La
Convention sur les zones humides
La Convention sur les zones humides
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La Convention sur les zones humides est un traité intergouvernemental qui sert de cadre à l'action nationale et à la coopération internationale en matière de conservation et d'utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. Adoptée en 1971 à Ramsar, en Iran, elle est entrée en vigueur en 1975. C'est le seul traité mondial de l'environnement qui porte sur un écosystème particulier. La Convention a des pays membres sur tous les continents. Conserver et fournir de l'eau : les zones humides sont au cur du développement durable. |
La
Convention : que fait-elle ?
La
Convention a pour mission: " La conservation et l'utilisation rationnelle
des zones humides par des actions locales, régionales et nationales et
par la coopération internationale, en tant que contribution à
la réalisation du développement durable dans le monde entier ".
La Convention a adopté
une large définition des types de zones humides qui relèvent de
sa mission - marécages et marais, lacs et cours d'eau, prairies humides
et tourbières, oasis, estuaires, deltas et zones intertidales, zones
marines côtières, mangroves et récifs coralliens et zones
humides artificielles telles que les bassins de pisciculture, les rizières,
les retenues et les marais salins.
Parlons des zones humides
Les
zones humides fournissent des services écologiques fondamentaux,
régulent les régimes hydrologiques et sont source de biodiversité
à tous les niveaux -- spécifique, génétique et écosystémique.
Les
zones humides constituent une ressource de grande valeur économique,
scientifique, culturelle et récréative pour l'ensemble de la communauté.
Les
zones humides jouent un rôle vital pour l'adaptation aux changements
climatiques et l'atténuation de ces changements.
Avec
l'empiètement progressif sur les zones humides et la perte
de celles-ci, la fourniture de services écosystémiques est gravement,
et parfois irrémédiablement, entravée.
Les
zones humides doivent être restaurées et remises en état,
dans toute la mesure du possible.
Les
zones humides doivent être conservées au moyen de
l'utilisation rationnelle.
Qu'est-ce que l'utilisation rationnelle ?
L'utilisation
rationnelle des zones humides est définie comme " le maintien de
leurs caractéristiques écologiques obtenu par la mise en uvre
d'approches par écosystème dans le contexte du développement
durable. "
En
d'autres termes, au cur de " l'utilisation rationnelle " il
y a la conservation et l'utilisation durable des zones humides et de leurs ressources,
au bénéfice de l'humanité.
Quel est le rôle des Parties contractantes ?
Au titre des " trois piliers " de la Convention, les Parties se sont engagées à :
uvrer
à l'utilisation rationnelle de toutes leurs zones humides au moyen
de l'aménagement national du territoire, de politiques et de législations
pertinentes, de mesures de gestion et d'éducation du public ;
inscrire
des zones humides appropriées sur la Liste des zones humides d'importance
internationale (" Liste de Ramsar ") et veiller à leur
gestion efficace ; et
coopérer,
au niveau international, dans le contexte des zones humides transfrontières,
des systèmes de zones humides partagés, des espèces partagées
et des projets de développement qui pourraient toucher les zones humides.
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En
janvier 2008, plus de 1700 zones humides, couvrant ensemble une superficie
de plus de 153 millions d'hectares, étaient inscrites sur la Liste
de Ramsar.
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Comment
fonctionne la Convention ?
La Conférence des Parties contractantes (COP) se réunit
tous les trois ans et adopte des politiques et des directives sur l'application
de la Convention.
Le
Comité permanent, composé de Parties représentant
les six régions Ramsar de la planète, se réunit tous les
ans pour orienter l'application de la Convention entre les sessions de la COP.
Le
Groupe d'évaluation scientifique et technique fournit des orientations
sur des questions d'importance capitale pour la Convention.
Le
Secrétariat Ramsar, qui partage son siège avec l'Union
mondiale pour la nature (UICN) à Gland, Suisse, gère les activités
quotidiennes de la Convention.
L'Intitiative
MedWet, dont le secrétariat se trouve à Athènes, sert
de modèle pour la coopération régionale relative aux zones
humides, notamment pour des initiatives régionales placées sous
l'égide de la Convention, dans d'autres régions du monde.
Au
niveau national, chaque Partie contractante désigne une Autorité
administrative comme correspondant chargé de l'application de la
Convention.
Les
pays sont encouragés à établir des Comités nationaux
pour les zones humides auxquels participent tous les secteurs du gouvernement
responsables des ressources d'eau, de la planification du développement,
des aires protégées, de la biodiversité, du tourisme, de
l'éducation, de l'aide au développement, etc. La participation
des ONG et de la société civile est également encouragée.
