelques problèmes techniques de terrain en matière de gestion des zones humides, à travers les programmes de formations au niveau local régional.

10.3 Toute autre observation et/ou recommandation générale pour l’avenir.

Le Bureau national provisoire Ramsar souhaite que les commentaires faites aux points 8.2 et 10.2 (c) soient pris en compte par le Bureau Ramsar, et que le renforcement des capacités des gestionnaires ne soient pas une simple recommandation, mais que cela soit un fait de terrain en organisant des ateliers et des formations continues, dans toutes les langues de la convention. Il serait également intéressant que le Bureau de la Convention examine les possibilités d’assistance technique et financière pour l’inventaire national des zones humides, ceci à cause de l’immense potentialité de terres humides de la Guinée considérée comme château d’eau de l’Afrique de l’ouest.

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