Les
sites Ramsar qui ont des difficultés à maintenir leurs caractéristiques
écologiques peuvent être inscrits, par le pays concerné,
sur une liste spéciale, appelée " Registre de Montreux
", et recevoir une aide technique pour résoudre les problèmes.
Les
pays éligibles peuvent solliciter une aide financière au Fonds
Ramsar de petites subventions et au Fonds Wetlands for the Future
en vue de mettre en uvre des projets de conservation et d'utilisation
rationnelle des zones humides.
Des outils pour vous aider
Le Secrétariat de la Convention publie des documents d'information et du matériel technique et tient à jour divers outils de communication électronique dont un site Web complet et des listes de courrier électronique.
Pour la Journée mondiale des zones humides, le 2 février de chaque année, le Secrétariat prépare du matériel de promotion et d'éducation diffusé largement et gratuitement.
La Convention publie une
collection de Manuels Ramsar contenant les lignes directrices adoptées
par la Conférence des Parties dans les domaines suivants : utilisation
rationnelle des zones humides ; politiques nationales pour les zones humides
; lois et institutions ; zones humides et gestion des bassins hydrographiques
; participation communautaire ; sensibilisation du public ; attribution de l'eau
; gestion côtière ; inventaire des zones humides; et coopération
internationale. Ces ouvrages sont régulièrement mis à jour
et disponibles sous forme électronique.
La collaboration
La
Convention travaille en étroite collaboration avec d'autres conventions
mondiales et régionales relatives à l'environnement dans le cadre
de plans de travail conjoints ou de protocoles d'entente. Elle collabore, en
particulier, avec la Convention sur la diversité biologique, la Convention
sur la lutte contre la désertification, la Convention sur les espèces
migratrices et la Convention du patrimoine mondial ainsi qu'avec le Programme
de l'UNESCO sur l'homme et la biosphère. Le Secrétariat travaille
aussi avec des institutions financières telles que la Banque mondiale
et le FEM et avec des autorités de gestion des bassins hydrographiques
(lac Tchad et bassin du Niger, par exemple).
La
Convention reconnaît officiellement cinq Organisations internationales
partenaires - BirdLife International, Fonds mondial pour la nature (WWF), International
Water Management Institute (IWMI), Union mondiale pour la nature (UICN) et Wetlands
International - qui aident les Parties en apportant des avis techniques spécialisés
aux niveaux mondial, national et local ainsi qu'une assistance au niveau du
terrain.
Le
Secrétariat a noué des relations de collaboration avec beaucoup
d'autres organisations non gouvernementales telles que la Society of Wetland
Scientists, The Nature Conservancy, l'Association internationale pour l'évaluation
d'impacts et le Wildfowl and Wetlands Trust, et en invite beaucoup d'autres
à collaborer à titre permanent à ses travaux scientifiques
et techniques.
Qui paie pour tout cela ?
La Conférence des Parties adopte un budget administratif géré par le Secrétariat Ramsar auquel chaque Partie verse un pourcentage calculé d'après sa contribution au budget de l'Organisation des Nations Unies. Beaucoup de pays et d'autres donateurs versent des contributions pour des projets spéciaux Ramsar, par exemple le Fonds Ramsar de petites subventions, Wetlands for the Future, la subvention Suisse pour l'Afrique et, du côté du secteur privé, le projet Evian avec le Groupe Danone et Biosphere Connections avec le réseau de lignes aériennes Star Alliance.
Comment en savoir plus ?
Le Manuel Ramsar (4e édition, 124 pages, 2006) et le Dossier d'information Ramsar sont proposés sous forme imprimée et sur le site Web de Ramsar.
Secrétariat de
la Convention de Ramsar
Rue Mauverney 28
CH-1196 Gland, Suisse
Tél. +41 22 999 0170
Télécopie : +41 22 999 0169
E-mail : ramsar@ramsar.org
Notre
site Web est mis à jour presque quotidiennement. Vous y trouverez tout
ce que vous voulez savoir sur la Convention de Ramsar.
www.ramsar.org
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Janvier 2008
La première édition de cette brochure a été publiée
avec le soutien du projet Danone/Evian.
Pour
tout renseignement, contactez: Secrétariat de la Convention de
Ramsar, Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41 22 999 0170,
fax +41 22 999 0169, e-mail
).
Publié le 31 janvier 2008, Dwight Peck, Ramsar.